Bonjour à vous toutes !
J'espère que vous allez toutes bien et que nous allons continuer à nous retrouver pour cette modeste rubrique.
Résumé :
Londres, 1940. Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre: créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE), chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu’alors.
Ceux qui en parlent :
Joël Dicker nous présente plusieurs personnages qui vont être confrontés à la mort, la torture - reçue mais aussi exécutée -, et qui vont réagir chacun à leur manière, à la manière dictée par leur corps et leur esprit. Mais ce qui va être assez similaire pour chacun, c'est le fait de ne plus vraiment être des Hommes.
Une phrase du roman résume assez bien la situation, et je vous laisserai avec celle-ci:
"... Les coups ne sont que des coups; ils font mal, un peu, beaucoup, puis la douleur s'estompe. Pareil pour la mort; la mort, ce n'est que la mort. Mais vivre en Homme parmi les hommes, c'était un défi de chaque jour..."
Quant à moi :
Nous voici plongé en plein milieu de la seconde guerre mondiale mais dans une section que l'on ne connaissait pas jusqu'à assez récemment.Je ne vais pas vous dire que ce livre est hilarant, distrayant, je vous mentirais. Cependant je peux vous dire que je me suis attachée à tous les personnages mis en scène par l'auteur. Il a su les rendre humains dans des circonstances dramatiques, dans lesquelles ils ont accompli des actes qui, quelquefois, leur seront difficiles à porter, des hontes qui leur laissera toujours le rouge au front. Mais aussi des actions qui ont sauvé des quantités de vie. Ce livre s'adresse à celles qui peuvent se plonger dans cette période de notre histoire avec suffisamment de recul pour ne pas en ressortir traumatisées.
Résumé :
Valentina coule des jours paisibles sur sa petite île au large de l’Italie avec son fidèle acolyte à quatre pattes, Ferdinand, et travaille dans un bar.
À Londres, Laure fait ses premiers pas en tant que journaliste, et tous les moyens sont bons pour épater le rédacteur taciturne qui la chaperonne.
Tout oppose les deux jeunes femmes jusqu’à l’apparition inopinée d’une seule et unique photographie qui va bouleverser leurs existences à jamais…
Ceux qui en parlent :
Je ne doute pas un instant que les intentions de l'auteure, Angéline Michel, soient d'apporter un peu de bonheur à des lectrices en mal de tendresse et d'amour. Cette histoire dégoulinant de bons sentiments et de gentillesse fera sûrement du bien à beaucoup de femmes par son côté positif, par la rencontre avec des personnages gentils, soucieux du bien de leur entourage. Un peu de douce fraîcheur dans un monde infernal de brutes ravira celles qui voudraient encore croire aux princes charmants, bien éduqués, pleins de petites attentions, de tendresse et par-dessus tout se souciant du bonheur de leurs bienaimées.
Quant à moi :
Alors moi qui ne suis pas particulièrement friande de ces romans trop gentil, comme dit ci-dessus : dégoulinant de bons sentiments, j'avoue m'être forcée pour lire encore celui-ci, donné d'office par ma bibliothécaire. C'est sur que ce sont des romans qui plaisent beaucoup mais tellement loin de la vraie vie que j'ai tout de même beaucoup de mal avec cette littérature. Aujourd'hui Zhom est allé reporté tout ceux que j'avais lu et elle m'en a redonné au moins 3 dans la même veine. Je pense que, définitivement, je vais les zapper. A toutes celles qui rêvent d'un peu de romantisme, de douceur, de guimauve, ne vous en privez pas, ce livre est fait pour vous, sans aucun mépris de ma part car j'ai bien conscience qu'il en faut pour tous les gouts.
Résumé :
Las Vegas. Loin du Strip et de ses averses de fric “habitent” une poignée d’humains rejetés par les courants contraires aux marges de la société, jusque dans les tunnels de canalisation de la ville, aux abords du désert, les pieds dans les détritus de l’histoire, la tête dans les étoiles. Parmi eux, trois vétérans désassortis vivotent dans une relative bonne humeur, une solidarité tacite, une certaine convivialité minimaliste. Ici, chacun a fait sa guerre (Viêtnam, Irak) et chacun l’a perdue. Trimballe sa dose de choc post-traumatique, sa propre couleur d’inadaptation à la vie “normale”.
Ceux qui en parlent :
L'auteur nous dépeint une Amérique bien peu reluisante et pourtant il ne juge pas, il constate. Il retranscrit, sans tomber dans le pathos ni même dans l'éloge. Il façonne ses personnages d'une douce mélancolie teintée d'humour. Des personnages d'une tendresse bienveillante à commencer par le vieux Stapleton qui voue un amour à la poésie de William Blake ou John Keats et se prend à redécouvrir les musiques qui ont bercé son enfance.
Et puis dans cette réalité douloureuse, Christian Garcin y incorpore une dimension fantastique en jouant avec ces passerelles temporelles pour adoucir la dure cruauté d'un monde invisible.
Les oiseaux mort de l'Amérique était pour moi le premier roman que je découvrais de l'auteur et je ne regrette absolument pas d'avoir emprunté ces tunnels pour aller à la rencontre de ces laissés pour compte qui furent de très émouvants compagnons de route car derrière les fêlures, au creux de ces lieux sombres, se cachent des coeurs tendres.
Quant à moi :
Voilà un roman tout à fait différent qui, lui non plus, ne plaira pas à tout le monde. Par contre j'ai vraiment apprécié cette Lecture, découvrir cette descente aux enfers de ses hommes voués à l'oubli par leur pays qui les ont entrainés dans des guerres qui n'étaient pas les leurs et qui les laisse sur le trottoir, démunis, sans pension, sans famille. Mais qui, pour certains, arrivent à survivre avec une certaine humanité. C'est une vraie richesse que de pouvoir partir à la rencontre de ces hommes meurtris mais toujours debout. J'ai passé ce livre à ma fille, me doutant qu'il allait le rebuter. Ce qui prouve, une fois de plus, qu'il en faut pour tous les gouts.
Résumé :
Désabusé par la vie, Gabriel a renoncé à ses rêves de changer le monde. À 27 ans, il est enlisé dans sa routine parisienne et partage son quotidien avec son cousin Noé, un rêveur asocial.
La vie de Gabriel bascule lorsqu'il se retrouve sans préavis tuteur d'Aziliz, sa nièce de dix ans. Avec une sagesse déconcertante, Aziliz remet en cause le simulacre de vie qu'il mène avec Noé et le pousse à écouter ses désirs enfouis. Gabriel se rappelle alors la promesse qu'il a faite à sa sœur, Clara, lors d'un rêve étrange. Poussé par cet engagement, il décide de tout plaquer.
Ceux qui en parlent :
Ne pas se perdre dans les méandres de « la civilisation »,
pouvoir vivre sa « vraie identité », essayant de vivre selon ses rêves et ses valeurs, pouvoir, savoir activer et utiliser sa propre énergie......
la suite arrive tout seul....
bonheur.
Foisonnant de vérités universelles,
une fiction qui fait du bien !
Un superbe conte optimiste,
qui m'a enchantée.
Quant à moi :
Nous voici reparti dans un livre plein de belles attentions, avec, en plus, une belle philosophie de la vie telle que l'on aimerait pouvoir la vivre. C'est beau, ça fait du bien si on lâche prise. Moins romanesque que Le gout du Bonheur, plus enraciné dans un monde en perpétuel mouvement, un retour aux sources fondamentales qui privilégie la protection de la nature tout en protégeant la qualité de vie de l'humanité. Tout ceci est sans doute réalisable pour une poignée d'entre nous. Mais pas pour la majorité, à mon avis. Cependant, même si la tâche est difficile, ne baissons pas les bras, faisons chacun notre petit travail de colibri afin que le meilleur en sorte pour les générations futures.
Il nous faudra répondre à notre véritable vocation, qui n'est pas de produire et de consommer jusqu'à la fin de nos vies, mais d'aimer, d'admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes.
Pierre Rabhi