Bonjour à vous toutes qui passez chez moi alors que je suis partie en vacances en Dordogne en ayant fait un petit détour par l'Aveyron ou habitent, à présent, la petite sœur et son époux, de mon zhom.
Nous sommes partis pour 17-18 jours. Le cœur gros de laisser Téléa aux bons soins de Paulette qui, je le sais, s'en occupera très bien, ainsi qu'aux bons soins de ma fille et de Margaux qui passent tous les soirs pour lui tenir compagnie. Malgré tout ça, ça me perturbe de ne pas pouvoir l'emmener avec moi. J'espère qu'il ne m'en voudra pas à mon retour.
Pour cette rubrique voici ce que je vous propose aujourd'hui
Fiction - saga familiale - première et seconde guerre mondiale, à nos jours
Résumé :
« J’ai cru que c’était la fin du monde. J’ai cru que rien de bon ne pourrait plus m’arriver. Je ne mangeais plus, je ne sortais plus. Je ne voulais plus voir personne. Mais j’ai survécu. Contre toute attente, j’ai fini par surmonter l’insurmontable et, petit à petit, la vie m’a paru vivable. »
Paris, 1916. Sophie Lefèvre doit prendre soin de sa famille alors que son mari part pour le front. Quand la ville tombe entre les mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel où réside la Wehrmacht. À l’instant où le nouveau commandant découvre le portrait qu’Édouard a fait de sa femme, cette image l’obsède. Une dangereuse obsession qui menace la réputation, la famille et la vie de Sophie, et va la conduire à prendre une terrible décision.
Ceux qui en parlent :
J'ai réellement été conquise par l'intrigue du début à la fin, et par la plume de Jojo Moyes. En début de lecture, j'ai eu un peu peur de retrouver le côté un peu bateau des romans qui traitent d'un sujet comme la Première guerre mondiale, et au final j'ai été agréablement surprise. L'histoire m'a beaucoup touchée et je l'ai trouvée très bien ficelée. Les personnages sont attachants, très bien construits. le côté enquête de la deuxième partie était vraiment très prenant, alternant les moments de l'histoire entre le monde actuel et celui de Sophie des années en arrière. J'ai aimé l'alternance des points de vue et des époques ce qui permettait d'avancer petit à petit dans l'histoire et d'en comprendre l'issue. Même si certaines révélations étaient prévisibles à mon goût, je n'en reste pas moins bouleversée par la beauté de ce roman, sa dureté parfois. J'ai ressenti une multitude d'émotions au fil des pages, et c'est ce qui est pour moi le plus beau dans la lecture. le pari est amplement réussi pour Jojo Moyes, et je ne peux que vous conseiller de vous plonger à votre tour dans cette sublime histoire dès sa sortie ! Quant à moi :
Je vous l'ai déjà dit et redis, j'aime énormément cette auteur que j'ai découvert il y a déjà pas mal d'années. Je ne suis pas seule dans ce cas car obtenir le dernier roman de Jojo Moyes est toujours compliqué tant nous sommes nombreuses à le réclamer dans nos médiathèques.
Pour commencer et afin que vous ne soyez pas surprise, si vous décidez de lire ce roman vous vous attaquez à un pavé de 560 pages. Mais l'écriture est aérée, agréable, précise et sans complications inutiles. En résumé ça se lit "tout seul"
En résumé si comme moi vous êtes passionnée vous ne trouverez jamais le temps long durant cette lecture. Ce livre n'est sans doute pas aussi fort que "Avant toi" mais c'est un très bon livre que j'ai littéralement dévoré. Et si la fin est un peu trop prévisible je m'y suis laissée prendre de bon cœur. Quand on aime... !
Roman sur l'intégration des immigrés dans notre pays
Résumé :
Deux enfants, un juif, un musulman, deviennent amis.
Ils grandissent, apprennent, se découvrent, s'intègrent. Ils ont des rêves, des espoirs, des luttes communes. Des amours aussi.
Puis apparaissent les fissures, naissent les désaccords, s'expriment les ressentiments, s'insinue la violence.
Jusqu'où ?
Jusqu'à la haine ?
Avant, Raphaël et Mounir se voyaient comme des frères.
Peuvent-ils renouer avec l'amitié dont ils étaient si fiers... ou bien est-il déjà trop tard ?
Ceux qui en parlent :
Premier avis
Avant la haine est un livre qui fait réfléchir et qui fait comprendre beaucoup de choses. Les sentiments des différents protagonistes sont décrits tel qu'ils sont sans se soucier du politiquement correct, ils sonnent donc juste et vrai. Les comportements et les ressentis de chaque communauté sont analysés de manière fine et pertinente. L'influence des événements internationaux sur les juifs et les musulmans vivant en France est également très bien observée et expliquée.
C'est un livre qu'on pourrait presque qualifier d'utilité publique, et dont certains passages mériteraient sans doute d'être lus dans les écoles, d'autant plus qu'il est très bien écrit. 2ème avis
Ce livre m'a laissé perplexe, car dans ce roman, les Français d'origine apparaissent frileux devant les événements qui se passent dans les banlieues, la montée du racisme, l'émergence des partis extrêmes, de la montée de l'islamisme radical. A travers Mounir et Raphaël, les Français sont lâches et se contentent de leur petit confort. Et ils ont, pour la plupart, accepté l'éradication des juifs pendant la 2ème guerre mondiale… Si je ne me trompe, la France est le pays où il y a eu le moins de déportés, justement à cause des Français.
La conclusion que je peux faire de ce roman, c'est qu'il me conforte dans l'idée que les religions ne devraient pas avoir droit de cité dans un pays laïc et démocratique. La religion regarde les familles et les gens au sein de leur cœur et non pas en-dehors. Comme chacun sait, les extrémistes, les intégristes, les politiques de peu de foi, utilisent et exacerbent les religions et les étrangers quels qu'ils soient pour arriver à leurs fins. Comme d'habitude, ce sont surtout les civils qui en subissent les conséquences, comme à chaque fois. Civils qui ne demandent rien d'autre que de vivre en paix. Preuve en est : les immigrants qui fuient leurs pays en guerre. Comment peut-on leur reprocher de fuir un pays en guerre où ils n'ont aucune perspective d'avenir ?
Quant à moi :
Je vous mets deux critiques car je suis, moi aussi, partagée à la lecture de ce livre de 560 pages (hé oui, désolée, 2 pavés pour un seul article)
Thierry Cohen retrace la vie de deux communautés qui pourraient vivre correctement ensemble car elles ont beaucoup de points communs.Mais les contentieux ancestraux finissent pas les séparer. L'amitié puis la haine entre les juifs et les musulmans ne peut pas exister et quel dommage.
Il argumente son livre avec des évènements épouvantables qui se sont produits, en France, en Israël et au Moyen Orient. Des évènements que l'on n'a pas oublié bien que d'autres, tout aussi horribles, soient arrivés chez nous et de par le monde, hélas.
Et au milieu de tout ça il y a nous, mais sommes-nous réellement comme ils nous voient ?
Racistes, trouillards, poltrons, antisémites, anti-musulmans, anti-tout ?
Ce livre est donc très intéressant car très bien documenté, bien écrit évidemment, Thierry Cohen n'a rien à prouver. Il nous ouvre les yeux, si besoin est, sur le mal-être en France et dans le monde mais certains aspects négatifs concernant le peuple français dans sa globalité m'ont dérangé je dois bien le dire.
Résumé :
Louis Claret est un professeur vieillissant qui habite en province. Séparé de sa femme depuis quelques années, ses filles vivant désormais des vies très différentes de ce qu'il avait imaginé, il se laisse bercer par le quotidien. C'est sans réfléchir et pour remplir une soirée bien vide qu'il se rend au vernissage d'une exposition de peintures d'Alexandre Laudin - un ancien élève, jadis très effacé mais devenu une célébrité dans le monde artistique. Il ne se figure pas un seul instant à quel point ces retrouvailles avec Laudin vont bouleverser sa vie.La Mise à nu parle de ce qu'on laisse derrière soi, au bout du compte. Des enfants. Des amis. Des livres ou des tableaux..
Ceux qui en parlent :
Avec la sensibilité qui le caractérise, Jean-Philippe Blondel détaille leur quête respective, ce souci de laisser une trace, par la peinture ou par les mots. Mais avec tout autant de doigté, il nous montre que l'addition de deux solitudes n'efface pas les angoisses et la tristesse. C'est beau comme ces paysages d'Écosse, comme ces routes parsemées de rocailles qui plongent vers la mer.
Quant à moi :
J'ai beaucoup de plaisir à vous présenter ce livre car cet auteur habite dans ma ville, professe au lycée où Margaux suit ses études et qu'il m'a dédicacé ce livre. Je ne me rappelle plus si je vous ai parlé d'un de ces romans "un minuscule inventaire" que j'ai énormément apprécié, que je viens de m'offrir à moi-même et qu'il m'a également dédicacé.
Sans faire preuve de "chauvinisme" je dois bien dire que j'aime beaucoup cet auteur et c'est toujours avec beaucoup de plaisir que je découvre ses nouveaux titres. Ce dernier roman m'a beaucoup touché, toujours très bien écrit, sans complications littéraires qui vous obligent à lire accompagné du Larousse, mais d'une écriture cependant rythmée, délicate, un brin poétique. Et puis une histoire différente à laquelle je ne m'attendais pas. Un très bon roman
Résumé :
L'Algérie dont est originaire sa famille n'a longtemps été pour Naïma qu'une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu'elle ait pu lui demander pourquoi l'Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l'été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l'Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Ceux qui en parlent :
Il y a beaucoup d'émotion et d'amour dans ce livre, même si les sentiments restent muets, faute de mots pour dire je t'aime ou je te comprends.
Ce roman poignant évoque avec subtilité et émotion les destins brisés par L Histoire et l'irrationalité des hommes, les séquelles de la colonisation, l'exil, le déracinement, le lourd poids de l'héritage familial mais aussi la force de l'amour filial.
La plume d'Alice Zeniter est élégante, tour à tour musicale et brutale. J'ai tourné les pages avec passion. La fin du livre m'a tiré des larmes.
Et j'ai relu ce livre, à haute voix, cette fois-ci, pour en partager l'émotion avec un proche qui a perdu la vue.
L'oralité transcende la beauté de l'écriture et cette relecture me bouleverse. Quant à moi :
Toutes les semaines je récupère, chez ma tatie, un magazine qui accompagne" le journal du dimanche" un complément d'un quotidien aubois.Ce petit supplément s'appelle Fémina. Je ne sais pas si ça existe avec tous les quotidiens mais moi je profite de mes visites pour lire la rubrique ; "Nos livres préférés"
J'y ai donc découvert cette pépite que je ne peux que vous conseiller de lire à votre tour.
Je n'en dirais pas plus car le résumé et le commentaire rapportés ci-dessus vous rapporte tout ce que j'en pense. En bien évidemment.
En participant à notre petit club de lecture ou chacune parle d'un livre, ça nous ouvre à d'autres horizons. Je m'inspire également de la rubrique "coin de lecture" notre amie
Cath, Vous avez sans doute vous aussi des livres qui vous plaisent énormément et dont vous aimeriez parler. Vous pouvez le faire ici dans les commentaires, ne vous en privez surtout pas.
Nous nous retrouvons dans 2 semaines pour d'autres partages.
La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
Louis Aragon