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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 09:00

Bonjour à vous toutes !

Ah le joli mois de juin, enfin, j'espère qu'il sera joli, bien plus que celui de 2020 qui nous a vu tout juste sorti d'un confinement bien éprouvant pour le moral.

Le moment est venu de partager quelques titres de roman que j'ai lu avec plus ou moins de plaisir

Thriller

Thriller

Créance de sang : Michael Connely
Résumé :
L'ex-agent du FBI Terry McCaleb est à peine remis d'une greffe du cœur quand une inconnue, Graciela Rivers, vient le voir sur le bateau où il se repose et le somme d'enquêter sur la mort d'une certaine Gloria Torres, abattue à bout portant et de sang froid par un tueur masqué, dans une épicerie de la banlieue de Los Angeles. Agacé par l'aplomb de la jeune femme, McCaleb refuse. Mais Graciela insiste et se trouble. Elle lui révèle soudain que Gloria Torres n'est autre que sa propre sœur, et que c'est son cœur qui bat sous l'énorme cicatrice qu'il a encore en travers de la poitrine: cette enquête, Terry McCaleb la lui doit.
Ceux qui en parlent :
Comme à l'habitude, il s'agit d'un grand roman de Michael Connelly  dans lequel l'introspection prend le pas sur l'action, propose une intrigue très approfondie et minutieuse, permet par exemple au lecteur de suivre l'interrogatoire très documenté et intéressant d'un témoin sous hypnose, raconte la vie quotidienne d'un greffé cardiaque, et offre en plus, une belle idylle émouvante entre Graciela et Terry, homme au grand coeur.
Quand à moi :
Un roman captivant que j'avais déjà lu il y a pas mal de temps et qui vient de me repasser par les mains. Bien sur l'effet n'a pas été le même mais le plaisir ne s'est pas démenti.  Si vous aimez les thrillers sur que vous allez vous régaler pour le cas ou vous ne l'auriez pas encore lu (il est sorti en France en 1999-2000... aie, aie, aie, ça fait un bail !
Roman historique

Roman historique

L'ile aux milles sources : Sarah Lark
 
Résumé :
Londres, 1732. Nora, la fille d’un riche négociant, a perdu Simon, son premier amour, avec qui elle rêvait d’horizons lointains. Pour satisfaire ses envies d’exotisme, la jeune femme accepte d’épouser un veuf bien plus âgé qui possède une plantation en Jamaïque.
Nora embarque alors pour les Caraïbes, à la découverte d’une île enchanteresse. Mais, bien vite, elle déchante : les conditions de vie des esclaves dans les champs de canne la révoltent.
Décidée à faire évoluer les mentalités, Nora pourra compter sur le soutien de Douglas, le fils d’Elias. Mais la révolte gronde, qui pourrait bouleverser à jamais la vie de Nora.
Ceux qui en parlent :
Un livre aux mille péripéties dramatiques avec une jeune héroïne bien courageuse, pas superficielle du tout.
Les lectures se recoupent : j'ai retrouvé de représentants des Ashantis, vendeurs d'esclaves que j'avais rencontrés dans "No home" ainsi que la fuite vers la liberté pour certains.
Le 18ème siècle en Jamaïque est aussi une période de l'esclavage que je connaissais moins.
Intéressant aussi, la hiérarchie qui existait entre les esclaves domestiques et les esclaves des champs.
N'empêche, ils n'avaient aucun droit d'être humain et à plusieurs reprises, on voit le maître les comparer à un animal de trait.
Quand à moi :
Roman dit "historique" de par le sujet traité et je pense, bien traité. Qu'il est difficile de prendre en pleine tête tout ce que certains humains font subir à d'autres humains. D'hier, d'aujourd'hui et de demain hélas, trois fois hélas.
Donc au final un roman bien construit avec la part belle cependant à une romance que l'on devine très vite. Pour vous si vous aimez les belles histoires même si le sujet est grave. Voilà un pays qui aura beaucoup souffert sous divers jougs d'hommes peu scrupuleux tant au 18ème, 19ème et 20ème siècle...
Roman

Roman

le poids de la neige : Christian Guay-Poliquin
 
Résumé :
Dans une véranda cousue de courants d’air, en retrait d’un village sans électricité, s’organise la vie de Matthias et d’un homme accidenté qui lui a été confié juste avant l’hiver. Telle a été l’entente : le vieil homme assurera la rémission du plus jeune en échange de bois de chauffage, de vivres et, surtout, d’une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps.
Les centimètres de neige s’accumulent et chaque journée apporte son lot de défis. Près du poêle à bois, les deux individus tissent laborieusement leur complicité au gré des conversations et des visites de Joseph, Jonas, Jean, Jude, José et de la belle Maria. Les rumeurs du village pénètrent dans les méandres du décor, l’hiver pèse, la tension est palpable. Tiendront-ils le coup ?
Ceux qui en parlent :
Voici un roman qui ne laisse pas indifférent. J'ai tourné frénétiquement les pages au fur et à mesure que les centimètres de neige s'accumulaient. Et ce n'est pas le loup que j'ai vu sortir de sa tanière mais bien les sentiments humains. Car quoi de mieux qu'un huis-clos pour faire surgir tous les défauts et les qualités intrinsèques à l'Homme ?
Quant à moi :
Voilà un roman qui ne ressemble pas aux précédents. Presque un huit-clos, peu de mots, tout au minimum mais étrangement je me suis laissée portée au sein de ce paysage feutré, silencieux et ai suivi cette aventure avec grand plaisir malgré des protagonistes assez silencieux.
Si on lisait en Juin
Le pays des autres : Leïla Slimani
Résumé :
En 1944, Mathilde, une jeune Alsacienne, s'éprend d'Amine Belhaj, un Marocain combattant dans l'armée française. Après la Libération, elle quitte son pays pour suivre au Maroc celui qui va devenir son mari. Le couple s'installe à Meknès, ville de garnison et de colons, où le système de ségrégation coloniale s'applique avec rigueur. Amine récupère ses terres, rocailleuses ingrates et commence alors une période très dure pour la famille. Mathilde accouche de deux enfants : Aïcha et Sélim. Au prix de nombreux sacrifices et vexations, Amine parvient à organiser son domaine, en s'alliant avec un médecin hongrois, Dragan Palosi, qui va devenir un ami très proche. Mathilde se sent étouffée par le climat rigoriste du Maroc, par sa solitude à la ferme, par la méfiance qu'elle inspire en tant qu'étrangère et par le manque d'argent. Les relations entre les colons et les indigènes sont très tendues, et Amine se trouve pris entre deux feux : marié à une Française, propriétaire terrien employant des ouvriers marocains, il est assimilé aux colons par les autochtones, et méprisé et humilié par les Français parce qu'il est marocain. Il est fier de sa femme, de son courage, de sa beauté particulière, de son fort tempérament, mais il en a honte aussi car elle ne fait pas preuve de la modestie ni de la soumission convenables. Aïcha grandit dans ce climat de violence, suivant l'éducation que lui prodiguent les Soeurs à Meknès, où elle fréquente des fillettes françaises issues de familles riches qui l'humilient. Selma, la soeur d'Amine, nourrit des rêves de liberté sans cesse brimés par les hommes qui l'entourent. Alors qu'Amine commence à récolter les fruits de son travail harassant, des émeutes éclatent, les plantations sont incendiées.
Ceux qui en parlent :
Le pays des autres est un grand livre, plein de souffle, d'une belle et forte simplicité, qui possède tout ce qu'on attend d'une lecture: une vision très personnelle et un souffle épique , historique, une parole décapante et des points de vue contrastés , une richesse d'émotions jointe à  une parfaite rigueur d'analyse. 
Quant à moi :
Un roman superbe !
Ne cherchez pas une quelconque ressemblance avec Une chanson douce, ça n'a rien à voir.
Mais c'est aussi puissant voire plus puisqu'il s'agit là d'une histoire vraie. Cette auteure a tout compris à l'écriture, elle sait captiver ses lecteurs, les retenir en leur offrant des personnages qui sont tous très attachants. L'écriture reste toujours fluide, pas de temps morts mais des faits qui nous font comprendre combien la vie peut-être  difficile pour celles et ceux qui décident de vivre "ailleurs".

Tu dois, donc tu peux. Une volonté libre et une volonté soumise à des lois morales sont une seule et même chose.

Emmanuel Kant
 

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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 09:00

Bonjour à vous toutes,

Partage mensuel des lectures qui ont été les miennes ces derniers mois.

J'espère que vous trouverez ici les livres qui vous enchanteront, ou pas...

 

autobiographie

autobiographie

Les sept mariage d'Edgar et Ludmilla    de Jean-Christophe Rufin

Résumé :
"Sept fois ils se sont dit oui. Dans des consulats obscurs, des mairies de quartier, des grandes cathédrales ou des chapelles du bout du monde. Tantôt pieds nus, tantôt en grand équipage. Il leur est même arrivé d'oublier les alliances. Sept fois, ils se sont engagés. Et six fois, l'éloignement, la séparation, le divorce... Edgar et Ludmilla... Le mariage sans fin d'un aventurier charmeur, un brin escroc, et d'une exilée un peu "perchée", devenue une sublime cantatrice acclamée sur toutes les scènes d'opéra du monde. Pour eux, c'était en somme : "ni avec toi, ni sans toi". A cause de cette impossibilité, ils ont inventé une autre manière de s'aimer. Pour tenter de percer leur mystère, je les ai suivis partout, de Russie jusqu'en Amérique, du Maroc à l'Afrique du Sud.

Ceux qui en parlent :

le couple Edgar et Ludmilla ne m'a pas semblé très attachant. L'auteur passe beaucoup de temps à énumérer leurs frasques, leurs ascensions et descentes mais s'attarde à mon sens très peu sur leurs sentiments, émotions et lien amoureux, ce qui aurait pu donner une magnifique fresque sentimentale.
Je termine donc ce roman sur un avis mitigé, avec cette impression que l'auteur s'est égaré sur une piste trop transparente pour adhérer entièrement à cette histoire rocambolesque du je t'aime moi non plus.

Quant à moi :

Je n'ai pas du tout accroché à cette lecture et c'est dommage car JC Rufin est un auteur attachant. Mais bizarrement de lui j'aime un livre sur deux, guère plus. Ça me décourage un peu...

 

Policier

Policier

Il était deux fois de Franck Thilliez

Résumé :
En 2008, Julie, dix-sept ans, disparaît en ne laissant comme trace que son vélo posé contre un arbre. Le drame agite Sagas, petite ville au cœur des montagnes, et percute de plein fouet le père de la jeune fille, le lieutenant de gendarmerie Gabriel Moscato. Ce dernier se lance alors dans une enquête aussi désespérée qu'effrénée.
Jusqu'à ce jour où ses pas le mènent à l'hôtel de la Falaise... Là, le propriétaire lui donne accès à son registre et lui propose de le consulter dans la chambre 29, au deuxième étage. Mais exténué par un mois de vaines recherches, il finit par s'endormir avant d'être brusquement réveillé en pleine nuit par des impacts sourds contre sa fenêtre...
Dehors, il pleut des oiseaux morts. Et cette scène a d'autant moins de sens que Gabriel se trouve à présent au rez-de-chaussée, dans la chambre 7. Désorienté, il se rend à la réception où il apprend qu'on est en réalité en 2020 et que ça fait plus de douze ans que sa fille a disparu...
Ceux qui en parlent :
Rien n'est gratuit chez Thilliez ! Vous ne lisez pas un polar juste pour le polar, non, vous réfléchissez aussi ! Et c'est ce que j'aime chez cet auteur : les apports secondaires qui éclairent notre société et nous obligent à prendre part. Ici c'est le domaine de l'art qui est abordé et bon sang, quelle claque !
Bien sûr, je n'en dirai pas plus, ce serait dommage de divulguer ce roman.
Alors oui, c'est prenant mais c'est aussi tellement humain. J'ai aimé ces personnages soigneusement décrits dans toutes leurs faiblesses et leurs forces. Ces fautes que l'on commet et qui nous entraînent vers des ailleurs insoupçonnés. Ces doutes et ces regrets qu'il faut accepter pour continuer...
Oui vraiment, les polars de Franck Thilliez sont bien plus que des polars !
Quant à moi :
Franck Thilliez ne se lit pas comme n'importe quel policier. Nous sommes loin, très loin des Agatha Christie.
C'est très bien écrit, ça monte en rythme et en émotions n'en doutons pas. Malgré toutes les qualités du roman j'ai eu de mal à m'y plonger car le thème choisi a déjà été très écrit, certes, mais surtout, c'est tellement difficile, tellement dramatique comme sujet, que ça a fini par me gêner. Si vous aimez les policiers ne vous arrêtez pas à mon avis car j'admets être un peu compliquée en ce moment. Je trouve tout "trop" ou pas "assez". Je suis donc une très mauvaise critique.
Si on lisait en mai

Le chants des revenants de Jesmyn Ward

Résumé :

Jojo n’a que treize ans mais c’est déjà l’homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris : nourrir les animaux de la ferme, s’occuper de sa grand-mère malade, écouter les histoires, veiller sur sa petite sœur Kayla.
De son autre famille, Jojo ne sait pas grand-chose. Ces blancs n’ont jamais accepté que leur fils fasse des enfants à une noire. Quant à son père, Michael, Jojo le connaît peu, d’autant qu’il purge une peine au pénitencier d’État.
Et puis il y a Leonie, sa mère. Qui n’avait que dix-sept ans quand elle est tombée enceinte de lui. Qui aimerait être une meilleure mère mais qui cherche l’apaisement dans le crack, peut-être pour retrouver son frère, tué alors qu’il n’était qu’adolescent.
Leonie qui vient d’apprendre que Michael va sortir de prison et qui décide d’embarquer les enfants en voiture pour un voyage plein de dangers, de fantômes mais aussi de promesses…

Ceux qui en parlent :

Pour tisser l'intrigue du Chant des revenants, Jesmyn Ward fait intervenir trois voix qui se succèdent : Jojo, Léonie et plus tard dans le roman, Richie.
La force de ce livre, à mon avis, tient au grand antagonisme qu'il y a, entre d'un côté, l'âpreté de cette vie où le drame et l'horreur sont toujours présents et l'immense douceur de Jojo et de son grand-père. Impossible pour moi, de ne pas être perturbée en présence d'une telle violence et cruauté et en même temps réconfortée au vu de cette tendresse poignante.

Quant à moi :

Voilà un livre qui interpelle vraiment. L'histoire se déroule sur un laps de temps très court et on y croise tout ce qu'il y a de meilleur et de pire dans l'être humain. C'est assez perturbant, ça met en colère contre certains de ces personnages, on ressent une grande empathie tintée de tendresse pour d'autres. A vous de découvrir cette histoire qui ne vous laissera pas indifférente !

 

Si on lisait en mai
Résumé :
Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d'autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe.
Ceux qui en parlent :
Scandales boursiers, politiques, sanitaires, judiciaires, trafic d'influence, avec un rare talent, Pierre Lemaitre nous plonge dans l'époque trouble des années trente, celles qui préludent à l'incendie qui va enflammer une partie du monde. Par des personnages attachants et inoubliables comme Madeleine et Paul, ou détestables comme ceux qui provoquent leur ruine pour mieux s'enrichir, sur un rythme endiablé, Pierre Lemaitre nous transmet sa passion de l'Histoire parce qu'il joue avec elle (il dit être inspiré par Dumas), et c'est jubilatoire.
Quant à moi :
Voilà Le roman que je vous propose est étant certaine que vous serez nombreuses à apprécier cette lecture.
Comme je rédige ces posts de longs mois à l'avance je ne doute pas que beaucoup d'entre vous aurez déjà eu le plaisir de le lire. Pour les autres, je crois pouvoir dire sans crainte de me tromper, que vous allez vous régaler. Dans ce roman il y a tout. Des personnages complexes, on aime, on déteste, une histoire collant encore et toujours à la vraie vie, une intrigue cohérente...Je n'en dis pas plus.

Sans émotions, il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l'apathie en mouvement.

Carl Gustav Jung

 

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:00

Bonjour à vous toutes !

Me revoici afin de partager avec vous quelques unes de mes lectures.

Dans mon dernier post pour cette rubrique je n'avais rien qui m'ai vraiment emballé, j'espère  que vous trouverez quelques pistes plus intéressantes dans ce que je vous propose ci-dessous.

Il me faut vous dire que j'écris cet article alors que nous sommes très exactement le 10 juillet, que nos médiathèques ont été fermées deux mois durant et qu'ensuite, ma bibliothécaire m'a donné des livres suivant sa propre inspiration. Ce qui n'a pas toujours correspondu à mes propres gouts, je me dois bien de l'avouer.

Policier

Policier

Résumé :
Au cœur des Marquises, l’archipel le plus isolé du monde, où planent les âmes de Brel et de Gauguin, cinq lectrices participent à un atelier d’écriture animé par un célèbre auteur de best-sellers.
Le rêve de leur vie serait-il, pour chacune d’elles, à portée de main ?
Au plus profond de la forêt tropicale,
d’étranges statues veillent, l’ombre d’un tatoueur rôde.
Et plein soleil dans les eaux bleues du Pacifique,
une disparition transforme le séjour en jeu... meurtrier.
Enfer ou paradis ? Hiva Oa devient le théâtre de tous les soupçons, de toutes les manipulations, où chacun peut mentir... et mourir.
Ceux qui en parlent :
Je crois que le problème quand on aime un auteur, c'est que l'on attend chaque livre avec impatience, avec des attentes bien spécifiques et l'on est parfois déçu… C'est un peu mon cas ici. Autant j'avais adoré son dernier roman J'ai dû rêver trop fort, autant celui-ci m'a donné du fil à retordre.
Déjà les personnages, et c'est assez rare que ça m'arrive, mais aucun ne m'a plu. Je ne me suis pas identifiée ou attaché à aucun des protagonistes que j'ai trouvé parfois trop caricaturaux (la bimbo, la marquiséenne, la femme mal dans sa peau qui n'aime pas son corps, la mamie qui vit seule avec ses dix chats, la flic autoritaire…).
L'intrigue est intéressante mais on se perd parfois entre le changement de narrateur et les indices nous arrivent de manière confuse.
Enfin d'habitude Michel Bussi me fait rêver dans ses descriptions des lieux : sa Normandie, l'ile de la Réunion ou encore la Corse ou un petit détour au Québec. Mais ici, ça fait un peu trop guide de voyage. Encore une fois, j'ai trouvé cela très cliché, peu approfondi.
Bref, j'ai lu ce roman pour l'auteur mais je reste sur ma faim. Je ne sais pas s'il est moins bon que les précédents ou si c'est juste moi qui ne l'ai pas lu dans une bonne période mais c'est avec une grosse déception que je referme ces quelques pages.
Quant à moi :
Nous sommes à des années lumières des Nymphéas noir ou Comme un avion sans elle...
Et je partage amplement le com' ci-dessus. Je suis vraiment de plus en plus perplexe en lisant les nouveaux romans de cet auteur. Je trouve qu'il mérite mieux que ce qu'il nous écrit au rythme d'un par an. Il mérite mieux, et nous aussi !
Roman policier

Roman policier

Résumé :
Où va-t-on si les voyous se mettent à annoncer leurs forfaits dans des livres, avant de les commettre ? C'est la question que se pose Mary Lester en lisant " A l'aube du troisième jour ", un livre étrange qui raconte comment un chanteur célèbre va être enlevé pendant le festival des Vieilles Charrues, à Carhaix. Le préfet est inquiet, le maire est inquiet, le président du festival est inquiet. Seul le commissaire Fabien, d'humeur bien guillerette en l'absence de sa femme, veut croire au canular. Néanmoins, il envoie Mary Lester enquêter sur place. Voici donc Mary plongée au cœur du festival, découvarnt un monde nouveau, inconnu d'elle, où gravitent de bien inquiétants personnages.
Ceux qui en parlent :
Une incursion intéressante dans le festival de Carraix où l'on a une petite idée de l'ambiance générale. Une évocation du passé de Brest durant la seconde guerre mondiale et une incursion dans un village de la Bretagne intérieure.
Voilà de nouveau un promenade bien agréable proposée par Mary au fil de son enquête.
L'intrigue policière se tient raisonnablement.
Ce n'est pas le volume qui m'a le plus passionné mais il est loin de démériter.
Quant à moi :
Je vous ai déjà parlé de cet auteur, de cette jeune femme policière. Je peux en dire ceci : à lire à petite dose car on a vite fait de s'en lasser, c'est juste mon avis mais lire les 3/4 du livre avant que ça bouge, c'est un peu long...
Roman policier

Roman policier

Résumé :
JE SAIS CE QUI EST ARRIVE A NATHAN.
VOULEZ-VOUS JOUER AVEC MOI ?
SIGNE: LE TROYEN.

Un message mystérieux sur Facebook et le passé de Marion resurgit.
Meurtres, coups de théâtre, faux-semblants et, au bout d'un jeu de piste infernal, la plus incroyable des révélations: le secret de Nathan Chess, l'homme que Marion n'a jamais pu oublier ...
Ceux qui en parlent :
L'auteur, utilise toutes formes de communication actuelle : Facebook, ipad, iphone... et j'adore c'est très actuel et 100% dans ce que j'aime.
Nous sommes ballotté entre « maintenant » et « Avant », au fur à mesure que nous en connaissons un peu plus sur Marion et Nathan, l'auteur nous fait vivre le passé et on remonte quinze ans en arrière. Ces transitions entre maintenant et avant sont très fluides et elles coulent de source, je ne me suis pas perdue et j'ai trouvé des flash-backs très agréable.
De plus, nous voyageons entre Paris, Notre Dame, l'Hôpital-Dieu et les États-Unis, Los Angeles...
J'ai aimé parce que je me suis posée des tonnes de questions
Quant à moi :
Voilà un policier qui n'a rien à voir avec le précédent !
Ça bouge, il y a du suspens, l'écriture reste accessible et si vous aimez les polars, vous aimerez celui-ci !
Si on lisait
Résumé :
Berverly Hills, 1973. Dans la superbe villa de ses parents, la petite Olivia, quatre ans, découvre le corps ensanglanté de sa mère, Julie MacBride, étoile montante du cinéma hollywoodien.
À ses côtés, des ciseaux dans la main, son père, l'acteur Sam Tanner, lui hurle de ne pas avoir peur. Mais Olivia, paniquée va se réfugier dans un placard où elle est retrouvée par le policier Franck Brady, à qui l'enquête est confiée.
Tout accuse Sam : son comportement de drogué, les violences verbales et physiques connues de ce couple de cinéma. Il sera condamné à vingt ans de prison.
Quinze ans plus tard, le fils de Frank, Noah Brady, journaliste débutant, décided'écrire un livre sur cette histoire qui a fasciné les médias. Mais Olivia refuse avec violence de participer à ce projet et ce malgré une attirance réciproque.
Ceux qui en parlent :
Je n'avais aucune attente ou aucun apriori ne sachant pas vraiment à quoi m'attendre. Dans l'ensemble, le résultat m'a agréablement surprise. L'intrigue est prenante et le suspense est bien maîtrisé jusqu'à la toute fin du roman mais sans pour autant négliger la romance.
J'ai vraiment apprécié le fait que l'auteure fasse s'alterner les points de vue des personnages, principaux et secondaires, tout en utilisant la troisième personne. Cela renforce la densité et le dynamisme de l'histoire et ne fait qu'augmenter le suspense d'une intrigue déjà bien prenante et qui se déroule sur une vingtaine d'années.
Quant à moi :
Et encore un policier que j'ai bien apprécié !
Une histoire différente, un roman qui s'étale sur 2 décennies, ça donne du mouvement à l'écriture et bien que ce soit un polar il y a aussi une douce romance qui ne nuit pas à l'ensemble

Les Français ne sont pas faits pour la liberté : ils en abuseraient.

Voltaire

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 10:00

Bonjour à vous toutes qui me faites le plaisir de visiter cette rubrique, très modeste mais qui, peut-être, peut vous donner des envies de lecture.

Voici ce que je vous propose aujourd'hui

Si on lisait
Résumé :
Dans un village d'Auvergne d'apparence paisible, René s'est peu à peu coupé du monde. Le retour de Louis, vrai-faux demi-frère, n'est pas de nature à lui simplifier l'existence. Dans quelles circonstances a-t-il connu " Monsieur Paul ", propriétaire douteux de ce château qu'on devine derrière son mur d'enceinte ? Et que cherche réellement cette jeune biologiste anglaise passionnée par la vie des renards ?... Les réponses finiront par surgir d'un passé tragique qu'on pouvait croire à jamais enfoui dans les profondeurs du temps et des mémoires.
Ceux qui en parlent :
Il faut lire le livre car les rebondissements ne manquent pas .
Denis Humbert sait tenir son lecteur en haleine , le style est clair , facile , la lecture rapide et agréable . Les caractères sont tranchés et quelquefois attendus .On est dans le registre de Troyat ou de G des Cars .Ce qui n'est pas une critique et pas un compliment non plus
Quant à moi :
Un livre qui m'a été prêté par mon amie Evelyne lors du confinement et alors que nous courrions tous avec des lectures vu que nos médiathèques étaient fermée., un roman que je n'aurais jamais demandé mais
c'est un roman qui se lit facilement, une histoire bien ficelée. D'aucun diront que ce n'est pas un "grand" roman mais c'est bien construit. Une fin prévue bien sur mais rare sont les romans qui nous surprennent jusqu'à la dernière page.
Roman philosophique

Roman philosophique

Résumé :
Et si tout commençait aujourd'hui ?
Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais dans l’instant son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire… vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
Ceux qui en parlent :
Ceux qui n'ont pas aimé
le message de Laurent Gounelle est tellement plein de bon sens, de bons sentiments et de bonnes intentions, comme un véritable éloge de la bonté, qu'on ne voudrait pas en dire du mal. Non, bien sûr que non…
Le hic, c'est que je ne vois pas non plus comment en dire du bien. À la place d'un roman, comme c'est écrit sur la couverture, j'ai eu l'impression d'avoir entre les mains un recueil des différents powerpoints et autres témoignages de développement personnel qui circulent sur internet, assorti de quelques rappels historiques archi-connus, comme la funeste expérience sur le langage tentée par Frédéric II. J'ai été déçue par le style simpliste et le peu de profondeur des personnages.
Les inconditionnels
Un petit bonheur, une façon de se ressourcer, de prendre du recul.
Oui, il suffit de peu de choses pour changer la vision que l'on porte sur le monde.
Un sourire appelle un sourire, un bonjour appelle un bonjour, un regard appelle un regard...
Juste profiter des choses, des petites choses, de l'instant présent... Juste regarder, respirer, être...
Quant à moi :
Je suis plus proche de dire  que ce livre, plein de bonnes intentions, ressemble plus à un cliché sur ce que  nous aimerions vivre plutôt que ce qui nous est donné de vivre même en y mettant toutes notre meilleure intention.
Il en va de même avec celui que je vous propose ci-dessous
Roman philosophique

Roman philosophique

Résumé :
Imaginez : votre employeur vous laisse dix jours pour sauver votre poste et, le soir même, votre conjoint vous laisse entendre que votre couple n’en a plus pour longtemps… Dans les deux cas, on vous reproche votre personnalité, mais qu’y pouvez-vous ?
Lorsqu’un ami vous parle d’un homme mystérieux, membre d’une confrérie très secrète détentrice d’un savoir ancestral, qui a le pouvoir d’installer en vous une toute nouvelle personnalité, la perspective est peut-être tentante…

Ceux qui en parlent :

Un roman qui nous amène à nous poser les mêmes questions que notre héroïne : qui sommes nous réellement et en étant ce que nous sommes, quelle partie de nous amenons-nous, en bien ou en mal, à la perception que nous avons de nous et que les autres s'en font ? Un roman philosophique léger mais avec pourtant des questions extrêmement pertinentes et existentielles sur notre personnalité et sur ce qu'elle apporte au monde extérieur.

Quant à moi :

Là aussi une belle analyse philosophique de l'être mais, dommage, même si je comprends tout ça, même si j'y adhère, je trouve que c'est écrit de telle façon que ça m'épuise.

En toute sincérité je pense qu'il ne faut lire cet auteur qu'en y mettant de l'espace entre chaque livre, moi, dommage, je les ai lu l'un derrière l'autre...

Roman psychologique

Roman psychologique

Résumé :
Après une tentative de suicide, Hugo, 20 ans, est réanimé et placé dans la même chambre d’hôpital que Blanche, une vieille dame au crépuscule de son existence. Entre ce jeune homme qui n’attend rien et cette femme qui mesure le prix de chaque instant, un dialogue se noue autour des grandes questions de la vie et de la mort, de Dieu, du destin et de la liberté, du bonheur, de l’amour… Ce qui aidera peut-être Hugo à trouver un sens à son existence. Surtout lorsque Blanche lui fera part de l’incroyable expérience qu’elle a vécue à l’âge de 17 ans, et qui a transformé sa vie.
Ceux qui en parlent :
Ce livre est écrit sous la forme d'un dialogue, entre Hugo 20 ans et Blanche.
Une belle rencontre entre un jeune pessimiste hospitalisé après une tentative de suicide raté et une vieille dame dans la force de l'âge optimiste consciente qu'il faux vivre pleinement l'instant présent.
Ce dialogue tourne autour de grands thèmes comme le sens de la vie, de la mort, la liberté, l'amour, la famille et la spiritualité...
Frédéric Lenoir a une plaisante plume, qui forme une écriture simple et efficace qui met en valeur, de beaux thèmes et les rend accessible à tout le monde.
Ce livre se lit très vite, et j'ai passé un bon moment de lecture.
Quant à moi :
Décidément j'ai été abonnée à ce genre de lecture trois fois de suite ! Ce livre, comme noté ci-dessus, se lit très facilement, c'est agréable, ce ne sont que de bonnes intentions. J'oserais dire, et j'espère que je serais pardonnées par toutes celles qui apprécient ces lectures, que pour moi c'est un peu trop. Trop plein de bonnes intentions, trop peu réaliste, un peu trop tout en définitive. Ça n'engage que moi, il vous faudra vous faire votre propre avis et si vous vous lancez, j'attends vos avis.

Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie

Sénèque (Lettre à Lucilius)

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 10:00

Bonjour à vous toutes,

J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes, en famille, entre amis. L'important étant de ne pas les passer seul.

Pour ce début d'année voici ce que j'ai à vous proposer

 

Si on lisait
Résumé :
Derrière le rêve américain, les pires cauchemars sommeillent… À la sortie d’un club de strip-tease, un homme et une femme disparaissent. Dix-sept ans plus tard, alors qu’un inspecteur tente toujours de percer le mystère, des secrets qu’on croyait soigneusement enterrés remontent doucement à la surface. Une nouvelle visite en enfer organisée par les méninges habiles du maître de nos nuits blanches.

Ceux qui en parlent :

Un polar, c'est souvent des questions dont on nous confirme peu à peu les réponses. C'est bien le cas ici, le suspens de l'enquête est là. Pour ma part, je n'ai pas été tout à fait convaincue par la personnalité des protagonistes. C'est un roman qui se lit facilement, mais qui ne laissera pas de souvenirs durables…

Quant à moi :

Un policier qui se lit sans grande difficulté. Des personnages, du moins celui de Cassie, avec des questionnements, des hésitations, une certaine moralité. Ça donne un ensemble cohérent et même si ce livre n'est pas transcendant je l'ai lu avec plaisir.

Roman historique romancé

Roman historique romancé

Résumé :
Dans la chaleur d'une île grecque, un homme se cache pour échapper à ses poursuivants. Il évoque sa vie et tente de démêler l’écheveau de son incroyable destin. Fils d'un modeste pelletier, il est devenu l’homme le plus riche de France. Il a permis à Charles VII de terminer la Guerre de Cent ans. Il a changé le regard sur l'Orient, accompagnant le passage des Croisades au commerce, de la conquête à l’échange. Comme le palais auquel il a laissé son nom, château médiéval d’un côté et palais renaissance de l’autre, c’est un être à deux faces. Il a voyagé à travers tout le monde connu, aussi à l’aise dans la familiarité du pape que dans les plus humbles maisons. Parmi tous les attachements de sa vie, le plus bouleversant fut celui qui le lia à Agnès Sorel, la Dame de Beauté, première favorite royale de l’Histoire de France, disparue à vingt-quatre ans. Au faîte de sa gloire, il a connu la chute, le dénuement, la torture puis, de nouveau, la liberté et la fortune. Cet homme, c’est Jacques Cœur. Il faut tout oublier de ce que l'on sait sur le Moyen Âge et plonger dans la fraîcheur de ce livre. Il a la puissance d'un roman picaresque, la précision d’une biographie et le charme mélancolique des confessions.
Ceux qui en parlent :
Longueurs, redondances et détails superflus m'ont poliment ennuyée et, une fois de plus, le style de JC. Rufin m'a laissée insensible. Recherché mais souvent factuel, il lui manque, à mon sens, le souffle et la puissance dignes d'une épopée de cette envergure.
Bref, aussi attachant soit-il, un grand coeur, en l'occurrence, ne fait pas tout à fait un grand livre. Dommage.
Quant à moi :
Je peux dire que j'aime bien cet auteur et ce livre m'aura bien plu s'il n'avait pas été aussi long. C'est un peu bête à dire mais je n'en voyais pas le bout même si tout était bien écrit, bien décrit, bien intéressant. Je ne peux que conseiller ce livre à des personnes  moins pressées que moi !
 
Si on lisait
Résumé :
« Je m’appelle Sylvie Meyer. J’ai 53 ans. Je suis mère de deux enfants. Je suis séparée de mon mari depuis un an. Je travaille à la Cagex, une entreprise de caoutchouc. Je dirige la section des ajustements. Je n’ai aucun antécédent judiciaire. »
Sylvie est une femme banale, modeste, ponctuelle, solide, bonne camarade, une femme simple, sur qui on peut compter. Lorsque son mari l’a quittée, elle n’a rien dit, elle n’a pas pleuré, elle a essayé de faire comme si tout allait bien, d’élever ses fils, d’occuper sa place dans ce lit devenu trop grand pour elle.
Lorsque son patron lui a demandé de faire des heures supplémentaires, de surveiller les autres salariés, elle n’a pas protesté : elle a agi comme les autres l’espéraient. Jusqu’à ce matin de novembre où cette violence du monde, des autres, sa solitude, l’injustice se sont imposées à elle. En une nuit, elle détruit tout. Ce qu’elle fait est condamnable, passable de poursuite, d’un emprisonnement mais le temps de cette révolte Sylvie se sent vivante. Elle renaît.
Ceux qui en parlent :
a dépression qu'elle planque la prive aussi de la notion de plaisir et du désir « qui est la vie, l'élan, la force ».
C'est paradoxalement à partir de ce point de bascule que la narratrice va se sentir exister.
Ce qui m'a le plus touchée c'est la plongée dans l'intériorité de l'héroïne et la perspicacité à décrire le manque, la sensibilité et la souffrance que l'on cache par fierté, amour ou résignation car « ...les femmes sont fortes, davantage que les hommes elles intègrent la souffrance. C'est normal pour nous de souffrir. C'est dans notre histoire; notre histoire de femmes ».
La lettre qui clôture ce livre est déchirante. L'auteure fuit le pathos. Et bouleverse dans sa sobriété. Avec le destin de cette femme enfin libérée et vivante.
Quant à moi :
Voilà un roman qui retrace une vie de femme, hélas, que trop connue. Mais cette femme "dévisse" si je peux employer cette expression, va prendre  un décision particulière qui changera totalement le reste de sa vie. Un livre fort, une situation très bien décrite, un roman qui ne vous laissera pas indifférente, j'en suis certaine.
Si on lisait
Résumé :
Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.
Ceux qui en parlent :
J'ai beaucoup aimé ce roman pour sa force évocatrice. La désolation est rendue vivante à travers le caractère onirique de la plume de l'auteure. Un monde apocalyptique « comme si Hercule, au terme de ses travaux, avait succombé à un rhume. Comme si Dieu avait créé le monde puis avait fait un infarctus. »
C'est puissant, imagé à souhait, d'une précision littéraire impressionnante. J'aurai néanmoins aimé que l'auteure fouille davantage dans les décombres, fasse bouillir la rage des protagonistes, la peur, la désespérance. Ça reste à mon sens assez soft et aurait mérité une explosion intérieure comme Sandrine Collette maîtrise si bien. Néanmoins, ça reste un roman choc, vibrant et intense.
Quant à moi :
Alors, malgré les compliments que je lis sur le net, personnellement je n'ai pas adhéré car ce livre, pour moi, est trop noir. J'ai lu 1/3 de ce livre mais rien que de voir la maltraitance subit par cet enfant, ça m'a retourné le cœur. La suite est très noire, trop noire pour moi qui ai reçu ce livre alors que nous sortions tout juste du confinement.
En littérature, la première impression est la plus forte.
 
Eugène Delacroix

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 10:00

A l'heure ou je commence ce post (1er mai) je me demande où nous en serons avec cette saleté de virus à l'aube des fêtes de fin d'année...

Nul doute que nous aurons toutes et tous de nombreuses cicatrices à panser, voire des décès dont il faudra nous relever tant bien que mal.

Ce que j'écris ressemble à un film de science fiction, une mauvaise pièce de théâtre et pourtant, oui, je me pose bien des questions.

J'espère que je serais toujours là pour lire vos commentaires.

Comme  mes articles sont programmés, quoi qu'il arrive, vous aurez des propositions pour décembre ;-)

 

Si on lisait en décembre
Résumé :
Jean Atwood, interne des hôpitaux et quatre fois major de promotion, vise un poste de chef de clinique en chirurgie gynécologique. Mais au lieu de lui attribuer le poste convoité, on l'envoie passer son dernier semestre d'internat dans un service de médecine consacré à la médecine des femmes - avortement, contraception, violences conjugales, maternité des adolescentes, accompagnement des cancers gynécologiques en phase terminale.
Le Docteur Atwood veut faire de la chirurgie, et non passer son temps à écouter des femmes parler d'elles-mêmes à longueur de journée. Ni servir un chef de service à la personnalité controversée. Car le mystérieux Docteur Karma - surnommé «Barbe-Bleue» - séduit sans vergogne, paraît-il, patientes et infirmières et maltraite sans pitié, dit-on, les internes placés sous ses ordres. Pour Jean Atwood, interne à la forte personnalité et qui brûle d'exercer son métier dans un environnement prestigieux, le conflit ouvert avec ce chef de service autoritaire semble inévitable.
Mais la réalité n'est jamais ce que l'on anticipe, et la rencontre entre les deux médecins ne va pas se dérouler comme l'interne l'imagine.
Ceux qui en parlent :
Je termine à peine ce livre en ce week-end pluvieux et j'ai déjà envie de vous dire : lisez-le. Surtout si vous êtes étudiant en médecine, et même futur chirurgien, et plus encore si votre spécialité est la gynécologie, tous genres confondus, transgenre inclus.
Mais quelle leçon ! Quelle intelligence ! Quel récit talentueux et prétexte à distiller quantité de conseils judicieux, d'informations réelles, de pistes de réflexion sur les qualités requises pour exercer la médecine, hormis les connaissances spécifiques. Quel style qui vous emmène d'une page à l'autre sans que l'on n'arrive à poser le livre !
Beaucoup de vérités sont assenées, les confrères, enfin surtout les
« cons-pas-frères » comme il dit en prennent pour leur grade.
L'évolution des mentalités et des pratiques est un très long chemin en France, au détriment des patientes et des patients, quand dans d'autres pays on a déjà démontré le bien-fondé de certaines d'entre elles.
Quant à moi :
Je n'ai rien à ajouter si ce n'est qu'il ne faudra pas être rebutées par le style de l'écriture qui peut vous déstabiliser au tout début. Prenez votre temps, prenez ce temps pour vous appropriez ce livre qui est écrit par un homme mais pour les patientes de toutes sortes (oui, c'est surtout un livre sur les femmes mais pas que). J'ai ressenti une vague d'humanité dans ce livre comme rarement cela m'a été donné.
 
Si on lisait en décembre
Résumé :
Qui n’a pas éprouvé au cours de sa vie le désir brutal de changer d’existence ? de tout remettre en question ? de s’inventer une nouvelle façon de vivre ? C’est sur la force de ce désir universel que s’est construit ce roman. Juliette Forestier, vingt-neuf ans, journaliste parisienne, élève seule son fils, Aurélien, dix ans. Depuis l’accident de ses parents elle élève aussi sa jeune sœur Alice, quinze ans. Sarah, son amie d’enfance anglaise, la persuade de la rejoindre dans le Gers où elles passaient autrefois leurs vacances. Elles y créent l’agence “ Changer tout ” pour aider les gens à changer de vie en organisant leur nouvelle existence clés en main. Aux côtés de Juliette, héroïne courageuse qui “ ose ” enfin le bonheur, une palette de personnages cocasses, touchants, ou tout simplement magnifiques.
Ceux qui en parlent :
Lorraine Fouchet a vraiment ce don de dépeindre des gens humains, généreux et vrais. Des gens comme l'on aimerait en croiser plus souvent. Elle a un style d'écriture que j'affectionne vraiment, tout en sensibilité et humanité.
Ma notation :
Un très beau roman. Des personnages attachants . Et promis, si un jour je veux changer de vie, je ferai appel à Juliette …
Quant à moi :
Ah ah je ne trouve que des éloges pour ce livre. En ce qui me concerne, n'étant pas franchement fleur bleue, j'ai trouvé ce livre très attachant car plein de bons sentiments... mais tellement loin de la vraie vie. Les bons sentiments c'est bien, encore faut-il qu'ils restent réalistes. Mais, à priori, je ne devais pas être dans un bon jour en le lisant. Pour la petite histoire je l'ai lu en plein confinement. Ceci explique peut-être cela...
Si on lisait en décembre
Résumé :
Alors que l’Amérique panse encore la plaie ouverte de la Seconde Guerre mondiale, la destinée de deux familles se met en marche. James Vincent, d’ascendance irlandaise, fuit un foyer familial chaotique pour faire des études de droit à New York où il deviendra un brillant avocat. De son côté, Agnes Miller, une jeune femme noire à l’avenir prometteur, voit son rendez-vous amoureux tourner au cauchemar lorsque la police arrête sa voiture sur une route déserte en lisière d’un bois de l’État de Géorgie. Les conséquences de cette nuit funeste influeront inexorablement sur sa vie et celle de ses descendantes.
Pendant plus de six décennies de changements radicaux – de la lutte pour les droits civiques aux premières années de la présidence d’Obama, en passant par le chaos de la guerre du Vietnam –, les familles de James et Agnes demeureront inextricablement liées.
Au fil de cette spectaculaire fresque familiale et amoureuse, ce roman donne à voir les coulisses méconnues de l’histoire d’une nation. Avec une justesse, un humour et une maîtrise rares, Regina Porter creuse les traumatismes des États-Unis sur plusieurs générations et expose avec grande intelligence les mouvements profonds d’une société sur plus d’un demi-siècle.
Ceux qui en parlent :
Si il y avait quelque chose à redire sur cette histoire qui mêle la petite et la grande, puisque, entre autre, plusieurs personnages vont se battre au Vietnam, que nous croisons aussi des personnalité connues comme l'aviatrice afro-américaine Bessie Coleman, Greta Garbo qui est l'amante d'Eloise, c'est que nous pouvons vite nous y perdre dans cette embarcation foisonnante de personnages tous aussi complexes les uns que les autres. Fort heureusement les premières pages sont réservées à la présentation des personnages.
Parfois c'est à la troisième personne et dans certain chapitre à la première personne que les personnages se racontent.
J'ai eu beaucoup de bonheur à vivre cette plongée romanesque avec Regina Porter et tous ses personnages sublimement racontés. Une joie de lire de l'excellente littérature si rare il faut dire de nos jours !!
Quant à moi :
Un roman que j'ai apprécié même si, quelques fois, il m'a un peu perdu avec tous ces personnages. L'histoire reste toutefois intéressante, les protagonistes, même si à mon avis, sont trop nombreux, ont chacun des traits de caractère qui font de l'ensemble un très bon livre et nous amène à mieux comprendre ce qui se passe aux EU encore aujourd'hui.
 
Si on lisait en décembre
Résumé :
Eugène, petit garçon du XIXe siècle né à Epernay, a deux rêves : faire goûter le champagne à tous les hommes et toutes les femmes de son époque, pas seulement aux élites – ce qui est révolutionnaire –, et disculper son meilleur ami Paul, accusé de parricide.
Le premier de ses rêves deviendra réalité. Eugène fondera sa maison, les champagnes Mercier, et réussira son pari : faire du "vin des rois" le vin de fête pour tous, partout dans le monde. Mais il mourra sans avoir pu réaliser son second rêve. C'est son journal intime, caché dans les caves Mercier, qui permettra à Cornélius, son petit-fils champenois, et à Mary, la petite-fille américaine de Paul, de découvrir enfin la vérité un siècle plus tard.
Librement inspirée de la vie d'Eugène Mercier, ancêtre de l'auteur, une saga familiale pleine de suspense et de rebondissements qui raconte aussi l'exceptionnelle aventure d'un pionnier visionnaire.
Ceux qui en parlent :
je me suis laissé prendre par le style fluide l'auteur et par sa construction à la fois ingénieuse et non linéaire.
C'est donc un roman que j'ai pris plaisir à parcourir, car Lorraine Fouchet privilégie ses personnages, et nous immerge par de petits détails qui nous immergent dans les différentes époques. Elle aurait pu nous asséner de longues descriptions, elle a préféré faire dans le léger, par petites touches, et cela donne d'autant plus de plaisir.
Dans ce roman, on va alterner entre l'enquête de Mary et ses découvertes sur des secrets de famille et le journal intime de Eugène Mercier. Les chapitres sur le journal intime, créé de toutes pièces par l'auteur deviennent tout simplement passionnants tant tout sonne vrai et juste. Et comme Eugène Mercier est un aïeul de l'auteur, le lecteur que je suis est admiratif devant l'hommage rendu envers une personne qui aura marqué à la fois sa famille mais aussi le monde entier.
Quant à moi :
Deux Lorraine Fouchet aujourd'hui mais celui-ci m'a bien plus emballé que le précédent car tout en traitant la vie passée de son aïeul (Les champagne Mercier sont à 100kms de Troyes elle) elle a mêlé une intrigue policière gentiment ficelée. Ça donne un livre vraiment très intéressant de par l'histoire de cet homme, très en avance sur son temps, et captivant et par l'intrigue policière.

Dans les ténèbres, l'imagination travaille plus activement qu'en pleine lumière.

Emmanuel Kant

 

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 09:00

Encore un mois de passé depuis notre dernière rencontre littéraire, misère, ça passe vite, trop vite... Dans un mois et demi nous serons en train de terminer l'année avec plus ou moins de bonheur...

Voici ce que je vous propose aujourd'hui

Si on lisait en octobre
 
La fille qui marchait sur l'eau : Siddharth Dhanvant Dhanghvi   
Résumé :
Que volent les saris ! Que vibre la cithare ! Siddharth Dhanvant Shanghvi, véritable phénomène de la littérature indienne, a inventé le roman made in Bollywood. Nandini Gandharva, muse, peintre et modèle, est l'égérie de tous les artistes du Bombay des années vingt. Espiègle et indépendante, elle mène une vie trépidante, entourée d'un aréopage d'amis hauts en couleur : la belle Libya Dass, le génial Bunkusdaas, l'inventeur des comédies musicales version tandoori, et l'élégant Percival Worthington, sur lequel Nandini a jeté son dévolu... Une écriture éblouissante et des personnages flamboyants, La fille qui marchait sur l'eau est une saga familiale épicée, qui a valu à son auteur le prestigieux Betty Trask Award.
Ceux qui en parlent :
Heureuse rencontre que ce roman, trouvé au hasard chez mon libraire.
J'ai avalé tout cru ce récit bollywood plein de charmes, de filles envoûtantes, d'amours contrariées, de malheurs, mais aussi de chants, et d' hommes qui mettent des fleurs de frangipane dans les cheveux de leurs femmes. Un subtil équilibre de sensualité et de drames.
On suit le destin de deux femmes : Nandini la voluptueuse et sauvage idole et Anuradha Gandharva, la douce épouse amoureuse qui verra sa vie 
gâchée par sa belle-mère, une maison jalouse et la maladie...
Quant à moi :
Un roman que j'ai lu dans le cadre du café des lecteurs mais je ne peux pas dire que cette lecture m’aie vraiment emballée. Déjà la belle-mère  qui gâche la vie à sa belle-fille c'était couru d'avance et je l'ai trop vécu pour  avoir envie de retrouver ce genre de marâtre, puis cette maison habitée par un esprit malin qui agit, réfléchit, ourdit, ça ne correspond pas à mon état d'esprit. Mais comme il est écrit ci-dessus, ça peut plaire à celles qui arrivent à lâcher prise dans cet espace bollywoodien ou règne un mélange de surnaturel, de sexe, de joie, de misère et d'improbable...
 
Policier-roman noir

Policier-roman noir

Les Bonnes âmes   :   Sarah Court
 
Résumé :
Sarah Court : complexe d’habitation sans âme construit à la hâte au nord de Niagara Falls, où les vies se font et se défont et où les résidents se révèlent dans toute leur stupéfiante horreur. Un batelier à jamais hanté par une malédiction familiale repêche dans les eaux noires ceux qui s’y noient ; un cascadeur au corps brisé à force de courir après le danger ; un neurochirurgien alcoolique en disgrâce ; un boxeur raté sur la pente de l’autodestruction dont le fils se réfugie dans la peau de personnages fantaisistes ; une adepte du vol à l’étalage aux fantasmes de maternité non assouvis ; l’orphelin d’une fumeuse de crack devenu technicien de machines distributrices et criminel à ses heures ; une femme étrange dont la famille est une cour des Miracles pour délinquants.
Ceux qui en parlent :
Divisé en cinq parties, ce roman choral dresse un portrait sans fard, sombre et peu reluisant des habitants de Sarah Court. L'on y croise des personnes bizarres, peu recommandables parfois, mais aussi touchantes. L'on assiste à des scènes improbables, de haut vol ou encore ridicules. Si les cinq parties bien distinctes ne semblent avoir que peu de lien entre elles, elles sont, au final, inter-connectées. En effet, les personnages déjà rencontrés resurgissent dans un autre chapitre et le dénouement d'une histoire se retrouve dans le récit d'une autre. Dans ce sens, Craig Davidson nous offre un roman pour le moins singulier et d'une maîtrise totale, aussi bien sur le fond que sur la forme. Déconcertant mais finalement captivant. Une peinture un brin amère et cynique d'une société désabusée...
Quand à moi :
C'est rare mais ce roman, bien que je m'y sois accrochée de toute mes forces, je n'ai pas réussi à en venir à bout. Ce n'est pas le fait qu'il y ai plusieurs personnages, non, ça j'aime assez mais c'est long, c'est noir et c'est re-long, re-noir... Donc j'ai laissé tomber à mi-parcours
 
Roman historique

Roman historique

Filles de la mer  : Mary Lynn Bracht

Résumé

Sur l'île de Jeju, au sud de la Corée, Hana et sa petite sœur Emi appartiennent à la communauté haenyeo, au sein de laquelle ce sont les femmes qui font vivre leur famille en pêchant en apnée.

Un jour, alors qu'Hana est en mer, elle aperçoit un soldat japonais sur la plage qui se dirige vers Emi. Aux deux filles on a maintes fois répété de ne jamais se retrouver seules avec un soldat. Craignant pour sa sœur, Hana rejoint le rivage aussi vite qu'elle le peut et se laisse enlever à sa place. Elle devient alors, comme des milliers d'autres Coréennes, une femme de réconfort en Mandchourie.

Ceux qui en parlent :

La première remarque que je voudrais faire est qu'un ouvrage qui obtient une note moyenne de 4,29 sur 5 pour 80 commentaires mérite forcément toute notre attention .
La deuxième remarque , à la fin de ma lecture , est que ce livre pourrait faire partie de ma sélection pour une île déserte.
La troisième remarque est qu'il est dur , vraiment dur , mais qu'on ne peut pas toujours fermer les yeux quand une auteure , brillante au demeurant , nous place parmi des jeunes filles dont le seul tort est d'être femmes dans un pays en guerre.

Oui , il faut lire ce livre , que l'on soit homme ou femme , sensible , émotif , émotive ou pas. Un devoir de mémoire, une réflexion pour l'avenir . Un livre dont l'intensité dramatique ne laisse pas un moment de répit.

Quant à moi :

Voilà une page de l'histoire que je ne connaissais pas du tout et qui me laisse pantoise. Au moment de la seconde guerre mondiale se jouait une autre guerre qui s'y mêlait mais dont on nous a peu parlé, enfin, dont moi j'ai fort peu entendu parlé. Et là, ça a été une grande claque. Un livre écrit d'une belle plume, ou se mêle l'histoire romancée de deux jeunes sœurs séparées par les japonais pour servir leurs intérêts. Mais toute les bases de ce livre sont exactes et vous trouverez en fin de roman toutes les dates qui nous relatent les méandres de cette triste Histoire...

Si on lisait en octobre
Vous faites quoi pour Noël  : Carène Ponte
 
Résumé :
Plongez Pauline dans une fête de Noël très arrosée au bureau. Pimentez d'un dérapage torride dans le parking de son immeuble avec Hervé, l'assistant du DRH. Ajoutez un enregistrement de vidéosurveillance. Et vous comprendrez que Pauline peut dire adieu à ses vacances pépères, genre siestes en pyjama licorne.
L'urgence : se rapprocher de celui qui détient la vidéo si compromettante pour sa réputation, le séduisant gardien de son immeuble ! Celui-ci lui propose un marché. En tout bien tout honneur. Pauline n'a d'autre choix que d'accepter, mais sait-elle vraiment ce qui l'attend ?
Ceux qui en parlent :
 
Cette année, je me suis lancée dans les comédies romantiques hivernales et, hormis quelques exceptions, j'ai été satisfaite de mes lectures. « Vous faites quoi pour Noël » fait partie des bonnes découvertes, car j'ai trouvé exactement ce que je cherchais en ouvrant ce roman : de l'humour et des personnages attachants. Certes, ce type de lecture est très téléphonée et on sait d'avance ce qu'il adviendra du tandem principal néanmoins, l'ouvrage peut contrecarrer ce point avec divers éléments comme, ici, son ambiance festive ! La narration est pleine de peps, de fraîcheur et de simplicité
Quant à moi :
Je ne vais pas vous dire que j'ai adoré ce livre car l'histoire est courue d'avance mais il faut avouer que c'est joliment écrit, plein de bons sentiments, des personnages sympa. Pour moi c'est un livre que j'ai lu très vite et qui ne me restera pas très longtemps en mémoire même si c'est une jolie histoire de Noël.

Il n'y a que deux conduites dans la vie. Ou on la vit ou on l'accomplit

René Char

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15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 09:00

Nous nous retrouvons aujourd'hui pour cette modeste rubrique que je fais vivre grâce aux livres que je découvre en fonction de mes envies et des pistes qui me sont offertes

soit grâce au à Cath qui tient elle-même une rubrique autrement plus documentée que la mienne,

également grâce au café des lecteurs que je partage dans ma médiathèque

et à ce que je découvre au fil de mes investigations.

Je vous demande toujours de nous parler de vos découvertes car ça enrichi cette petite rubrique que je tiens uniquement dans le but d'un partage entre nous toutes.

 

Si on lisait en septembre
Résumé :
1875 : Un chef cheyenne propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches, afin de les marier à ses guerriers. Celles-ci, « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays, intègrent peu à peu le mode de vie des Indiens au moment où commencent les grands massacres des tribus.

1876 : Après la bataille de Little Big Horn, quelques survivantes décident de prendre les armes contre cette prétendue « civilisation » qui vole aux Indiens leurs terres, leur mode de vie, leur culture et leur histoire. Cette tribu fantôme de femmes rebelles va bientôt passer dans la clandestinité pour livrer une bataille implacable, qui se poursuivra de génération en génération.
Dans cet ultime volume de la trilogie Mille femmes blanches, Jim Fergus même avec une rare maestria la lutte des femmes et des Indiens face à l’oppression, depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Avec un sens toujours aussi fabuleux de l’épopée romanesque, il dresse des portraits de femmes aussi fortes qu’inoubliables.
Ceux qui en parlent :
Voici le dernier tome de la trilogie de Jim Fergus et à chaque fois c'est un ravissement! Je ne vous en dis pas plus concernant l'histoire mais sachez qu'elles vont devoir affronter une fois encore énormément de dangers. Ces femmes prises en étau entre les Blancs et les Indiens. Jim Fergus nous brosse le portrait de femmes courageuses et vaillantes, Pretty Nose, Martha, Gertie, Phemie et bien d'autres, qui n'ont cessé de se battre pour survivre à tant d'atrocités. Dans ce monde hostile, elles sont devenues des femmes guerrières, des Amazones...
Jim Fergus nous plonge au coeur des coutumes indiennes, de leurs superstitions, de leurs croyances. Ce livre est la promesse d'un récit héroïque.(...)
Quant à moi :
Voilà, j'ai terminé cette trilogie et avec le plus grand plaisir. Nous terminons ces romans qui nous ont emmené dans les grandes plaines de l'Amérique peuplée de tribus indiennes qui furent, on le sait bien, décimées pour récupérer leurs terres.
Cette longue histoire est un roman, certes, mais un roman qui retrace très bien la vie des peuples indiens, de la vie de ces femmes qui ont vécu le pire et le meilleur en fonction des époques.
Je reconnais que j'ai trouvé quelques longueurs, que j'ai, quelques fois, eu un peu de peine à resituer tous les protagonistes de cette trilogie. Mais dans son ensemble, oui, j'ose le dire, je me suis passionnée pour ces aventures pas si loin, j'en suis persuadée, de la vérité par bien des égards.
 
Comédie romantique

Comédie romantique

Résumé :
Léna n'en revient pas. Comment sa mère, qui l'a convoquée pour passer Noël dans la maison de son enfance, a-t-elle pu disparaître en ne lui laissant que ce message sibyllin ? La voilà donc coincée dans le petit village de Vallenot au cœur des Alpes de Haute-Provence et condamnée à passer la fête qu'elle hait plus que tout, entourée de sa famille pour le moins… haute en couleur ! Mais les fêtes de famille ont le don de faire rejaillir les secrets enfouis. Les douloureux, ceux qu'on voudrait oublier, mais aussi ceux qui permettent d'avancer…
Ceux qui en parlent :
L'histoire, comme a son habitude, est prenante. L'auteur prend garde à semer ici et là des indices pour éclaircir le mystère, agrémente le tout d'une pointe d'amour et finit par un secret de famille.
Les personnages sont attachants et on apprécie le talent de l'auteur, qui dévoile doucement le rôle de chacun.
Quant  à moi :
Je dirais que si vous cherchez un livre feel good, vous êtes au bon endroit. Ce n'est pas forcément mon premier choix de livre mais je me suis laissée porter avec cette histoire qui fait du bien même si, évidement, le fin est prévisible. Mais qu'à cela ne tienne, lachons prise, ça fait du bien.
Roman Policier

Roman Policier

Résumé :
Paris , le prestigieux 36 , Decazeville et son " petit " commissariat , deux cadres de vie pour Noémie, une attachante capitaine de police touchée dans sa chair à la suite d'un terrible accident de travail . C'est son parcours que nous allons suivre , sa reconstruction dans ce superbe Aveyron où la vie s'écoule si paisiblement...enfin , d'habitude , car la " parisienne " semble attirer " les embrouilles " avec elle . Et quand il y a des embrouilles , l' intrépide ne " laisse pas sa place " même si le prix à payer est de voir remonter à la surface des évènements que les moins de vingt ans
Ceux qui en parlent :
Le cadre de l'histoire , " un village englouti " créé une ambiance mystérieuse et nostalgique même si Olivier Norek sait glisser quelques pointes d'humour, en plaçant par exemple , dans le cimetière, les tombes de Claire Favan et Jacques Saussey . Leurs lecteurs fidèles , dont je fais partie , "apprécieront" et seront sans doute " heureux " de la facétie ....Ouf !!!! Une " fake news " .... de nature à amuser , sans aucun doute , les intéressés .
Chez Norek , ça va vite , pas de temps mort , pas de scènes sanglantes , non , mais du rythme , des fausses pistes , des rebondissements ...jusque dans les dernières pages
Quant à moi :
Second livre de cet auteur qui me plait vraiment bien. Ici un polar, oui, mais pas d'hémoglobine à outrance, une enquête qui se suit avec grand plaisir, des personnages vraiment attachants et un chien pas ordinaire ! Je suis persuadée que vous aimerez ce nouveau roman si vous êtes adeptes à ce style.
 
Roman sur des faits réels

Roman sur des faits réels

Résumé :
C'est l'histoire de Pauline et Clémence, deux fillettes inséparables, deux sœurs vivant près des champs de cannes à sucre, qui un jour, en allant chercher de l'eau à la rivière, sont enlevées, jetées dans un avion, séparées, et qui devront affronter bien des épreuves avant de comprendre ce qui leur est arrivé. Il ne s'agit pas d'un conte pour enfants, même cruel, mais de la véritable histoire des exilés de la Creuse, un transfert massif d'enfants venus de l'île de la Réunion pour repeupler des départements isolés de la métropole en 1963, contre leur gré et celui de leurs familles, devenue un scandale d'état. Dans ce roman, c'est la fille de Pauline, Caroline, qui, trente ans plus tard, mène l'enquête sur l'enfance de sa mère, provoquant ainsi des réactions en chaine et l'émoi de celle qui pour survivre a dû tout oublier...
Ceux qui en parlent :
1963 ...
L'île de la Réunion présente une situation démographique explosive et un fort taux de chômage . En métropole , l'exode rural provoque la désertification de certains départements comme la Creuse , le Gers ou la Lozère .
Alors , Michel Debré , premier ministre de Charles de Gaulle et député de la Réunion décide d'organiser la déportation d'enfants réunionnais , des bébés parfois . Déplacés comme de simples choses . Leur traumatisme est complètement occulté .
Ils sont choisis dans les familles les plus démunies : souvent analphabètes , les parents se laissent duper . Sur promesse d'avenir meilleur , on leur arrache leurs enfants , ils ne les reverront jamais .
On leur avait pourtant dit qu'ils reviendraient pour les vacances ...
Et , s'ils se rebellent , ne veulent par partir , c'est le foyer disciplinaire sur l'île " Hell-Bourg " , un bagne pour enfants pour les forcer à accepter ce voyage sans retour .
Déracinés , ils arrivent bien souvent en souffrance extrême car séparés et effrayés .
Certains , les plus chanceux seront adoptés , d'autres iront en famille d'accueil et parfois , placés dans des fermes , ils seront exploités comme des esclaves . La maltraitance n'est pas le souci premier des services sociaux .
C'est sur cette tragédie historique qu'Ariane Bois a bâti son ouvrage .
On va suivre l'évolution de deux petites filles et de leur descendance qui nous réserve bien des surprises ...
L'accent est mis sur la quête d'identité entravée par les non-dits ou les mensonges , le déni et autres impacts psychologiques .
Elle aborde aussi les méthodes éducatives de l'époque et les droits de l'enfant inexistants .
Malgré la connaissance de ce drame , plonger vraiment dans l'effroyable réalité est un bouleversement .
Ce récit , s'il prend une allure fictive , a cependant la force et la justesse d'un excellent documentaire et ses personnages , judicieusement choisis , le servent parfaitement .
De surcroît , c'est vivant et bien écrit .
Malgré la dureté du sujet j'ai beaucoup apprécié cette lecture . Il n'y a pas d'excès , pas de voyeurisme , pas de pathos . Les choses sont dites , le ton est juste .
Quant à moi :
Je n'en dirais pas plus, c'est un livre que je vous recommande même si vous en avez "entendu parlé" parlé de ce drame vécu par toutes ces familles.
Sur le chemin de la vie, soit doux lorsque tu t'accompagnes.
Régis Carlo

 Voilà une citation qui aurait bien plu à notre  Julien...

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16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 09:00

 

J'espère que les fortes chaleurs que nous avons eu à supporter ne vous ont pas trop affectées et que vous avez retrouvé votre énergie habituelle avec ce retour à la normale. Dans notre appartement nous avons vécu enfermés, à la lumière électrique. Ce n'est pas terrible en matière d'écologie mais comment faire autrement ?

Le pire, en ce qui me concerne, se situe au niveau des nuits sans sommeil. Déjà qu'en temps ordinaire ce n'est pas génial mais avec la chaleur je suis incapable de dormir. Zhom, imperturbable, dort comme un bébé. La chance !

Mais me revoici afin de partager mes dernières lectures et j'espère que vous ferez de même en nous parlant des vôtres dans les commentaires que vous prendrez le temps de déposer suite à ce post.

Roman historique

Roman historique

Résumé :
Autriche, 1938. Kristoff, jeune orphelin viennois, est apprenti chez Frederick Faber, un maître graveur, créateur de timbres, lorsqu'éclate la nuit de cristal. Après la disparition de son professeur, Kristoff commence à travailler pour la résistance autrichienne avec la belle et intransigeante Elena, la fille de Frederick dont il est tombé amoureux. Mais tous deux sont bientôt pris dans le chaos de la guerre. Parviendront-ils à échapper au pire ?Los Angeles, 1989. Katie Nelson découvre dans la maison familiale une riche collection de timbre appartenant à son père. Parmi ceux-ci, une mystérieuse lettre scellée datant de la Seconde Guerre mondiale et ornée d'un élégant timbre attire son attention. Troublée, Katie décide de mener l'enquête, aidée de Benjamin, un expert un peu rêveur...
Ceux qui en parlent :
Jillian Cantor nous propose un superbe roman mêlant présent et passé, un regard plein de compassion , d'amour et de respect pour ces personnes dont la mémoire « fout le camp » , un roman qui rapporte , qui raconte sans pathos ce qui a eu lieu , ce que beaucoup ont vécu dans ces heures sombres de l'histoire mondiale. Un beau roman plein d'amour, de tendresse et d'espoir . 
Quant à moi :
Entièrement d'accord avec l'avis ci-dessus, je vous recommande cette lecture "les yeux fermés". Il faudra juste les ouvrir pour lire ce beau roman, très bien documenté et très bien écrit.
Roman historique

Roman historique

Résumé :
Pendant la Grande Dépression des années 1930, dans une petite ville des Appalaches, Patience Murphy exerce avec talent et passion son métier de sage-femme. Déterminée à instaurer un climat de confiance avec ses patientes mais confrontée à la brutalité d'un milieu hostile, marqué par la crise économique et les problèmes raciaux, elle lutte pour apporter la vie et un peu d'espoir au sein des familles.
Dans la veine de La Couleur des sentiments et de Call the Midwife, La Sage-femme des Appalaches dresse le portrait de femmes extraordinaires qui, face aux difficultés, se révèlent être de véritables combattantes.
Ceux qui en parlent :
L'auteure ayant été elle-même une sage-femme, on a droit à des descriptions d'accouchement parfois difficiles (mais rien à voir avec la scène de l'accouchement dans « La joie de vivre » de Zola !), parfois tragiques, souvent heureuses. Pour ces femmes qui, souvent, n'ont pas d'argent ou la possibilité de se rendre dans un hôpital, Patience représente la seule personne, ayant des connaissances médicales, capable de les aider. Heureusement Patience peut compter bientôt sur la présence d'une jeune fille qui va vivre chez elle et l'aider, Bitsy, et l'aide d'un vétérinaire, Hester, avec qui elle va nouer une relation d'entraide. C'est à regret que j'ai quitté Patience.
Quant à moi :
Un roman que j'ai dévoré car très bien construit. Naissance après naissance, on apprend à connaitre la vie de ces femmes vivant à une époque qui n'a rien à voir avec la nôtre, connaissant des difficultés vécues par nos aïeules mais si loin de nous en définitive... Cette auteure a su relater toutes ces histoires sous forme de journal ce qui fait que, bien que traitant principalement d'accouchements, je n'ai jamais été lassée.
 
 
Policier

Policier

Résumé :
Alors que sonne la quarantaine, le commissaire Galien a perdu ses illusions de jeune flic. Hanté par le souvenir d'une opération qui a mal tourné, il a choisi de laisser derrière lui les frissons de la Brigade Criminelle à Paris pour un poste confortable à l’État Major.
Jamais il n'aurait pensé que sa route croiserait à nouveau celle de Pauline Raumann, la seule femme qu'il ait jamais aimée et qui l'a quitté dix ans plus tôt. Mais lorsque le fils de cette dernière est kidnappé dans des circonstances étranges, Arsène Galien ne peut s'empêcher de se mêler de l'enquête.
Lancés dans une impitoyable course contre la montre, les anciens amants vont devoir faire face à leurs vieux démons pour tâcher de retrouver l'enfant. Entre remords, griefs et faux-semblants, ils apprendront que le désir de vengeance n'a pas de délai de prescription, et que l'on ne peut se fier à personne, pas même à ceux qui nous sont les plus proches.
Ceux qui en parlent :
Pauline et Arsène. Elle et Lui. Cette alternance de points de vue, varie les approches. Les personnages passent par une palette d'émotions, le désespoir bien entendu, puis la colère. Les remords et la frustration, mais aussi le sens de l'amitié et de l'amour. Et s'ils doivent faire face aux procédures, à la hiérarchie, ils devront apprendre à se jouer des faux-semblants. Alors ok, cela reste un roman. Il y a quelques légèretés avec la réalité et le plausible et même un petit côté eau de rose. Mais c'est aussi parce que c'est romanesque que je m'y suis attaché. La lecture glisse. On s'immerge avec aisance dans le style.
C'est un moment de lecture presque apaisant
Quant à moi :
Voilà un policier assez agréable et qui ne nous baigne pas dans l'hémoglobine, ce que j'apprécie assez. Les personnages sont attachants, l'histoire bien ficelée même s'il y a quelques longueurs, quelques clichés, quelques facilités. J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette enquête et chapeau pour la chute... mais chut... !
Roman historique

Roman historique

Résumé :
L'écriture de Julie Otsuka est puissante, poétique, incantatoire. Les voix sont nombreuses et passionnées. La musique sublime, entêtante et douloureuse. Les visages, les voix, les images, les vies que l'auteur décrit sont ceux de ces Japonaises qui ont quitté leur pays au début du XXe siècle pour épouser aux États-Unis un homme qu'elles n'ont pas choisi.
C'est après une éprouvante traversée de l'océan Pacifique qu'elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leur futur mari. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui dont elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
A la façon d'un chœur antique, leurs voix s'élèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées ... leur nuit de noces, souvent brutale, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l'humiliation des Blancs, le rejet par leur progéniture de leur patrimoine et de leur histoire ... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre. Et l'oubli...
Ceux qui en parlent :
Je ne commenterai pas en détails la litanie de litanies que constitue ce roman, dont il ne faut cependant pas penser qu'il n'est qu'une longue plainte de 140 pages sur certains thèmes (le voyage, la rencontre des maris, le travail, les Blancs, les enfants,…), mais dont il faut au contraire saluer le parti pris d'une écriture précise, humble et sans pathos qui fait d'autant plus émerger les émotions du lecteur.
Mais j'insisterai sur le fait l'auteur fait preuve d'un certain don pour nous donner un cours d'Histoire sans avoir l'air d'y toucher, et rien que cela justifie l'existence de ce livre.
Je rajouterai qu'il faut un talent certain pour dépeindre l'abnégation et « l'optimisme du désespoir » de ces femmes au long d'une énumération de jolies phrases toutes simples, qui rappellent le flux et le reflux sans fin des vagues de cette mer que certaines n'avaient jamais vue.
Et je conclurai par une pirouette que certains trouveront facile : certains ne liront jamais ce roman, et c'est dommage pour eux…
Quant à moi :
J'avais lu ce livre il y a fort longtemps et il m'avait frappé par ces récits de femmes parties de leur pays pour une vie meilleure. Bon nombre n'auront, au final, connu que la misère et oui, je pense que ce petit livre mérite que l'on s'y arrête comme annoté dans le commentaire ci-dessus. Je l'ai relu avec plaisir.
 

Dès qu'un homme cherche le bonheur il est condamné à ne pas le trouver. Quand il paraît être dans l'avenir, songez-y bien, c'est que vous l'avez déjà. Espérer, c'est être heureux.

Alain
 

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 09:00

Bonjour à vous toutes,

Le mois de juillet est synonyme pour certaines d'entre nous de la période des vacances d'été.

Pour nous, les retraités qui avons la chance d'avoir des petits enfants, c'est le moment d'être en pleine forme pour faire avec eux tout ce que l'on n'a pas pu faire au cours de l'année scolaire, si chargée entre la classe, le sport, même pour les tous petits (Armand, 5 ans, va à la gym et ça lui plait beaucoup), les compétitions, les copains et les autres grands parents.

Dès samedi nous aurons Ornella pour 4 jours avant qu'elle ne parte en vacances avec toute sa famille. Ensuite nous aurons Gabriel et ensuite, s'il le souhaite, ce sera le tour d'Armand. C'est un peu plus compliqué pour lui car il a du mal à dormir ailleurs que chez ses parents. Mais pour nous, dans notre tout petit espace, c'est compliqué de les prendre ensemble car ils manquent d'espace et des enfants qui ont de 9 à 5 ans, ça bouge, ça bouge ! Et comme nous sommes des personnes normales, en vieillissant nous avons plus de mal à gérer les trois enfants en même temps dans si peu de m2.

Mais s'il vous reste un peu de temps pour vous poser, voire vous reposer en bouquinant, voici ce que je partage avec vous

Si on lisait en juillet

Résumé

Romane, 39 ans, regarde avec incrédulité la vieille dame qui vient de lui parler. Jamais Romane n’a mis les pieds à Marseille.
Mais un élément l’intrigue, car il résonne étrangement avec un détail connu de Romane seule : sa véritable couleur de cheveux est un roux flamboyant, qu’elle déteste et masque depuis l’adolescence sous un classique châtain.
Qui était à Marseille ? Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre elle-même. En cheminant vers la vérité, elle se lance à corps perdu dans un étonnant voyage, entre rires et douleurs

Ceux qui en parlent :

Julien Sandrel a le don de rendre des histoires tellement tristes en histoires merveilleuses, lumineuses et si pleines de vie. Car oui j'ai été émue mais j'ai aussi beaucoup ri. C'est un livre qui nous parle de quête d'identité (À quel point nos parents façonnent-ils nos vies?), d'amour, des liens familiaux et des choix de vie. Les rebondissements sont présents tout au long de l'histoire, derrière une vérité s'en cache souvent une autre et j'ai adoré me laisser surprendre... Bref, encore une fois l'auteur signe une histoire émouvante, juste et pleine d'émotions! (...)

Quant à moi :

Voilà un livre qui se lit facilement. Je ne dirais pas que j'ai ri, ce serait mentir, je ne dirais pas non plus que l'histoire est de celles qui arrivent régulièrement. Pour moi ça tient plus du conte mais j'ai bien aimé ce roman sur la gémellité, cet autre moi dans le miroir. Ça doit être impressionnant d'avoir tant de choses en commun avec un autre être, impressionnant, peut-être aussi un peu pesant, je ne sais pas.
 

Roman historique

Roman historique

Résumé :
1875. Dans le but de favoriser l’intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.
Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l’armée, refusent de rejoindre la « civilisation ». Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie.

Ceux qui en parlent :
J'ai été très étonnée d'apprendre que Jim Fergus avait écrit une suite puisqu'il avait fait disparaître presque tous ses personnages à la fin de Mille femmes blanches. Il a expliqué ne pas en avoir eu l'intention initialement. C'est en parcourant les lieux dans lesquels se déroule son intrigue, ces fameux grands espaces qu'il aime, qu'il a eu envie, plus de quinze ans plus tard, de poursuivre son histoire.
Si le début, très lent, ne m'emballe pas, l'intérêt monte crescendo.
L'auteur dresse de beaux portraits de femmes, tant du côté des femmes blanches que des indiennes. Les personnages sont vivants et très crédibles.
Le mode de vie des indiens est bien mis en valeur. On sent tout l'amour que Jim Fergus porte à ces tribus.
L'auteur a dû faire un énorme travail de documentation pour que son récit, fictif, ait une véritable assise historique et cela le rend très prenant.

Quant à moi :

J'avais bien apprécié Mille Femmes Blanches dont je vous ai parlé il y a plusieurs mois et me revoici pour la suite.

Et là encore, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman même s'il décrit des scènes de bataille assez difficiles. Ces femmes, croisées dans le 1er roman, dévastées par la perte de leurs enfants, deviennent de vraies guerrières pour les venger. C'est violent, compréhensible, immorale par rapport à nos concepts actuels. Une copine de la médiathèque attendait impatiemment ce roman ce qui m'a obligé à le lire un peu trop rapidement à mon gout mais bon, j'ai le dernier opus sous la main et là, j'aurais un peu plus de temps pour le lire.

Roman sur le brexit

Roman sur le brexit

Résumé :
Comment en est-on arrivé là ?
C'est la question que se pose Jonathan Coe dans ce roman brillant qui chronique avec une ironie mordante l'histoire politique de l'Angleterre des années 2010. Du premier gouvernement de coalition en Grande-Bretagne aux émeutes de Londres en 2011, de la fièvre joyeuse et collective des Jeux Olympiques de 2012 au couperet du référendum sur le Brexit, Le coeur de l'Angleterre explore avec humour et mélancolie les désillusions publiques et privées d'une nation en crise.
Ceux qui en parlent :
Le coeur de l'Angleterre, au travers de destinées professionnelles et familiales, allant jusqu'à une intimité émouvante, montre bien la fracture générationnelle en cours dans ce pays où les plus de soixante-cinq ans ont fait basculer le référendum alors que la majorité des jeunes voulaient rester dans l'Europe. Cela n'empêche pas l'humour comme lors de la séance de golf car l'auteur qui ne jouait pas mais dont le frère était professionnel, n'a pas oublié ces séances interminables durant lesquelles il devait porter les clubs de tout le monde…
Très Anglais et très Européen, Jonathan Coe est très triste devant ce qui se passe et son livre m'a éclairé sur bien des points ressortant régulièrement dans l'actualité. le coeur de l'Angleterre est un livre important à lire pour comprendre notre époque.
Quant à moi :
un livre un peu compliqué pour moi qui me tiens relativement loin de tout ce qui information. Mais comment ignorer le Brexit alors que l'on nous en a parlé sur toutes les chaines ? J'ai apprécié que l'auteur nous relate cet évènement à travers le point de vue de divers personnes, de tout âges, voire de diverses conditions, cela a rendu ce roman digeste et instructif. Ceci étant je ne dirais pas qu'il s'agit là d'un roman pour se divertir.
Roman

Roman

Résumé :
Née dans un village perdu du sud des États-Unis, Gloria était si jolie qu’elle est devenue Miss Floride 1952, et la maîtresse officielle du plus célèbre agent immobilier de Coral Gables, le quartier chic de Miami.
Dans les belles villas et les cocktails, on l’appelle « Ma Chérie ». Mais un matin, son amant est arrêté pour escroquerie. Le monde factice de Gloria s’écroule : rien ne lui appartient, ni la maison, ni les bijoux, ni l’amitié de ces gens qui s’amusaient avec elle hier encore.
Munie d’une valise et de quelques dollars, elle se résout à rentrer chez ses parents. Dans le car qui l’emmène, il ne reste qu’une place, à côté d’elle. Un homme lui demande la permission de s’y asseoir. Gloria accepte.
Un homme noir à côté d’une femme blanche, dans la Floride conservatrice de 1963…Sans le savoir, Gloria vient de prendre sa première vraie décision et fait ainsi un pas crucial sur le chemin chaotique qui donnera un jour un sens à sa nouvelle vie…
Ceux qui en parlent :
Laurence Peyrin a un style très cinématographique, je n'imagine pas qu'elle ne soit pas adaptée un jour.
Elle est une conteuse particulièrement douée : faire naître des images, des émotions, donner corps à des personnages fictifs de telle sorte qu'ils ne vous quittent plus, c'est chaque fois sa réussite.
L'histoire contée est l'occasion d'entrer dans une époque, choisie pour sa symbolique, portée par la destinée de femmes dont l'Histoire a fait des "héroïnes" devenues inoubliables à l'image d'Erin Brockovich-Ellis ou Rosa Parks.
Ce roman a été un rendez-vous réussi. Merci à Laurence Peyrin pour ce nouveau coup de coeur !
Quant à moi :
Un livre vraiment très agréable et l'on suit la vie, la chute, l'évolution de cette jeune femme confrontée à son destin. Un livre plein de tendresse, de moments heureux et plein d'optimisme qui font du bien au moral

Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.

Augustin d'Hippone
 

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