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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:00

Bonjour à vous toutes qui me retrouver afin de partager cette rubrique.

Tout d'abord je souhaite à toutes et tous un bon WE de Pâques. Que vous soyez croyants ou pas c'est toujours un bon moment à partager avec les tout petits qui se régalent à chercher les friandises déposées par nos soins dans les endroits les plus improbables.

Voici les livres que je vous propose aujourd'hui.

 

 

La Fille du train par Hawkins Thriller

Résumé :
Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte.
Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu...

Ceux qui en parlent :

Ce livre est une obsession, dans tous les sens du terme, je préfère vous prévenir par avance...la meilleure chose que je puisse vous dire pour commencer c'est de le lire, car ce sera la seule façon de comprendre à quel point ce roman est jubilatoire.
Il est construit comme un assemblage de différents journaux intimes, l'histoire nous est donc racontée par plusieurs personnes comme un puzzle dans le but d'un tableau final.
Il relate tout d'abord l'histoire de gens simples, comme vous et moi avec une vie ordinaire, des bonheurs et des malheurs ordinaires.
Sachez juste que dans La fille du train, il n'y a pas de héro, non! aucun personnage quasi parfait, ici, tous ont des secrets plus ou moins glauques.
Impossible d'imaginer la fin, j'ai constamment été dans l'incertitude face aux événements qui déroulent dans cette petite banlieue de Londres.
Paula Hawkins parvient à donner une réalité à ses personnages grâce à leurs défauts, leurs manies, leurs passés houleux ou heureux.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille, loin de là.
Un excellent Thriller, tout en psychologie, dans lequel Steven Spielberg a su reconnaître le talent de l'auteur, puisqu'il en a acheté les droits cinématographique.

Quant à moi :

Rien de plus à ajouter, j'ai beaucoup aimé ce livre qui, partant de personnages ordinaires, fait un livre pas comme les autres.

 

Quinze ans après par Jardin  Roman d'amour

Résumé :
À vingt-cinq ans, Fanfan et Alexandre s'étaient passionnément désirés. Fou de romantisme, il avait fait à sa belle une cour sans fin, lui refusant même l'acompte d'un baiser. Leur songe rose et plein d'effroi avait tourné court...

Et voilà que quinze ans après, une machination orchestrée par un éditeur et un producteur avides remet en présence le couple qui inspira le roman Fanfan, incarné au cinéma par Sophie Marceau et Vincent Pérez.
Ceux qui en parlent :
D'après les dires de l'auteur lors des émissions littéraires de la rentrée, je pensais trouver un roman qui ferait l'apologie du quotidien, d'une forme d'amour constitué d'habitudes et de compromis, puisque Alexandre Jardin parlait d'amour en charentaises ( il en décorera même un mur de l'appartement !) .En fait, rien de cela, Alexandre continue à vouloir éblouir Fanfan, à imaginer l'impossible, à jouer comme un grand gosse…il a donc une fois de plus écrit le même roman en donnant à Fanfan le rôle d'Alexandre et à Alexandre celui de Fanfan. Quinze ans après, ils sont toujours beaux, ils n'ont pas de rides ou alors elles les rendent encore plus irrésistibles, le corps de Fanfan n'a pas été déformé par les maternités, ils n'ont ni douleurs dorsales, ni douleurs musculaires …
Je suis toujours sensible aux trouvailles drôles, au rire d'Alexandre Jardin et à son engagement pour le plaisir de la lecture pour tous, mais je trouve qu'il n'a pas réussi à traiter le sujet de l'amour et du temps qui passe ! Pas grave, je l'aime toujours …et achèterai Fanfan, acte III
 
Quant à moi :
Alors moi je pense que je ne vais pas insister avec cet auteur que, décidément, je n'arrive pas à suivre. Cette histoire ne présente aucune vraisemblance avec la vie et dès que l'on aborde Fanfan et son amie, Cruella en puissance, on a tout compris au livre...
 

Meurtres pour rédemption par Giebel  Roman policier

Résumé :
Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.
Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres.
Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté.
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption.
Ceux qui en parlent :

Un roman puissant sur la souffrance infinie, le désespoir, le milieu carcéral, ses règles tacites entre détenus, entre gardiens, mais aussi entre matons et prisonniers - règles souvent sauvages, impitoyables, inacceptables, sur lesquelles les autorités ferment les yeux, ce qui arrange (presque) tout le monde, sauf les victimes des sévices...

Ouvrage très dur, impossible pour moi d'aller au-delà de 200 pages par jour, et pas avant le coucher ! J'ai même failli abandonner à la moitié, écoeurée, lassée de tant de violence et de douleur, gros coup de mou et de blues même.

Dommage que le récit prenne cette tournure aux deux tiers et s'enfonce plus encore dans le sordide, le non-plausible quant à la résistance hors-norme des protagonistes. Heureusement, la jeune femme est terriblement attachante, les dialogues percutants et souvent jubilatoires grâce au sens de la repartie de la demoiselle... Et la plume de l'auteur est impeccable.

Quant à moi :

Un livre dur de chez dur et qui serait, à mes yeux, un très bon livre si l'auteure n'avait pas voulu rajouter, encore et encore des sévices et une endurance impossible pour un être humain à supporter. Ceci étant dit ça reste un très bon roman noir. A bien comprendre que l'on n'en ressort pas l'esprit serein.

 

Les Demeurées par Benameur  Roman d'amour maternel

Résumé :
Les demeurées, ce sont une idiote du village et sa fille, fruit d'un contact éphémère avec un ivrogne de passage. Entre ces deux êtres d'infortune, nulle parole. Leur amour est silencieux, bâti sur leur seule présence l'une à l'autre. Leur vie recluse, solitaire, doit cependant prendre fin lorsque la petite Luce prend le chemin de l'école. Là, le monde l'attend et mademoiselle Solange, l'institutrice, est décidée à rompre l'ignorance, à faire jaillir les mots. La Varienne et sa fille vivent cette intrusion de l'extérieur comme une menace. Ensemble, elles renforceront ce lien primal, instinctif qui les unit: un amour quasi mystique, indéfectible, originel.

Ceux qui en parlent :

Un récit ramassé dont la profondeur n'a d'égal que l'humanité qui s'en dégage. C'est réellement une histoire poignante et bouleversante que nous raconte Jeanne Benameur. Toute l'intensité de ce roman se retrouve dans les non-dits et le silence qui entoure les deux femmes.
L'auteur pose un regard sur les limites de l'enseignement et la passion dévorante de certains professeurs pour leur métier, leur soif de faire partager leur savoir.
Un roman empli d'émotion, de sensibilité, d'amour et d'humanité.

Quant à moi :

Un très beau livre sur la différence. Accepter que nous ne sommes pas tous semblables, que l'on ne peut pas tout arranger en fonction de nos propres règles. Et accepter qu'une enfant préfère rester auprès de sa mère même si elle se rend compte qu'elles ne seront jamais comme tout le monde mais ensemble, unies par un même amour.

 

Nous voici au terme de cet article et j'espère que vous y puiserez l'envie de lire, que ce soit l'un de ces romans ou un autre.

N'hésitez pas à laisser vos suggestions, ça me permettra d'élargir mes découvertes.

Je vous souhaite un excellent WE et vous retrouve dans 2 semaines pour d'autres lectures

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Published by danie - dans Si on lisait
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:05

Bonjour à vous qui aimez partager cette rubrique avec moi.

Quatre nouveaux romans à vous proposer aujourd'hui et j'espère que vous y trouverez votre bonheur.

Et, une fois n'est pas coutume, je ne vous propose que des livres légers, légers !!!

Je vais commencer avec le dernier roman de Yasmina Khadra. Le dernier sorti en aout 2016 mais vous le savez maintenant, j'ai quelques mois d'avance dans mes lectures et par rapport à ces articles...

Dieu n'habite pas La Havane par Khadra   Roman d'amour

Résumé :

À l’heure où le régime castriste semble avoir vécu, Juan del Monte Jonava, à cinquante ans passés, chante toujours dans les cabarets de La Havane. Sa voix magnifique qui électrisait les foules lui a valu le surnom de « Dom Fuego », mais le temps s’est écoulé et sa gloire s’est ternie. À l’instar de nombreux Cubains habitués aux restrictions, Juan vit chez sa sœur et sa nombreuse famille. En quête d’un nouveau contrat, il traîne son mal être dans les rues de la ville, quand il tombe sur Mayensi, une jeune fille rousse et sauvage qui a fui son village. Touché par la grâce et le désarroi de la jeune fille, Dom Fuego décide de l’emmener chez sa sœur. Malgré la différence d’âge, il éprouve pour elle une attirance de plus en plus forte et, à son contact, la vitalité et la passion qu’il croyait à jamais disparues renaissent en lui. Hélas, cette beauté farouche semble nourrir une étrange méfiance à l’égard des hommes. Et si dom Fuego réussit à la séduire, il sait que ce moment de bonheur parfait qu’elle lui offre ne pourra être qu’une parenthèse miraculeuse.

Ceux qui en parlent :

1er avis

Dans un style simple et agréable à lire, Yasmina Khadra nous entraine dans les Caraïbes. On entend la musique d'Ibrahim Ferrer, on est bercé par le rythme des vagues de la plage. Dans cette carte postale, l'histoire est un peu trop simplette pour captiver. Notre héros, Juan del Monte dit Don Fuego, n'est qu'un vieux beau qui se croit encore irrésistible et qui demeure narcissique jusqu'à la fin du roman. Après « La dernière nuit du raïs » je m'attendais de l'auteur un roman plus profond. "Dieu n'habite pas La Havane" est un roman qui se laisse lire mais qui ne restera pas dans ma mémoire.

2ème avis

Je ne vais pas comparer ce nouveau roman aux autres, car ici nous sommes dans un autre contexte (j'avoue quand même avoir été plus emportée par "la dernière nuit de Raïs). Yasmina Khadra est doté d'une plume d'une grande fluidité. C'est un écrivain prolifique mais qui ne néglige pas la qualité de ses écrits, et nous propose à chaque fois un roman dense, puissant, inspiré et à l'écriture poétique. Mohamed Moulessehoul de son vrai nom nous fait vivre des aventures tragiques mais passionnantes, ici nous sommes en pleine immersion à Cuba, on y respire, on y entend cette musique si enflammée...même si l'écriture est plus légère que ses précédents romans, l'histoire qui se déroule ici doit se prêter à la fluidité avec laquelle le cubain aborde son quotidien. 

Quant à moi :

Alors pour moi ce sera un mixte de ces deux avis.

J'ai découvert un Yasmina Khadra très loin de tous ces précedents romans et ça peut déstabiliser il faut bien l'avouer. Du coup l'histoire, très simple de ce Don Fuego, ressemble plus à une bluette qu'à autre chose mais la plume de cet écrivain, si poétique, si attachante, fait que ça reste un roman très agréable à lire dont on ne ressort pas l'âme tourmentée mais plutôt un peu désenchantée de n'avoir pas rencontré dans ce dernier opus, une histoire forte qui nous laisse à réfléchir, à peser le bien, le mal mais qui, par contre, nous laisse l'âme légère car, au final, c'est une belle histoire d'amour.

Alors oui, j'ai eu tout de même beaucoup de plaisir à découvrir ce dernier roman même si...

Le reste de leur vie par Didierlaurent  Roman

Résumé :

"Comment, au fil de hasards qui n'en sont pas, Ambroise, le thanatopracteur amoureux des vivants et sa grand-mère Beth vont rencontrer la jolie Manelle et le vieux Samuel, et s'embarquer pour un joyeux road trip en corbillard, à la recherche d'un improbable dénouement?Un conte moderne régénérant, ode à la vie et à l'amour des autres.

Ceux qui en parlent :

En compagnie de Beth et de Samuel, nous allons nous retrouver embarquer dans un voyage étonnant, pour une destination qui ne l'est pas moins.
Un bouquin original même s'il est un peu cousu de fil blanc. C'est un roman à l'optimisme débordant et qui fait la part belle à des métiers indispensables, malheureusement non reconnus. Surtout en ces temps de fortes agitations planétaires, un brin de respect et d'amour fait du bien.

Encore un roman qui fait du bien, qui se déguste comme un apéro léger, sous un parasol, avec les glaçons qui vont bien, en compagnie de personnages plutôt sympathiques.

Quant à moi :

Vous recherchez un livre pour vous faire du bien c'est celui là qu'il faut choisir !

Mais attention il s'agit d'un roman pas d'une histoire vraie même si on aimerait bien que...

Les personnages sont attachants, plein de bonnes intentions, bien brossés, tout ce qu'il faut pour nous mettre du baume au coeur.

Contrairement à certains avis relevés sur le net je ne trouve pas ce livre aussi bien que le 1er roman de cet auteur "le train du 6h27" dont l'histoire était vraiment très, très originale.

Mais ça reste tout de même un très bon livre pour se divertir et n'avoir pas la grosse tête une fois la dernière page tournée.

La clef sous la porte par Gautier  Roman

Résumé :

José, retraité solitaire et endurci, vit devant la télé. Ferdinand, dont la vie sonne aussi mal au bureau que dans son univers familial, subit une femme volage et une fille ado, véritable tête à claques qui le déteste. Auguste, la cinquantaine, est pris en tenaille entre une mère tyrannique et un père plutôt faible. Et Agnès, la quarantaine, toujours amoureuse d'hommes mariés, doit se rendre au chevet de sa mère qui agonise. Ses trois frères, des fardeaux qu'elle redoute, la supplient de venir à l'hôpital...

Ceux qui en parlent :

Il y a quatre personnages, avancés en âge, écrasés par le poids des conventions, dépassés par "l'évolution" de la société. Ils aimeraient se rebeller mais ils n'osent pas.
J'ai beaucoup aimé ces personnages dans lesquels j'ai pu reconnaître certaines de mes pensées. Pascale Gautier les dépeint avec tendresse et justesse. Son regard sur notre monde lucide et désabusé n'est pas dénué d'intérêt.
Là où l'histoire pèche, c'est que ces portraits, aussi talentueux soient-ils, prennent le pas sur l'histoire. le lâcher prise des protagonistes intervient tardivement et n'a rien de transcendant. La montagne accouche d'une souris.
En refermant le livre, je me suis dit "Tout ça pour ça ?"

Quant à moi :

Moi qui me suis éclatée avec "les vieilles", premier roman de cet auteur je m'attendais à un second livre aussi percutant, aussi marrant, plein d'espoir et de situations cocasses.

Pascale Gautier n'a sans doute pas voulu réitérer le même style et ça donne, en définitive, un livre qui se lit, vite et qui ne laisse aucun souvenir car les personnages, même s'ils sont tout à fait plausibles, ne nous livrent rien de suffisamment fort pour que l'on s'y attache.

 

Comment Papa est devenu danseuse étoile par Clemente Ruiz Roman

Résumé :

Depuis qu’il est au chômage, Lucien Minchielli, 47 ans, est affalé sur le canapé du salon. Sophie, sa femme, n’en peut plus. Un jour, subitement, il reprend le sport et s’inscrit au cours de danse de sa fille Sarah, qui en est mortifiée. Paul, le petit dernier, se réfugie chez sa grand-mère, une ancienne danseuse étoile du Bolchoï que son mari a abandonnée à l’annonce de sa grossesse.
Si la danse est une histoire de famille chez les Minchielli, Lucien s’était jusque-là bien gardé de s’y intéresser. Comment la famille va-t-elle survivre à ce nouvel épisode qui bouscule tout leur équilibre ? Lucien va-t-il finir par s’expliquer
sur cette soudaine et incompréhensible lubie ?

Ceux qui en parlent :

C'est un roman frais et touchant, riche en émotions et en rebondissements, facile à lire et qui ne se lâche qu'au dernier mot de la dernière ligne. L'intrigue est simple, mais elle se déplie en profondeur, c'est ce qui en fait le charme.

Ce roman où le père de famille endosse un rôle à contre-emploi n'est pas sans rappeler les délicieux films « Tootsie », et « Mrs Doubtfire », adapté du roman « Quand papa était femme de ménage » d'Anne Fine, même s'il était question dans le premier de trouver un emploi de comédien, et pour le second, de se faire embaucher par son ex-femme pour voir ses enfants.
Savoureuse particularité de ce roman : le narrateur est Paul, le fils de Lucien. Sa voix confère au texte un langage dynamique, moderne, et drôle, bien que Paul soit un garçon sérieux et peut-être plus mûr que certains membres de sa famille, et elle rend le livre accessible aux adolescents aussi bien qu'aux adultes.

Quant à moi :

Voilà un livre raffraichissant, une histoire qui peut effectivement s'apparenter à Mrs Doubtfire, tout aussi jouissif. Bien sur on ne s'attend pas à ce que cette histoire nous arrive, quoi que..., mais c'est plein de tendresse et si bien raconté par la voix de ce tout jeune homme de 13 ans.

Je vous le recommande si vous avez envie de passer un bon moment sans vous prendre la tête.

 

 

Et nous voici à la fin de cet article. J'espère que vous y aurez trouvé l'envie de lire

Et n'hésitez pas laisser vos avis, vos coups de coeur afin que cette rubrique ne soit pas la mienne mais la notre.

Je vous embrasse et vous souhaite un très bon vendredi

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 10:15

Bonjour à vous qui prenez plaisir à découvrir ma petite sélection de livres, ici, chaque quinzaine.

Les voici , une fois encore, très différents les uns des autres et je crois pouvoir dire que vous devriez toutes y trouver matière à lire.

Je rappelle que dans les médiathèque on a la possibilité de demander des livres "grande vision" pour celles qui ont du mal à y voir bien clair.

Nous sommes bien d'accord, lire est un plaisir mais on ne peut pas toujours s'y adonner lorsque la vue n'est pas bonne.

Alors, avant de renoncer, faisons l'essai de ces livres écrits très gros.

Pour ma part il m'arrive régulièrement d'en avoir à ma disposition. Non pas que je sois dans la difficulté de lecture mais tout simplement parce que c'est dans ce format que ma médiathèque me les passe.

C'est un peu dérangeant quand on a une bonne vue mais je sais, parce que la cousine de zhom ne peut lire que ce format, combien ça permet de s'évader malgré certaines difficultés visuelles.

Vous n'aurez pas ma haine par Leiris Témoignage-deuil-attentat

Résumé

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.
À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment,
malgré tout, la vie doit continuer.
C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant.

Ceux qui en parlent :

"Toute leur vie un petit garçon et son papa vous feront l'affront d'être libres et heureux ensemble
Comment être originale pour critiquer un livre qui me bouleverse ?
Comment parler de paix et repousser la haine ?
Mais aussi, comment ne rien dire ?
Aucun de mes mots ne le peut, seules mes larmes l'auraient pu en le lisant.
Il faut le lire pour ne pas oublier !
Les mots profond de ce papa, ne sont jamais des mots de vengeance, ni de rejet de Dieu ou de religion.
Ce livre poignant et bouleversant ce livre qui raconte l'après .... ce livre qu'il fallait écrire parce que écrire libère, parce que écrire nomme, parce que écrire protège ...il faut le lire pour ne pas oublier...jamais !
Chacun des mots simples et émouvants de ce livre, est enluminé discrètement de toutes les images essentielles de leur vie, mais c'est l'espoir et la "lumière" qui triomphent !
Ce livre Vous n'aurez pas ma haine, qui dit aussi que Antoine Leiris et son fils, et tant d'autres qui ont vécu le même enfer, doivent pourtant pouvoir continuer à vivre à remonter de cet abîme, et à marcher...debout.

Quant à moi :

Un récit bouleversant bien sur. Un homme terrassé par la douleur qui se doit de continuer à vivre, et à vivre heureux, pour permettre à son fils de bien grandir malgré l'horreur de ces horribles attentats.

Ce récit n'est pas là pour pardonenr l'impardonnable, il n'est pas là pour nous donner une leçon, enfin, je ne le crois pas. D'ailleurs à un moment donné de son récit Antoine nous dit qu'il craint de ne pas être à la hauteur de ses paroles.

Je vous livre un passage illustrant justement cette pensée :

Et tout à coup, jai peur. Peur de ne pas être à la hauteur de ce que l'on attend de moi. Aurais-je encore le droit de ne pas être courageux ? Le droit d'être en colère ? Le droit d'être débordé, le droit d'être fatigué. Le droit de boire trop et de fumer encore...etc

Car oui, ces 5 mots ont fait le tour de la planète et c'est une lourde responsabilité que d'être aussi fort que ce que l'on attend de lui.

Et pourtant, et pourtant, il reste un homme brisé qui devra surmonter, comme trop d'entre nous, l'impensable, l'impardonnable.

Prendre Lily par Neuser  Policier

Résumé :

Après le meurtre de Lily Hewitt, retrouvée dans sa baignoire avec les seins tranchés et deux mèches de cheveux de couleurs différentes entre les doigts, l'équipe du policier Gordon enquête sur Damiano Solivo, un immigré italien voisin de la victime. Persuadé de la culpabilité de cet homme, dont l'alibi semble artificiel, Gordon collecte les indices de son implication sans rien pouvoir prouver.

Ceux qui en parlent :

Ce bouquin est différent.
Balayées, vos belles certitudes concernant les polars. Dépoussiérées, vos merveilleuses habitudes de lecture. Soufflée, cette monotonie qui parfois vous prend à force de lire tant de récits qui se ressemblent.
Prendre Lily est un polar, certes. Quoi que… Permettez moi d'en douter une seconde (ah, cette manie de toujours vouloir tout coller dans des boites).
Marie Neuser nous propose, en fait, un roman hybride. A la fois polar, chronique d'une époque, dissection d'une enquête, reportage romancé ou encore récit psychologique, son roman (d)étonne et sort de l'ordinaire.
C'est le premier volet d'un diptyque consacré à un fait divers qui a passionné les foules de 1993 à 2011 et fait s'arracher les cheveux des enquêteurs italiens et anglais. Tant qu'à faire, autant que ce soit une française qui s'y colle.
Le roman a beau se baser sur une histoire vraie, on est loin d'une banale retranscription des faits. A la fois récit analytique que psychologique, l'auteure nous plonge tout entier dans une enquête qui n'en finit pas. A travers les yeux, l'esprit et les failles de l'un des policiers anglais, elle nous permet de suivre l'enquête pas à pas.

Quant à moi :

Les critiques sont plus que bonnes pour ce roman.

Toutefois j'y ai trouvé des longueurs qui, par moments,  m'ont un peu lassée je dois bien l'avouer.

Il faut dire que l'enquête aura duré, rien que pour le meurtre de Lily, 10 années et c'est bien normal que ça s'étire un peu.

Mais ce livre est bien construit et l'on a toujours envie d'en savoir un peu plus et d'arriver au bout.

Un fait m'a paru étrange en découvrant ce roman. Marie Neuser a commencé par le meutre de Lily alors qu'en fait c'est Gloria qui a disparue la première.

Pourquoi cette façon de faire ?

Mais si, c'est bien sur...

Il faut aller au bout pour mieux comprendre la situation et j'attends que ma médiathèque me livre "Prendre Gloria" pour venir à bout de cette enquête complexe.

Affaire à suivre donc !

 

Stoner par John E. Williams Roman

Résumé :

Fils de paysan, William Stoner débarque à l'université du Missouri en 1910 pour y étudier l'agronomie. Délaissant ses cours de traitement des sols, il découvre les auteurs, la poésie et décide de se vouer à la littérature, quitte à décevoir les siens. Devenu professeur alors que la Première Guerre mondiale éclate, cet homme solitaire et droit traversera le siècle et les tumultes de sa vie personnelle avec la confiance de celui qui a depuis longtemps trouvé son refuge : les livres.

Ceux qui en parlent :

c'est aussi la plume gracieuse et parfois naïve de John Williams qui magnifie ce destin fragile. On se laisse absorber par un texte coloré d'une tonalité profonde et grave qui saisit parfaitement les vicissitudes de la vie et les afflictions masquées. L'auteur se cache derrière une narration à l'empathie lointaine qui parvient à faire émerger de cette vie pleine de tristesse pudique quelques instants de bonheur et de tendresse lesquels apparaissent comme autant de séquences lumineuses et précieuses.

Le livre raconte un homme qui a vécu comme un étranger à sa propre vie, qui s'est parfois très (trop ?) rapidement abandonné à une impuissance silencieuse, une résignation discrète. Certains peuvent être tentés de considérer ce personnage comme lâche et faible. Et pourtant on s'émeut de la volonté de Stoner de s'accrocher à des valeurs humaines qui apparaissaient déjà au début du XXe dépassées.

Quant à moi :

Ce livree m'a été offert par mon amie Béa il y a de cela déjà 5 ans...

Je l'ai relu avec autant de plaisir que lors de sa découverte.

Ce roman n'est pas un roman d'amour à proprement parlé mais c'est tout comme car le personnage principal y vit un amour pour la littérature et pour deux femmes qui auront compté dans sa vie. Une vie qui n'a rien de gaie il faut bien l'admettre, cet homme la subit plutôt qu'il ne la vit. Cependant il n'y a pas de misérabilisme dans tout ça, juste une vie qui se déroule sous nos yeux et pour laquelle j'ai éprouvé bien de l'empathie.

 

La liste de mes envies par Delacourt Roman

Résumé :

Jeune fille, Jocelyne rêvait de mode et de prince charmant. Mais la vie est passée par là, et à 47 ans, la mercière d'Arras doit se contenter d'un mari indifférent et d'un blog sur la dentelle. Quand un heureux concours de circonstances lui offre le gros lot du loto, Jocelyne réalise qu'elle a de quoi réaliser tous ses désirs. Grisée par cette perspective, elle décide de prendre son temps avant d'en parler à ses proches et en attendant, fait la liste de tout ce qu'elle pourrait s'offrir, achats utiles ou folies inconsidérées ... Elle se méfie de cet argent tombé du ciel, n'aurait-elle finalement pas plus à perdre qu'à gagner?

Ceux qui en parlent :

1er avis :

Vu le nombre d'avis positifs sur le deuxième roman de Grégoire Delacourt autant le dire tout d'entrée c'est pour moi, une vraie déception.

Delacourt empile clichés, bons sentiments, situations convenues, personnages stéréotypés. On frise la niaiserie à de nombreuses reprises. Et que dire de la seconde moitié du roman aussi improbable que de gagner au Loto. Il ne suffit pas de se mettre dans la peau d'une femme, encore faut'il la rendre crédible. Delacourt se rate dans les grandes largeurs et on est tristounet autant pour lui que pour nous.

2ème avis :

J'ai adoré à la fois le fond et la forme de ce roman dont le style ne peut pas être comparé à celui d'un autre écrivain.
Grégoire Delacourt est un publicitaire et son goût pour les mots ciselés et les expressions percutantes rendent la lecture fort agréable même si les thèmes abordées (notamment les rapports amour- beauté, amour-argent) peuvent paraitre de prime abord banals.
Mais l'essentiel n'est il pas fait de banalités ?
Pour moi ce livre a été une découverte importante dans mon itinéraire de lectrice et je ne peux que conseiller sa lecture.

Quant à moi :

Un livre qui m'a été offert par mon amie Guylaine il y a quelques années.

Voici un livre qui ne sera pas une découverte à franchement parlé car un film en a été tiré et il est déjà passé à la télé dernièrement.

Si je vous mets deux avis c'est que les critiques sont soit carrément bonnes, soit carrément mauvaises et ce sera à vous de juger.

Cependant, est-ce mon coté fleur bleue qui m'a fait aimer ce livre, est-ce parce qu'il m'a été offert avec beaucoup d'amitié ou bien est-ce tout simplement un bon livre ?

Un peu de tout ça je pense mais, franchement je me suis régalée à sa lecture, bien plus qu'en voyant le film trop édulcoré.

Je suis tout de suite entrée dans récit, les personnages m'ont parlée, je les ai trouvé attachant, même le mari qui n'est pas un modèle de vertu m'a ému, c'est dire.

Je suis en train de vous influencer mais j'aimerais que vous le lisiez et me disiez ce que vous en pensez. Bien sur, c'est un roman et il est fort peu probable que ça arrive dans la vraie vie alors il faut lire ce récit sans trop se prendre la tête, juste lâcher prise.

 

Se sera tout pour aujourd'hui et nous nous retrouvons dans une quinzaine pour d'autres livres.

Je vous souhaite un très bon dimanche

Et vous embrasse toutes très amicalement

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 12:28

Bonjour à vous toutes.

Nous nous retrouvons pour partager ces livres mais aussi pour que vous puissiez nous donner vos coups de cœur.

Je souhaite que ce lieu soit un lieu d'échange. Je sais que je me répète, mais c'est très important que chacune puisse s'y exprimer et ce même si un des livres proposés ne vous a pas plu du tout, mais pas du tout, du tout lol !

Voici ce que je vous propose :

Profanes par Benameur Roman-Poésie-Haïku

Résumé :

Ils sont quatre, ils ne se connaissent pas mais ils vont rythmer la vie du docteur Octave Lassalle qui les a soigneusement choisis comme on compose une équipe -- comme avant autour de la table d'opération, mais cette fois-ci, c est sa propre peau qu'il sauve, sa propre sortie qu'il prépare.

Ensemble, cette improbable communauté progressivement tissée de liens aussi puissants qu'inattendus, franchira un seuil, celui des blessures secrètes.

Un hymne à la vie et un plaidoyer pour la seule foi qui vaille : celle de l'homme en l'homme.

Ceux qui en parlent :

Tout ce beau livre est tissé de frémissements doux, de gestes délicats qui, dans une insaisissable alchimie, enveloppent, guérissent permettant à l'élan vital de reprendre force pour oser risquer de nouveau avec «Dans leurs regards la gravité de ceux qui ont appris que l'amour ne protège de rien. Qu'il sert juste à prendre tous les risques. Et qu'on est toujours aussi vulnérable.»
Une belle réussite que ce livre plein d'émotion qui nous dit d'avoir foi en l'homme, de ne pas s'enfermer en soi ou dans des dogmes.
Je termine par cette belle citation dont je pense qu'elle traduit bien ce que tente et réussit Jeanne Benameur dans chacun de ses livres et en particulier dans celui-là,
«Ma façon d'aimer c'est travailler à perfectionner cet outil que je suis, qui capte tout et tente de partager avec les autres l'émotion du monde qui est la mienne.»

Quant à moi :

Une histoire improbable sans doute pour la majorité d'entre nous mais combien intéressante pour qui pourrait la mener à son terme !

Un très beau livre, plein d'émotions, de tendresse, de compréhension et d'espoir.

 

 Fidèle au poste par Antoine  Thriller

Résumé :

Mai 2013, Saint-Malo.
Chloé et Gabriel forment un couple uni. Mais tout bascule lorsque Chloé disparaît brutalement. Gabriel tente alors de continuer à vivre, et il fait la rencontre d'Emma, une photographe venue s'installer dans la ville.
Mais Chloé s'est-elle véritablement volatilisée ?
Emma est-elle vraiment celle qu'elle semble être ?
Et si la réalité n'était pas telle que le jeune veuf la voit ?
Un roman à trois voix qui ne vous emmène jamais là où vous l'attendez...

Ceux qui en parlent :

Une intrigue qui commence, somme toute, de façon assez classique : un drame qui sépare un jeune couple très amoureux, son immense chagrin à lui après sa mort à elle, le groupe de paroles "Traverser le Deuil" où il rencontre une jeune et jolie photographe... rien de bien original !
Mais, très vite, on sent qu'il se passe quelque chose d'étrange dans tout ça !
Est-ce parce-que le roman est écrit à trois voix, y compris celle de Chloé, morte dès les premières pages ? est-ce parce-qu'on pressent que tout n'est pas aussi simple que ça ?
A partir de ce moment, on va de découvertes en découvertes plus surprenantes les unes que les autres jusqu'à la toute dernière page qui dépasse encore ce qu'on avait pu imaginer !

Quant à moi :

Un livre que j'ai lu avec grand plaisir car, même si les critiques ne sont pas toutes du même avis que moi, je partage très bien celle notée ci-dessus. Une idée originale pour une intrigue pas comme les autres.

 

 

Les oubliés du dimanche par Perrin Roman sur l'amour et la vieillesse

Résumé :

Justine, vingt et un ans, aime les personnes âgées comme d’autres les contes. Hélène, presque cinq fois son âge, a toujours rêvé d’apprendre à lire. Ces deux femmes se parlent, s’écoutent, se révèlent l’une à l’autre jusqu’au jour où un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite qui abrite leurs confidences et dévoile un terrible secret. Parce qu’on ne sait jamais rien de ceux que l’on connaît.

Ceux qui en parlent :

Voici un très joli ouvrage, sensible,profond et poétique à l'écriture soignée, drôle et bouleversant, pétri d'émotions qu'on ne lâche pas, que l'on pourrait offrir à ses parents ou grands- parents..... sur l'amour, la mémoire, la transmission, la douleur et les non - dits, la famille et les liens qui s'y tissent ou non...jamais larmoyant...... C'est une lecture magnifique, positive,optimiste, sur les amours passées, présentes , inavouées, éblouissantes....car on ne sait jamais rien de ceux que l'on connaît." il faut toujours mettre de la vérité dans ses rêves ou le contraire".
Ce récit d'une grande beauté, passionnant de bout en bout empreint d'humanité ne nous fera pas oublier de sitôt l'histoire d'Hélène et de Justine.....

Quant à moi :

D'accord avec ce qui est noté ci-dessus, voici une très belle histoire, racontée avec simplicité et émotions. Un très bon moment de lecture pour moi.

 

L'art d'écouter les battements de coeur par Sendker Roman d'amour filiale

Résumé :

Un matin, le lendemain du jour où Julia obtient son diplôme de droit, Tin Win, son père, un brillant avocat de Wall Street, quitte son domicile et disparaît mystérieusement. Quelques semaines plus tard, son passeport est retrouvé dans les environs de l’aéroport de Bangkok. Quatre ans ont passé. Julia est devenue avocate. En rangeant le grenier de leur maison, Judith, sa mère, découvre des lettres d’amour que Tin a écrites – mais jamais envoyées – à Mi Mi, une jeune Birmane de Kalaw, son village natal. Julia, qui ne s’est jamais résignée à l’absence de son père, décide alors de se rendre sur place pour percer le mystère qui entoure son passé.
Elle pénètre dans un univers dont elle ne soupçonnait pas la richesse. Grâce à U Ba, un vieux Birman, elle apprendra que Tin possédait un don, celui de déchiffrer l’âme des gens en écoutant les battements de leur cœur.

Ceux qui en parlent :

Un récit emprunt d'humanité et de lyrisme, voilà ce à quoi Sendker vous convie. La table est belle, le repas fastueux.
Emotion à tous les étages, l'histoire déroule posément, se dévoile pudiquement tel un décor de théâtre au lever de rideau une fois délicatement frappé les trois coups.
Une Birmanie séculaire en toile de fond, un être déficient au destin exceptionnel dans le premier rôle, la pièce est belle, lumineuse, authentique et gorgée d'un optimisme farouche forçant l'admiration.
A tel point qu'au salut final des protagonistes, de battre mon cœur s'est arrêté.

Quant à moi :

Ce récit pourrait s'apparenter à une fable des mille et une nuits et pourtant il n'en n'est rien. C'est beau, touchant, empli de tendresse et raconté de telle sorte que l'on se croirait dans un conte pour enfant même s'il n'en n'est rien. une belle histoire d'amour d'une fille sur les traces de son père.

 

Tous ces ouvrages sont très différents et je pense que vous y trouverez, chacune, de quoi puiser selon vos gouts.

Je vous retrouve très bientôt pour d'autres propositions

Et vous embrasse bien amicalement

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:00

Bonjour à vous qui partagez avec moi cette rubrique

Voici ce que j'ai à vous proposer pour cette quinzaine.

Il me faut vous avouer un petit secret... qui restera entre nous, bien évidemment lol !

Mes articles sur mes lectures sont programmés longtemps à l'avance car étant donné le nombre de livres que je dévore il me faudrait vous inonder de propositions à longueur de temps.

Nous sommes donc le 30 aout 2016 alors que je fais cet article, à quelques jours de partir pour les Alpes de Htes Provence, à Pra Loup.

Le garage vient de m'appeler, ma voiture sera réparée moyennant la somme de 400 € et j'ai donc donné mon accord pour que ce soit fait.

Mais, chutttt, on fait comme si on était à la mi-février 2017 !

La dernière fugitive par Chevalier Roman historique

Résumé :

Quand Honor Bright se décide à franchir l'Atlantique pour accompagner, au cœur de l'Ohio, sa sœur promise à un Anglais fraîchement émigré, elle pense pouvoir recréer auprès d'une nouvelle communauté le calme de son existence de jeune quaker : broderie, prière, silence. Mais l'Amérique de 1850 est aussi périlleuse qu'enchanteresse ; rien dans cette terre ne résonne pour elle d'un écho familier. Sa sœur emportée par la fièvre jaune à peine le pied posé sur le sol américain, Honor se retrouve seule sur les routes accidentées du Nouveau Monde. Très vite, elle fait la connaissance de personnages hauts en couleur. Parmi eux, Donovan, «chasseur d'esclaves», homme brutal et sans scrupules qui, pourtant, ébranle les plus profonds de ses sentiments. Mais Honor se méfie des voies divergentes. En épousant un jeune fermier quaker, elle croit avoir fait un choix raisonnable. Jusqu'au jour où elle découvre l'existence d'un «chemin de fer clandestin», réseau de routes secrètes tracées par les esclaves pour rejoindre les terres libres du Canada.

Ceux qui en parlent :

un fond historique, une héroïne discrète et naïve qui s'ouvre en faisant son apprentissage de la rude vie américaine, une histoire d'amour impossible, un peu d'action, des seconds rôles bien travaillés. Oui, Tracy Chevalier aurait pu nuancer son propos mais honnêtement, ce roman fonctionne parfaitement. J'ai pris plaisir à suivre Honor Bright tout en en apprenant plus sur les Quakers dont je ne connaissais que le nom mais aussi sur ce fameux et funeste Underground railroad, sans oublier une belle description d'une Amérique encore sauvage en 1850. Pour résumer, une écriture très fluide (difficile de faire plus) au service d'un beau roman historique qui mine de rien pointe du doigt une certaine hypocrisie autour de la question de l'esclavage et de son abolition. Alors si vous faites l'impasse sur l'art du patchwork particulièrement mis en avant (et qui alourdit certains passages j'en conviens) et que vous acceptez le rythme tranquille du récit, vous passerez un agréable moment de lecture.

Quant à moi :

Un récit qui se laisse lire, agréable malgré certaines longueurs en ce qui concerne la confection des patchwork et des quilts réclamés à cors et à cri lpar la belle famille orsque jeune fille se marie. Ce n'est pas ce que je préfère comme roman mais je suis persuadée que ce livre peut vous enchanter et vous vous faisant découvrir le mode de vie des Quakers dans les années 1850. Assez d'accord sur le fait que ça ferait un joli film romanesque.

 

Meursault, contre-enquête par Daoud  Roman sur l'Algérie

Résumé :

Un homme, tel un spectre, soliloque dans un bar. Il est le frère de l’Arabe tué par Meursault dans L’Étranger, le fameux roman d’Albert Camus. Il entend relater sa propre version des faits, raconter l’envers du décor, rendre son nom à son frère et donner chair à cette figure niée de la littérature: l’« Arabe ».
Iconoclaste, le narrateur est peu sympathique, beau parleur et vaguement affabulateur. Il s’empêtre dans son récit, délire, ressasse rageusement ses souvenirs, maudit sa mère, peste contre l’Algérie – il n’épargne personne. Mais, en vérité, sa seule obsession est que l’Arabe soit reconnu, enfin.
Kamel Daoud entraîne ici le lecteur dans une mise en abîme virtuose. Il brouille les pistes, crée des effets de miroir, convoque prophètes et récits des origines, confond délibérément Meursault et Camus. Suprême audace : par endroits, il détourne subtilement des passages de L’Étranger, comme si la falsification du texte originel était la réparation ultime.

Ceux qui en parlent :

Parfois aussi en littérature la vengeance est un plat qui se mange froid.
Le roman “Meursault, contre-enquête” de l’écrivain algérien Kamel Daoud, loin d’être un réchauffé de “L’étranger”, est un concentré savoureux.
Le plus connu des romans d’Albert Camus, le premier de la tétralogie “Le cycle de l’absurde”, méritait bien une suite. L’extravagance du meurtre, commis en 1942 sur une plage algéroise inondée de soleil, est ancrée dans les mémoires.
Le narrateur, Haroun, est aujourd’hui un vieil homme qui souvent ressasse devant son verre un passé vécu à son corps défendant. Jamais il n’a pu se défaire ni du fantôme de son frère qu’il a très peu connu ni de la tyrannie castratrice d’une M’ma toujours en vie.
Haroun n’avait que sept ans le jour où Meursault tua de cinq balles son frère Moussa, l’Arabe de “L’étranger”. L’acte de vengeance qu’il commettra vingt ans plus tard, aux premiers jours de l’indépendance en 1962, il le considère à posteriori comme une évidence, comme une catharsis nécessaire non pas tant pour lui-même mais pour sa M’ma…
Kamel Daoud, déjà connu pour son franc parler journalistique au Quotidien d’Oran, évoque le mal-être de la société algérienne constamment à la recherche de son identité. La perméabilité de ses contemporains à l’islamisation rigoriste des esprits, l’inquiète au plus haut point.

Quant à moi :

Mon inculture a fait que j'ai eu beaucoup de difficulté avec ce livre...

Du coup j'ai demandé : l'Etranger d'Albert Camus à ma médiathèque et je pense que je le relirais ensuite.

 

Le Petit Sauvage par Jardin  Roman d'amour mais pas que

Résumé :

Un jour, Alexandre Eiffel s'aperçoit avec effroi qu'il est devenu une grande personne, un empaillé de trente-huit ans. Esclave de son agenda, il ne copule plus guère et se prélasse sans honte dans la peau d'un mari domestiqué, indigne du petit garçon rebelle et vivant qu'il fut, celui à qui son papa disait : - Le Petit Sauvage, tu es un fou ! Alexandre décide de réveiller l'enfant en lui. Il quitte l'épouse qui lui servait de bouillotte, rachète la maison où vécut le Petit Sauvage, part retrouver la Société Secrète des Crusoé et surtout Fanny, son bateau bleu et ses lèvres inoubliables. Mais les ans ont passé et le retour aux amours enfantines ne pourra se faire que grâce à Manon, la contrôleuse des volcans, qui fait si bien l'amour dans les branches des arbres. Adulte qui joue à l'enfant, enfant qui joue à l'adulte, Alexandre est la création la plus originale de l'auteur du Zèbre.

Ceux qui en parlent :

Et si on écoutait un peu plus l'enfant qui est en nous !!! J'ai aimé cette lecture simple et franche. J'ai beaucoup aimé l'une des idées de ce livre qui consiste à arrêter de mentir, de dire réellement ce que l'on pense sans ce soucier des conséquences. Savoir dire avec sincérité à une personne que vous l'aimez malgré le fait que vous êtes déjà engagé dans une relation. Oser dire c'est fini à celle que vous aimez et ne pas avoir peur de la faire souffrir.
Encore une fois une très belle histoire d'amour.

Quant à moi :

Je n'avais jamais rien lu de cet auteur et de le voir régulièrement dans les émissions littéraires m'a donné l'envie de le découvrir.

C'est une lecture assez déroutante au tout début, enfin, en ce qui me concerne. Je ne voyais pas vraiment ou j'allais et il m'a fallu lâcher prise pour mieux comprendre le message ici délivré. Un retour sur notre enfance, comment en tirer les meilleurs souvenirs, comment oser ce qui est bien souvent impossible : dépasser ses propres contraintes et réaliser un rêve d'enfance. Très joli récit.

 

En vieillissant les hommes pleurent par Seigle Roman sur fond des années 60

Résumé :

9 juillet 1961.
Dès le lever du jour, il fait déjà une chaleur à crever. Albert est ouvrier chez Michelin. Suzanne coud ses robes elle-même. Gilles, leur cadet, se passionne pour un roman de Balzac. Ce jour-là, la télévision fait son entrée dans la famille Chassaing. Tous attendent de voir Henri, le fils aîné, dans le reportage sur la guerre d'Algérie diffusé le soir même. Pour Albert, c'est le monde qui bascule.
Saura-t-il y trouver sa place? Réflexion sur la modernité et le passage à la société de consommation, En vieillissant les hommes pleurent jette un regard saisissant sur les années 1960, théâtre intime et silencieux d'un des plus grands bouleversements du siècle dernier.

Ceux qui en parlent :

Je viens de refermer le livre de Jean-Luc Seigle, et je suis sonné par ce que je viens de lire. Que dire d'original sur un roman qui possède une telle force, qui vous chavire avec une telle émotion, estomaqué par sa puissance narratrice.
Monsieur Seigle vous venez de signer un livre qui longtemps m'habitera. Souvent des romans sont couronnés pour de mauvaises raisons, celui-ci lauréat du Prix RTL-Lire mérite ce prix pour les dix années à venir.
Oui, je vieillis et j'ai pleuré en lisant votre roman.

Quant à moi :

Voilà un livre différent, un roman et pourtant pas vraiment un roman, une tranche d'une vie "ordinaire" qui ne l'est pas vraiment. Une histoire forte et une belle preuve d'amour mais pas comme on l'entend dans les romans d'amours ordinaires. J'espère que comme moi vous aurez envie de le découvrir.

 

Me voici à la fin de cet article et, une fois n'est pas coutume, je vous propose une photo mystère.

Comme vous n'êtes pas nombreuses à être intéressées par cette rubrique se sera peut-être une non habituée qui recevra ma petite carte dentelle.

On se retrouve dans 2 semaines,

En espérant que certains de ces livres vous fassent de l'oeil,

Je vous embrasse toutes très amicalement

 

Si on lisait à la mi-février ?

Et c'est notre amie Lamanuelle qui a trouvé la bonne réponse. En plus de toutes les cartes d'anniversaire qu'elle reçoit actuellement elle recevra aussi ma petite carte en récompense à ce jeu !

Bon dimanche à vous toutes, chez nous, soleil et froid, je reste au chaud et profite du soleil à travers les vitres alors que zhom s'apprête à partir faire des photos d'oiseaux.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 10:04

Bonjour à vous toutes.

Le temps file et je lis presque toujours autant et très souvent au détriment du scrap ou de la dentelle de papier.

Une explication pour résumer cette boulimie :

Mes douleurs récurrentes qui font que très souvent je suis contrainte de m'allonger afin de les soulager sans prendre un surplus de médicaments.

Cela fait maintenant 2 grandes années que je ne peux plus prendre d'anti inflammatoire et mon corps en profite largement pour me rappeler que je n'ai pas souvent été indulgente avec lui.

Il faut payer l'addition et pour calmer sa mauvaise humeur je me pose sur mon lit avec un livre.

Et les pages défilent, les livres se succèdent ce qui me permet d'alimenter cette rubrique deux fois par mois.

Voici certains livres que j'ai lu avec plus ou moins de bonheur.

Les Profondeurs du mal par Fyfield Roman policier

Résumé :

Face aux catastrophes, les gens ne réagissent pas de la même manière. Lorsqu’une collision entre deux trains de banlieue près de Londres provoque de nombreuses victimes, le destin n’est pas seul à décider de qui va mourir : un passager profite de la confusion pour étrangler sa compagne et une femme, le belle et blonde Amy, voit dans l’accident l’occasion de tirer un trait sur le passé… Mais pourquoi Amy veut-elle se faire passer pour morte ?

Ceux qui en parlent :

1edr avis :

'ai enfin terminé le livre. Ce livre est nul, on a l'impression que l'auteur ne sait vraiment pas casser la tête pour écrire l'histoire, les personnages ne sont pas du tout attachant.
Enfin bref, un livre a ne pas lire.

2ème avis :

Le début traîne un peu, mais j'ai trouvé que ce livre était un très bon roman policier. Il joue sur certaines ficelles assez connues, mais la romancière sait les utiliser.
Elle joue par exemple sur les apparences. Combien de fois avons-nous lu un livre (surtout un policier) qui voulait nous faire croire certaines choses pour mieux nous déstabiliser ensuite en les démentant? Seulement, certains auteurs font cela avec de gros sabots. Ici, c'est plus subtile. Ce n'est pas tel personnage qui raconte un mensonge, c'est un personnage qui croit certaines choses d'après ce qu'il a vu. Il voit une chose qu'il interprète mal, et il est de bonne foi.

Quant à moi :

Un policier qui pourrait être agréable si l'auteur n'avait pas écrit toutes ces pages inutiles...!

Perso, je ne dis pas qu'il est nul mais qu'il faut lire en diagonal la moitié du bouquin... Donc ça donne un livre assez peu attractif en définitive.

 

Les insurrections singulières par Benameur Roman

Résumé :

L’histoire d’un ouvrier, entre France et Brésil.
Parcours de lutte et de rébellion, voyage au centre de l'héritage familial, aventure politique intime et histoire d'une rédemption amoureuse, Les Insurrections singulières emboite les pas d'abord incertains d'un fils d'ouvrier en délicatesse avec lui-même. Entre la France qu'on dit profonde et la terre nouvelle du Brésil, sur les traces d'un pionnier oublié de la sidérurgie du XIXe siècle, Jeanne Benameur signe le roman d’une mise au monde.

Ceux qui en parlent :

1er avis

Voilà je termine le roman de Jeanne Benabeur avec agacement et déception. Agacé car je n'ai jamais réussit à être ému ni par le narrateur, ni par son histoire. Déçu parce que j'espérais bien autre chose de ce livre qui a reçu de beaux éloges. Les premières pages m'ont fait penser à Olivier Adam, un type en perdition sociale et sentimentale qui tente de retrouver une estime, une sérénité envolées depuis belle lurette. Mais le roman prend une autre tournure, un voyage improbable au Brésil avec le vieux voisin de papa et maman. J'oubliais, un carnet que papa tenait pendant son travail à lusine (non, je n‘ai pas fait de faute, c'est comme ça dans le livre, na!). Et devinez qui ramène à la vie notre petit bonhomme, l'amour voyons dans les bras d'une belle autochtone.

2ème avis

Ce livre m'a touchée dans ce qu'il nous rappelle. Vivre nos désirs !
Pour ma part il m'incite à essayer de faire mes insurrections singulières...
C'est loin d'être toujours une évidence de vouloir faire ce qui nous plaît, ce n'est pas toujours facile mais c'est une liberté qu'il est bon de savoir s'offrir. Vivre ses rêves voilà un bel objectif vers lequel tendre.
L'écriture de Jeanne Benameur est précise, concise, elle ne s'encombre pas de mots. Elle va à l'essentiel.
Ce livre parle aussi de la place des livres dans nos vies et de celle de l'écriture. Les petits carnets du père d'Antoine m'ont émue. Ils sont le déclencheur d'écriture et de la prise de conscience d'Antoine de s'emparer de sa vie.
Un livre qui nous donne à réfléchir sur nous même.

Quant à moi :

Je m'attendais à un livre assez engagé, une réflexion sur le monde du travail bien plus fouillée. Je suis restée sur ma faim avec ce roman et n'en ferais pas d'éloges car trop shématisé à mon sens.

 

De nos frères blessés par Andras Roman-témoignage     Goncourt du Premier Roman 2016

Résumé :

Alger, 1956. Jeune ouvrier communiste anticolonialiste rallié au FLN, Fernand Iveton a déposé dans son usine une bombe qui n'a jamais explosée. Pour cet acte symbolique sans victime, il est exécuté le 11 février 1957, et restera dans l'Histoire comme le seul Européen guillotiné de la guerre d'Algérie. Ce roman brûlant d'admiration, tendu par la nécessité de la justice et cinglant comme une sentence, lui rend hommage.

Ceux qui en parlent :

1er avis

Beaucoup de maîtrise pour un premier roman, un texte fort servi par une écriture directe, sans concession ni misérabilisme mais qui sait pourtant avec justesse raconter la vie de Fernand, ce qu'il ressent, ce à quoi il croit.

Sachant avec pudeur mais sans omission nous faire sentir les horreurs de cette guerre sale: tortures, attentats, exécutions sommaires, compromis malsains ou actes de bravoure, usant d'un style aux phrases courtes qui se heurtent ou filent doucement au rythme de l'émotion, Joseph Andras se révèle un écrivain de talent et j'attendrai avec impatience de voir le résultat de cette écriture au service d'un ouvrage de pure fiction.

2ème avis

Livre au style poignant et percutant. Par de courtes phrases, au ton direct, l'auteur nous conte l'attentat raté, l'arrestation, les tortures et l'ersatz de procès qu'a eu le seul Français condamné à mort pendant la guerre d'Algérie. le tout entremêlé de flash-back sur la rencontre amoureuse de celle qui allait devenir sa femme.
C'est fort bien écrit, avec quelques longueurs dans les discours sur la fin et, pourtant, j'en ressors plus mitigée que je ne l'avais imaginé en commençant ma lecture. Car l'auteur fait tout pour nous rendre cet Iveton sympathique en diable, on se demanderait presque pourquoi il a été arrêté.
Certes, la mise à mort et la farce de procès qui lui ont été réservées sont une ignominie de même que cette justice menée par le bout du nez par l'opinion publique. Sur ce dernier point, il en faut pourtant parfois du courage pour se départir de condamnations déjà toutes tracées par la presse et radio trottoir. Quel serait le verdict et l'empathie du lecteur s'il s'agissait d'un attentat commis aujourd'hui, sans victime non plus, occasionnant uniquement des dégâts matériels ? N'aurait-on pas également tendance à assimiler l'auteur des faits aux terroristes qui eux ont fait ou voulu faire des victimes humaines ? Même si la peine de mort n'existe plus aujourd'hui, heureusement, n'aurait-on pas une attitude proche de l'opinion publique d'alors ? L'auteur du livre serait-il encore à ce point admiratif et laudatif ?

Quant à moi :

Un fait réel nous est ici rapporté ça c'est indéniable. Alors bien sur, en fonction de l'ampathie que l'on ressent, ou non, pour cet homme, nos avis peuvent diverger du tout au tout. Raison pour laquelle je vous ai mis ces deux avis qui sont le reflet de ce que je pense à la fin de cette lecture. C'est une triste page de notre histoire si l'on considère que cet homme a été exécuté alors qu'il n'a commis aucun crime, même pas de dégâts matériel. A coté de ça, il est vrai qu'à travers ce que notre pays traverse actuellement on a envie de dire qu'il faut être sévère avec ce genre de comportement. Mais ce qui s'est passé au moment de la guerre d'Algérie n'est pas ce que nous vivions aujourd'hui. Et ça nous oblige à un autre regard et à ressentir l'injustice de ce chatiment. Ce sera à vous de vous faire votre opinion et à venir en parler ici, ce serait fort intéressant pour nous toutes.

 

Prendre Gloria par Neuser  Thriller

Résumé :

Dans la commune italienne de P., on sauve les apparences. Et surtout le dimanche. Le 12 septembre 1993 a dérogé à la règle.
Ce jour-là, Gloria Prats quitte son amie Elena pour honorer un rendez-vous . Elle franchit le perron de l'église de la Miséricorde. Un rendez-vous furtif, pas plus de quelques minutes.
Le 12 septembre 1993, les minutes deviennent des heures. Gloria ne ressort pas.
Une fugue à coup sûr. On un coup de ce petit Albanais trop discret pour être honnête. Tout, mais pas le principal suspect, protagoniste numéro 2 du rendez-vous : Damiano Solivo, collectionneur de mèches de cheveux et camarade de jeux à base de lames et d'urine.

Comment construit-on un monstre, comment le pouvoir oblitère-t-il la vérité dans une ville de province pétrie de règles ancestrales ? Prendre Gloria est un roman noir et une puissante critique sociale, genèse du diptyque tiré d'un fait divers qui tourmenta l'Italie et l'Angleterre de 1993 à 2011.

ceux qui en parlent :

On l'aura compris, l'intérêt de ce roman ne réside pas dans la résolution de l'énigme, dont on nous donne les clés dès le début, mais bien dans la description de l'environnement de l'enquête.
Du côté policier, il y a quelque chose des romans d'Andréa Camilleri. Mais autour des évènements de l'enquête il y un nombre impressionnant de thèmes abordés :
 L'emprise d'un système mafieux sur les milieux dirigeants, même au niveau local.
 Un sujet sur les prêtres pédophiles.
 le silence des autorités cléricales.
 le pouvoir, la peur, les faux-témoignages.
 Une description intelligente du phénomène des migrants ainsi que des réactions des habitants que l'inaction des autorités conduisent à la peur et au rejet.
 Etc.
Tout cela est raconté dans un style très fluide, avec des chapitres très courts et une structure chronologique déstructurée qui oblige le lecteur à se concentrer sur les personnages et les dates.
Les analyses des sentiments, pour ne pas dire la psychologie des personnages sont particulièrement bien rendues.
Bref, vous entrez dans ce roman et n'en ressortirez que quand on vous aura expliqué comment les choses ont évolué, quelles décisions seront prises.
C'est une très belle découverte que celle de cet auteur et cela donne envie de lire le premier roman de la série proposée par Marie Neuser : « Prendre Lily » qui reprend le même anti-héros central , sur des faits postérieurs et présentant cette fois le volet Anglais de l'enquête.

Quant à moi :

Je vous ai préalablement parlé de "Prendre Lily"

Et me revoici avec la suite qui en fait est la première partie de cette longue enquête. J'avais touvé certains passages trop longs dans Prendre Lily et je craignais qu'il en soit de même dans le second. Non, celui-ci est traité différemment. On connait déjà la résolution de l'affaire et pourtant ça ne retire rien au suspens de ce second roman. Je suis tout a fait d'accord avec l'avais ci-dessus, Si vous aimez les thriller n'hésitez pas à entrer dans ce fait divers navrant.

Se sera tout pour le post d'aujourd'hui et je vous retrouve dans deux semaines pour d'autres découvertes.

J'espère que ces propositions vous donnerons envie vous lire,  que ce soit ces livres-ci ou d'autres.

N'oubliez pas de nous faire part de vos coups de coeur !

Je vous embrasse bien amicalement

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 15:17

Bonjour mes amies,

Voici les nouveaux livres que j'ai à vous proposer.

Je les ai lu dans le cadre du club de lecture de ma médiathèque qui aura comme thème :

Romans historiques.

Nous nous retrouverons mardi 31 pour notre petite réunion et essayer de donner envie à d'autres. Pour ma part, ce mois-ci, je n'aurais pas grand chose à dire sauf pour le premier livre que je vous présente tout de suite.

Adeline m'a proposé de lire

Bison par Grainville  Roman historique, biographie

Résumé :
Philadelphie, 1828. Promis à une belle carrière d'avocat et de peintre mondain, George Catlin voit une délégation d'Indiens se rendre à Washington pour négocier des traités. Il est ébloui par la superbe des cavaliers. Bientôt, le peintre renonce à ses portraits de citadins huppés, il quitte sa femme, sa ville, son confort, enfourche son cheval pour galoper le long du Missouri et du Mississippi à la rencontre de dizaines de tribus. La grande prairie est vierge. Nuls colons, nuls cow-boys. Des millions de bisons. Catlin est le premier à saisir sur le vif, armé de sa palette et de son pinceau, l'épopée des Indiens. Il réalise d'inoubliables portraits, recueille une incroyable moisson d'objets, son fameux "musée indien" qui fascinera quelques années plus tard George Sand et Baudelaire. Bison raconte le séjour de Catlin chez les Sioux, les aventures d'un village et de ses héros singuliers. L'imagination vient volontiers à la rescousse du document pour recréer, incarner le grand rêve de cet Américain sans préjugés, de ce fou d'Indiens, luttant pour sauvegarder leurs visages magnifiques et condamnés.
Ceux qui en parlent :
Avec l'auteur Patrick Grainville, la qualité d'écriture est toujours au rendez-vous, même lorsqu'il "se limite" comme dans ce récit, à une relation relativement "documentaire" appuyée sur une documentation précise (le peintre Catlin a laissé de nombreux écrits ainsi que ses carnets de voyage).
Il se concentre ici principalement sur les années 1832-1837 (cf pp. 32-33), avec des échappées sur les disparitions à venir, comme l'inventaire des défaites indiennes face au déferlement des blancs (cf pp. 58-59) ; son récit est exempt de toute mièvrerie, de tout romantisme rousseauiste, à l'image des qualités qu'il décèle chez son personnage (cf p. 32). A plusieurs reprises, il rend compte des contacts entre les indiens et les marchands blancs apportant la dégradation des moeurs, comme par exemple avec l'alcoolisme (cf pp. 123-128).

 
Quant à moi :
Très intéressant, dérangeant car l'on sait ce que sont devenus les indiens, massacrés, avilis par les nouveaux arrivants. Je ne connaissais pas du tout ce peintre même si comme bon nombre d'entre nous j'ai vu des peintures de chasse aux bisons, d'indiens magnifiques etc. En le lisant je me disais que ce n'était pas un livre facile car pas de dialogue, peu de rupture. Je suis partagée entre le fait de vous dire que c'est très intéressant car c'est vrai et le fait, aussi vrai, que c'est un peu contraignant du fait que c'est en partie un documentaire puisqu'une presque biographie. Ceci étant dit ça reste un livre fort attachant.
 
 

J'ai aimé une reine par Poivre d'Arvor  Roman historique

Résumé :
E n 1774, un jeune gentilhomme auvergnat, Gilbert de La Fayette, se présente à la cour. Entre lui et la jeune Marie-Antoinette, qui n'est pas encore reine, quelques regards suffisent à exprimer une attirance et un désir réciproques. La Fayette aura bientôt l'occasion de briller aux yeux de celle qui est entrée dans son coeur, en devenant un héros de la guerre d'indépendance américaine contre les Anglais. Devenu le fils spirituel de George Washington, il revient à Versailles auréolé de gloire mais aussi fasciné par un idéal démocratique et républicain qui heurte de plein fouet les préjugés de l'aristocratie. Lorsqu'éclate la Révolution, devenu chef de la Garde nationale, La Fayette ne cessera plus d'être déchiré entre ses idéaux et le désir de protéger celle qu'il aime une protection qui, à plusieurs reprises, sauvera probablement la vie de la reine. Mais cet homme résolu à changer l'histoire ne devra-t-il pas le payer d'un amour impossible ? C'est dans une bourrasque historique et romanesque que nous entraîne Patrick Poivre d'Arvor, avec ce double roman de l'aventure américaine et de la passion fatale d'un coeur républicain pour la reine de France.
Ceux qui en parlent :
Ce livre n'est pas vraiment une biographie De La Fayette puisque l'élément principal, le ressort de tout le récit, l'amour platonique supposé de Marie Antoinette et du libérateur de l'Amérique ne relève que de l'imagination de PPDA et non de la réalité historique alors que tous les autres faits (excepté un détail au sujet du Hameau) le sont. Ce n'est pas non plus un véritable roman historique car l'auteur n'a introduit qu'un seul personnage secondaire inventé : Touffie, une esclave noire affranchie par La Fayette et devenue sa maîtresse.
Malgré tout, livre très agréable à lire et très bien écrit. du divertissement, pas de l'Histoire…
Quant à moi :
Je rejoins les avis des uns et des autres, dans l'ensemble, je suis assez déçue par ce livre qui ressemble presque trait pour trait à ceux que dont je vais vous parler ci-après.
Et tous ces livres ressemblent tellement à nos anciens romans de Anne et Serge Colon "Angélique, marquise des anges" que j'ai tant aimé alors que j'étais toute jeune adolescente et qui me paraissent tellement insipides à présent.
 

Le temps des poisons, Tome 1 : On a tué la Reine ! par Benzoni  Roman historique

Tome 1

Résumé :

Mars 1679. Charlotte de Fontenac, quinze ans, vient d'apprendre que sa mère veut lui faire prendre le voile au couvent de Saint-Germain-en-Laye. La nuit suivante, Charlotte s'enfuit pour chercher refuge chez sa tante, Mme de Brecourt. En chemin, elle est le témoin fugitif d'une messe noire : un inconnu l'arrache à ce spectacle, et l'enjoint de ne jamais révéler ce qu'elle a vu avant de disparaître. Mme de Brecourt est d'autant plus heureuse d'accueillir sa nièce qu'elle soupçonne sa mère d'avoir empoisonné son mari deux ans plus tôt et de vouloir se débarrasser de sa fille afin de capter l'héritage.
Sur les instances de Nicolas de la Reynie, lieutenant général de la police, elle confie Charlotte à Madame, princesse Palatine, belle-soeur très appréciée de Louis XIV.
Commencent alors les aventures de la jeune fille à la cour. Protégée de Mlle de Fontanges devenue la maîtresse du roi sur fond de rivalités entre Mme de Montespan sur le déclin et Mme de Maintenon qui travaille en secret à son triomphe, elle se retrouve en danger après la mort suspecte de Mlle de Fontanges.
La Reine la sauve en la prenant auprès d'elle.

Ceux qui en parlent :

Envie d'une petite évasion à Versailles, au XVIIème siècle...
La compagnie de Charlotte est bien agréable et nous mène à travers de nombreuses péripéties dans les intrigues de la cour de Louis XIV.
Un roman historique certes instructif, intéressant, mais l'auteur a tendance à abuser des points d'exclamation.

Quant à moi :

Un peu trop de point d'exclamation, voilà ce que l'on pourrait bien me reprocher car j'en use également beaucoup dans mes écrits, j'avoue humblement.

Bon, le livre à présent. Je dirais que c'est très sympa comme lecture, que ça donne un aperçu de ce qui se passait à la cour de notre roi Soleil, que ce n'était pas tout beau, tout propre et que l'on comprend aisément que les français aient détesté leur roi... Pour celles qui ont lu la série des Angélique (les premiers tomes surtout) vous vous y retrouverez aisément : même faste, même complots, mêmes appétits du roi, même vies dévergondées...

Le temps des poisons, Tome 2 : La chambre du Roi par Benzoni  Roman Historique

Tome II

Résumé :

Alors que la reine Marie-Thérèse meurt dans des circonstances suspectes, la jeune Charlotte de Fontenac disparaît. Aperçue pour la dernière fois entrant dans le cabinet du Roi à la suite du souverain, elle semblait bouleversée. Depuis personne ne sait ce qu'elle est devenue.
Un effacement sans grande importance au milieu du déploiement des cérémonies funèbres.
Pourtant certains s'interrogent et, parmi eux, Mme de Montespan, dont la faveur royale vacille mais qui aime bien Charlotte, décide d'alerter le lieutenant général de Police, Nicolas de La Reynie.
Ce qu'ils finiront par apprendre est proprement terrifiant et, quand la jeune femme reparaît soudain,
chacun peut constater qu'elle n'est plus la même.

Ceux qui en parlent :

Une suite qui comme le premier tome se laisse lire sans être époustouflante. L'action est assez prévisible mais les détails historiques sont intéressants et l'ambiance dépaysante.

Quant à moi :

Je me range assez facilement à l'avis ci-dessus, c'est agréable à lire, il n'y a pas à se prendre la tête car tous les faits qui nous sont ici rapportés sont assez bien connus de nous toutes. Comme dans tous les livres déclinés sous plusieurs tomes on retrouve des rappels de ce qui a été dit dans les précédents, ça donne une impression de "remplissage" .

Un petit conseil : Si vous souhaitez découvrir cette auteure faites-le au compte gouttes afin de ne pas en avoir une overdose. Conseil que j'ai également délivré pour d'autres auteurs qui ont une ligne d'écriture que l'on retrouve dans tous leurs romans.

 

Je termine ici cet article entièrement consacré aux romans historiques.

Dans l'ensemble je dirais que je ne suis pas tombée sur les bons livres pour ce club...

Pourtant ce sont des lectures qui d'emblée me plairaient bien alors si vous avez des titres à me soumettre, lancez-vous, j'en serais ravie.

Je vous souhaite un très bon WE,

vous retrouve dans 2 semaines

Et vous embrasse amicalement.

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 10:33

Pour celles et ceux qui ne seraient pas encore venus sur mon blog en ce début d'année 2017 je vous présente tous mes vœux.

Que 2017 vous soit douce et vous apporte ce qui est le plus important à vos yeux.

En ce qui me concerne se serait l'affection des miens et un brin de bonne santé.

Nous voici reparties dans les lectures que je vous propose de découvrir.

Que ta chute soit lente par James   Policier

Résumé :

La star américaine Gaïa Lafayette va tourner dans une superproduction à Brighton. Cela n'enchante guère Roy Grace chargé de la protection de l'actrice qui compte sur ce rôle pour être nommée aux Oscars. Avant d'arriver sur les lieux du tournage, Gaïa échappe à une tentative de meurtre. Le fan épie son idole.

Ceux qui en parlent :


Peter James est un excellent romancier: tous les protagonistes de l'histoire sont travaillés, leur portrait psychologique finement ciselé et c'est, paradoxalement le seul bémol de ce roman: le temps que tout se mette en place, on est déjà à la moitié du livre!
Mais, quand l'intrigue s'accélere, que les rebondissements se multiplient, on devient complétement happé par un suspens de grande qualité
L'auteur analyse le comportement des "fans" qui s'identifient complétement à une idole, ils s'identifient corps, coeur et ames juqu'à perdre leur propre identité, ils pensent avoir une relation privilégié avec leur star.
Cette perte d'autonomie totale m'effraie dans un monde d'autoproclamation de gourou, de "sauveur" en tout genre

Quant à moi :

Entièrement d'accord avec la critique ci-dessus. Une grande partie du récit n'est pas assez rythmée, on s'y ennuie quelque peu. Mais les personnages sont très bien décrits, les fans de cette artiste plus fous les uns que les autres et peut-être pas si loin de la vérité, c'est un monde que je connais peu en fait.

Je dirais que c'est un polar sympa mais qu'il faut savoir zapper certaines pages inutiles.

Ce qu'il faut savoir aussi, afin de ne pas faire comme moi :

Peter James a, comme Juliette Benzoni, des personnages récurrents qui reviennent dans ses récits. Si vous voulez découvrir cet auteur commencez par les plus anciens, renseignez vous afin de savoir qui il met en scène. J'ai lu celui-ci en premier et en ce moment je suis en train de lire le précédent. Je sais donc déjà des éléments que je suis en train de re-découvrir dans celui-ci. Glups ! Pour tout dire je n'aime pas trop retrouver régulièrement les mêmes protagonistes dans mes lectures, j'ai besoin d'être surprise et là encore, je suis obligée de zapper pas mal de pages qui viennent en répétition...

 

La Courée : La Courée ; Louise ; Benoît par Armand   Roman historique

Résumé :

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Constance, jeune orpheline ouvrière dans une usine de textile, tisse de tendres liens avec Frédéric que le destin va dénouer. Le lecteur pénètre dans ce Nord de la fin du siècle, sans joie, en pleine crise. Une grisaille que l'amour éclaire et réchauffe. Un roman bouleversant, plein d'humanité et de tendresse.

Dans le parler du Nord, la courée est, au milieu des maisons ouvrières, le coeur battant de la vie sociale. Les parents y bavardent, les enfants y jouent. C'est dans une courée que, dans la seconde moitié du XIXe siècle, la petite Constance - la narratrice - rencontre Frédéric et tisse avec lui de tendres liens que le destin va dénouer. Orpheline très tôt, Constance va, à quatorze ans, entrer en usine. C'est la filature, ses contraintes, ses servitudes, l'univers rude du monde du travail. Pour y échapper, elle épouse Bart, ouvrier comme elle. Est-ce le bonheur ? Charlotte, sa fille aînée, reprend le récit commencé par sa mère. Avec elle, le lecteur pénètre dans ce Nord de la fin du siècle, sans joie, en pleine crise, en pleine grisaille. Une grisaille que l'amour éclaire, que l'espoir réchauffe.

Ceux qui en parlent :

Les trois tomes de la courée sont une représentation parfaite de la vie d'une famille s'étalant sur un siècle environ. Le quotidien du travail d'une jeune fille en usine, l'angoisse d'une femme pendant la première guerre mondiale sachant son mari au front.
Enfin les quelques années insouciantes de l'entre-deux guerre. Puis la deuxième guerre mondiale éclatant, telle une malédiction prenant ainsi aux familles leurs fils pour de nouvelles années d'inquiétude et de déception.
Heureusement les petits ou grands bonheurs connus à cette époque allègent le récit.
Je pense que cette trilogie est très intéressante pour quelqu'un qui souhaite en apprendre plus sur la vie pendant la guerre ou simplement la vie au 20ème siècle.
Je conseille ces livres plus à des adultes qu'à des enfants même si cela peut en passionner plus d'un !
Je conseille les autres livres de cette auteur qui décrit toujours avec amour cette région du Nord.

Quant à moi :

Pour toutes celles qui aiment se retrouver dans cette ambiance de fin de XIXe siècle, apprendre ou réapprendre ce qu'à été la vie dans le Nord de la France mais partout ailleurs, ce livre, je ne peux que vous le conseiller. Pour l'instant je pense que c'est celui que j'ai le plus apprécié même si ceux dont je vous ai parlé précédemment été déjà en haut de ma liste.

On y suit 3 générations d'une même famille. C'est bien écrit, bien décrit.

Un petit bémol peut-être : Comme cette auteure avait écrit ses livres séparemment et qu'à présent ils sont regroupés en un seul volume il y a quelques répétitions car elle revient, en début de récit, sur ce qu'à été la vie de ceux qui ont précédés les protagonistes actuels. Il suffit, si comme moi vous enchainez les 3 tomes,  et de zapper ces quelques pages et d'arriver au coeur du sujet pour apprécier la suite. Les suites car nous commençons avec Constance, poursuivons avec Louise pour terminer avec Benoit.

Margaux, qui a étudié la 1ere guerre mondiale au cours de l'année 2015-2016 et avec qui j'ai fait pas mal de révisions, m'avait déjà bien mis dans le bain de ce livre et j'y ai retrouvé tous les faits historiques marquants.

Il se peut également que vous trouviez un peu lassant tout se qui raconte les deux guerres mais, hélas, impossible de ne pas écrire sur ce sujet.

Donc, je vous recommande, à nouveau, cette auteur et plus particulièrement, ce livre.

Histoire vraie, biographie

Résumé :

Malek est un petit garçon qui ne peut compter que sur lui-même. Très vite, le destin lui arrache son père et dépouille sa famille de ses terres et de son honneur. Il ne reste que l'école, le travail. Cent fois sujet au doute et à l'abattement, cent fois Malek fait le choix de la connaissance et de la liberté, de l'amour d'autrui et de l'amour du beau. Malek est un petit héros. Il deviendra un humaniste. Romancière de l'enfance et de l'adolescence, Janine Boissard était née pour raconter cette vie pétrie d'espoir et de volonté. Une histoire si belle qu'elle pourrait être un conte. Et qui est pourtant une histoire vraie.

Ceux qui en parlent :

J'aime l'écriture à fleur de peau de Janine Boissard et je croyais avoir lu tous ses livres. Et pourtant à la bibliothèque de mon village quelle ne fut pas ma surprise de trouver ce livre, un témoignage, une biographie, une histoire vraie comme le dit l'auteur sur Malek Chebel, Docteur en anthropologie et histoire des religions, ainsi qu'en sciences politiques. Philosophe, il a étudié également la psychanalyse. Bref, un être ouvert et attachant. Je pensais que l'écriture de l'auteur serait différente, mais non. Sa fragilité, Sa sensibilité donne toute la profondeur à l'histoire de ce petit garçon qui nait en 1953 en Algérie. Il grandit dans une famille polygame avec tous les conflits mais aussi l'amour que cela implique. Son père décédé très jeune oblige sa veuve à faire le choix de repartir vivre dans sa famille avec ses deux petits garçons car elle ne veut pas se remarier. Cette maman aimante sera obligée de confier quelques années ses deux enfants à un orphelinat. Malek, sachant déjà pardonner pour avancer va étudier, encore et encore. Adolescent et les sens en émois, il se posera des questions existentielles sur la différence de liberté entre les filles et les garçons, Malek est brillant et tenace. Il arrive à décrocher une bourse pour étudier à Paris, mais il est déjà un humaniste…. Une histoire à dévorer pour faire connaissance avec Malek Chebel, un grand bonhomme !

Quant à moi :

Ce livre m'a été prêté par ma cousine et sans elle je ne serais sans doute jamais tombée dessus car je ne lis jamais de biographie. Cependant je ne regrette pas cette lecture car elle m'a fait rencontré un homme, algérien, qui a une très grande ouverture d'esprit et son histoire, pleine de volonté, d'intelligence devrait être largement diffusée, voire perfusée à tous ces terroristes qui se réclament comme étant de bons musulmans. Ils sont bien loin de la vérité écrite dans le Coran

Moi, la grosse par Cellini Roman traitant des complexes du à la différence

Résumé :

« Je suis Cate-la-grosse, un obus oublié qui, depuis le collège, ne demande qu'à exploser. »
Caterina est une jeune italienne spirituelle et intelligente.
Caterina a une famille qu'elle adore.
Mais Caterina, à l'instar de ses parents et de ses frères, est grosse. Très grosse. Et ses kilos en trop l'empêchent d'exister. Selon sa conception binaire du monde – les obèses d'un côté, les « personnes » de l'autre – elle est une « non-personne ».
A peine sort-elle de chez elle qu'elle s'arme d'une carapace blindée lui permettant d'ignorer tous les commentaires, toutes les plaisanteries, dont elle pourrait être la cible. Elle anticipe tout. Pour ne pas aggraver son dossier qui pèse déjà trop lourd sur la balance, elle fait en sorte d'être la meilleure de la classe, de n'être jamais malade, jamais en retard, toujours bien habillée... bref, de ne jamais faire le moindre remous. Aussi, quand ses parents décident d'organiser une grande fête pour son dix-huitième anniversaire, c'est la panique.

Ceux qui en parlent :

Dans notre société régie par les apparences, dans laquelle la minceur voire la maigreur s'affichent sur papier glacé, où le culte du corps parfait est la norme, pas facile d'être une adolescente grosse, très grosse ! Dans la famille de Caterina, tout le monde accumule les kilos en trop. Au sein de ce cocon familial aimant, elle vit pleinement sa vie d'adolescente, acceptée telle qu'elle est par les siens. Mais dehors, c'est une toute autre histoire. Selon sa conception binaire du monde – les obèses d'un côté, les "personnes" de l'autre – elle est une "non-personne". Elle perd son identité pour se voir affublée du cruel sobriquet de “La grosse”. Caterina s'est donc forgée une carapace pour ne pas entendre les plaisanteries dont elle est la cible. le regard des autres l'obsède, avec cette impression d'être constamment observée, critiquée et jugée. Elle n'a aucune envie de fêter ses dix-huit ans et d'être la risée du village dans une robe ridicule. À vrai dire, elle n'a pas envie de grand-chose. Elle fuit l'amitié de ses camarades de classe, n'a pas de hobby, se concentre sur ses études. Sa vie sociale se résume à sa grand-mère et à son professeur de littérature, qui ne manquera pas de la décevoir. Elle ferme la porte aux autres, persuadée de ne pouvoir intéresser personne. Caterina se déteste, se compare à un monstre, et pense que son existence se résumera à son obésité. Vu ainsi, ce roman ne soulève pas l'enthousiasme ! Pourtant, c'est avec tendresse et subtilité que Matteo Cellini traite du sujet délicat de l'obésité, de l'adolescence et de ses complexes, et de la difficulté à apprendre à vivre avec ce que l'on est. Pour son premier roman, il a réussi le tour de force de se glisser avec brio dans le corps d'une jeune obèse de dix-sept ans que la souffrance a fait mûrir trop vite.

Quant à moi :

Un livre qui aurait pu être écrit pour moi mais qui l'a été pour dénoncer, enfin, je le ressens comme tel, de la difficulté que l'on a à vivre dans un monde où nous devons tous être dans la norme pour ne pas être rejetés, décriés, moqués, exclus.

Cette jeune Cat souffre de surcharge pondérale mais n'est pas un monstre. Elle l'est dans les yeux de certains autres et, ce qui est terrible, elle le devient à ses propres yeux dès qu'elle met un pied en dehors de son cocon familial.

Ce n'est pas un livre désespérant, c'est un regard assez juste face à cette différence. Mais ce livre, écrit ici sur l'obésité, peut être appliqué à toutes les différences physiques, de celles qui se voient au premier regard.

Pour que ce livre reste attrayant, heureusement, Cat va ouvrir les yeux sur autre chose que son propre problème et c'est ce qui fait qu'on ne le ferme pas avec un poids sur le coeur.

 

 

Me voci à la fin de ce post et j'espère que vous trouverez matière à y puiser des idées pour vos prochaines lectures.

Je vous souhaite un excellent WE et vous retrouve dans 2 semaines.

Je vous embrasse bien amicalement

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 10:00

Bonjour à vous qui prenez le temps de venir ici pour partager mes lectures et y trouver, je l'espère, matière à ouvrir un nouveau livre.

Cette quinzaine vous allez pouvoir vous plonger dans les romans policiers, jusqu'au cou, voyez-vous même !

Nous commencerons cette rubrique avec

Terminus Elicius par Giebel Roman policier

Résumé :

Istres-Marseille. Pour Jeanne, la vie est ponctuée par cet aller-retour ferroviaire quotidien entre son travail de gratte-papier au commissariat et la maison de sa mère. Elle attend néanmoins qu'un événement vienne secouer le fil de son existence: un regard, enfin, du capitaine Esposito ? La résolution, peut-être, de cette affaire de serial killer qui défraie la chronique phocéenne ? "Vous êtes si belle, Jeanne Si touchante et si belle." Ce soir-là, une lettre, glissée entre deux banquettes, semble combler toutes ses espérances. Un peu trop, même. Car derrière le mystérieux soupirant se cache le meurtrier tant recherché par la police. Commence alors une correspondance amoureuse qui, pour Jeanne, n'aura de terminus qu'au bout de l'enfer...

Ceux qui en parlent :
L'auteur, avec sa plume fluide, utilise des phrases courtes, efficaces, donnant un style nerveux, rythmant les évènements et facilitant la lecture. Karine Giebel, comme souvent dans ses livres, nous entraîne dans les divagations de l'esprit de ses protagonistes, dans le doute, la peur, eux qui, souvent, sont à la recherche de l'amour, de la compréhension et de la confiance. Cette façon de dire et de faire ressentir, fait partie de son style très personnel.

Quant à moi :

Un second livre (en fait le premier qu'elle ai écrit) que je lis de cette auteure et que j'apprécie tout autant que le précédent dont je vous ai parlé dans cette rubrique.

Cette jeune femme sais nous tenir en haleine avec ses histoires qui tournent autour de plusieurs axes pour une même enigme. L'écriture est aisée, les textes aérés; à la portée de tout le monde à condition d'aimer les romans policiers bien sur.

Prête à tout par Maynard Roman policier

Résumé :

Suzanne Stone ressemble à ces filles trop parfaites des magazines. Elle a tout pour être heureuse: elle est jeune, belle, mariée à un homme qui la vénère, installée dans une jolie maison. Mais Suzanne n'est pas une poupée. Elle veut davantage, bien davantage...
Isolée dans une petite ville de province, elle décide que la télévision sera son royaume: à force de conviction, elle obtient un poste dans la station locale. Bientôt, elle parvient à présenter le bulletin météo, puis, persuadée d'être vouée à un brillant avenir, réalise avec un brin de naïveté et beaucoup d'ardeur son premier reportage.
Qu'a donc encore de commun cette créature sculpturale descendue de l'olympe télévisuel avec son entourage, sa famille, son mari... Énigmatique, perverse, désireuse de balayer son passé d'un revers de main, la jeune femme va vite utiliser sa nouvelle aura à des fins meurtrières.
Et l'écran de télévision de se teinter couleur rouge sang...

Ceux qui en parlent :

Admirablement construit, à la manière d'un reportage, chaque protagoniste s'adressant à nous ou à la police, l'on entrevoit au fur et à mesure la vraie personnalité de Suzanne. L'on écoute tour à tour les parents de Suzie, ceux de Larry, les ados que la jeune femme a pris sous son aile. Elle n'en devient que plus antipathique, perverse, ambitieuse, manipulatrice et sans coeur. Joyce Maynard dépeint avec cynisme la société moderne. A la fois glaçant et malheureusement encore d'actualité, cette satire de notre monde moderne gangréné par les médias, que ce soit la télévision, internet ou les réseaux sociaux, et fasciné par la célébrité (même vide de sens), est passionnant de bout en bout.

Quant à moi :

Une auteur que j'apprécie beaucoup car elle a un style bien a elle. Ici elle nous propose de faire la connaissance de Suzanne, vu par chaque protagoniste, voire par Suzanne elle-même. C'est un livre aisé, qui nous amène prendre conscience, si ce n'était pas déjà fait, des ravages qui surviennent quand on veut absolument occuper la 1ere place dans le monde des "m'as-tu vue ?). Un livre qui devrait plaire au plus grand nombre

L'homme de la montagneRoman Policier

Résumé :

Juin 1979, Californie du Nord. Rachel, 13 ans, et sa soeur Patty, 11 ans, sont délaissées par leurs parents : une mère souvent absente et un père volage. Leur quotidien ennuyeux est soudain interrompu par une affaire de meurtre en série que leur père, l'inspecteur Torricelli, est chargé de résoudre. Trente ans plus tard, Rachel, devenue romancière, raconte l'été qui a bouleversé leur vie.

Ceux qui en parlent :

Joyce Maynard donne la parole à Rachel, l'aînée. Elle raconte non seulement les meurtres perpétués mais aussi sa vie d'adolescente, notamment son corps qui change, ses sentiments qui se trouvent exacerbés et ses copines superficielles mais aussi son papa vénéré et adoré dont elle déplore l'absence, sa maman dépressive qui laisse ses filles vivre comme bon leur semble et bien sûr sa soeur, Patty. Dans ce roman d'apprentissage, les meurtres ne sont presque plus qu'un prétexte et relégués au second plan tant l'auteur s'attarde sur ces deux soeurs et leur vie au quotidien. Avec un léger goût d'enfance, empreint de tendresse et de douceur malgré le Tueur du crépuscule, ce roman porté par une écriture riche se veut avant tout sincère et efficace.
Joyce Maynard s'est inspirée d'une histoire vraie. Elle a décidé d'écrire ce roman après sa rencontre avec deux soeurs qui avaient malheureusement croisé la route du Tueur des pistes.

Quant à moi :

Voici un livre tout a fait surprenant que l'on ne peut pas classer directement dans les policiers puisqu'une  l'enquête est relatée à travers les filles de cet inspecteur de police.

Tiré d'une histoire vraie, hélas, ce récit est plus qu'intéressant, très bien ficelé, très bien écrit, l'histoire est menée de telle sorte que l'on s'immerge complètement et que l'on se passionne pour les personnages.

J'ai eu à parler de ce livre au cours d'une grande réunion inter-bibli au mois de mai dernier.

 

La mort n'attend pas par James Roman Policier

Résumé :

Le corps d'un adolescent est repêché dans la Manche.
Il porte une incision allant du cou à l'abdomen. Et derrière, un trou béant, plus aucun organe… Le commissaire Roy Grace, appelé sur les lieux, se voit confier l'enquête. Des fouilles plus approfondies vont mettre au jour deux autres victimes. Une fille et un garçon, présentant cette même cicatrice… A Bucarest, des enfants de la rue se voient proposer un avenir meilleur en Angleterre, par une généreuse bienfaitrice.
Mais les intérêts qui animent cette femme sont-ils vraiment aussi charitables que ce qu'elle veut bien dire ? Dans le même temps, à Brighton, une jeune fille de 15 ans attend une greffe de foie. Ses médecins ne lui donnent guère plus de quelque mois à vivre. Seulement, les listes d'attente sont longues, son groupe sanguin rare et les chances de trouver un donneur plus que minces. Pour sa mère, pas question de regarder mourir sa fille.
Elle est prête à tout pour éviter cela, même si cela implique de plonger dans l'illégalité… Pour certains de ces enfants il est déjà trop tard, pour d'autres pas encore… Mais il faut faire vite, car la mort n'attend pas !

Ceux qui en parlent :

Ce cinquième opus des enquêtes du commissire Roy Grace de la police de Brighton fait plus dans l'efficacité que dans l'originalité. En effet, le sujet du trafic d'organes a déjà été maintes fois exploité en littérature comme au cinéma. Donc, quand Peter JAMES nous présente en même temps une adolescente anglaise en attente de greffe et une jeune roumaine alpaguée par une organisation qui lui fait passer divers tests médicaux, il ne faut pas être devin pour voir où tout cela va nous mener. Ceci dit, l'intrigue est bien menée, les personnages de victime très touchants: Caitlin qui cache sa peur sous son agressivité, sa réticence à recevoir l'organe d'un mort, Simona qui ne peut susciter que la compassion devant les épreuves que la vie lui a réservées malgré son jeune âge et aussi Lynn, la mère aux abois, prête à tout -même au pire- pour sauver sa fille. Autant il est difficile d'accepter ses actes, autant il est impossible de la juger.

Quant à moi :

Tout à fait d'accord avec le commentaire ci-dessus, voici un récit pas très original dont on comprend tout de suite de quoi il retourne et où on va arriver.

Cependant le sujet est suffisamment grave pour que l'on s'y intéresse.

Mais j'ai avec James Peter le même souci que j'ai avec Juliette Benzoni, toujours les mêmes personnages et ça, ça ne me convient pas franchement. Je vais donc demander à ma médiathèque de ne plus me rapatrier cet auteur pour l'instant.

Pour apprécier certains auteurs il ne faudrait pas en lire plus d'un de leur roman par année, enfin, en ce qui me concerne.

 

Le temps est venu de vous laisser et de vous souhaiter de trouver parmi ces romans celui qui vous conviendra le mieux.

Je ovus souhaite une très belle fin d'année

Et vous présente tous mes voeux pour l'année 2017.

Je vous embrasse bien amicalement

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 10:00

Bonjour à vous toutes !

Et si je souhaitais la fête à toutes et tous les Danielle (l) Danie, Dany, ça en serait une bonne idée que celle-là, qu'en pensez vous mdr !

Mais en même temps que je me souhaite ma fête je n'oublie pas qu'il y a tout juste 14 ans, jour pour jour, ma maman nous quittait. Je pense à elle tous les jours et l'évoque à la moindre occasion, sans même m'en rendre compte tant elle fait partie de moi.

Maman je t'aime pour l'éternité.

Je ferme la parenthèse nostalgie

Pour parler un peu littérature puisque nous sommes là pour ça.

En cette mi-décembre, à quelques jours des fêtes de fin d'année je vais vous proposer une sélection éclectique.

Nous commençons avec

Le réveil du coeur par Epenoux Roman -

Résumé :

Quand le Vieux accepte d'assurer la garde de son petit-fils Malo durant tout le mois d'août, ce n'est pas de gaieté de coeur. Il faut dire qu'entre le misanthrope solitaire et l'enfant de six ans, il n'y a pas seulement un fossé de sept décennies, il y a un gouffre, des siècles, un univers entier.
Et pourtant... magie d'un lieu hors du temps, atavisme croisé, miroir des coeurs? Ces deux-là vont s'apprivoiser, mais aussi se reconnaître l'un dans l'autre, dans une tendresse réciproque et un caractère affirmé qui fait fi des années.
Grinçant, voire drôlement caustique quand il se place du point de vue du Vieux, émouvant et touchant quand il est vécu à hauteur d'enfant, ce roman aborde moins le conflit des générations que celui des époques : à quelle aune juger le monde où nous vivons? Celle de l'histoire ou celle de notre histoire?

Ceux qui en parlent :

Une nouvelle fois, François d'Epenoux met en scène les hommes, dans tout ce qu'ils ont de bon et de mauvais. Ce conflit inter-générationnel est des plus passionnants et des plus touchants. Entre le Vieux, bourru et replié, Jean, le fiston, bobo dans l'âme et le petit-fils, Malo, petit garçon intrépide et terriblement attachant. Dans la première partie, François d'Epenoux donne la parole à Jean et nous fait partager sa vie quotidienne mais aussi les bouleversements dus à sa future paternité, le Vieux étant relégué au second plan. Puis, dans une seconde partie, il donne la parole à ce dernier et nous le suivons au cours de ce mois d'août, passionnant et tellement enrichissant, qu'il va passer avec Malo. Il ressort de ces pages une infinie tendresse, de l'amour profond, de superbes leçons d'apprentissage sur le monde qui les entoure et sur eux-mêmes, une entente en symbiose et un grand respect pour l'autre génération. L'écriture est riche, touchante et dotée d'un certain humour.

Quant à moi :

La première partie de ce livre m'a semblée un peu longue. Pas mal de passages ou la réflexion des uns et des autres était décrite avec minutie pas ça m'a semblé un peu, comment dire, un peu répétitf. Le décalage entre ce viel homme plein de bon sens mais reclu dans un monde qui n'existe plus "même si avant c'était mieux" et son fils, pris dans le tourbillon de la vie est fort bien décrit mais je me suis un peu ennuyée dans cette première partie. Par contre dès que le petit Malo arrive en vacances chez son grand-père, étrangement, je n'ai plus reposé ce livre. Tout y est bien dépeint, j'ai quasi senti l'odeur de la mer, des chichis, senti les embruns et vu les dunes. Et cette tendresse entre ces deux êtres est tellement belle, tellement touchante, tellement bien décrite...

Cela m'a fait penser à Margaux qui est riche de nos échanges et aussi des conseils que je lui donne, qu'elle entend et ne suit pas toujours en sachant qu'au final j'ai souvent raison. mais il faut qu'elle fasse ses propres expériences, quelle se trompe, qu'elle comprenne par elle-même pour grandir et devenir une adulte responsable. C'est aussi le respect que j'ai de ses choix, qu'il m'arrive de ne pas comprendre, qui me heurtent quelques fois mais qui font que nos différences sont pleine d'un amour profond.

Et c'est ce que j'ai ressenti avec cette seconde partie, tout ce que ce petit emmagasine pour plus tard, tout ce qui va enrichir sa vie même s'il ne le sait pas encore.

Rebecca par Du Maurier  Roman d'amour et de suspens

Résumé :

Un manoir majestueux : Manderley. Un an après sa mort, le charme noir de l’ancienne propriétaire, Rebecca de Winter, hante encore le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse, jeune et timide, de Maxim de Winter pourra-t-elle échapper à cette ombre, à son souvenir ?

Ceux qui en parlent :

Le figaro :

On se trompe si l'on pense que Daphné du Maurier est un écrivain pour jeunes filles. Le livre de Tatiana de Rosnay confirme que la romancière britannique ne trempait pas sa plume dans l'eau de rose…

Lire la critique sur le site : LeFigaro

Télérama :

Ecrit en 1938, rendu mondialement célèbre par Hitchcock, le roman gothique de Daphné du Maurier paraît dans une nouvelle traduction. Toujours autant nimbé de mystère.

Lire la critique sur le site : Telerama

Ainsi que, parmi tant d'autres :

Quel suspens !
L'univers corseté de la bourgeoisie anglaise n'est pas vraiment ma tasse de thé, et a priori pas le contexte idoine pour me happer dans un bon thriller, mais j'avais envie de réactiver les souvenirs brumeux du film d'Hitchcock vu quand j'étais gamine et comprendre pourquoi il m'avait fait si peur.
Mais contre toute attente, j'ai dévoré ce roman en deux jours car tous les ingrédients d'un bon thriller sont là : le climat qui s'obscurcit peu à peu, l'atmosphère pesante, les révélations distillées au compte-goutte, l'accélération progressive de l'action…
Si Daphné du Maurier réussit le tour de force de nous tenir en haleine de bout en bout, je crois que cela tient pour beaucoup à l'angle de narration choisi, à savoir un récit à la première personne par la frêle et timide héroïne, naïve mais cependant lucide sur son statut de victime, et dont la tragédie va révéler la personnalité au fil de l'intrigue.
Plus hitchcokien, tu meurs ! Pas étonnant que le grand maître se soit approprié cette oeuvre de manière symbiotique.

Quant à moi :

Je n'ai lu que des critiques dithyrambiques et il en a été de même lorsque nous nous sommes retrouvées, à 45 personnes, au club de lecture.

Je ne l'avais pas encore lu, ou plutôt relu et je ne m'en rappelais pas bien car cette première lecture datait de plusieurs décennies. Je me suis donc abstenue de tous commentaires et m'y suis plongée à nouveau.

Alors, est-ce le fait que je n'en n'ai eu que de très bons écots, est-ce que je deviens vraiment très difficile, voir impossible, ce livre ne m'a pas transporté.

Je m'explique car tout de même c'est un très bon livre. Bien écrit, un mystère qui s'installe petit à petit et  qui fait monter la tension au fil des pages, une écriture très agréable, aisée, fluide.

Que du positif me direz-vous ?

Oui, sauf que là, le personnage de la nouvelle épouse, soumise, transparente, sans aucune énergie m'a très vite fatigué. J'aurais aimé la prendre et la secouer jusqu'à lui ouvrir les yeux et réveiller un caractère assez inexistant.

Il est vrai aussi que le personnage le plus fort reste la première épouse, la défunte et toujours présente Rebecca.

Pour résumer je suis certaine que c'est un livre qui doit plaire à la majorité des lectrices et lecteurs si on arrive de faire abstraction, contrairement à moi, de cette seconde épouse et  son amour inconditionnel pour un homme qu'elle connait si mal et qui n'a, pendant la majeure partie du livre, qu'un rôle de potiche.

Retour à Little Wing par Butler Roman traitant l'amitié

Résumé :

« Ces hommes qui sont tous nés dans le même hôpital, qui ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles, respiré le même air. Ils ont développé une langue à eux, comme des bêtes sauvages. »

Ils étaient quatre. Inséparables, du moins le pensaient-ils. Arrivés à l’âge adulte, ils ont pris des chemins différents. Certains sont partis loin, d’autres sont restés. Ils sont devenus fermier, rock star, courtier et champion de rodéo.

Une chose les unit encore : l’attachement indéfectible à leur ville natale, Little Wing, et à sa communauté. Aujourd’hui, l’heure des retrouvailles a sonné. Pour ces jeunes trentenaires, c’est aussi celle des bilans, de la nostalgie, du doute…

Ceux qui en parlent :

Roman choral où nostalgie et amitié tiennent les premiers rôles, Retour à Little Wing promet un voyage au coeur d'un Wisconsin séculaire. Nickolas Butler peint dans ce premier roman les états d'âmes d'hommes et de femmes assez âgés pour mesurer leurs parcours. Les souvenirs se mêlent aux saisons et le Wisconsin figé dans la rigueur hivernale favorise les résurgences des moments clefs de la vie. Si la trame du roman possède un intérêt notable, elle est parfois noyée sous quelques longueurs. Retour à Little Wing n'en reste pas moins une lecture plaisante portée par une écriture agréable et d'une qualité certaine.
Une oeuvre à découvrir également pour ses descriptions du Wisconsin qui devient, au fil des pages, un énième membre de cette bande de potes, sans doute le plus fidèle mais aussi le plus ingrat…

Quant à moi :

Je suis plus dans la réserve en ce qui concerne mon appréciation. Oui, ce livre est bien écrit, l'amitié y est forte et  sincère malgré quelques divergences.

Ce qui m'a gêné ? C'est que tous les personnages boivent et fument des joints à tout bout de champ, conduisent et s'occupent des enfants dans cet état second.

C'est le choix de l'auteur et je le respecte mais dès que je me sens confrontée à ce genre de comportements j'ai bien du mal à adhéré au roman. Un manque de détachement de ma part sans doute mais c'est plus fort que moi, ça me gache la lecture.

 

Une vraie famille par Musso Thriller

Résumé :

Il s'appelle Ludovic, c'est du moins le prénom qu'il a donné.
Un jeune homme simple et sans histoires.
En apparence.
Les Vasseur, un couple de Parisiens retirés dans leur résidence secondaire en Bretagne à la suite d'un drame personnel, l'engagent pour quelques travaux de jardinage.
Le mystérieux garçon sait rapidement se rendre indispensable et s'installe dans leur vie.
Quand les Vasseur commencent à se poser des questions et à regretter de lui avoir ouvert leur porte, il est déjà trop tard.
Mais ce qu'ils ignorent, c'est que leur cauchemar n'a pas encore commencé. Car la véritable menace qui pèse sur leur maison n'est pas du tout celle qu'ils croyaient.
Avec ce thriller glaçant, plongée en eaux troubles d'un couple ordinaire et d'un jeune homme en quête d'une vraie famille, Valentin Musso donne le meilleur de son talent, après le succès du Murmure de l'Ogre (Seuil, 2012) et de Sans faille (Seuil, 2014).

Ceux qui en parlent :

Prévoyez de bloquer votre soirée car vous ne lâcherez pas ce livre avant de lire la fin!
Mystère, emprise mentale, manipulation, fausse identité, tout y est pour rendre la lecture captivante.
Un couple de quinquagénaires, lui est professeur d'histoire médiévale à l'Université, elle est galeriste, est installé depuis plusieurs mois en Bretagne, près de Quimperlé. Ils semblent vivre en retrait suite à un drame familial et un accident qui a endommagé sérieusement une des jambes de François, le professeur d'université.
Arrive un jeune homme, qui propose ses services pour différents travaux dans la maison et le jardin.
On ne sait pas d'où il vient. Il est embauché et logé par le couple.
Les liens se resserrent entre eux. le jeune homme va-t-il s'installer chez le couple et prendre une emprise sur eux?
Bien vite on voit les parcours des différents protagonistes, marqués chacun par des drames.
Le danger n'est pas où on l'attend et les personnes vraiment dangereuses se révèlent brutalement.
Quel beau thriller qui nous donne une intensité psychologique qui nous glace littéralement!
On est pris dans une atmosphère lourde et menaçante, qui n'est pas sans rappeler le terrifiant "Misery" de Stephen King..
Un très bon moment de lecture et .... de frisson..

Quant à moi :

Un Thriller excellent, super bien construit et contrairement à bien des livres du genre on ne nage pas dans l'hémoglobine. Le suspens est surtout psychologique et c'est ce qui fait la force de ce récit. Je vous le recommande si, bien sur, vous aimez ce genre de livre

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Published by danie - dans Si on lisait
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