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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 09:00

Bonjour à vous toutes !

J'ai décidé de couper le mois en deux tout pile afin de pouvoir souhaiter une très bonne fête à toutes les Marie. Marie était le prénom de ma maman et il est cher à mon coeur.

Déjà la mi-août, que le temps passe  vite, trop vite.

Je ne veux pas vous décourager mais dans trois semaines ce sera la rentrée scolaire, dans un mois, l'automne.

Mais aussi

- la joie des enfants de retrouver leurs copains,

- la première rentrée à la grande école pour notre petit (grand) Gabriel,

- le retour des couleurs flamboyantes offertes par dame nature,

- la chasse aux champignons ...

Alors on profite des belles journées de vacances pour découvrir d'autres livres, d'autres envies d'évasions.

Voici ce que j'ai à vous proposer.

 

 

Thriller psychologique

Thriller psychologique

Résumé :
Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame
Ceux qui en parlent :
Le roman s'ouvre sur cette phrase terrible : « le bébé est mort. » Une mère se tient en état de choc devant les petits corps meurtris de ses deux enfants.
Dans ce récit, Louise, la « super nanny », comble le vide laissé par les parents et renforce peu à peu son emprise sur cette famille. Elle remplit ainsi ses propres carences affectives. L'auteure nous montre aussi comment le couple, devenu employeur, va parfois avoir des mots humiliants pour leur salariée. Elle a pris une place au sein du noyau familial mais elle en reste étrangère. C'est une personne indispensable dont la présence n'est que temporaire. La psychologie des personnages est décrite avec pertinence. La tension est permanente. le lecteur secoué par un incipit poignant est ensuite captivé par un suspense qui ne faiblit jamais. Il suit avec intérêt la folie grandissante de Louise. « Chanson douce » est un drame psychologique dérangeant car parfaitement réaliste.
Quant à moi :
Prix Goncourt 2016 que j'ai lu en février dernier, dès que ma médiathèque a pu le récupérer vu la forte demande des lecteurs. Comme vous toutes j'en ai beaucoup entendu parler à ta télé, LGL etc et tous les commentaires étaient élogieux et je ne peux que me rallier à tout ce qui a été dit.
Un livre fort, très bien écrit, une histoire difficile que j'ai trouvé fort probable. Tout est narré sans tomber dans le pathos, que je vous recommande vraiment.
 

 

roman

roman

Résumé :
Ils se voient de temps en temps, pour un apéritif, un concert à l'opéra, une galette des rois. Elle s'occupe de lui quand il tombe malade, et, lorsqu'elle perd sa grand-mère, se réfugie chez lui.
Mais Vendello se fait de plus en plus absent, lui parle sans cesse du chef Noureguiev… Elle se renseigne sur Noureguiev, visite les mêmes lieux que Vendello, et finit par découvrir son homosexualité. Déçue, se sentant trahie, elle se demande pourquoi il l'a laissée l'aimer…
Ceux qui en parlent :
Le titre est évocateur, ce roman est en effet un bijou de sensibilité et un ode à la musique. Je découvre avec ce roman une auteure dont j'ai hâte de lire les autres oeuvres. Son écriture nous amène au coeur du violoncelle de Vendello , le voisin, qui se révèle, en plus d'excellent musicien, un ami tendre et attentionné; ..peut-être plus! A découvrir absolument!
Quant à moi :
J'ai découvert Valentine Goby avec Kinderzimmer et dont je vous en ai parlé précédemment. Ce livre est son tout premier roman et c'est un petit bijou que je ne peux que vous recommander. Valentine avait à ses débuts, un style très aéré, léger même dans les sujets difficiles et, pour tout vous dire, je regrette un peu qu'elle ai opté pour un style d'écriture très différent.
 
Roman

Roman

Résumé :
À Kashine, petit village russe, Georgy Jachmenev, 16 ans, sauve la vie du tsar au péril de la sienne. Le destin du jeune paysan s'en trouve aussitôt bouleversée. Nicolas II le fait venir à Saint-Pétersbourg, où il est admis dans la Leib-Garde de sa Majesté, avec pour mission de veiller sur le tsarévitch Alexei. Secrètement amoureux de la grande duchesse Anastasia, il suivra les Romanov jusqu'à Ekaterinenbourg, où il sera le témoin impuissant du massacre.
Ceux qui en parlent :
C'est dernières années, nombreux d'auteurs anglais ou américains ont décidé d'écrire sur la Russie autant sous le règne de Staline que pendant les Romanov. le roman de John Boyne n'innove en rien le récit d'un histoire de famille. On commence 1981 et on finit en 1918 à la mort de la famille Romanov ainsi que l'exil de la seule survivante Anastasia. le personnage de Gueorgui, je l'ai trouvé parfois très égoïste par rapport à sa famille et aussi stéréotyper d'une certaine façon comme bibliothécaire sont rapport aux livres en est un exemple.. Peut-être parce que j'ai des soeurs mais Anastasia me plaisait beaucoup et j'aurais voulu que l'histoire soit plus axer sur les événements de 1914 à 1918 pour moi c'est les moments que j'entendais de lire avec une certaine impatience.
Quant à moi :
Alors je ne cherchais pas nécessairement un livre purement historique ce qui fait que j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce ROMAN.
J'en ai bien aimé la construction, partir de 1981 pour arriver aux évènements qui ont anéantis la famille du dernier tsar de Russie, la famille Romanov.
En cette soirée du 28 février Arté diffuse trois documentaires de Théma concernant la période très  perturbée de la chute du tsar et la création du bolchévisme en Russie.
Comme j'ai terminé ce livre il y a quelques jours je suis ces documentaires avec beaucoup d'attention et j'y retrouve énormément de faits relatés dans ce livre.
Ce livre est un roman car il met en scène deux personnages, Georgy et son épouse, qui serait Anastasia, l'une des 4 filles de la famille Romanov et qui aurait échappée au massacre de sa famille à Ekaterinbourg dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 sur les ordres de Lénine
En fait, très intéressée par le sujet, j'avais cherché sur le net pour savoir à quoi tenait cette idée d'une survivante. Il s'avère qu'une jeune femme a été "reconnue" non officiellement comme étant une fille de Nicolas II et cette personne a toujours affirmé être Anastasia . Rien n'a jamais été démontré de façon formelle mais il y avait là une belle occasion de créer ce roman (et d'autres) qui la met en scène. A savoir que dans cette histoire le jeune Georgy est entièrement dévoué à tsar et sa famille bien qu'issu d'une famille de paysans très pauvres. On survole de très haut, il est vrai, la vie plus que miséreuse de la majorité du peuple russe.
 
Roman

Roman

Résumé :
Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie.
Aussitôt, elle sait.
Après On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt explore dans ce roman virtuose la puissance du désir et la fragilité de nos existences.
Ceux qui en parlent :
Grégoire Delacourt n'a pas son pareil pour parler des femmes, de la Femme. Ce roman sur l'amour, le désir, la liberté, le choix, la vie, la maladie, la mort aussi, est porté par sa magnifique écriture, subtile et fine, gracieuse, tendre et sensible. Et en fil rouge – belle idée, je trouve – habilement mêlée à celle d'Emma, l'histoire de la Chèvre de Monsieur Seguin, n'est-ce pas Blanquette, la liberté… Et nous passons régulièrement du plaisir aux larmes, car on le sait bien et l'auteur aussi, la liberté des uns…. Alors, que faisons-nous de nos vies ?
C'est beau comme une tragédie grecque, triste, infiniment triste comme un film italien.
C'est la lourdeur de la peine, la fulgurance des douleurs, le déchirement des adieux.
Quant à moi :
J'ai lu de nombreux com' avant de vous livrer celui-ci. Certains d'hommes, fort peu en fait, et surtout des commentaires de femmes, très enthousiastes.
Après avoir lu "la liste de mes envies et les quatre saisons de l'été j'aime toujours autant le style d'écriture de cet auteur.
Un auteur qui écrit comme une femme et surtout pour les femmes. Et c'est moi qui vous le dis, moi qui n'aime pas franchement les romans d'amour. Comme quoi lol !
Alors contrairement à certaines appréciations je n'ai pas trouvé que ce roman était triste car pour moi, hormis le fait qu'il s'agit d'un amour inaccompli je trouve qu'il est l'ode à l'Amour tout simplement, à une renaissance pour une femme de 40 ans qui veut se redécouvrir, vivre autre chose, sortir de son train-train, retrouver sa liberté tout en assumant ses responsabilités.
Nous en avons beaucoup rêvé, nous ne l'avons pas souvent réalisé pour des raisons diverses et variées. On ne l'envie pas nécessairement mais on la comprend sans aucun doute.
 
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Published by danie - dans Si on lisait
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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 09:00

Bonjour mes à vous qui passer par chez moi en ce dernier WE de juillet.

Voici quelques propositions de lecture

Témoignage

Témoignage

 
Résumé :
En 2005, Charlotte Valandrey révèle dans -L'Amour dans le sang- sa séroposivité depuis l'âge de 17 ans et sa greffe cardiaque récente, le remplacement de son coeur passionné, éreinté : "C'est l'histoire d'une femme qui aima tellement qu'elle eut besoin d'un autre coeur"

Un mois après la parution de ce livre, Charlotte reçoit une lettre anonyme : "Je connais le coeur qui bat en vous, je l'aimais".
Ces mots, qui pourraient sembler fous, la bouleversent alors qu'elle est en proie à des cauchemars récurrents, des sensations impérieuses de déjà-vu et des changements intérieurs surprenants.
C'est le début d'un étrange parcours pour Charlotte qui veut comprendre pour se libérer d'une présence qu'elle ressent intimement. Y a t-il vraiment une autre vie en elle ?
Un voyant troublant, un cardiologue amant, une psychanalyste rationnelle et un professeur figé dans le secret médical vont tenter de lui répondre.
Ceux qui en parlent :
Un superbe témoignage. Je ne connaissais pas particulièrement cette actrice ni même son histoire avant d'avoir à lire ce livre pour un concours.
Ce livre est surtout basé sur son ressentie après sa greffe de coeur, et la mémoire cellulaire, c'est à dire pouvoir avoir des souvenirs ou des nouveaux goûts, qui appartiennent au donneur. Nous voyons sa recherche pour trouver qui c'était. Ses problèmes pour trouver du travaille depuis la sortie de son premier livre révélant qu'elle est atteinte du sida depuis ses 17 ans. Nous partageons aussi ses coups de coeur, ses amours, ses voyages, et ses problèmes.
J'ai découvert un femme pleine de vie avec rage de vivre incroyable et compréhensible, une combattante qui réussit à tout surmonter, et un peu fantasque. C'est une vrai leçon de vie, qui donne une nouvelle vision du don d'organe.
C'est une livre que je suis ravi d'avoir découvert, que je conseil à tout ceux qui peuvent être intéressés par ce genre de livre.
Quant à moi :
En toute sincérité j'ai été touchée par ce témoignage. Charlotte Valandrey n'est pas la première personne à exprimer ces ressentis qui ne semblent pas lui appartenir, qui semblent vennir à cet organe qui a déjà vécu dans un autre corps. Cette mémoire cellulaire que des scientifiques tentent d'expliquer. On y croit ou pas, c'est à chacun de nous de se faire une opinion.
Ce dont je peux témoigner c'est de l'avoir vu dans ma ville, jouant dans une pièce de théâtre en janvier dernier et elle était, à priori,dans une très belle forme.
 
Si on lisait fin juillet

  Roman sur l'absence

Résumé :
"Vingt-sept ans d'absence. Vingt-sept anniversaires qui ont pris le dessus, année après année, sur le jour de naissance : ils n'ont plus compté l'âge écoulé de Sarah mais mesuré l'attente."
En 1982, Sarah a quitté la France pour Uummannaq au Groenland. Elle est montée dans un avion qui l’emportait vers la calotte glaciaire. C’est la dernière fois que sa famille l’a vue. Après, plus rien. Elle a disparu, corps et âme. Elle avait vingt-deux ans. Quand Lisa, vingt sept ans plus tard, se lance à la recherche de sa sœur, elle découvre un territoire dévasté et une population qui voit se réduire comme peau de chagrin son domaine de glace. Cette quête va la mener loin dans son propre cheminement identitaire, depuis l’impossibilité du deuil jusqu’à la construction de soi.

Ceux qui en parlent :

Valentine Goby en profite pour nous plonger dans la vie des pêcheurs/chasseurs de ces régions reculées du monde, leurs conditions rudes et dépendantes de la nature, une nature qui subit les assauts du réchauffement climatique, la banquise qui fond et la vie qui meurt inexorablement. Parfois le style rebute, quelques phrases de construction atypique déroutent, mais tout est parfaitement décrit et documenté (recherches agronomiques sur l'oignon, vie dans le Grand Nord…) et nous sommes pris par ce texte absolument magnifique, gorgé d'émotions et de sensibilité. Sarah souffrait, ses parents et sa soeur souffrent de son absence, les populations de la banquise souffrent de la disparition de leurs terres, seul le lecteur se réjouit d'être tombé sur un si beau roman, même s'il le referme avec l'oeil humide. Un magnifique moment de littérature.

Quant à moi :

Une autre auteure dont on ne peut dire que du bien tant ses livres sont poignants, très bien construits, avec toujours une histoire forte. Un petite bémol pour celles qui ont un peu de mal avec les phrases très longues, c'est une de ses particularité. Encore que dans celui-ci ce ne soit pas trop le cas. Une très belle histoire une fois de plus et je ne peux que vous conseiller et ce livre et cette auteure.

Si on lisait fin juillet

Résumé :
Liza McCullen n’échappera pas à son passé. Cependant, les plages préservées de la baie des baleines, et sa communauté soudée, lui offrent d’assouvir sa soif de liberté et de sécurité – si ce n’est pour elle, du moins pour sa petite fille, Hannah.
Jusqu’à l’arrivée de Mike Dormer dans l’hôtel de sa tante, qui va bouleverser la tranquillité de la baie des baleines.

Ceux qui en parlent :

Décidément, Jojo Moyes sait comme personne m'offrir une lecture aussi divertissante que dépaysante. Avec "la baie des baleines", c'est encore une fois un excellent moment de lecture que je peux archiver dans ma mémoire.
Rares sont, à mes yeux, les auteurs qui parviennent avec talent et simplicité à rendre leurs personnages attachants et si parfois Jojo Moyes aime jouer les funambules sur la ligne qui sépare la romance sentimentale du récit psychologique - et me donnant ainsi quelques craintes -, elle s'en tire toujours royalement en évitant les clichés outranciers, le mélo sucré ou pire, la trame réchauffée.

Quant à moi :

Une auteure que je lis pour la seconde fois et qui a conforté ce que je ressens en la lisant : que du bien.

Nous avons ici un roman d'amour entre un homme et une femme, certes mais pas que. Nous y trouvons surtout l'histoire d'amour d'une mère à ses filles et l'histoire d'amour d'une population envers les dauphins et les baleines. C'est ce mélange subtil qui fait que ce roman se dévore avec un réel plaisir et je ne peux que vous conseiller ce livre.

 

Thriller psychologique

Thriller psychologique

Résumé :

La générosité a souvent deux visages.Celui qu'on voit et l'autre, trouble. La première fois que je l'aperçois, elle se tient sur le quai bondé de la gare de Fullerton, à Chicago. Il fait un froid à vous glacer les os, il pleut à verse. Elle serre un bébé dans ses bras. Rien ne les abrite. Quelques jours plus tard, elle est de nouveau là. Aussi fragile. Cette fois, je l'aborde/vais lui parler. Sans trop savoir pourquoi. Ni où tout cela va me mener?Hantée par l'image de cette jeune sans-abri et de son bébé,  Heidi néglige l'avis de son mari et l'hostilité de sa fille : elle ouvre sa maison à l'inconnue du quai. Qui est vraiment Willow ? Mutique, vulnérable, a-t-elle quelque chose à voir avec l'inquiétante Willow Greer, dont le compte Twitter est plein de conseils macabres sur le suicide ?Peu à peu, la présence de l'inconnue dans la maison agit comme un révélateur des fissures familiales? 
Ceux qui en parlent :
Mary Kubica est diabolique et nous offre une brochette de personnages riches et complexes . J'avais déjà eu le plaisir de recevoir en cadeau le premier livre de Mary Kubica , je remercie à nouveau Babélio et les éditions Mosaïc pour leur confiance . Après ce second roman , je crois que l'on peut décemment dire que Mary Kubica est rentrée dans le cercle des reines du thriller psychologique .
Mais vous n'avez pas répondu à ma question... Vous auriez fait quoi à la place d'Heidi ?
Moi , j'ai eu furieusement envie de devenir assistante sociale ... Vous comprendrez pourquoi lorsque vous aurez lu ce roman...
Quant à moi :
Un livre qui m'a tenu en haleine de bout en bout !
Super bien écrit (ou traduit), une histoire des plus intéressante, des personnages attachants, une fin que l'on attend pas. Tout ce qu'il faut pour faire une bonne lecture que l'on ne lâche que par obligation et que je vous recommande vraiment.
 
L'amour est une conversation... L'amour c'est lorsque l'on ne parle qu'à l'autre. Et lorsque l'autre ne parle qu'à toi.
Erik Orsenna
 
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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 09:00

Bonjour à vous qui venez me visiter et, qui sait, piocher quelques idées de lectures.

Voici ce que je vous propose en cette quinzaine qui précède, pour la plupart d'entre vous, aux vacances d'été.

 

La suture par Daull  Roman

Résumé :
Alors qu'elle vient de perdre Camille, sa fille de 16 ans, l’auteure se penche sur le passé de sa mère, Nicole, disparue trente ans auparavant. A partir de quelques lettres et photographies, elle tente de reconstituer son existence, entreprenant de déchiffrer les lieux et paysages où Nicole a vécu, les visages qu'elle a connus. Un roman en forme d'enquête généalogique, entre réalité et fiction.

Ceux qui en parlent :

Avec son deuxième roman, après le formidable « Camille mon envolée », Sophie Daull, m'a de nouveau séduit par son style d'écriture.
Toute en simplicité, en tendresse et douceur, maniant l'humour avec délicatesse, narrant le drame ou la détresse sans pathos ni excès de larmes. Semblant forte et soumise et pourtant si fragile derrière ses mots.
Bien sûr, si l'on ne voit que le sujet du livre qui nous raconte l'histoire de sa mère disparue à 45 ans dans des conditions dramatiques, on se dit que, voilà, elle remet ça. Autre personnage, autre destin tragique, sortons les mouchoirs. Mais La suture, ce n'est pas ça. Sophie Daull, ne nous demande pas de pleurer sur son triste sort. Au contraire.

Quant à moi :

Je n'ai pas lu le 1er roman de cette auteure mais ça n'a pas été un problème pour me lancer dans le second. Je ne dirais pas que ce livre m'a transporté mais il s'est laissé lire avec un certain plaisir. Si sa lecture vous tente essayez de vous procurer "Camille mon envolée" pour mieux faire le parallèle dans celui-ci.

 

Les quatre saisons de l'été par Delacourt  Roman d'amour

Résumé :
Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.
Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.
Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.

Ceux qui en parlent :

Il y a le Touquet et sa plage; le 14 juillet, le dernier du siècle, son feu d'artifice et son bal; Francis Cabrel et son Hors saison... et l'amour.
Tout en délicatesse, Grégoire Delacourt nous emmène au Touquet et nous fait vivre des histoires d'amour, fussent-elles éternelles, romantiques, regrettables ou vaines. Dans ces quatre récits qui s'entremêlent délicatement, l'auteur pose un regard tendre et doux. Il décrit avec précision et finesse les relations hommes/femmes. Les fleurs ont une place importante, elles donnent le titre de chaque nouvelle et permettent d'exprimer des sentiments que l'on ose avouer. Porté par une écriture riche et très poétique, ce roman clame haut et fort les couleurs de l'Amour...
Les quatre saisons de l'été... Intemporel...

Quant à moi :

Chaque histoire est unique et une fois de plus l'auteur réussi un roman plein de douceur et de sensibilité.

Précédemment de cet auteur j'ai adoré "la liste de mes envies" et vous l'avais d'ailleurs chaudement conseillé
Ce nouveau romain a été pour moi  un vrai moment bonheur et je l'ai d'ailleurs dit autour de moi afin que mes proches ai envie de le lire.
Quatre histoires simples et belles tout simplement.

Kinderzimmer par Goby  Roman sur la seconde guerre mondiale

Résumé :
En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plusieurs dizaines de milliers de détenues. Mila a vingt-deux ans quand elle arrive à l’entrée du camp. Autour d’elle, quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de ces femmes va devoir trouver l’énergie de survivre, au très profond d’elle-même, puiser chaque jour la force d’imaginer demain.
Et Mila est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, ni de quelle façon.

Ceux qui en parlent :

Âmes sensibles s'abstenir. Kinderzimmer est un roman éprouvant, extrêmement dérangeant, qui vous prend à la gorge de la première à la dernière page. On suffoque, on tremble, on a la nausée. Une écriture sans concessions, tour à tour dépouillée et glaciale – à l'image du camp – puis poétique et bouleversante, sert ce texte virtuose. À coups de phrases urgentes, de mots crus, d'alternance de rythmes et de langues, elle nous entraîne dans un univers dont la noirceur est sans égale et nous immerge au coeur même de l'horreur. Mais elle nous donne à voir aussi la formidable énergie de vie qui vibrait dans les camps et la minuscule lueur, là-bas, tout au fond, qui continue de briller et qu'il ne faut surtout pas laisser mourir. Entre ombre et lumière, désespoir total et foi inébranlable en la vie. Un grand livre. Très fort.

Quant à moi :

Je n'en dirais rien de plus, tout est dit. Un livre fort, à ne pas mettre entre toutes les mains mais si vous le pouvez, découvrez ce roman qui est presque un documentaire..

 

Si on lisait à la mi-juillet

Petits problèmes aujourd'hui pour insérer mon image...

Donc, ce livre est un roman historique traitant de la seconde guerre mondiale.

Résumé :
~~France, 1939.
Dans le village de Carriveau dans la Loire, Vianne Mauriac fait ses adieux à son mari qui part au front et se retrouve seule avec sa fille. Elle ne peut imaginer que les nazis vont envahir le pays. Pourtant, lorsqu'un capitaine allemand réquisitionne sa maison, elle est forcée d'accueillir un officier sous son toit. Et fait le choix de protéger sa fille avant la liberté de son pays...
Sa sœur Isabelle, 18 ans, a passé son enfance dans des pensionnats depuis la mort de leur mère, et son père décide de l'envoyer vivre avec Vianne. Mais son tempérament rebelle met en danger leurs vies à toutes. Isabelle décide donc de partir vivre à Paris, le jour de l'entrée des Allemands dans la ville. Impétueuse et pleine d'idéaux, elle s'engage très vite dans la Résistance sous le nom de code " Le Rossignol " et fait régulièrement passer des aviateurs anglais en Espagne.
Deux sœurs, deux destins et deux façons de survivre à la guerre et à l'envahisseur. Un grand roman sur l'amour, la liberté, les idéaux et sur le rôle des femmes pendant la guerre.
Ceux qui en parlent :
J'ai trouvé ce roman historique parfait pour un début de vacances, idéal pour paresser au chaud sous la couette. Malgré son épaisseur de plus de 500 pages, il se lit très facilement. Trop facilement, peut-être ? Il faut dire que les différents éléments historiques repris ici sont plutôt "bateau" et archi connus. Tout y passe : l'occupation allemande qui se durcit au fil du temps, les tickets de rationnement et l'attente interminable pour obtenir un malheureux jarret de porc, la répression contre les Juifs, la rafle du Vel d'Hiv, les bombardements anglais, les camps de concentration, les réseaux de résistance de plus en plus organisés et caetera..et caetaera...
Cet aperçu de la seconde guerre mondiale est intéressant, soit, même si on le connaît déjà par coeur mais l'auteure s'est trop souvent contentée de les évoquer sans entrer dans les détails. de plus, ce qui m'a le plus dérangée, c'est que tous ces éléments sont vécus par les deux héroïnes de l'histoire. Pour le coup, le mot"héroïne" prend tout son sens traditionnel ici. L'auteure américaine en a fait deux super women qui traversent la seconde guerre mondiale en accomplissant tout un tas d'actes héroïques ! C'est très romanesque mais peu crédible...
Quant à moi :
Je suis comme la plupart de commentaires que j'ai lu sur ce roman. Bien écrit, facile à lire mais trop d'incohérences. De plus comme je sortais du livre cité précédemment qui traitait du camp de Ravensbrück cette histoire m'a paru très simple dans son ensemble. Ceci étant je comprends très bien que ce soit un très bon livre pour la plupart d'entre nous. On y aborde la guerre, avec ses tragédies mais aussi avec ces actes de générosité pure. Le destin des deux héroïnes fait que ça nous parle au coeur, que ça nous touche et nous émeut. Je regrette juste que l'auteure ai dilué l'Histoire. Mais il le fallait sans doute pour faire de son roman un livre accessible au plus grand nombre. Si vous souhaitez vous replonger dans cette époque tourmentée sans en sortir traumatisée ce livre sera le bienvenu j'en suis certaine.
 

Nous voici à la fin de cet article et j'espère que vous trouverez matière à vous divertir en choisissant l'un ou l'autre de ces ouvrages.

Je vous souhaite un très bon WE

Vous retrouve dans 2 semaines

Et vous embrasse toutes très amicalement

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:07

Bonjour à vous qui me rejoignez dans cet article.

Je souhaite une très bonne fête des pères à tous ceux qui gravitent autour de vous, papa, papy, grand-papy !!!

Voici ce que je peux vous proposer

Journal d'un vampire en pyjama par Malzieu Autobiographie

Résumé :
Journal intime tenu durant l'année où Mathias. Malzieu a lutté contre la maladie du sang qui a altéré sa moelle osseuse et la mort personnifiée, Dame Oclès.
Ceux qui en parlent :
« Le véritable enfer. Pas celui avec du feu et des types à cornes qui écoutent du heavy métal, non, celui où tu ne sais plus si ta vie va continuer ».
On en redemande, Mr Malzieu, pas que vous soyez à nouveau malade bien sûr, mais que vous preniez votre plume pour continuer à « faire le con poétiquement » car « c' est un métier formidable ».
Quant à moi :
Un livre, un récit, une autobiographie, un moment d'humour, de peur, de tendresse, une belle plume, un livre que je ne peux que recommander tant il est plein d'espoir et de volonté de vivre. Un livre qui fait du bien là où ça fait mal et, pour résumer, une ode à la vie pour repousser la mort !
 

On regrettera plus tard par Ledig  Roman d'amour

Résumé :
Cela fait bientôt sept ans qu'Eric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu'à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d'un destin que l'on croyait tout tracé ?

Ceux qui en parlent :

J'avais hâte de découvrir le quatrième roman d'Agnès Ledig que j'avais découvert avec Juste avant le bonheur ! Ce roman est plein de tendresse, il nous incite à tourner la page sur le passé pour vivre notre vie et l'apprécier pleinement. Les personnages de Valentine, de Suzanne, de Gustave et d'Anna-Nina, sont touchants. Ce livre se lit vite, on a envie de savoir comment l'intrigue va évoluer et du coup, la fin paraît un peu surprenante. (J'avoue que j'aurais aimé une "happy end" véritable...) Sur le coup, je ne voyais pas comment l'intrigue secondaire, qui se passe pendant la guerre, allait s'orchestrer avec le coeur du roman, il faut bien quelques chapitres pour comprendre, mais j'ai aussi apprécié cette partie plus dramatique. Par ailleurs, l'amitié entre Valentine et Gaël est très jolie, elle fait envie ! Pour finir, j'ai retrouvé ici le style d'Agnès Ledig avec ses jolies tournures, ses petites perles d'écriture.

Quant à moi :

Un roman d'amour qui va plaire à toutes celles qui aiment ... les romans d'amour !

Autant j'ai aimé "juste avant le bonheur et Marie d'en Haut" autant j'ai trouvé cette histoire trop simple, trop facile, trop pleine de bons sentiments.

L'histoire est assez originale, deux intrigues en une, c'est bien. Mais trop de bons sentiments tuent les sentiments, enfin, à mon sens. C'est un joli livre, oui, mais pas un chef d'oeuvre.

 

 

Agatha Raisin enquête : Remède de cheval par Chesney  Roman policier

Résumé :
Après la pluie, le beau temps ! Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats.
Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes. Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident.
Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l'affaire de La Quiche fatale, il s'agit bien d'un meurtre. A l'étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l'avis de son entreprenante voisine. Et nos deux détectives-amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu'ils ne l'imaginaient...
Ceux qui en parlent :
Deuxième tome de cette série et plus ça va , plus je m'attache à Agatha ...
Le vétérinaire "is dead ".
"Of course", Agatha va enquêter !
"Yes , but for the first time , not "en "solitaire" . Elle sera aidée par son voisin , le séduisant James Lacey , militaire à la retraite . Elle craque pour lui mais, " it's not" réciproque , et il s'en suit des répliques et des quiproquos savoureux ..
Le véto était un homme à femmes, à moins qu'il ait été un arnaqueur .
Si vous voulez vous relaxer dans un petit village anglais , Agatha pourrait bien être votre guide pour une lecture légère et sympa . Ici, pas de suspens de dingue mais une ambiance toute cosy entre Pubs , jardins anglais , vieilles pierres, chats et quelques petits meurtres entre voisins ...
Quant à moi :
Si vous souhaitez lire un policier style Miss Marple c'est ce livre et ses frères que vous devez lire.
Une petite histoire policière mais dans le style facile, pas prise de tête ni complication.
Ce n'est pas de la grande littérature mais c'est bien sympa.
 

Jules par Van Cauwelaert  Roman d'amour

Résumé :
Zibal est un petit génie. Ses inventions auraient d'ailleurs pu lui rapporter des millions mais tout le monde n est pas doué pour le bonheur et Zibal, malgré ses diplômes, se retrouve à 42 ans vendeur de macarons à l'aéroport d Orly.
Un jour, devant son stand, apparaît Alice, une jeune et belle aveugle qui s'apprête avec son labrador Jules à prendre l'avion pour Nice où elle doit subir une opération pour recouvrer la vue. L'intervention est un succès mais, pour Jules, affecté à un autre aveugle, c'est une catastrophe. Jules fugue, retrouve Zibal et, en moins de vingt-quatre heures, devient son pire cauchemar : il lui fait perdre son emploi, son logement, ses repères. Compagnons de misère, ils n'ont plus qu une seule obsession : retrouver Alice.

Ceux qui en parlent :

J'aime beaucoup Didier van Cauwelaert. Il a un registre assez large d'histoires à nous raconter. Il choisit dans ce roman de nous démontrer que chacun d'entre nous a sa place dans l'univers, même si elle est mouvante. le sens de la vie est parfois flou mais il est parfois utile d'écouter son instinct et son coeur. Jules n'est pas qu'un chien... et vous tomberez obligatoirement sous son charme ;-)

Quant à moi :

Un livre qui parle d'un chien d'aveugle ça ne pouvait que m'attirer, entre bêtes on se comprend ! Alors que dire de ce livre d'amour car c'est le cas ici. Un amour entre un homme et une femme mais surtout l'amour d'un chien pour sa maitresse. Un livre très bien écrit, pas de prise de tête, que de bons sentiments et c'est ce qui m'a fait du bien en ces veilles de fêtes car, oui, je vous fais ce petit mot alors que nous sommes le 19 décembre et que je viens tout juste de terminer cette lecture ! Et comme je vous le propose en ces veilles de vacances, qui sait, vous l'emmènerez peut-être avec vous lors de vos congés.

Il est temps pour moi de céder la place et de repartir vers d'autres livres vu que j'ai une pile à lire assez considérable.

J'espère que ces lectures vous donnerons envie de vous plonger dans l'un ou l'autre de ces romans, j'attends de savoir ce que vous en pensez.

je vous embrasse et vous donne rendez-vous dans deux semaines

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 09:00

Bonjour à vous qui me rejoignez pour cette rubrique lecture.

Voici ce que je vous propose cette quinzaine

Soyez imprudents les enfants par Ovaldé  Roman

Résumé :
Alors qu'elle a 13 ans, Atanasia Bartolome a comme une révélation devant une toile du peintre Roberto Diaz Uribe. Elle découvre qu'il est un cousin de son père et souhaite savoir ce que cherche à lui dire ce peintre, qui a disparu un jour comme tous les ancêtres Bartolome. La jeune fille décide de partir elle aussi explorer le vaste monde.

Ceux qui en parlent :

Des personnages mystérieux et intrigants. La quête de Diaz Uribe est ce qui va forger Atanasia, faire d'elle l'adulte qu'elle sera.
Au niveau de la construction, les chapitres ne mélangent pas les périodes, tout est clair. Au départ, il est un peu troublant qu'on nous parle d'Atanasia aussi bien à la troisième personne qu'à la première. Mais on s'y fait, et cela a trait à un aspect plus personnel qui va nous être conté. J'ai beaucoup aimé le rythme des premiers chapitres, débutant par "Atanasia a entre zéro et treize ans", "Atanasia Bartolome a quatorze ans", "Atanasia avait eu quinze as la veille"... Brefs, on navigue rapidement dans l'enfance et l'adolescence d'Atanasia.
Jusqu'à la fin, et peut-être même surtout à la fin, on lit sans ennui, on passe d'un chapitre à l'autre, dans la grande aventure Bartolome.

 Quant à moi :

Un roman que j'ai bien apprécié car raconté souvent à la première personne ce qui rend le récit dynamique. Au tout début je n'avais pas saisi qui était ce peintre, objet de ces incessantes recherches de l'héroïne et c'est au fil du récit on découvre la trame de cette histoire. Intéressant, on ne s'y ennuie pas un instant.

 

 

  Roman

Résumé :
Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

Ceux qui en parlent :

Un roman rude, fort, lumineux et tendre , un style à la hauteur des personnages, dépouillé, simple , à la troisième personne souvent ,qui donne de la vie et de l'épaisseur aux personnages.
L'écrivain les transcende comme elle sait si bien le faire grâce à sa plume d'une sensibilité infinie.
L'écriture franche, directe, vivante, vibrante dans sa sobriété déjoue le pathos, ne tombe jamais dans le misérabilisme ou le naturalisme , elle se concentre sur la seule volonté de l'héroïne.
Un ouvrage extrêmement bien documenté , pétri d'humanité qui combine merveilleusement portrait de femme, soif de liberté et émancipation des corps !
Oeuvre sociale riche, précieuse et populaire, du Grand Art !
Quel roman! Un vrai coup de coeur que je n'oublierai pas comme "Kinderzimmer".

Quant à moi :

Voilà un roman que je ne peux QUE VOUS RECOMMANDER !

Oui, carrément, même si je ne veux pas faire de forcing, ce livre est à découvrir absolument. Que ce soit pour l'histoire tirée d'un fait réel, que pour l'écriture ainsi que pour tous les rappels qui nous y sont fait (sécurité sociale, guerre d'Algérie, antibiotique, tuberculose etc...) ce livre est une petite mine d'or.

Pour tout vous dire, la tuberculose, je l'ai connu de très, très près puisque mon frère ainé a été infecté par un voisin de pallier chez qui nous allions régulièrement. Il est un véritable rescapé car ses poumons étaient "pris" à plus de 90 %. Il a été sauvé de la mort à quelques heures près car notre médecin de famille n'a pas du tout compris que mon frère était atteint alors que c'était LA maladie de cette période avec la polio. C'est un pédiatre qui a bien voulu, sur l'instance de maman, se déplacer à domicile et dès qu'il a vu mon frère à tout de suite compris de quoi il retournait.

Une fois mon frère isolé il a fallu trouver d'où venait la contamination et toutes les personnes que nous avions côtoyées, que ce soit à l'usine de papa, les 2 écoles que nous fréquentions, toute la famille, les amis, les commerçants, tout le monde à du se soumettre à un dépistage. Les seules personnes qui ne voulaient pas le faire avaient un frère tuberculeux. Il en a fallu du temps avant que l'on sache d'où ça venait. Ensuite il a fallu que nous déménagions et je vous parle d'une époque ou l'on ne trouvait pas d'appartement sans argent. On commençait seulement à construire des HLM dans notre ville. Maman a fait le forcing en nous emmenant, mon petit frère et moi, à l'office des HLM, jour après jour, sans que nous n'en bougions, jusqu'à ce que l'on nous accorde un logement.

A cette époque de nos vies les mutuelles n'existaient pas et je me rappelle, aussi petite que j'étais, que toute la paie de mon père passait à payer les médicaments, le médecin en attendant les remboursements partiels de la sécurité sociale. Là, c'était vraiment la misère.

Une fois la maladie diagnostiqué mon frère est parti dans la minute à l'hôpital de Troyes, enfin, l'Hôtel Dieu¨(dont j'ai déjà mis de superbes photos sur mon blog) Il a été mis à l'isolement et maman nous emmenait le voir par la fenêtre qui donnait sur la rue. Mon frère est parti 9 mois de notre famille ente l'hôpital et le sanatorium. Maman allait le voir au Plateau d'Assy, je m'en rappelle encore... Il était dans un chalet qui a été emmené, il y a quelques petites années, par une avalanche.

J'en parle avec émotion car ça a été une période très pénible de nos vies. L'année suivante on m'expédiait en préventorium pour trois mois, avec mon grand frère justement. De ce jour là je n'ai eu de cesse que de prendre des kg à gogo et de passer mes journées à pleurer pour revoir maman. Je m'y vois encore.

Alors bien sur ce livre ne parle pas de notre histoire mais par bien des cotés je m'y suis retrouvée.

Cependant, même en faisant abstraction de notre histoire familiale, je vous recommande ce livre pour tout ce qu'il peut vous apporter comme éclairage sur cette époque.

 

L'écrivain de la famille par Delacourt  Roman

Résumé :
A sept ans, Edouard écrit son premier poème, quatre rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l'écrivain de la famille. Mais le destin que les autres vous choisissent n'est jamais tout à fait le bon...
Avec grâce et délicatesse, Grégoire Delacourt nous conte une histoire simple, familiale, drôle et bouleversante.
Ceux qui en parlent :
L'écriture déborde d'ironie triste et de résignation dolente. Mais pas de pathétique dans ces lignes, le héros avance toujours, même s'il se débat. Son père lui avait donné un conseil pour faire fructifier son don : « Laisse les choses s'écrire » (p. 15) Finalement, c'est encore ce qui marche le mieux pour écrire le plus beau des romans. L'écrivain de la famille se lit avec émotion et tendresse. Ah, que l'on aimerait serrer tous ses personnages contre nous, leur dire qu'il suffit d'un mot ! Mon mot de la fin est pour l'auteur : merci.
Quant à moi :
Je vous avais déjà parlé de ce livre : la liste de mes envies, du même auteur, que j'avais adoré et qui m'avait été offert par Guylaine.
Aujourd'hui je suis toujours aussi heureuse d'avoir découvert ce roman sorti en 2011. Malgré le mal être de cet homme on sent l'espérance au bout du chemin et c'est ce qui fait de ce livre une lecture touchante, émouvante.
Je tiens cependant à signaler qu'il y a quelques très courtes scènes d'un érotisme féroce qui peuvent peut-être déranger les plus pudiques.
 

Le Grand Jeu par Minard  Roman que la montagne

Résumé :
Une femme décide de s'isoler dans un refuge accroché à la paroi d'un massif montagneux. Elle s'impose la solitude, ainsi qu'un entraînement physique et spirituel intense. Elle cherche, dans cette mise à l'épreuve, à savoir comment vivre. Mais sa rencontre inattendue avec une ermite bouleverse ses plans.
Ceux qui en parlent :
1er avis
Le style, précis et direct, sans fioritures ni effets de style, colle bien je trouve au caractère austère d'une telle expérience de survie en milieu hostile. En revanche, beaucoup de questions et fort peu de réponses déconcertent à la longue et j'aurais apprécié par moments que l'auteur aille un peu plus loin dans sa quête existentielle.
Je sors donc de ce roman à la fois emballée et légèrement frustrée, mais globalement conquise par l'écriture et le propos de Céline Minard que je découvre avec La Grande Expérience...pardon le Grand Jeu.
2ème avis
Le grand jeu"... ou plutôt devrais-je dire "le grand JE"; tout un programme... La 4ème de couverture nous parle d'une auteure "considérée comme l'une des voix les plus singulières de la littérature française actuelle". Là-dessus, je n'irai pas dire le contraire. Niveau singularité, on est amplement servis! Mais je m'attendais clairement à autre chose... et j'ai été déçue. le résumé est tourné de telle manière qu'il en devient presque mensonger. On s'attend à une sorte de voyage initiatique qui tournerait presque au thriller! Enfin, moi, c'est comme ça que j'avais compris l'entrée en scène de "la mystérieuse ermite". Au lieu de quoi on se retrouve avec un livre extrêmement froid (on ne connaît même pas le nom de la narratrice!), bourré d'analyses cliniques et de descriptions futiles vues qu'on ne sait même pas où se situe l'action (dans les "montagnes", mais encore?) Si le but était de donner au récit une dimension universelle, pour moi c'est un plantage en beauté!
Je l'ai lu jusqu'au bout par curiosité, mais sans aucune passion ni même le moindre intérêt. 180p des préoccupations métaphysiques d'une femme anonyme sur laquelle on ne saura au final pas grand chose, si ce n'est qu'elle est un véritable couteau-suisse humain et qu'elle ne se prend pas pour la moitié d'une abrutie...
Quant à moi :
J'avais découvert cette auteure avec  : Faillir être flingué qui m'avait super emballé contrairement à mes camarades du club de lecture.
Là, franchement, j'ai pris la peine de le lire son nouveau roman mais j'en sors déçue et je rejoins assez bien la seconde critique. Ce livre m'a plutôt donné l'impression d'être un manuel de survie en montagne, une recherche effrénée à ne pas vouloir fréquenter l'Autre mais quand il se présente on le recherche en fin de compte, la sensation que cette femme là sait tout faire de ses 10 doigts, qu'elle est presque un être suprême. Ca m'a vite saoulé mais je voulais aller au bout car nous en avions débattu au club de lecture et je voulais me faire ma propre opinion.

Hé oui, c'est déjà fini mais vous avez là de quoi faire de jolies découvertes et je souhaite une bonne lecture à toutes celles qui ont l'envie, le temps, les yeux, pour s'adonner à cette autre passion. Je ne sais pas si l'on peut dire que "lire c'est aussi voyager" mais c'est très souvent ce que je ressens à la lecture d'un bon roman.

Je vous souhaite un très bon WE

Et vous retrouve dans deux semaines si l'envie vous en dit.

 

 

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 09:15

Bonjour à vous qui venez puiser dans cette rubrique des idées de lecture.

Voici ce que  je vous propose pour cette quinzaine, quatre livres très différents les uns des autres.

La campagne de France par Lalumière  Roman

Résumé

Deux militants ardents de la "Drôle de guerre" culturelle, apôtres souffrant du culturalisme, itinérants, bref, patrons de Cultibus. Ou comment, forts d’un bus d’occasion marchant au colza, imbiber de culture une escouade de douze Luzériens activement retraités (le retraité actif étant au voyagiste culturel ce que le baigneur est à la méduse : une manne!) Mais là les deux fantassins de l’escale lettrée (de Mauriac à Dany Boon, avec crochet par Oradour et pause en Limousin giralducien) se doivent de composer avec un panel redoutable : germanophobie ancien-combattante, surdité, pédantisme automobile, virevolte amoureuse, lubie de dernière heure qui impose un détour par une usine de bonbons et une descente au Musée de la pomme tapée, piquet de grève laitier, etc. Et il faudra bien la "Mustaphette" de Josy la Frite et son accorte tablée pour redoper le moral en berne de la troupe débandée. Les voyagistes culturels seraient-ils, à l’image des pères de famille, les ultimes aventuriers du monde moderne?

La réponse avec cette symphonie tragique pour douze retraités, un bus et quelques illusions perdues.

Ceux qui en parlent :

Quand voyage rime avec fiasco, le lecteur jubile devant les travers des participants. Jean-Claude LALUMIERE n'épargne ni les gentils organisateurs obnubilés par la culture, ni les retraités préoccupés de remplir leurs estomacs à heure fixe. Chacun en prend pour son grade, mais sans méchanceté gratuite. de péripéties rocambolesques en moments plus graves, on passe un bon moment avec cette bande loufoque et réjouissante.
Une lecture qui donne le sourire.

Quant à moi :

Un livre sympa qui nous raconte une histoire aussi burlesque d'improbable. Des petits moments ou l'on s'y croirait mais, en ce qui me concerne, ce livre ne restera pas longtemps dans ma mémoire.

 

La cense aux alouettes par Armand Roman du terroir

Résumé :
Mélanie a toujours vécu à la "cense", comme on appelle les fermes dans le Nord. Sa "cense", elle y est attachée charnellement, même si maintenant elle se languit de la quitter pour aller vivre dans le village voisin avec Jean-Pierre Mesnier, le beau jeune homme qu'elle doit épouser à la fin de l'été 1914.
Mais le 1er août, la France entre en guerre. La machine à broyer les couples amoureux est en marche. Jean-Pierre rejoint son bataillon. Elle ne le revoit qu'un an plus tard, libéré pour une courte permission. Alors, pour conjurer le sort, pour oublier la guerre, leur séparation, ils décident de s'unir avant d'être mariés. Pour quelques jours, le bonheur est là dans toute sa force et toute sa précarité, mais comment imaginer que, quelques mois plus tard, Jean-Pierre tombera au front et que Mélanie se retrouvera seule avec leur enfant…
Ceux qui en parlent :
Très belle histoire!!! Un peu triste malgré tout mais qui donne envie de lire
le livre jusqu'au bout.
Vraiment je le recommande car il est vraiment très touchant!
Quant à moi :
Si vous connaissez les livres de Marie-Paul Armand vous saurez tout de suite que cette histoire se situe dans le nord de la France, que vous allez y rencontrer des personnages attachants, que l'écriture sera aisée et que vous y trouverez votre bonheur. Cependant, pour ma part, je pense qu'il  faudrait découvrir cette auteure par petite touche, pas plus d'un livre tous les 2 ans car on y retrouve toujours le même style de protagoniste même si les époques peuvent aller de la révolution à nos jours.
 

La succession par Dubois   Roman

Résumé :
Paul Katrakilis vit à Miami depuis quelques années. Il a beau y avoir connu le bonheur, rien n’y fait : il est complètement inadapté au monde. Même le jaï-alaï, cette variante de la pelote basque dont la beauté le transporte et qu’il pratique en professionnel, ne parvient plus à chasser le poids qui pèse sur ses épaules. L’appel du consulat de France lui annonçant la mort de son père le pousse à affronter le souvenir d’une famille qu’il a tenté en vain de laisser derrière lui.
Car les Katrakilis n’ont rien d’une famille banale : le grand père, Spyridon, médecin de Staline, a fui autrefois l’URSS avec dans ses bagages une lamelle du cerveau du dictateur; le père, Adrian, médecin lui aussi, était un homme insensible, sans vocation ; l’oncle Jules et la mère, Anna, ont vécu comme mari et femme dans la grande maison commune. En outre, cette famille semble, d’une manière ou d’une autre, vouée passionnément à sa propre extinction.
Paul doit maintenant se confronter à l’histoire tragique de son ascendance, se résoudre à vider la demeure. Jusqu’au moment où il tombe sur deux carnets noirs tenus par son père. Ils lui apprendront quel sens donner à son héritage.

Ceux qui en parlent :

Avec aisance, l'auteur utilise le cocasse pour parler de désespoir, et sait manier les digressions, sans jamais perdre son lecteur. On passe de l'autopsie de Staline aux grandes grèves de la ligue américaine de pelote, avec un détour par l'histoire des succulents pastrami de Wolfie's et la rencontre avec une amoureuse norvégienne. Il nourrit son propos de personnages joyeusement décalés, maniant avec désinvolture un sens aigu de la formule et du dérisoire. Pour autant le propos reste grave et intime sur les thèmes de la filiation et de la recherche du bonheur.
Un excellent roman entre sourires et mélancolie.

Quant à moi :

Contrairement aux avis trouvés sur le net je n'ai décelé aucune situation cocasse dans ce roman.

Sous forme de récit il nous est ici dévoilé la vie d'un homme poursuivi, persécuté même, par les gênes suicidaires de ses ainés. C'est très bien écrit, intéressant mais il ne faut pas s'attendre à un livre plein de rebondissements. Il s'agit d'une narration mais ce n'est jamais lassant. J'ai beau réfléchir, je ne me rappelle pas d'avoir eu l'occasion de rire, ou alors je n'étais pas en bonne disposition. Cependant j'ai été touchée par la rencontre de cet homme avec son chien, par son histoire d'amour avec cette femme patronne d'un restaurant familial et par son amitié avec un joueur de Pelote

Il est ici fortement question d'un sport dont on n'entend pas parler  (la pelote basque et ses dérivés) et c'est une réelle découverte que ce monde un peu à part. J'ai eu, dans ma jeunesse, la chance d'assister au cours de vacances familiales, à ces matchs et j'en ai gardé un souvenir plein d'enthousiasme sans me douter qu'il était pratiqué avec autant d'engouement en Floride..

Je ne suis pas certaine de vous donner l'envie de lire ce roman qui vaut tout de même la peine de par son écriture et son histoire originale.

Repose-toi sur moi par Joncour   Roman d'amour

Résumé :
Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s'y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l'affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître.
Ceux qui en parlent :
ien qu'il reprenne des thématiques déjà évoquées dans ses autres textes (ville/campagne, solitude, crise existentielle), Serge Joncour a une capacité à se renouveler qui me laisse admirative. Il nous offre ici une belle histoire qui prend des allures de thriller. Ce roman m'a fait penser à Maupassant, Zola (un titre en particulier), Zweig, et Boileau-Narcejac, mais aussi à Delphine de Vigan pour la sensibilité 'féminine' de certains propos et certaines descriptions (cf. la soupe).
L'intrigue est peut-être un peu trop diluée, mais l'intérêt grandit à mesure que la tension monte. Le dénouement m'a agréablement surprise, grâce à la façon dont les choses sont exprimées, par les gestes et les mots... Comme 'son' Ludovic, Serge Joncour fait preuve d'une grande subtilité sous ses airs d'ours maladroit - et ça aussi, j'admire et j'aime, au point de me jeter sur chacune de ses nouvelles parutions.
Quant à moi :
Il y a certain romans de cet auteur que je n'ai pas apprécié et ce n'est pas le cas pour celui-ci. Et pourtant c'est une histoire d'amour, comme quoi... lol ! Mais une histoire d'amour pas comme les autres, tout sauf conventionnelle. La trame n'a rien d'exceptionnelle mais c'est bien écrit et les personnages sont très attachants.
Juste un petit conseil si vous vous lancez dans cette lecture : A savoir que Serge Joncour fait des phrases qui peuvent s'étaler sur 5 voire 6 ou 7 lignes. Au début c'est un peu perturbant car on ne sait pas ou respirer et puis, petit à petit, on fini par y mettre notre propre ponctuation et tout se passe bien.
Donc pour celles qui aiment les histoires d'amour, avec un peu d'érotisme quelquefois, ce livre est pour vous !
 
 

Et nous voici à la fin de cet article. J'espère que vous aurez envie de découvrir certaines de ces lectures.

Nous nous retrouvons dans 2 semaines pour d'autres découvertes.

Je vous souhaite un très bon WE

et vous fais de gros bisous amicaux

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 09:00

Bonjour à vous qui passez par ici.

Pour bon nombre d'entre nous ce WE se trouve prolongé par le 1er mai et j'espère que vous profiterez bien de ce jour supplémentaire de repos.

C'est parti pour 4 nouveaux livres dont je vais vous parler un petit peu.

L'Écrivain National par Joncour  Roman

Résumé :
Le jour où il arrive en résidence d’écriture dans une petite ville du centre de la France, Serge découvre dans la gazette locale qu’un certain Commodore, vieux maraîcher à la retraite que tous disent richissime, a disparu sans laisser de traces. On soupçonne deux jeunes "néoruraux", Aurélik et Dora, de l’avoir tué. Mais dans ce fait divers, ce qui fascine le plus l’écrivain, c’est une photo: celle de Dora dans le journal. Dès lors, sous le regard de plus en plus suspicieux des habitants de la ville, cet "écrivain national", comme l’appelle malicieusement monsieur le Maire, va enquêter à sa manière, celle d’un auteur qui recueille les confidences et échafaude des romans, dans l’espoir de se rapprocher de la magnétique Dora.
Ceux qui en parlent :
Serge Joncour dissèque, non sans humour, cynisme ou dérision, le métier d'écrivain et le rapport avec son lectorat. Oscillant entre réalité et fiction, entremêlant roman à suspense, autobiographie, romance et chronique social, l'auteur nous offre un scénario maîtrisé de bout en bout et passionnant. L'on aime se promener dans les bois avec Serge. Saisi d'une nouvelle liberté, l'on aime désobéir. L'on aime voir cet écrivain face à son lectorat. D'une plume légère et fine, Serge Joncour décrit avec précision, malice, tendresse et tact ce monde rural, ces paysages sauvages, cette population parfois brute et ces rapports humains parfois si compliqués. Un roman particulièrement original, juste, malin et vivant.
Quant à moi :
Un livre intéressant, pas de grand drame, pas de grand bonheur mais une histoire sympa qui se lit facilement et qui nous permet de vivre, l'instant de ces pages, au milieu d'une petite ville de la Nièvre je pense.

 

Toutes les vagues de l'océan par del Arbol  Roman policier

Résumé :
Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa soeur, de qui il est sans nouvelle depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d’avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu’ un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l’histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences.
Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l’enfer de Nazino l’incarnation du mal absolu, avec l’implacable Igor, et de l’amour fou avec l’incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite “île aux cannibales” marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c’est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l’abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l’âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l’enquête qui s’ouvre aujourd’hui à Barcelone rebat les cartes du passé.
Ceux qui parlent :
Ils vous annoncent un polar, mais ne vous y fiez pas ! C'est bien plus que cela. Laissez tomber la 4ième de couv. Vous en saurez un peu plus, mais bon, rien qui pourra vous préparer à cette bombe littéraire, ce scud venu tout droit de l'ancienne terre soviétique qui va vous envoyez illico presto aux portes de l'enfer, cerné(e) par les marécages de Nazino.
Nazino, cette « île des cannibales » où furent déportées 6 000 personnes, sans nourriture, sans abri, sans rien excepté ce qu'ils avaient sur le dos et dans leurs poches. Ces « éléments socialement nuisibles » sensés coloniser les terres arides pour la gloire de la patrie socialiste vont finir par s'entredévorer, abandonnés à leur sort.
Voilà qui plante le décor, mais ne vous donne que le tempo, tant le rythme du récit est dense et soutenu.
Quant à moi :
houuuuuh quel roman, mais quel roman ! Alors oui, c'est clair que c'est un livre que je mets dans mes lectures les plus fortes mais pas les plus faciles.
- Pas facile, l'histoire,
- Pas facile 596 pages d'une écriture dense, sans temps mort,
- Pas facile de lire tout ce qui a pu se passer dans l'enfer de Zazino
Vous trouverez ce que vous devez savoir sur ce qui s'y est passé en faisant un copié-collé de l'adresse suivante : https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_Nazino
- Pas facile de suivre cette histoire si bien ficelée et dont on découvre les tenants et aboutissants au fur et à mesure de l'avancement de la lecture, pas dans les 3 dernières pages comme dans trop de romans,
- Pas facile, on a du mal à faire surface mais c'est un très bon livre, assurément et si vous vous sentez en état de vous lancer je ne peux que vous le conseiller.
 

Après

Le souffle du jasmin

et le cri des pierres

voici le dernier volume de la trilogie "Inch'Allah" de Gilbert Sinoué.

Les cinq quartiers de la lune - Inch' Allah Tome 3 par Sinoué  Roman Historique

Résumé :
11 septembre 2001. Au lendemain des attentats du World Trade Center, le monde entier, tétanisé, retient son souffle. Mars 2003. C’est la guerre d’Irak.
Une nouvelle ère s’ouvre sur un Moyen-Orient déjà blessé. L’heure de la mise à mort a sonné.
Avram, Joumana, Menahem, Majda, Gamil, Samia, Jabril, Soliman, Rasha, Zyad, Ron, Thierry. Hommes, femmes, chrétiens, juifs, musulmans, autant de destins qui, du jour au lendemain, vont se retrouver fracassés. C’est à travers le regard de ces êtres de chair et de sang que nous assistons au démembrement d’un monde. Celui des Mille et une Nuits. Mais cette fois, ce sont les extrémismes qui déplacent les pions et deux visions de l’humanité qui s’affrontent : l’archaïsme islamiste et le mirage occidental. Y aura-t-il un vainqueur et un vaincu ? Ou ne restera-t-il que des cendres ?

Ceux qui en parlent :

Ouvrage très intéressant. Lu d'une traite de bout en bout. En dehors du côté romanesque, le livre aborde d'une façon chronologique, et donc historique, les événements malheureusement encore trop proches dans nos mémoires, et ceux qui continuent de jalonner les médias actuellement avec le terrorisme, les attentats, les religions, l'exode de masses humaines...

Quant à moi :

Mon avis reste inchangé, ce dernier livre est à la hauteur des précédents : fort, bien écrit, bien documenté, dérangeant. Mais pas un livre facile car tellement d'actualité. Et le pire c'est que malgré tout ce que l'on sait (enfin, les grands de ce monde), malgré les guerres, les horreurs, rien ne change...

Macadam par Didierlaurent  Nouvelles

Résumé :
Pour tromper l'ennui lors des confessions, un prêtre s'adonne à un penchant secret. Une jeune femme trouve l'amour aux caisses d'un péage. Pendant la guerre, un bouleau blanc sauve un soldat. Un vieux graphologue se met en quête de l'écriture la plus noire. Une fois l'an, une dame pipi déverrouille la cabine numéro huit ?
Ceux qui en parlent :
Difficile d'écrire sur un recueil de nouvelles... On ne peut pas vraiment résumer les histoires, ça serait trop long. On ne peut pas vraiment parler du lien qui les uni toutes entre elles, ça serait ôter du mystère. On ne peut pas vraiment dire si on a aimé ou pas l'ensemble, ça serait mettre trop d'homogénéité.
Mais je peux vous dire par contre sans aucune hésitation que ces onze nouvelles sont émouvantes, tendres, drôles et qu'elles m'ont toutes laissé une petite trace au coeur, une larme à l'oeil et un noeud à la gorge... Courez vite vite vite vous procurer ces quelques pages magnifiquement écrites par Jean-Paul Didierlaurent... C'est un cadeau qu'il nous fait !
Quant à moi :
Voilà un auteur qui nous fait du bien et ça, je crois vous l'avoir déjà dit...
Comme il est dit ci-dessus on ne peut pas décrire des nouvelles car il y a de tout et pour tous les gouts. Par contre je peux vous dire qu'elles m'ont toutes surprise, emballée par leur originalité. Si lire des nouvelles ne vous semble pas trop simpliste, partez à la découverte de ces récits qui méritent d'être lu au moins deux fois. La première pour la surprise, la seconde pour en apprécier la saveur.
 
 

 

Nous voici arrivé à la fin de cet article et je vous quitte en vous souhaitant

de bonnes lectures,

ainsi qu'un bon WE.

Nous nous retrouvons dans 2 semaines pour d'autres aventures.

Je vous embrasse toutes très amicalement

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:00

Bonjour à vous toutes qui me retrouver afin de partager cette rubrique.

Tout d'abord je souhaite à toutes et tous un bon WE de Pâques. Que vous soyez croyants ou pas c'est toujours un bon moment à partager avec les tout petits qui se régalent à chercher les friandises déposées par nos soins dans les endroits les plus improbables.

Voici les livres que je vous propose aujourd'hui.

 

 

La Fille du train par Hawkins Thriller

Résumé :
Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte.
Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu...

Ceux qui en parlent :

Ce livre est une obsession, dans tous les sens du terme, je préfère vous prévenir par avance...la meilleure chose que je puisse vous dire pour commencer c'est de le lire, car ce sera la seule façon de comprendre à quel point ce roman est jubilatoire.
Il est construit comme un assemblage de différents journaux intimes, l'histoire nous est donc racontée par plusieurs personnes comme un puzzle dans le but d'un tableau final.
Il relate tout d'abord l'histoire de gens simples, comme vous et moi avec une vie ordinaire, des bonheurs et des malheurs ordinaires.
Sachez juste que dans La fille du train, il n'y a pas de héro, non! aucun personnage quasi parfait, ici, tous ont des secrets plus ou moins glauques.
Impossible d'imaginer la fin, j'ai constamment été dans l'incertitude face aux événements qui déroulent dans cette petite banlieue de Londres.
Paula Hawkins parvient à donner une réalité à ses personnages grâce à leurs défauts, leurs manies, leurs passés houleux ou heureux.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille, loin de là.
Un excellent Thriller, tout en psychologie, dans lequel Steven Spielberg a su reconnaître le talent de l'auteur, puisqu'il en a acheté les droits cinématographique.

Quant à moi :

Rien de plus à ajouter, j'ai beaucoup aimé ce livre qui, partant de personnages ordinaires, fait un livre pas comme les autres.

 

Quinze ans après par Jardin  Roman d'amour

Résumé :
À vingt-cinq ans, Fanfan et Alexandre s'étaient passionnément désirés. Fou de romantisme, il avait fait à sa belle une cour sans fin, lui refusant même l'acompte d'un baiser. Leur songe rose et plein d'effroi avait tourné court...

Et voilà que quinze ans après, une machination orchestrée par un éditeur et un producteur avides remet en présence le couple qui inspira le roman Fanfan, incarné au cinéma par Sophie Marceau et Vincent Pérez.
Ceux qui en parlent :
D'après les dires de l'auteur lors des émissions littéraires de la rentrée, je pensais trouver un roman qui ferait l'apologie du quotidien, d'une forme d'amour constitué d'habitudes et de compromis, puisque Alexandre Jardin parlait d'amour en charentaises ( il en décorera même un mur de l'appartement !) .En fait, rien de cela, Alexandre continue à vouloir éblouir Fanfan, à imaginer l'impossible, à jouer comme un grand gosse…il a donc une fois de plus écrit le même roman en donnant à Fanfan le rôle d'Alexandre et à Alexandre celui de Fanfan. Quinze ans après, ils sont toujours beaux, ils n'ont pas de rides ou alors elles les rendent encore plus irrésistibles, le corps de Fanfan n'a pas été déformé par les maternités, ils n'ont ni douleurs dorsales, ni douleurs musculaires …
Je suis toujours sensible aux trouvailles drôles, au rire d'Alexandre Jardin et à son engagement pour le plaisir de la lecture pour tous, mais je trouve qu'il n'a pas réussi à traiter le sujet de l'amour et du temps qui passe ! Pas grave, je l'aime toujours …et achèterai Fanfan, acte III
 
Quant à moi :
Alors moi je pense que je ne vais pas insister avec cet auteur que, décidément, je n'arrive pas à suivre. Cette histoire ne présente aucune vraisemblance avec la vie et dès que l'on aborde Fanfan et son amie, Cruella en puissance, on a tout compris au livre...
 

Meurtres pour rédemption par Giebel  Roman policier

Résumé :
Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.
Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres.
Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté.
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption.
Ceux qui en parlent :

Un roman puissant sur la souffrance infinie, le désespoir, le milieu carcéral, ses règles tacites entre détenus, entre gardiens, mais aussi entre matons et prisonniers - règles souvent sauvages, impitoyables, inacceptables, sur lesquelles les autorités ferment les yeux, ce qui arrange (presque) tout le monde, sauf les victimes des sévices...

Ouvrage très dur, impossible pour moi d'aller au-delà de 200 pages par jour, et pas avant le coucher ! J'ai même failli abandonner à la moitié, écoeurée, lassée de tant de violence et de douleur, gros coup de mou et de blues même.

Dommage que le récit prenne cette tournure aux deux tiers et s'enfonce plus encore dans le sordide, le non-plausible quant à la résistance hors-norme des protagonistes. Heureusement, la jeune femme est terriblement attachante, les dialogues percutants et souvent jubilatoires grâce au sens de la repartie de la demoiselle... Et la plume de l'auteur est impeccable.

Quant à moi :

Un livre dur de chez dur et qui serait, à mes yeux, un très bon livre si l'auteure n'avait pas voulu rajouter, encore et encore des sévices et une endurance impossible pour un être humain à supporter. Ceci étant dit ça reste un très bon roman noir. A bien comprendre que l'on n'en ressort pas l'esprit serein.

 

Les Demeurées par Benameur  Roman d'amour maternel

Résumé :
Les demeurées, ce sont une idiote du village et sa fille, fruit d'un contact éphémère avec un ivrogne de passage. Entre ces deux êtres d'infortune, nulle parole. Leur amour est silencieux, bâti sur leur seule présence l'une à l'autre. Leur vie recluse, solitaire, doit cependant prendre fin lorsque la petite Luce prend le chemin de l'école. Là, le monde l'attend et mademoiselle Solange, l'institutrice, est décidée à rompre l'ignorance, à faire jaillir les mots. La Varienne et sa fille vivent cette intrusion de l'extérieur comme une menace. Ensemble, elles renforceront ce lien primal, instinctif qui les unit: un amour quasi mystique, indéfectible, originel.

Ceux qui en parlent :

Un récit ramassé dont la profondeur n'a d'égal que l'humanité qui s'en dégage. C'est réellement une histoire poignante et bouleversante que nous raconte Jeanne Benameur. Toute l'intensité de ce roman se retrouve dans les non-dits et le silence qui entoure les deux femmes.
L'auteur pose un regard sur les limites de l'enseignement et la passion dévorante de certains professeurs pour leur métier, leur soif de faire partager leur savoir.
Un roman empli d'émotion, de sensibilité, d'amour et d'humanité.

Quant à moi :

Un très beau livre sur la différence. Accepter que nous ne sommes pas tous semblables, que l'on ne peut pas tout arranger en fonction de nos propres règles. Et accepter qu'une enfant préfère rester auprès de sa mère même si elle se rend compte qu'elles ne seront jamais comme tout le monde mais ensemble, unies par un même amour.

 

Nous voici au terme de cet article et j'espère que vous y puiserez l'envie de lire, que ce soit l'un de ces romans ou un autre.

N'hésitez pas à laisser vos suggestions, ça me permettra d'élargir mes découvertes.

Je vous souhaite un excellent WE et vous retrouve dans 2 semaines pour d'autres lectures

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:05

Bonjour à vous qui aimez partager cette rubrique avec moi.

Quatre nouveaux romans à vous proposer aujourd'hui et j'espère que vous y trouverez votre bonheur.

Et, une fois n'est pas coutume, je ne vous propose que des livres légers, légers !!!

Je vais commencer avec le dernier roman de Yasmina Khadra. Le dernier sorti en aout 2016 mais vous le savez maintenant, j'ai quelques mois d'avance dans mes lectures et par rapport à ces articles...

Dieu n'habite pas La Havane par Khadra   Roman d'amour

Résumé :

À l’heure où le régime castriste semble avoir vécu, Juan del Monte Jonava, à cinquante ans passés, chante toujours dans les cabarets de La Havane. Sa voix magnifique qui électrisait les foules lui a valu le surnom de « Dom Fuego », mais le temps s’est écoulé et sa gloire s’est ternie. À l’instar de nombreux Cubains habitués aux restrictions, Juan vit chez sa sœur et sa nombreuse famille. En quête d’un nouveau contrat, il traîne son mal être dans les rues de la ville, quand il tombe sur Mayensi, une jeune fille rousse et sauvage qui a fui son village. Touché par la grâce et le désarroi de la jeune fille, Dom Fuego décide de l’emmener chez sa sœur. Malgré la différence d’âge, il éprouve pour elle une attirance de plus en plus forte et, à son contact, la vitalité et la passion qu’il croyait à jamais disparues renaissent en lui. Hélas, cette beauté farouche semble nourrir une étrange méfiance à l’égard des hommes. Et si dom Fuego réussit à la séduire, il sait que ce moment de bonheur parfait qu’elle lui offre ne pourra être qu’une parenthèse miraculeuse.

Ceux qui en parlent :

1er avis

Dans un style simple et agréable à lire, Yasmina Khadra nous entraine dans les Caraïbes. On entend la musique d'Ibrahim Ferrer, on est bercé par le rythme des vagues de la plage. Dans cette carte postale, l'histoire est un peu trop simplette pour captiver. Notre héros, Juan del Monte dit Don Fuego, n'est qu'un vieux beau qui se croit encore irrésistible et qui demeure narcissique jusqu'à la fin du roman. Après « La dernière nuit du raïs » je m'attendais de l'auteur un roman plus profond. "Dieu n'habite pas La Havane" est un roman qui se laisse lire mais qui ne restera pas dans ma mémoire.

2ème avis

Je ne vais pas comparer ce nouveau roman aux autres, car ici nous sommes dans un autre contexte (j'avoue quand même avoir été plus emportée par "la dernière nuit de Raïs). Yasmina Khadra est doté d'une plume d'une grande fluidité. C'est un écrivain prolifique mais qui ne néglige pas la qualité de ses écrits, et nous propose à chaque fois un roman dense, puissant, inspiré et à l'écriture poétique. Mohamed Moulessehoul de son vrai nom nous fait vivre des aventures tragiques mais passionnantes, ici nous sommes en pleine immersion à Cuba, on y respire, on y entend cette musique si enflammée...même si l'écriture est plus légère que ses précédents romans, l'histoire qui se déroule ici doit se prêter à la fluidité avec laquelle le cubain aborde son quotidien. 

Quant à moi :

Alors pour moi ce sera un mixte de ces deux avis.

J'ai découvert un Yasmina Khadra très loin de tous ces précedents romans et ça peut déstabiliser il faut bien l'avouer. Du coup l'histoire, très simple de ce Don Fuego, ressemble plus à une bluette qu'à autre chose mais la plume de cet écrivain, si poétique, si attachante, fait que ça reste un roman très agréable à lire dont on ne ressort pas l'âme tourmentée mais plutôt un peu désenchantée de n'avoir pas rencontré dans ce dernier opus, une histoire forte qui nous laisse à réfléchir, à peser le bien, le mal mais qui, par contre, nous laisse l'âme légère car, au final, c'est une belle histoire d'amour.

Alors oui, j'ai eu tout de même beaucoup de plaisir à découvrir ce dernier roman même si...

Le reste de leur vie par Didierlaurent  Roman

Résumé :

"Comment, au fil de hasards qui n'en sont pas, Ambroise, le thanatopracteur amoureux des vivants et sa grand-mère Beth vont rencontrer la jolie Manelle et le vieux Samuel, et s'embarquer pour un joyeux road trip en corbillard, à la recherche d'un improbable dénouement?Un conte moderne régénérant, ode à la vie et à l'amour des autres.

Ceux qui en parlent :

En compagnie de Beth et de Samuel, nous allons nous retrouver embarquer dans un voyage étonnant, pour une destination qui ne l'est pas moins.
Un bouquin original même s'il est un peu cousu de fil blanc. C'est un roman à l'optimisme débordant et qui fait la part belle à des métiers indispensables, malheureusement non reconnus. Surtout en ces temps de fortes agitations planétaires, un brin de respect et d'amour fait du bien.

Encore un roman qui fait du bien, qui se déguste comme un apéro léger, sous un parasol, avec les glaçons qui vont bien, en compagnie de personnages plutôt sympathiques.

Quant à moi :

Vous recherchez un livre pour vous faire du bien c'est celui là qu'il faut choisir !

Mais attention il s'agit d'un roman pas d'une histoire vraie même si on aimerait bien que...

Les personnages sont attachants, plein de bonnes intentions, bien brossés, tout ce qu'il faut pour nous mettre du baume au coeur.

Contrairement à certains avis relevés sur le net je ne trouve pas ce livre aussi bien que le 1er roman de cet auteur "le train du 6h27" dont l'histoire était vraiment très, très originale.

Mais ça reste tout de même un très bon livre pour se divertir et n'avoir pas la grosse tête une fois la dernière page tournée.

La clef sous la porte par Gautier  Roman

Résumé :

José, retraité solitaire et endurci, vit devant la télé. Ferdinand, dont la vie sonne aussi mal au bureau que dans son univers familial, subit une femme volage et une fille ado, véritable tête à claques qui le déteste. Auguste, la cinquantaine, est pris en tenaille entre une mère tyrannique et un père plutôt faible. Et Agnès, la quarantaine, toujours amoureuse d'hommes mariés, doit se rendre au chevet de sa mère qui agonise. Ses trois frères, des fardeaux qu'elle redoute, la supplient de venir à l'hôpital...

Ceux qui en parlent :

Il y a quatre personnages, avancés en âge, écrasés par le poids des conventions, dépassés par "l'évolution" de la société. Ils aimeraient se rebeller mais ils n'osent pas.
J'ai beaucoup aimé ces personnages dans lesquels j'ai pu reconnaître certaines de mes pensées. Pascale Gautier les dépeint avec tendresse et justesse. Son regard sur notre monde lucide et désabusé n'est pas dénué d'intérêt.
Là où l'histoire pèche, c'est que ces portraits, aussi talentueux soient-ils, prennent le pas sur l'histoire. le lâcher prise des protagonistes intervient tardivement et n'a rien de transcendant. La montagne accouche d'une souris.
En refermant le livre, je me suis dit "Tout ça pour ça ?"

Quant à moi :

Moi qui me suis éclatée avec "les vieilles", premier roman de cet auteur je m'attendais à un second livre aussi percutant, aussi marrant, plein d'espoir et de situations cocasses.

Pascale Gautier n'a sans doute pas voulu réitérer le même style et ça donne, en définitive, un livre qui se lit, vite et qui ne laisse aucun souvenir car les personnages, même s'ils sont tout à fait plausibles, ne nous livrent rien de suffisamment fort pour que l'on s'y attache.

 

Comment Papa est devenu danseuse étoile par Clemente Ruiz Roman

Résumé :

Depuis qu’il est au chômage, Lucien Minchielli, 47 ans, est affalé sur le canapé du salon. Sophie, sa femme, n’en peut plus. Un jour, subitement, il reprend le sport et s’inscrit au cours de danse de sa fille Sarah, qui en est mortifiée. Paul, le petit dernier, se réfugie chez sa grand-mère, une ancienne danseuse étoile du Bolchoï que son mari a abandonnée à l’annonce de sa grossesse.
Si la danse est une histoire de famille chez les Minchielli, Lucien s’était jusque-là bien gardé de s’y intéresser. Comment la famille va-t-elle survivre à ce nouvel épisode qui bouscule tout leur équilibre ? Lucien va-t-il finir par s’expliquer
sur cette soudaine et incompréhensible lubie ?

Ceux qui en parlent :

C'est un roman frais et touchant, riche en émotions et en rebondissements, facile à lire et qui ne se lâche qu'au dernier mot de la dernière ligne. L'intrigue est simple, mais elle se déplie en profondeur, c'est ce qui en fait le charme.

Ce roman où le père de famille endosse un rôle à contre-emploi n'est pas sans rappeler les délicieux films « Tootsie », et « Mrs Doubtfire », adapté du roman « Quand papa était femme de ménage » d'Anne Fine, même s'il était question dans le premier de trouver un emploi de comédien, et pour le second, de se faire embaucher par son ex-femme pour voir ses enfants.
Savoureuse particularité de ce roman : le narrateur est Paul, le fils de Lucien. Sa voix confère au texte un langage dynamique, moderne, et drôle, bien que Paul soit un garçon sérieux et peut-être plus mûr que certains membres de sa famille, et elle rend le livre accessible aux adolescents aussi bien qu'aux adultes.

Quant à moi :

Voilà un livre raffraichissant, une histoire qui peut effectivement s'apparenter à Mrs Doubtfire, tout aussi jouissif. Bien sur on ne s'attend pas à ce que cette histoire nous arrive, quoi que..., mais c'est plein de tendresse et si bien raconté par la voix de ce tout jeune homme de 13 ans.

Je vous le recommande si vous avez envie de passer un bon moment sans vous prendre la tête.

 

 

Et nous voici à la fin de cet article. J'espère que vous y aurez trouvé l'envie de lire

Et n'hésitez pas laisser vos avis, vos coups de coeur afin que cette rubrique ne soit pas la mienne mais la notre.

Je vous embrasse et vous souhaite un très bon vendredi

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 10:15

Bonjour à vous qui prenez plaisir à découvrir ma petite sélection de livres, ici, chaque quinzaine.

Les voici , une fois encore, très différents les uns des autres et je crois pouvoir dire que vous devriez toutes y trouver matière à lire.

Je rappelle que dans les médiathèque on a la possibilité de demander des livres "grande vision" pour celles qui ont du mal à y voir bien clair.

Nous sommes bien d'accord, lire est un plaisir mais on ne peut pas toujours s'y adonner lorsque la vue n'est pas bonne.

Alors, avant de renoncer, faisons l'essai de ces livres écrits très gros.

Pour ma part il m'arrive régulièrement d'en avoir à ma disposition. Non pas que je sois dans la difficulté de lecture mais tout simplement parce que c'est dans ce format que ma médiathèque me les passe.

C'est un peu dérangeant quand on a une bonne vue mais je sais, parce que la cousine de zhom ne peut lire que ce format, combien ça permet de s'évader malgré certaines difficultés visuelles.

Vous n'aurez pas ma haine par Leiris Témoignage-deuil-attentat

Résumé

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.
À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment,
malgré tout, la vie doit continuer.
C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant.

Ceux qui en parlent :

"Toute leur vie un petit garçon et son papa vous feront l'affront d'être libres et heureux ensemble
Comment être originale pour critiquer un livre qui me bouleverse ?
Comment parler de paix et repousser la haine ?
Mais aussi, comment ne rien dire ?
Aucun de mes mots ne le peut, seules mes larmes l'auraient pu en le lisant.
Il faut le lire pour ne pas oublier !
Les mots profond de ce papa, ne sont jamais des mots de vengeance, ni de rejet de Dieu ou de religion.
Ce livre poignant et bouleversant ce livre qui raconte l'après .... ce livre qu'il fallait écrire parce que écrire libère, parce que écrire nomme, parce que écrire protège ...il faut le lire pour ne pas oublier...jamais !
Chacun des mots simples et émouvants de ce livre, est enluminé discrètement de toutes les images essentielles de leur vie, mais c'est l'espoir et la "lumière" qui triomphent !
Ce livre Vous n'aurez pas ma haine, qui dit aussi que Antoine Leiris et son fils, et tant d'autres qui ont vécu le même enfer, doivent pourtant pouvoir continuer à vivre à remonter de cet abîme, et à marcher...debout.

Quant à moi :

Un récit bouleversant bien sur. Un homme terrassé par la douleur qui se doit de continuer à vivre, et à vivre heureux, pour permettre à son fils de bien grandir malgré l'horreur de ces horribles attentats.

Ce récit n'est pas là pour pardonenr l'impardonnable, il n'est pas là pour nous donner une leçon, enfin, je ne le crois pas. D'ailleurs à un moment donné de son récit Antoine nous dit qu'il craint de ne pas être à la hauteur de ses paroles.

Je vous livre un passage illustrant justement cette pensée :

Et tout à coup, jai peur. Peur de ne pas être à la hauteur de ce que l'on attend de moi. Aurais-je encore le droit de ne pas être courageux ? Le droit d'être en colère ? Le droit d'être débordé, le droit d'être fatigué. Le droit de boire trop et de fumer encore...etc

Car oui, ces 5 mots ont fait le tour de la planète et c'est une lourde responsabilité que d'être aussi fort que ce que l'on attend de lui.

Et pourtant, et pourtant, il reste un homme brisé qui devra surmonter, comme trop d'entre nous, l'impensable, l'impardonnable.

Prendre Lily par Neuser  Policier

Résumé :

Après le meurtre de Lily Hewitt, retrouvée dans sa baignoire avec les seins tranchés et deux mèches de cheveux de couleurs différentes entre les doigts, l'équipe du policier Gordon enquête sur Damiano Solivo, un immigré italien voisin de la victime. Persuadé de la culpabilité de cet homme, dont l'alibi semble artificiel, Gordon collecte les indices de son implication sans rien pouvoir prouver.

Ceux qui en parlent :

Ce bouquin est différent.
Balayées, vos belles certitudes concernant les polars. Dépoussiérées, vos merveilleuses habitudes de lecture. Soufflée, cette monotonie qui parfois vous prend à force de lire tant de récits qui se ressemblent.
Prendre Lily est un polar, certes. Quoi que… Permettez moi d'en douter une seconde (ah, cette manie de toujours vouloir tout coller dans des boites).
Marie Neuser nous propose, en fait, un roman hybride. A la fois polar, chronique d'une époque, dissection d'une enquête, reportage romancé ou encore récit psychologique, son roman (d)étonne et sort de l'ordinaire.
C'est le premier volet d'un diptyque consacré à un fait divers qui a passionné les foules de 1993 à 2011 et fait s'arracher les cheveux des enquêteurs italiens et anglais. Tant qu'à faire, autant que ce soit une française qui s'y colle.
Le roman a beau se baser sur une histoire vraie, on est loin d'une banale retranscription des faits. A la fois récit analytique que psychologique, l'auteure nous plonge tout entier dans une enquête qui n'en finit pas. A travers les yeux, l'esprit et les failles de l'un des policiers anglais, elle nous permet de suivre l'enquête pas à pas.

Quant à moi :

Les critiques sont plus que bonnes pour ce roman.

Toutefois j'y ai trouvé des longueurs qui, par moments,  m'ont un peu lassée je dois bien l'avouer.

Il faut dire que l'enquête aura duré, rien que pour le meurtre de Lily, 10 années et c'est bien normal que ça s'étire un peu.

Mais ce livre est bien construit et l'on a toujours envie d'en savoir un peu plus et d'arriver au bout.

Un fait m'a paru étrange en découvrant ce roman. Marie Neuser a commencé par le meutre de Lily alors qu'en fait c'est Gloria qui a disparue la première.

Pourquoi cette façon de faire ?

Mais si, c'est bien sur...

Il faut aller au bout pour mieux comprendre la situation et j'attends que ma médiathèque me livre "Prendre Gloria" pour venir à bout de cette enquête complexe.

Affaire à suivre donc !

 

Stoner par John E. Williams Roman

Résumé :

Fils de paysan, William Stoner débarque à l'université du Missouri en 1910 pour y étudier l'agronomie. Délaissant ses cours de traitement des sols, il découvre les auteurs, la poésie et décide de se vouer à la littérature, quitte à décevoir les siens. Devenu professeur alors que la Première Guerre mondiale éclate, cet homme solitaire et droit traversera le siècle et les tumultes de sa vie personnelle avec la confiance de celui qui a depuis longtemps trouvé son refuge : les livres.

Ceux qui en parlent :

c'est aussi la plume gracieuse et parfois naïve de John Williams qui magnifie ce destin fragile. On se laisse absorber par un texte coloré d'une tonalité profonde et grave qui saisit parfaitement les vicissitudes de la vie et les afflictions masquées. L'auteur se cache derrière une narration à l'empathie lointaine qui parvient à faire émerger de cette vie pleine de tristesse pudique quelques instants de bonheur et de tendresse lesquels apparaissent comme autant de séquences lumineuses et précieuses.

Le livre raconte un homme qui a vécu comme un étranger à sa propre vie, qui s'est parfois très (trop ?) rapidement abandonné à une impuissance silencieuse, une résignation discrète. Certains peuvent être tentés de considérer ce personnage comme lâche et faible. Et pourtant on s'émeut de la volonté de Stoner de s'accrocher à des valeurs humaines qui apparaissaient déjà au début du XXe dépassées.

Quant à moi :

Ce livree m'a été offert par mon amie Béa il y a de cela déjà 5 ans...

Je l'ai relu avec autant de plaisir que lors de sa découverte.

Ce roman n'est pas un roman d'amour à proprement parlé mais c'est tout comme car le personnage principal y vit un amour pour la littérature et pour deux femmes qui auront compté dans sa vie. Une vie qui n'a rien de gaie il faut bien l'admettre, cet homme la subit plutôt qu'il ne la vit. Cependant il n'y a pas de misérabilisme dans tout ça, juste une vie qui se déroule sous nos yeux et pour laquelle j'ai éprouvé bien de l'empathie.

 

La liste de mes envies par Delacourt Roman

Résumé :

Jeune fille, Jocelyne rêvait de mode et de prince charmant. Mais la vie est passée par là, et à 47 ans, la mercière d'Arras doit se contenter d'un mari indifférent et d'un blog sur la dentelle. Quand un heureux concours de circonstances lui offre le gros lot du loto, Jocelyne réalise qu'elle a de quoi réaliser tous ses désirs. Grisée par cette perspective, elle décide de prendre son temps avant d'en parler à ses proches et en attendant, fait la liste de tout ce qu'elle pourrait s'offrir, achats utiles ou folies inconsidérées ... Elle se méfie de cet argent tombé du ciel, n'aurait-elle finalement pas plus à perdre qu'à gagner?

Ceux qui en parlent :

1er avis :

Vu le nombre d'avis positifs sur le deuxième roman de Grégoire Delacourt autant le dire tout d'entrée c'est pour moi, une vraie déception.

Delacourt empile clichés, bons sentiments, situations convenues, personnages stéréotypés. On frise la niaiserie à de nombreuses reprises. Et que dire de la seconde moitié du roman aussi improbable que de gagner au Loto. Il ne suffit pas de se mettre dans la peau d'une femme, encore faut'il la rendre crédible. Delacourt se rate dans les grandes largeurs et on est tristounet autant pour lui que pour nous.

2ème avis :

J'ai adoré à la fois le fond et la forme de ce roman dont le style ne peut pas être comparé à celui d'un autre écrivain.
Grégoire Delacourt est un publicitaire et son goût pour les mots ciselés et les expressions percutantes rendent la lecture fort agréable même si les thèmes abordées (notamment les rapports amour- beauté, amour-argent) peuvent paraitre de prime abord banals.
Mais l'essentiel n'est il pas fait de banalités ?
Pour moi ce livre a été une découverte importante dans mon itinéraire de lectrice et je ne peux que conseiller sa lecture.

Quant à moi :

Un livre qui m'a été offert par mon amie Guylaine il y a quelques années.

Voici un livre qui ne sera pas une découverte à franchement parlé car un film en a été tiré et il est déjà passé à la télé dernièrement.

Si je vous mets deux avis c'est que les critiques sont soit carrément bonnes, soit carrément mauvaises et ce sera à vous de juger.

Cependant, est-ce mon coté fleur bleue qui m'a fait aimer ce livre, est-ce parce qu'il m'a été offert avec beaucoup d'amitié ou bien est-ce tout simplement un bon livre ?

Un peu de tout ça je pense mais, franchement je me suis régalée à sa lecture, bien plus qu'en voyant le film trop édulcoré.

Je suis tout de suite entrée dans récit, les personnages m'ont parlée, je les ai trouvé attachant, même le mari qui n'est pas un modèle de vertu m'a ému, c'est dire.

Je suis en train de vous influencer mais j'aimerais que vous le lisiez et me disiez ce que vous en pensez. Bien sur, c'est un roman et il est fort peu probable que ça arrive dans la vraie vie alors il faut lire ce récit sans trop se prendre la tête, juste lâcher prise.

 

Se sera tout pour aujourd'hui et nous nous retrouvons dans une quinzaine pour d'autres livres.

Je vous souhaite un très bon dimanche

Et vous embrasse toutes très amicalement

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