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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 09:00

Bonjour mes amies,

Le temps file et nous nous retrouvons pour ce petit moment de lecture, toujours assez varié pour moi.

Littérature jeunesse

Littérature jeunesse

Résumé :
Le 28 juillet 1988, Michael embarque avec ses parents et leur chienne, Stella, sur un voilier pour faire le tour du monde. Ils s'arrêtent, parfois, pour de fabuleuses escales, Afrique, Amérique, Australie, jusqu'au jour où survient un terrible accident. Le jeune homme se retrouve échoué, avec sa chienne, sur une île déserte perdue au milieu du Pacifique. Va-t-il pouvoir survivre, affamé, menacé par toutes sortes de dangers? Reverra-t-il jamais ses parents?

Un matin, alors que l'épuisement le gagne, Michael trouve auprès de lui un peu de nourriture et d'eau douce. Il n'est pas seul...
Le récit bouleversant d'une aventure hors du commun et d'une amitié inoubliable.

Ceux qui en parlent :

Un roman d'aventures d'une profonde humanité largement influencé par Robinson Crusoé, les illustrations en aquarelles rendent la lecture d'autant plus agréable pour les plus jeunes lecteurs. Récompensé par le prix Tam-Tam Je Bouquine et le prix Sorcières roman 9 – 12 ans, cette histoire d'amitié ravira les jeunes lecteurs mais aussi les plus grands en quête de valeurs telles que l'art et la générosité.

Quant à moi :

Livre pour la jeunesse, voilà qui me convient bien lol ! Franchement j'ai beaucoup aimé ce petit livre qui se lit d'une traite. C'est une fable bien sur et l'on pense immédiatement à l'histoire de Robinson Crusoé mais c'est tout de même très frais, plein de tendresse et c'est ce qui m'a plu dans ce livre. Et tant pis si j'assume malgré mes 66 ans

 

Récit de voyage

Récit de voyage

Résumé :
« Voilà, j’arrive dans un pays où les vaches se déguisent en chèvres, où l’on vend des flingues à la supérette, où l’on prend l’avion avec des guêtres. Un panneau indique Paris à 4 h 25 et le pôle Nord à 3 h 15. » Le ton est donné. Nouvel invité de la collection Démarches, l'auteur de Touriste s'attaque au Grand Nord, et nous embarque dans un Arctique tragi-comique.

Ceux qui en parlent :

Banquise, igloos, kayaks, chiens de traîneaux, pêche au harpon, tenue complète en peau de phoque... Pour ces images du Groenland d'un autre temps, revoyez 'Nanouk l'esquimau' (film de Robert Flaherty, 1922).
Pour celles du XXIe siècle, accompagnez Julien Blanc-Gras à bord de l'Atka, faites escale avec lui à Aasiaat, Godha, Saqqaq, découvrez les populations locales, leur quotidien d'occidentaux dans des petites maisons ou des barres d'immeubles, leurs burgers au boeuf musqué, leurs écrans géants et leurs doudounes made in China, la pauvreté, le chômage, l'importance de la pêche malgré une pollution marine telle que l'allaitement maternel est fortement déconseillé...
« Ici vit un peuple ancien, au présent confus, qui tente de s'inventer un futur. » (p. 179)
Si on a lu (et aimé) d'autres récits de voyage de Julien Blanc-Gras, on retrouve sa patte avec délice - moins de déconne que dans 'Gringoland', l'auteur a mûri, le propos s'y prête moins. On découvre les paysages, le gigantisme et la magnificence des lieux (icebergs, aurores boréales...) mais aussi l'histoire du pays, ses caractéristiques politiques et socio-économiques.
L'auteur constate, décrit, rencontre les habitants, échange avec eux. A partir de réflexions lucides, ironiques, sages et respectueuses, il rappelle les dégâts de la colonisation, l'acculturation qui l'accompagne et détruit une société, un écosystème. Il évoque bien sûr aussi le changement climatique, la fonte inquiétante des glaciers.

Quant à moi :

Une découverte que j'ai faite dans le cadre du "club de lecture". Ayant déjà lu plusieurs récits sur ces peuples qui sont écrasés par un "monde nouveau" je n'ai pas été très étonnée par ce que j'ai découvert dans ce récit par contre je suis plus que navrée que l'on sache tout ça et que l'on ne fasse rien pour que ça s'arrête, qu'on ne laisse pas ces peuples vivre selon leurs coutumes, leurs envies, leurs rythmes. Et quelque part je n'ai pas trouvé ce livre suffisamment fouillé mais ça vient peut-être du fait que j'ai déjà pas mal lu sur ces sujets.

 

Récit autobiographique

Récit autobiographique

Résumé :
Paris en 1941 n'est plus la capitale d'une terre d'asile qui arbore pour devise au fronton de ses mairies «Liberté, Egalité, Fraternité.»
Paris est une ville occupée où l’ennemi nazi impose ses lois d'exception et le port de l'étoile jaune à tous les Juifs. Leur mère en a donc cousu une au revers du veston de Maurice et de Joseph avant leur départ pour l'école.
Le résultat est immédiat, le racisme des gamins se déchaîne et les deux Joffo rentrent qui avec l'oreille en chou-fleur, qui avec l’œil poché et le genou meurtri. Oh ! en compensation, il y a bien eu le troc proposé par Zérati, le copain de Jo, l'étoile jaune contre un sac de billes, mais leur père a compris: il faut fuir.

Ceux qui en parlent :

"Un sac de billes », c'est le roman de l'exil, plus touchant encore que beaucoup d'autres sur le même sujet : il s'agit d'enfants ; d'enfants plongés dans la tragédie à l'âge de l'insouciance, à l'âge ou on joue aux billes…
« Un sac de billes » n'est sans doute pas le meilleur ouvrage sur le sujet. Il s'agit néanmoins d'un témoignage (un de plus diront les grognons) très largement autobiographique, et par conséquent très authentique ; touchant plein d'humour parfois… du vécu.
Loin des propos moralisateurs, Joseph Joffo nous décrit une France qui s'est quelque peu perdue pendant cette période d'occupation qui reste une tache sur notre devise : « Liberté », « Egalité », mais surtout « Fraternité ».

Quant à moi :

Que dire  de ce livre connu, archi connu mais tellement fort, vrai, plein de sensibilité, d'amour et d'espoir ?

Vous l'aurez compris je ne peux que vous dire : lisez, relisez ce livre autobiographique tellement bien écrit.

 

"L'une des fonctions principales d'un ami consiste à subir, sous une forme plus douce et symbolique,

Aldous Huxley, Le meilleur des Mondes

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 09:00

Bonjour à vous qui partagez cette rubrique avec moi.

Voici ce que je peux vous proposer aujourd'hui

 

Roman

Roman

Résumé :
Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu’à aujourd’hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter.
Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu’elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.

Ceux qui en parlent :

Encore finaliste pour le prix Femina, « Continuer » fait partie de ces romans qui vous happent, vous transpercent et vous bouleversent par la justesse de leur propos, l'intelligence de leur réflexion et la beauté de leur langue. Ici, la relation mère/fils est au coeur de l'histoire et Laurent Mauvignier prend le temps de décrire son évolution : le lien que l'on croit rompu, l'absence de dialogue, l'incompréhension, la colère mêlée de haine qui cache au final un amour absolu et inextinguible ainsi qu'un besoin de reconnaissance mutuel.
le ton est juste, réaliste et rend à merveille la dureté de ce fils mêlé malgré lui à une aventure dont il ne comprend pas le sens. Une dureté contrebalancée par la tendresse et la détermination de cette mère prête à tout pour sauver son enfant de lui-même. Des personnages extrêmement attachants de par leur vulnérabilité et leurs failles, mais qui cachent une grande force de caractère et que l'on se prend à admirer et à encourager avec une véritable empathie.

Quant à moi :

Un livre que j'avais repéré en navigant sur la toile. Bien m'en a pris car il s'agit ici d'un récit très fort, de personnages extrêmement attachants, que l'on accompagne tout au long de ces pages, pour qui l'on espère une fin heureuse. Une fin que vous découvrirez si ce livre vous tente.

Thriller

Thriller

Résumé :
Eté 1989
La Corse, presqu'île de la Revellata, entre mer et montagne.
Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite... et bascule dans le vide.
Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.
Eté 2016
Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l'accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé.
A l'endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre.
Une lettre signée de sa mère.
Vivante ?

Ceux qui en parlent :

Michel Bussi alterne le présent et le passé ce qui donne un style tout à fait particulier. En multipliant les fausses pistes l'auteur joue avec nous, il nous tient en haleine, nous ne pouvons qu'aller jusqu'à la fin de ce thriller à suspense.
D'une écriture rythmée le roman se lit facilement, les personnages sont attachants. Mais j'avoue que j'ai trouvé le dénouement un peu « tiré par les cheveux ». La dernière partie qui nous propulse dans les années 2020 est superflue. Néanmoins je conseille ce roman, pour passer un moment agréable.

Quant à moi :

Un auteur que j'aime vraiment beaucoup, qui m'a scotché avec : Les nymphéas noir, Un avion sans elle ...

Pour ce dernier roman je suis un peu plus dubitative. L'histoire est bien, l'écriture toujours aussi agréable, les lieux superbement décrits, le suspens est là, (j'ai commencé à entrevoir la vérité 100 pages avant la fin, un exploit pour moi) mais, cependant, j'ai trouvé la fin assez farfelue et, non, je ne vous dirais pas pourquoi lol !

Ca reste un très bon livre que je vous recommande et qui vous fera passer un très bon moment.

 

Roman-biographie

Roman-biographie

Résumé :
"Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution", écrit Albert Einstein en exil. Eduard a vingt ans au début des années 1930 quand sa mère, Mileva, le conduit à l'asile. Le fils d'Einstein finira ses jours parmi les fous, délaissé de tous, dans le plus total dénuement.

Trois destins s'entrecroisent dans ce roman, sur fond de tragédie du siècle et d'épopée d'un géant. Laurent Seksik dévoile un drame de l'intime où résonnent la douleur d'une mère, les faiblesses des grands hommes et la voix du fils oublié.
Ceux qui en parlent :
Laurent Seksik a choisi de faire parler à tour de rôle les trois personnages principaux de cette histoire familiale. Eduard, Albert, et bien sûr Mileva, née Maric, la mère d'Eduard et la première femme d'Albert dont elle se sépare en 1914 lorsque Eduard a quatre ans.
Laurent Seksik parvient de façon incroyable à donner corps à ses personnages, à les reconstituer dans leur réalité humaine. Bien entendu, des esprits chagrins pourront toujours prétendre que les pensées et les dialogues intérieurs, voire certaines anecdotes du récit, ne sont que le résultat de l'imagination de l'auteur et peuvent s'écarter de la réalité historique. Mais ces éventuelles critiques doivent être balayées devant l'efficacité du procédé qui permet d'accéder à la psychologie et à l'intimité des personnages, de façon logique et presque évidente, à partir d'éléments retrouvés dans des lettres et des témoignages.
Quant à moi :
Un livre qui m'a permis de découvrir un peu plus le personnage d'Einstein mais plus encore de son fils atteint de cette terrible maladie mentale qui venait tout juste d'être nommée ; la schizophrénie. De la difficulté pour la mère d'Eduard d'assumer une telle maladie, seule en grande partie, du moins avant qu'il ne soit interné dans un asile. Je suis allée en chercher un peu plus sur le net quant à ce fils "caché" et même si ce roman ne reçoit pas que des éloges il est reconnu comme étant un récit très proche de la vérité.
Autant j'avais eu du mal à lire Les derniers jours de Stefan Zweig autant celui-ci ne m'a posé aucun problème de par son écriture plus fluide. Et sans doute aussi que le sujet traité était plus à ma portée.
Policier

Policier

Résumé :
« - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.
- Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.
- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
- Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
Ceux qui en parlent :
Fred Vargas nous offre plus qu'un environnement : elle entraîne le lecteur dans son univers et, au fil des lectures, je me suis sentie happée !
Pour chaque livre, on perçoit le travail de recherche intense, un travail de fourmi ou chaque détail est traité avec une précision d'orfèvre.
On peut aussi y voir le partage d'une érudition certaine de la manière la plus ludique qui soit.
A ce propos, j'ai un peu regretté le sort réservé cette fois au "pauvre " Danglard !
Mais, je rassure ceux qui ne connaissent pas encore l'oeuvre ,tous les personnages sont bien présentés et pour le plus grands plaisir des habitués, on revoit en détail les personnalités et leurs particularités sans oublier le chat !
Quant à moi :
Dans ce nouveau roman on retrouve tous les personnages que réunit cet auteur afin de nous faire partager une enquête policière des plus réussie même si, même si c'est quelques fois tiré un peu par les cheveux. N'empêche, si on aime les romans policiers on ne peut qu'apprécier ce nouvel opus. Cependant je doute fort que ça puisse se passer ainsi dans la "vraie" vie et c'est bien pour ça que c'est un roman !
 

La liste de mes envies ne finit pas de s'allonger et je compte sur vous pour me faire de nouvelles propositions de toutes sortes

La littérature est le chant du coeur du peuple et le peuple est l'âme de la littérature

Jjanq Zilong / La vie aux mille couleurs
 
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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 09:00

Bonjour à vous toutes.

Ca y est, les enfants sont repartis à l'école et j'espère que tout c'est bien passé.

Je pense particulièrement aux tous petits pour qui c'était la 1ere rentrée des classes. Quitter ses parents ou Nounou n'est pas toujours évident et quelques larmes coulent. Larmes des enfants, larmes des  parent. Si, si, je me rappelle que ça a été le cas pour moi, même si c'était il y a trèssss longtemps !

Pour vous changer les idées

Voici ce que je vous propose aujourd'hui.

Pour commencer deux livres de Valentine Goby que j'ai bien appréciés. Comme quoi il ne faut pas s'arrêter sur une mauvaise impression

Si on lisait à la mi-septembre
Résumé :
" Nous marchons, suivies par la foule, têtes rasées parmi les décombres de l'avenue janvier, de la rue Saint-Hélier dévastée, criblée de béances et d'immeubles en ruine, pendant des semaines c'étaient des gravats enchevêtrés de poutres, de meubles brisés, chambres, cuisines, salles à manger réduites en poussière, éclats de verre, j'imagine que c'était comme ça, tout est déblayé et vide maintenant, je trébuche sur des souvenirs que je n'ai pas, les bombardements ont eu lieu sans moi, j'étais terrée dans un couvent mais je sais tout, ils m'ont fait ce que la guerre leur a fait."
Ceux qui en parlent :
Sujet poignant, qui s'exposerait à la fois au risque de mièvrerie et à celui de mélo-dramatisation, s'il n'était ici servi par une écriture nerveuse, dure, coupant dans le malheur avec férocité, exerçant un regard clinique sur les accidents de cette vie, chassant d'abord toute tendresse pour la laisser ré-émerger très patiemment, et tardivement, après avoir saisi et malmené les corps en jeu.
Un roman très attachant qui annonce déjà par bien des aspects la maîtrise et la force décuplée des suivants.
Quant à moi :
Voilà un livre qui mérite d'être lu. L'auteur décrit ici très bien les sentiments d'une toute jeune fille envers un soldat Allemand et ce qu'elle subit à la libération du fait qu'elle a mis au monde une enfant de cette liaison. Très intéressante aussi la réaction de cette enfant qui revendique la nationalité de son père malgré les conséquences désastreuses qu'elle subit. Un livre et un sujet vraiment maitrisé.
 
Si on lisait à la mi-septembre
Résumé :
Je voulais aller loin. Je dois y être. Douala m'arrête. La moiteur m'enveloppe. Mes jambes ne me portent plus. C'est donc ici ? Ici que je dois être ? Yves Kermarec, je m'éloigne de toi. Mon Dieu, faites que ce soit pour toujours.

Ceux qui en parlent :

Basé sur une histoire vraie, ce roman retrace l'histoire d'une jeune femme qui, par dépit amoureux, s'exile au Cameroun où elle deviendra directrice d'une école de filles.
La vie en Afrique, le sort des filles, l'évolution de la vie sociale et politique au Cameroun….. tout est minutieusement décrit.
Certes, c'est parfaitement documenté, mais j'avoue m'être parfois ennuyée, non du fait de l'histoire elle-même, mais peut-être à cause d'une certaine froideur et du détachement apparent avec lequel Charlotte Marthe raconte ses douze années de vie africaine dans des carnets.
Si Valentine Goby a bien su raconter comment elle a réussi, contre vents et marées, à imposer son école et faire reconnaître le droit à l'enseignement pour les filles, elle n'a pas su, à mon goût, rendre toutes les émotions que l'on aurait pu attendre de cette vie peu commune.
Cela reste cependant un bel hommage à la réelle Charlotte Michel et un bon document sur le Cameroun.

Quant à moi :

Un livre écrit sous forme de journal. On suit de mois en mois, d'année en année le cheminement de cette femme De ce fait, il est vrai que ça manque sans doute d'une certaine chaleur. Mais l'histoire est ce qu'elle est : forte, douloureuse, dramatique. Donc malgré certaines longueurs j'ai apprécié cette lecture pour ce qu'elle est : un retour sur ce qui s'est passé au Cameroun lors de la colonisation.

Si on lisait à la mi-septembre
Résumé :
Avant d’inventer Émile Ajar, Romain Gary s’est inventé un père. Bâtissant sa légende, l’écrivain a laissé entendre que ce père imaginaire était Ivan Mosjoukine, l’acteur russe le plus célèbre de son temps. La réalité n’a rien de ce conte de fées. Drame familial balayé par l’Histoire et fable onirique, Romain Gary s’en va-t-en guerre restitue l’enfance de Gary et la figure du père absent. Avec une émotion poignante, le roman retrace vingt-quatre heures de la vie du jeune Romain, une journée où bascule son existence. Après Les derniers jours de Stefan Zweig et Le cas Eduard Einstein, Laurent Seksik poursuit magistralement cette quête de vérité des personnages pour éclairer le mystère d’un écrivain, zones d’ombre et genèse d’un créateur, dans une histoire de génie, de ténèbres et d’amour.

Ceux qui en parlent :

Très intéressante biographie romancée de Roman Kacew alias Romain Gary. Récit concentré sur deux jours le 26- 27 janvier 1925 et trois personnages Roman, son père et sa mère. A travers 3 points de vue on assiste au moment où la vie du jeune Roman bascule, il découvre la traîtrise et la lâcheté de son père dont la maîtresse attend un enfant. Lui qui admirait tellement son père, était adulé par une mère instable et excentrique se sent totalement perdu. L'auteur essaie de nous montrer comment le destin de ce jeune juif a basculé et pourquoi il n'a jamais parlé de son vrai père . On y trouve peut-être une explication à la tendance de Roman Gary à l'affabulation. Approche historique où l'on découvre le ghetto de Vilnius. J'ai apprécié tant le côté psychologique que la description d'une époque

Quant à moi :

J'avoue ne pas connaitre plus que ça cet écrivain et j'ai pris un certain plaisir à découvrir ce roman. Comme c'est une biographie romancée je suis tout de même allée sur le net pour démêler le vrai du romancé et j'en ai appris un peu plus sur cet auteur. Un livre qui se lit avec plaisir et curiosité

Si on lisait à la mi-septembre
Résumé :
Bruno a neuf ans lorsque son père, un officier nazi remarqué par le "Fourreur", se voit confier le commandement "d'Hoche-Vite". Le petit garçon n'apprécie guère de devoir quitter la belle et grande maison de Berlin pour se retrouver dans une maison isolée et triste. De sa chambre, il aperçoit des hommes, des femmes et des enfants, tous vêtus de pyjamas rayés. Mais personne ne veut lui expliquer qui ils sont. Faisant fi des interdits, Bruno part en reconnaissance et se lie d'amitié avec Schmuel, un jeune garçon de son âge qui porte un pyjama rayé et vit de l'autre côté de la clôture. Ils échangent leurs histoires jusqu'au jour où Bruno franchit la clôture pour aider Schmuel à découvrir ce qu'il est advenu de son père qui a disparu brusquement, tout comme son grand-père avant lui...
Ceux qui en parlent :
J'ai encore le souvenir épouvantable de la première fois où j'ai vu le film "Nuit et brouillard", à treize ans, sans aucune préparation, sans aucune explication, parce qu'un enseignant avait décrété que les élèves devaient le voir.
Si la question de la Shoah est incontournable et s'il est évidemment nécessaire d'en parler avec de jeunes enfants, des textes crus ou des images chocs ne me semblent pas souhaitables pour un premier contact. Informer et éduquer, oui, choquer et traumatiser, non !
Ce livre, que je viens de lire avec mon fils de dix ans, s'est avéré parfait pour aborder plus en douceur ce douloureux sujet. Nous y reviendrons, bien sûr, mais cette lecture a permis une première approche et a suscité les premières questions, auxquelles je me suis efforcée de répondre de la façon qui me paraissait la plus juste et la mieux adaptée aux capacité de compréhension et à la sensibilité de mon jeune auditeur.
Quant à moi :
Ce livre est normalement destiné à la jeunesse et pourtant il appréhende une partie de notre histoire bien difficile. Mais l'auteur nous y amène d'une façon très judicieuse, à travers les yeux d'un jeune enfant, innocent et naïf, qui ne comprend pas encore ce qui se passe autour de lui. Il s'agit là d'un tout petit livre et je suis heureuse de l'avoir découvert grâce à ma kiné avec qui je partage de nombreux ouvrages.
 

Il est temps pour moi de vous laisser à vos choix, ou pas, et nous nous retrouvons dans 2 semaines pour d'autres propositions

L'amitié ne consiste pas dans ces démonstrations excessives, dans une ardeur effrénée qui n'appartiennent qu'à l'amour. C'est un feu doux, mais toujours égal, qui nous réchauffe sans nous consumer.

Denis Diderot

 

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 09:00

Bonjour mes amies,

Dernier jour du mois d'août, pffffttt que ça passe que ça passe bien vite toutes ces belles journées d'été !

Qu'importe la date à laquelle nous sommes, ce qui est important c'est de vivre au mieux chaque jour qui se lève.

Et pour vous permettre, peut-être, de passer de bons moments, voici quelques propositions de lectures qui furent les miennes.

Depuis deux articles OB ne me permet plus d'insérer mes premières pages de couverture d'où ce changement de présentation.

Roman - Amour-Famille-Deuil

Roman - Amour-Famille-Deuil

Résumé :
Jo vient de perdre l'amour de sa vie, son souffle, son rire et son appétit : Lou. Il est désormais seul sur l'île de Groix, leur île, celle qu'il a choisie et qu'elle a épousée en même temps que lui. Lors de ses funérailles, entouré de ses enfants, Cyrian et Sarah, avec qui il nourrit des rapports distendus, le notaire lit le testament. Jusqu'à cette annonce fracassante : Jo l'a trahie. Stupeur ! Ce dernier comprend que Lou, mère dévouée et épouse amoureuse, n'a pas dit son dernier mot et lui lance un ultime défi. Son " piroche " aura deux mois pour renouer avec Cyrian et Sarah, et surtout, les rendre heureux.

Ceux qui en parlent :

Avec un ton juste et sincère, ce qu'il faut d'humour, de poésie et de tendresse, Lorraine Fouchet fait souffler le vent du large sur la vie de ses personnages.
Un roman dont on ressort revigoré, comme après une promenade en bord de mer, le cheveu ébouriffé, les yeux brillants d'avoir regardé l'horizon, la peau qui tire avec le sel, le sentiment d'avoir pris un grand bol d'air…
Ce roman est une bulle d'air frais, qui sent bon les embruns. Il y flotte un vent de sérénité.
Alors par ici ! Bienvenue à bord ! Cap sur Groix, le capitaine Lorraine Fouchet assure une inoubliable traversée.

Quant à moi :

Un roman écrit pour toutes les personnes désireuses de passer un très bon moment en suivant cette famille qui se cherche, s'aime, se repousse pour finalement se retrouver. Il est question de mort mais ça ne rend pas l'histoire triste car il y a la vie qui continue, un véritable défi à relever. Pour les personnes qui ne sont pas adeptes aux histoires d'amour ce récit risque de vous sembler un peu mièvre car emplit de bons sentiments mais ce sont de" bons sentiments" justement et c'est ce qui rend ce livre si attachant.

Dans ma première vie j'ai eu la chance de séjourner deux semaines sur l'ile de Groix et j'en garde un souvenir que rien ne peut ternir. Ce livre m'a permis de ressentir à nouveau les embruns face à la haute mer, d'entendre les bateaux s'interpellant face à Lorient, de voir la couvée des goélands puis de l'éclosion des oeufs, la naissance des petits, de redécouvrir ce sable aux multiples couleurs, si rare qu'il est protégé et que l'on n'a pas le droit d'emporter avec nous, aux poissons pêchés dans la nuit par les marins de l'ile et que j'ai fait cuire sitôt rentrée alors que j'aurais du le laisser "rassir" pour qu'il soit mangeable. Mon impatience a rendu mon poisson dur et non consommable... Tout ceci a très certainement contribué au plaisir que j'ai eu en  découvrant page après page ce roman très bien écrit.

.

 

 

 

Roman sur le deuil et la fratrie

Roman sur le deuil et la fratrie

Résumé :
«Comme ils sont beaux. Mes enfants.

Ils sont assis, tous les quatre, sur le muret. Immobiles.
Silencieux. La maison dans le dos. En face, la mer.

Ils regardent loin devant. Et loin derrière ; un soupir, un sourire pâle, un battement de cils. Les volets clos, les bagages posés sur le gravier, le soleil de septembre... c'est le décor d'un commencement ; d'un épilogue. L'un et l'autre peut-être.

Un homme remonte l'allée, aveuglé de lumière.
Dans sa main, il tient une Bible, le livre du début et de la fin ; ou l'inverse. Il ne sait pas que les quatre ombres assises là-bas, sur le muret, ont elles aussi peuplé un vide immense.

Ébauché un monde.

En sept jours.»

Ceux qui en parlent :

Quatre frères et soeurs reviennent dans la maison de leur enfance après la mort de leur mère. ils sont très différents, évoquent leurs souvenirs, la place occupée par leur mère et tentent de s'entendre quant à l'avenir de leur maison : vendre ou la garder.
Récit sur le deuil, les souvenirs, la famille, l'enfance. Des thèmes intéressants pour un traitement littéraire qui l'est moins.

Quant à moi :

Il arrive qu'un auteur que l'on apprécie nous déstabilise et c'est le cas ici pour moi.

Alors oui, les quatre frères et soeurs interviennent à leur tour pour nous tenter, sans doute, de nous faire savoir leur ressenti face au départ de leur mère mais très sincèrement, le livre refermé on ne sait pas pour quelle raison untel en veut à untel, ce qui les sépare, va les réunir etc... Seul, à la dernière page, ils vont tous ensemble sur la tombe de leur mère et puis, et puis ?

Suis-je restée imperméable à ce récit, sans doute mais je ne dois pas être la seule dans ce cas car je n'ai trouvé aucune bonne critique sur le net.

 

Pour notre rencontre au club de lecture du 7 mars le thème portait sur des poèmes écrits par les auteurs issus d'autres cultures et ayant vécu, eux ou leurs descendants, les discriminations raciales

J'ai eu ce recueil en mains

Si on lisait à la fin août
Résumé :
Cette anthologie de poèmes rassemble 39 poètes qui crient leur refus du racisme et de l’antisémitisme

Troisième titre de la collection « Poés’idéal », Chants du métissage s’ouvre, avec Guy Tirolien ou Léon Gontran Damas, sur des chapitres qui mettent en évidence la souffrance que génèrent les discriminations raciales. Mais très vite, les poètes de l’anthologie en appellent à l’égalité entre les hommes, au respect de la différence et aux valeurs universelles. Une internationale de la solidarité humaine traverse ces pages ; et l’on se plaît à découvrir les liens fraternels qui unissent les poètes d’hier (Césaire, Senghor, Jabès, Desnos) à ceux d’aujourd’hui (Andrée Chedid, Tahar Ben Jelloun, Nimrod, Maram al-Masri, Michel Baglin). Un livre pour apprendre à mieux vivre ensemble.
Ceux qui en parlent :
l'ouverture et l'entrée dans ce recueil de textes plus beaux les uns que les autres sur la tolérance, le racisme, les différences… de beaux textes donc, que ce soit par leur écriture, leur style (poème, parole de chansons…), ou encore le message délivré.
Les textes choisis sont faciles à lire et à comprendre ce qui rend cet ouvrage accessible au plus grand nombre. La diversité de son contenu contribue aussi beaucoup à cela.
On apprécie le regroupement des textes en quatre grands « chapitres » thématiques introduits à chaque fois par des citations extrêmement bien choisies ainsi que l'encadré à chaque fin de texte qui reprend en quelques mots qui est l'auteur ou dans quelles circonstances il ou elle a écrit ledit texte.
Quant à moi :
Je lis fort peu de poèmes et je me le reproche très souvent, préférant la facilité d'un roman. L'an passé nous avions déjà eu ce thème. Nous avions la possibilité de choisir n'importe quel auteur et je m'étais rabattue sur un texte de Grand Corps Malade qui avait remporté un vif succès.
Aujourd'hui je suis très heureuse d'avoir pu accéder à ces textes empreints d'une grande humanité malgré, souvent, l'histoire dramatique qui les a fait naitre.
 

Et ce deuxième recueil de poèmes écrit par Andrée Chédid,(1920-2011)  maman de Louis

 

Si on lisait à la fin août
Résumé :
Une sélection de 19 poèmes qui couvre l’ensemble de l'oeuvre poétique d'Andrée Chedid depuis Textes pour une figure (1948), jusqu’à ses derniers recueils.

Ceux qui en parlent :

Ce très joli album publié aux éditions Mango jeunesse nous offre un merveilleux voyage haut en couleur au sein des poèmes d'Andrée Chedid.
« Les petits albums Dada », c'est d'abord une émotion esthétique et poétique à partager entre générations. Un artiste ou un illustrateur contemporain y dialogue au fil des pages avec un poète, un auteur, une culture. Entre anthologie et livre d'art, « les Albums Dada » proposent à chacun de franchir très simplement ce « pont » qui nous relie aux créateurs, aux artistes, et aux explorateurs d'émotions de tous les temps et de tous les pays… »

Quant à moi :

Un tout petit recueil de poèmes très courts qui nous ouvre sur un autre regard aux autres

 

Si on lisait à la fin août
Résumé :
À Kalamaki, île grecque dévastée par la crise, trois personnages vivent l'un près de l'autre, chacun perdu au fond de sa solitude.
Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille choses, compare les chiffres à ceux de la veille et calcule l'ordre du monde. Maraki, sa mère, se lève aux aurores et gagne sa vie en pêchant à la palangre. Eliot, architecte retraité qui a perdu sa fille, poursuit l'étude qu'elle avait entreprise, parcourt la Grèce à la recherche du Nombre d'Or, raconte à Yannis les grands mythes de l'Antiquité, la vie des dieux, leurs passions et leurs forfaits...
Un projet d'hôtel va mettre la population en émoi. Ne vaudrait-il pas mieux construire une école, sorte de phalanstère qui réunirait de brillants sujets et les préparerait à diriger le monde?
Alors que l'île s'interroge, d'autres rapports se dessinent entre ces trois personnages, grâce à l'amitié bouleversante qui s'installe entre l'enfant autiste et l'homme vieillissant.
Ceux qui en parlent :

Un bel hommage à la Grèce et des personnages attachants. Yannis, enfant autiste, rassuré par les chiffres qu'il mémorise et collectionne chaque jour, restaurant ensuite l'ordre du monde avec des pliages plus ou moins élaborés. Maraki sa mère, qu'il attend à dix heures, quand elle a fini la pêche, et Eliot l'architecte américain, venu sur l'île où sa fille Evridiki est morte il y a des années.
Ce trio cabossé par la vie va pourtant avancer ...
Une jolie complicité va s'installer entre Eliot et Yannis. Eliot pense d'abord poursuivre les rêves et les travaux de sa fille, sur les traces du nombre d'or, puis il apprend les mythes grecs à Yannis et l'aide à grandir, à s'ouvrir.
Un roman original, une belle découverte.

Quant à moi :
Un livre différent. Différent comme cet enfant autiste, différent aussi par le mélange de la Grèce actuelle mêlée à la Grèce antique. Un roman ou tout est imbriqué, le passé, le présent, l'amour, l'amitié, la mer, le vent, les pierres ... Une jolie découverte pour moi.
 

J'espère que vous trouverez matière à faire de belles découvertes.

Nous nous retrouverons dans 2 semaines pour d'autres lectures.

L'amitié, comme l'amour, demande beaucoup d'efforts, d'attention, de constance, elle exige surtout de savoir offrir ce que l'on a de plus cher dans la vie : du temps !
 
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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 09:00

Bonjour mes amies,

Je vous propose un petit tour dans ma médiathèque, c'est le cas de le dire puisque tout ce que je lis me viens de la médiathèque de St Germain, commune où zhom et moi avons vécus 5 années.

 

Thriller

Thriller

Résumé :
« Je la suis depuis plusieurs jours. Je sais où elle fait ses courses, où elle travaille. Je ne connais pas la couleur de ses yeux ni comment est son regard quand elle a peur. Mais je le saurai bientôt. »
Incapable de dire non au séduisant et énigmatique inconnu qu’elle vient de rencontrer dans un bar, Mia Dennett accepte de le suivre jusqu’à chez lui. Sans savoir qu’elle vient de commettre une grave erreur. Et que rien, jamais, ne sera plus comme avant. Suspense psychologique envoûtant, Une fille parfaite possède une écriture affûtée, nerveuse, qui sait faire naître peu à peu une émotion bouleversante. Dans ce récit à trois voix, les apparences sont trompeuses, jusqu’à la révélation finale : un uppercut en plein cœur.
Vous n’oublierez pas Une fille parfaite. Vous n’oublierez pas Mia.

Ceux qui en parlent :

eci n'est pas un polar noir trépidant mais un thriller psychologique lent, doux, émouvant. Encore une histoire de séquestration ? Peut-être, à vous de voir, mais bien différente de ce que j'ai pu lire dans ce registre ces dernières années. On sait d'emblée que Mia aura retrouvé les siens à Noël. Reste à savoir ce qui s'est passé pendant sa disparition, d'autant qu'elle est méconnaissable lorsqu'elle revient : amnésique, prostrée, vulnérable. Une construction habile faite d'alternances avant/après entretient parfaitement le suspense malgré la lenteur de l'intrigue. On voit peu à peu se tisser des liens entre les protagonistes - tendres, pudiques, sobres, sans guimauve .

Quant à moi :

Me revoici avec un nouveau Mary Kubica et pour tout dire c'est son tout premier roman.Là encore ça aura été pour moi une très bonne lecture, un récit bien enlevé, une histoire pas comme les autres, toujours ce petit côté psychologique qui fait tout le charme des romans de cette auteure. Si vous aimez être tenue en haleine, si vous souhaitez être étonnée, découvrez Mary Kubica !

 

Roman

Roman

Résumé :
En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
Ceux qui en parlent :
Quelle gifle ! Quand l'innocence, la joie de vivre de l'enfance s'efface d'un coup devant la barbarie des hommes.
« Petit pays » raconte ce passage avec un sens de la narration absolument bouleversant. (« Il était comme nous, un simple enfant qui faisait comme il pouvait dans un monde qui ne lui donnait pas le choix »).
Le roman commence comme une ode joyeuse à l'enfance (les bêtises, les amis, l'insouciance) puis petit à petit des brides de conversation, les murmures des adultes laissent deviner que la folie des hommes est en marche. « Il y a des choses qu'on ne devrait jamais voir dans une vie », trois mois de folie meurtrière, la soif du sang pour éliminer « les cafards » Tutsis. le roman de Gaël Faye, nous met à hauteur de l'adolescent qu'il était à cette époque, il nous renvoie le génocide rwandais à notre scandaleux silence de nos gouvernants tel un boomerang, le retour n'en est que plus culpabilisant et bouleversant.
« Petit Pays », un grand livre.
Quant à moi :
Ce livre et son auteur ont été récompensés par le prix Goncourt des Lycéens et très largement reconnus par de nombreux critiques, journaux, la Fnac etc...
Je ne peux que me rallier à tous les compliments que j'ai pu lire.
Ce livre est une petite pépite de par son écriture, son histoire, la gaité que l'on ressent pendant une grande partie de ce roman, ses drames aussi. Tout y est mêlé et même si ce n'est pas le récit de la vie de cet auteur, on y retrouve sans aucun doute les odeurs, les sensations qu'il a pu ressentir dans ce pays avant qu'il devienne le pays de toutes les horreurs. Ce livre ne vous laissera pas indifférentes j'en suis certaine d'autant qu'il semble que nos gouvernements ne sont pas tout blanc dans ces drames...
 
Policier

Policier

Résumé :
Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d’une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu’elles sont la cible d’une personne gravement déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une. L’inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Mørck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s’il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. Mais Rose, plus que jamais indispensable, sombre dans la folie, assaillie par les fantômes de son passé…
Ceux qui en parlent :
Cette dernière enquête en date relève plus du roman sociologique que du véritable thriller. En effet, l'auteur nous propose de suivre plusieurs protagonistes féminins aux destins chaotiques. Ces femmes sont au choix superficielles, égocentriques, bêtes ou folles et profitent du système social. Elles sont incontrôlables et toujours sur la corde raide. Elles sont sans limites et ne sont finalement que le reflet d'une partie frivole de la société norvégienne, que Jussi Adler Olsen voulait nous dévoiler. C'est par conséquent une analyse sociétale assez intéressante et une facette inconnue de ce pays.
Quant à moi :
C'est le troisième roman que je lis de cet auteur et toujours avec le même plaisir. Même si l'on commence avec ce dernier en date et que l'on ne connait pas les personnages principaux on a très vite fait de les appréhender car il y a toujours des flash-back qui nous permettent de les situer au sein de cette brigade. Un roman qui fait tout de même 620 pages, mieux vaut le savoir si l'on n'aime pas les livres trop imposants mais que j'ai lu très facilement car l'écriture est aisée, les personnages intéressants.
 
Si on lisait fin août ?
Résumé :
Jacques Bernier, quarante-cinq ans, professeur de français, part plein d'espoir rejoindre sa fille et ses amis en Provence pour les vacances. Mais ils sont jeunes et, très vite, il se sent complètement dépassé, hors circuit. Le miracle survient alors. Il tombe amoureux fou de Laura. Lui n'est pas Clark Gable, elle est aveugle. Ils mettront dans cet amour toute leur énergie et leur volonté de bonheur.
De l'infirmité de son héroïne, l'auteur fait une richesse et nous offre un festival de sensations tactiles, de sons et d'odeurs. Poésie, humour et tendresse, mais aussi gravité et tristesse, tout est réuni dans cette bouleversante histoire d'amour.
Ceux qui parlent :
L'amour Aveugle est l'un de mes livres préférés. Je ne me lasse pas de le lire et de le relire, de piocher parmi mes scènes préférés, de m'offrir un cinéma, un resto ou une virée à Bruges en compagnie de Jacques et Laura....Quand j'ai besoin de me remonter le moral, je sais que c'est une valeur sûre qui marche à tous les coups.
Le roman est sans doute un peu daté sur certains aspects, que ce soit la marque de la voiture de Jacques ou surtout l'usage intensif des cigarettes par les 2 héros, mais à part cela les dialogues font toujours mouche et c'est un livre bourré d'humour et de tendresse, qui raconte une histoire d'amour intemporelle, entre un professeur divorcé, la quarantaine un peu bedonnante, et une jeune femme pétillante devenue aveugle 4 ans plus tôt.
Comme toujours chez Cauvin, il y a une petite trouvaille stylistique: ici, le chapitres portent le nom d'un personnage, et j'ai aussi beaucoup aimé la phrase finale.
Ce petit bijou d'humour et de tendresse
Quand à moi :
Je découvre cet auteur, petit à petit, lorsque ma médiathèque me les rapatrie, et c'est toujours avec un réel plaisir que je les lis. Toujours une touche d'humour, ici une grosse dose de tendresse mais pas de mièvrerie. Je ne sais plus qui m'a conseillé cet auteur mais je l'en remercie à nouveau.
A savoir que ce livre n'a que 43 ans et que, bien sur, en faisant ce bond en arrière j'ai retrouvé une ambiance qui fut la mienne comme par exemple, les personnes qui fument partout, à toute heure du jour et de la nuit, de nos voitures avec lesquelles on avait toujours peur d'entreprendre un long trajet, les kms qui se décomptaient en longues heures de route etc...
 
Roman

Roman

Résumé :
Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu’à aujourd’hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter.
Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu’elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.

Ceux qui en parlent :

Dans cette aventure née de l'amour maternel, c'est aussi nous, lecteur, que Laurent Mauvignier interroge, en pointant du doigt les travers d'une société rendue malade par la surconsommation, aveuglée par la surmédiatisation et l'importance donnée à l'image et gouvernée par une individualisation poussée à l'extrême. Des travers propices à la violence, la méfiance, la haine, la superficialité et l'isolement que l'on retrouve nécessairement dans notre quotidien… Un roman qui donne à réfléchir sur le monde actuel et fait naître le désir de prendre sac à dos et chaussures de randonnée et de partir à l'aventure en quête de grands espaces !
Bref, vous l'aurez compris, « Continuer » fait partie de mes gros coups de coeur de cette rentrée littéraire car, en plus de me faire voyager, c'est un roman qui m'a émue aux larmes, m'a bouleversée par sa force et sa beauté, m'a donné à réfléchir sur le monde dans lequel on vit et sur les choix que l'on peut faire pour changer les choses. En deux mots donc : lisez-le

Quant à moi :

Entièrement d'accord avec l'avis ci-dessus, ce livre est un livre fort, un grand message d'amour d'une mère  pour son fils, et d'une mère qui tente également à se reconstruire, à continuer sa vie.

Je ne sais pas trop ce qui s'est passé pour que la fin de mon article se soit évaporé mais grâce à vous j'ai pu constater ce petit problème et y remédier.

La vie est la source de la littérature et la littérature doit être fidèle à la vie.

Gao Xingjian

 

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 09:00

Bonjour à vous toutes !

J'ai décidé de couper le mois en deux tout pile afin de pouvoir souhaiter une très bonne fête à toutes les Marie. Marie était le prénom de ma maman et il est cher à mon coeur.

Déjà la mi-août, que le temps passe  vite, trop vite.

Je ne veux pas vous décourager mais dans trois semaines ce sera la rentrée scolaire, dans un mois, l'automne.

Mais aussi

- la joie des enfants de retrouver leurs copains,

- la première rentrée à la grande école pour notre petit (grand) Gabriel,

- le retour des couleurs flamboyantes offertes par dame nature,

- la chasse aux champignons ...

Alors on profite des belles journées de vacances pour découvrir d'autres livres, d'autres envies d'évasions.

Voici ce que j'ai à vous proposer.

 

 

Thriller psychologique

Thriller psychologique

Résumé :
Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame
Ceux qui en parlent :
Le roman s'ouvre sur cette phrase terrible : « le bébé est mort. » Une mère se tient en état de choc devant les petits corps meurtris de ses deux enfants.
Dans ce récit, Louise, la « super nanny », comble le vide laissé par les parents et renforce peu à peu son emprise sur cette famille. Elle remplit ainsi ses propres carences affectives. L'auteure nous montre aussi comment le couple, devenu employeur, va parfois avoir des mots humiliants pour leur salariée. Elle a pris une place au sein du noyau familial mais elle en reste étrangère. C'est une personne indispensable dont la présence n'est que temporaire. La psychologie des personnages est décrite avec pertinence. La tension est permanente. le lecteur secoué par un incipit poignant est ensuite captivé par un suspense qui ne faiblit jamais. Il suit avec intérêt la folie grandissante de Louise. « Chanson douce » est un drame psychologique dérangeant car parfaitement réaliste.
Quant à moi :
Prix Goncourt 2016 que j'ai lu en février dernier, dès que ma médiathèque a pu le récupérer vu la forte demande des lecteurs. Comme vous toutes j'en ai beaucoup entendu parler à ta télé, LGL etc et tous les commentaires étaient élogieux et je ne peux que me rallier à tout ce qui a été dit.
Un livre fort, très bien écrit, une histoire difficile que j'ai trouvé fort probable. Tout est narré sans tomber dans le pathos, que je vous recommande vraiment.
 

 

roman

roman

Résumé :
Ils se voient de temps en temps, pour un apéritif, un concert à l'opéra, une galette des rois. Elle s'occupe de lui quand il tombe malade, et, lorsqu'elle perd sa grand-mère, se réfugie chez lui.
Mais Vendello se fait de plus en plus absent, lui parle sans cesse du chef Noureguiev… Elle se renseigne sur Noureguiev, visite les mêmes lieux que Vendello, et finit par découvrir son homosexualité. Déçue, se sentant trahie, elle se demande pourquoi il l'a laissée l'aimer…
Ceux qui en parlent :
Le titre est évocateur, ce roman est en effet un bijou de sensibilité et un ode à la musique. Je découvre avec ce roman une auteure dont j'ai hâte de lire les autres oeuvres. Son écriture nous amène au coeur du violoncelle de Vendello , le voisin, qui se révèle, en plus d'excellent musicien, un ami tendre et attentionné; ..peut-être plus! A découvrir absolument!
Quant à moi :
J'ai découvert Valentine Goby avec Kinderzimmer et dont je vous en ai parlé précédemment. Ce livre est son tout premier roman et c'est un petit bijou que je ne peux que vous recommander. Valentine avait à ses débuts, un style très aéré, léger même dans les sujets difficiles et, pour tout vous dire, je regrette un peu qu'elle ai opté pour un style d'écriture très différent.
 
Roman

Roman

Résumé :
À Kashine, petit village russe, Georgy Jachmenev, 16 ans, sauve la vie du tsar au péril de la sienne. Le destin du jeune paysan s'en trouve aussitôt bouleversée. Nicolas II le fait venir à Saint-Pétersbourg, où il est admis dans la Leib-Garde de sa Majesté, avec pour mission de veiller sur le tsarévitch Alexei. Secrètement amoureux de la grande duchesse Anastasia, il suivra les Romanov jusqu'à Ekaterinenbourg, où il sera le témoin impuissant du massacre.
Ceux qui en parlent :
C'est dernières années, nombreux d'auteurs anglais ou américains ont décidé d'écrire sur la Russie autant sous le règne de Staline que pendant les Romanov. le roman de John Boyne n'innove en rien le récit d'un histoire de famille. On commence 1981 et on finit en 1918 à la mort de la famille Romanov ainsi que l'exil de la seule survivante Anastasia. le personnage de Gueorgui, je l'ai trouvé parfois très égoïste par rapport à sa famille et aussi stéréotyper d'une certaine façon comme bibliothécaire sont rapport aux livres en est un exemple.. Peut-être parce que j'ai des soeurs mais Anastasia me plaisait beaucoup et j'aurais voulu que l'histoire soit plus axer sur les événements de 1914 à 1918 pour moi c'est les moments que j'entendais de lire avec une certaine impatience.
Quant à moi :
Alors je ne cherchais pas nécessairement un livre purement historique ce qui fait que j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce ROMAN.
J'en ai bien aimé la construction, partir de 1981 pour arriver aux évènements qui ont anéantis la famille du dernier tsar de Russie, la famille Romanov.
En cette soirée du 28 février Arté diffuse trois documentaires de Théma concernant la période très  perturbée de la chute du tsar et la création du bolchévisme en Russie.
Comme j'ai terminé ce livre il y a quelques jours je suis ces documentaires avec beaucoup d'attention et j'y retrouve énormément de faits relatés dans ce livre.
Ce livre est un roman car il met en scène deux personnages, Georgy et son épouse, qui serait Anastasia, l'une des 4 filles de la famille Romanov et qui aurait échappée au massacre de sa famille à Ekaterinbourg dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 sur les ordres de Lénine
En fait, très intéressée par le sujet, j'avais cherché sur le net pour savoir à quoi tenait cette idée d'une survivante. Il s'avère qu'une jeune femme a été "reconnue" non officiellement comme étant une fille de Nicolas II et cette personne a toujours affirmé être Anastasia . Rien n'a jamais été démontré de façon formelle mais il y avait là une belle occasion de créer ce roman (et d'autres) qui la met en scène. A savoir que dans cette histoire le jeune Georgy est entièrement dévoué à tsar et sa famille bien qu'issu d'une famille de paysans très pauvres. On survole de très haut, il est vrai, la vie plus que miséreuse de la majorité du peuple russe.
 
Roman

Roman

Résumé :
Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie.
Aussitôt, elle sait.
Après On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt explore dans ce roman virtuose la puissance du désir et la fragilité de nos existences.
Ceux qui en parlent :
Grégoire Delacourt n'a pas son pareil pour parler des femmes, de la Femme. Ce roman sur l'amour, le désir, la liberté, le choix, la vie, la maladie, la mort aussi, est porté par sa magnifique écriture, subtile et fine, gracieuse, tendre et sensible. Et en fil rouge – belle idée, je trouve – habilement mêlée à celle d'Emma, l'histoire de la Chèvre de Monsieur Seguin, n'est-ce pas Blanquette, la liberté… Et nous passons régulièrement du plaisir aux larmes, car on le sait bien et l'auteur aussi, la liberté des uns…. Alors, que faisons-nous de nos vies ?
C'est beau comme une tragédie grecque, triste, infiniment triste comme un film italien.
C'est la lourdeur de la peine, la fulgurance des douleurs, le déchirement des adieux.
Quant à moi :
J'ai lu de nombreux com' avant de vous livrer celui-ci. Certains d'hommes, fort peu en fait, et surtout des commentaires de femmes, très enthousiastes.
Après avoir lu "la liste de mes envies et les quatre saisons de l'été j'aime toujours autant le style d'écriture de cet auteur.
Un auteur qui écrit comme une femme et surtout pour les femmes. Et c'est moi qui vous le dis, moi qui n'aime pas franchement les romans d'amour. Comme quoi lol !
Alors contrairement à certaines appréciations je n'ai pas trouvé que ce roman était triste car pour moi, hormis le fait qu'il s'agit d'un amour inaccompli je trouve qu'il est l'ode à l'Amour tout simplement, à une renaissance pour une femme de 40 ans qui veut se redécouvrir, vivre autre chose, sortir de son train-train, retrouver sa liberté tout en assumant ses responsabilités.
Nous en avons beaucoup rêvé, nous ne l'avons pas souvent réalisé pour des raisons diverses et variées. On ne l'envie pas nécessairement mais on la comprend sans aucun doute.
 
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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 09:00

Bonjour mes à vous qui passer par chez moi en ce dernier WE de juillet.

Voici quelques propositions de lecture

Témoignage

Témoignage

 
Résumé :
En 2005, Charlotte Valandrey révèle dans -L'Amour dans le sang- sa séroposivité depuis l'âge de 17 ans et sa greffe cardiaque récente, le remplacement de son coeur passionné, éreinté : "C'est l'histoire d'une femme qui aima tellement qu'elle eut besoin d'un autre coeur"

Un mois après la parution de ce livre, Charlotte reçoit une lettre anonyme : "Je connais le coeur qui bat en vous, je l'aimais".
Ces mots, qui pourraient sembler fous, la bouleversent alors qu'elle est en proie à des cauchemars récurrents, des sensations impérieuses de déjà-vu et des changements intérieurs surprenants.
C'est le début d'un étrange parcours pour Charlotte qui veut comprendre pour se libérer d'une présence qu'elle ressent intimement. Y a t-il vraiment une autre vie en elle ?
Un voyant troublant, un cardiologue amant, une psychanalyste rationnelle et un professeur figé dans le secret médical vont tenter de lui répondre.
Ceux qui en parlent :
Un superbe témoignage. Je ne connaissais pas particulièrement cette actrice ni même son histoire avant d'avoir à lire ce livre pour un concours.
Ce livre est surtout basé sur son ressentie après sa greffe de coeur, et la mémoire cellulaire, c'est à dire pouvoir avoir des souvenirs ou des nouveaux goûts, qui appartiennent au donneur. Nous voyons sa recherche pour trouver qui c'était. Ses problèmes pour trouver du travaille depuis la sortie de son premier livre révélant qu'elle est atteinte du sida depuis ses 17 ans. Nous partageons aussi ses coups de coeur, ses amours, ses voyages, et ses problèmes.
J'ai découvert un femme pleine de vie avec rage de vivre incroyable et compréhensible, une combattante qui réussit à tout surmonter, et un peu fantasque. C'est une vrai leçon de vie, qui donne une nouvelle vision du don d'organe.
C'est une livre que je suis ravi d'avoir découvert, que je conseil à tout ceux qui peuvent être intéressés par ce genre de livre.
Quant à moi :
En toute sincérité j'ai été touchée par ce témoignage. Charlotte Valandrey n'est pas la première personne à exprimer ces ressentis qui ne semblent pas lui appartenir, qui semblent vennir à cet organe qui a déjà vécu dans un autre corps. Cette mémoire cellulaire que des scientifiques tentent d'expliquer. On y croit ou pas, c'est à chacun de nous de se faire une opinion.
Ce dont je peux témoigner c'est de l'avoir vu dans ma ville, jouant dans une pièce de théâtre en janvier dernier et elle était, à priori,dans une très belle forme.
 
Si on lisait fin juillet

  Roman sur l'absence

Résumé :
"Vingt-sept ans d'absence. Vingt-sept anniversaires qui ont pris le dessus, année après année, sur le jour de naissance : ils n'ont plus compté l'âge écoulé de Sarah mais mesuré l'attente."
En 1982, Sarah a quitté la France pour Uummannaq au Groenland. Elle est montée dans un avion qui l’emportait vers la calotte glaciaire. C’est la dernière fois que sa famille l’a vue. Après, plus rien. Elle a disparu, corps et âme. Elle avait vingt-deux ans. Quand Lisa, vingt sept ans plus tard, se lance à la recherche de sa sœur, elle découvre un territoire dévasté et une population qui voit se réduire comme peau de chagrin son domaine de glace. Cette quête va la mener loin dans son propre cheminement identitaire, depuis l’impossibilité du deuil jusqu’à la construction de soi.

Ceux qui en parlent :

Valentine Goby en profite pour nous plonger dans la vie des pêcheurs/chasseurs de ces régions reculées du monde, leurs conditions rudes et dépendantes de la nature, une nature qui subit les assauts du réchauffement climatique, la banquise qui fond et la vie qui meurt inexorablement. Parfois le style rebute, quelques phrases de construction atypique déroutent, mais tout est parfaitement décrit et documenté (recherches agronomiques sur l'oignon, vie dans le Grand Nord…) et nous sommes pris par ce texte absolument magnifique, gorgé d'émotions et de sensibilité. Sarah souffrait, ses parents et sa soeur souffrent de son absence, les populations de la banquise souffrent de la disparition de leurs terres, seul le lecteur se réjouit d'être tombé sur un si beau roman, même s'il le referme avec l'oeil humide. Un magnifique moment de littérature.

Quant à moi :

Une autre auteure dont on ne peut dire que du bien tant ses livres sont poignants, très bien construits, avec toujours une histoire forte. Un petite bémol pour celles qui ont un peu de mal avec les phrases très longues, c'est une de ses particularité. Encore que dans celui-ci ce ne soit pas trop le cas. Une très belle histoire une fois de plus et je ne peux que vous conseiller et ce livre et cette auteure.

Si on lisait fin juillet

Résumé :
Liza McCullen n’échappera pas à son passé. Cependant, les plages préservées de la baie des baleines, et sa communauté soudée, lui offrent d’assouvir sa soif de liberté et de sécurité – si ce n’est pour elle, du moins pour sa petite fille, Hannah.
Jusqu’à l’arrivée de Mike Dormer dans l’hôtel de sa tante, qui va bouleverser la tranquillité de la baie des baleines.

Ceux qui en parlent :

Décidément, Jojo Moyes sait comme personne m'offrir une lecture aussi divertissante que dépaysante. Avec "la baie des baleines", c'est encore une fois un excellent moment de lecture que je peux archiver dans ma mémoire.
Rares sont, à mes yeux, les auteurs qui parviennent avec talent et simplicité à rendre leurs personnages attachants et si parfois Jojo Moyes aime jouer les funambules sur la ligne qui sépare la romance sentimentale du récit psychologique - et me donnant ainsi quelques craintes -, elle s'en tire toujours royalement en évitant les clichés outranciers, le mélo sucré ou pire, la trame réchauffée.

Quant à moi :

Une auteure que je lis pour la seconde fois et qui a conforté ce que je ressens en la lisant : que du bien.

Nous avons ici un roman d'amour entre un homme et une femme, certes mais pas que. Nous y trouvons surtout l'histoire d'amour d'une mère à ses filles et l'histoire d'amour d'une population envers les dauphins et les baleines. C'est ce mélange subtil qui fait que ce roman se dévore avec un réel plaisir et je ne peux que vous conseiller ce livre.

 

Thriller psychologique

Thriller psychologique

Résumé :

La générosité a souvent deux visages.Celui qu'on voit et l'autre, trouble. La première fois que je l'aperçois, elle se tient sur le quai bondé de la gare de Fullerton, à Chicago. Il fait un froid à vous glacer les os, il pleut à verse. Elle serre un bébé dans ses bras. Rien ne les abrite. Quelques jours plus tard, elle est de nouveau là. Aussi fragile. Cette fois, je l'aborde/vais lui parler. Sans trop savoir pourquoi. Ni où tout cela va me mener?Hantée par l'image de cette jeune sans-abri et de son bébé,  Heidi néglige l'avis de son mari et l'hostilité de sa fille : elle ouvre sa maison à l'inconnue du quai. Qui est vraiment Willow ? Mutique, vulnérable, a-t-elle quelque chose à voir avec l'inquiétante Willow Greer, dont le compte Twitter est plein de conseils macabres sur le suicide ?Peu à peu, la présence de l'inconnue dans la maison agit comme un révélateur des fissures familiales? 
Ceux qui en parlent :
Mary Kubica est diabolique et nous offre une brochette de personnages riches et complexes . J'avais déjà eu le plaisir de recevoir en cadeau le premier livre de Mary Kubica , je remercie à nouveau Babélio et les éditions Mosaïc pour leur confiance . Après ce second roman , je crois que l'on peut décemment dire que Mary Kubica est rentrée dans le cercle des reines du thriller psychologique .
Mais vous n'avez pas répondu à ma question... Vous auriez fait quoi à la place d'Heidi ?
Moi , j'ai eu furieusement envie de devenir assistante sociale ... Vous comprendrez pourquoi lorsque vous aurez lu ce roman...
Quant à moi :
Un livre qui m'a tenu en haleine de bout en bout !
Super bien écrit (ou traduit), une histoire des plus intéressante, des personnages attachants, une fin que l'on attend pas. Tout ce qu'il faut pour faire une bonne lecture que l'on ne lâche que par obligation et que je vous recommande vraiment.
 
L'amour est une conversation... L'amour c'est lorsque l'on ne parle qu'à l'autre. Et lorsque l'autre ne parle qu'à toi.
Erik Orsenna
 
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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 09:00

Bonjour à vous qui venez me visiter et, qui sait, piocher quelques idées de lectures.

Voici ce que je vous propose en cette quinzaine qui précède, pour la plupart d'entre vous, aux vacances d'été.

 

La suture par Daull  Roman

Résumé :
Alors qu'elle vient de perdre Camille, sa fille de 16 ans, l’auteure se penche sur le passé de sa mère, Nicole, disparue trente ans auparavant. A partir de quelques lettres et photographies, elle tente de reconstituer son existence, entreprenant de déchiffrer les lieux et paysages où Nicole a vécu, les visages qu'elle a connus. Un roman en forme d'enquête généalogique, entre réalité et fiction.

Ceux qui en parlent :

Avec son deuxième roman, après le formidable « Camille mon envolée », Sophie Daull, m'a de nouveau séduit par son style d'écriture.
Toute en simplicité, en tendresse et douceur, maniant l'humour avec délicatesse, narrant le drame ou la détresse sans pathos ni excès de larmes. Semblant forte et soumise et pourtant si fragile derrière ses mots.
Bien sûr, si l'on ne voit que le sujet du livre qui nous raconte l'histoire de sa mère disparue à 45 ans dans des conditions dramatiques, on se dit que, voilà, elle remet ça. Autre personnage, autre destin tragique, sortons les mouchoirs. Mais La suture, ce n'est pas ça. Sophie Daull, ne nous demande pas de pleurer sur son triste sort. Au contraire.

Quant à moi :

Je n'ai pas lu le 1er roman de cette auteure mais ça n'a pas été un problème pour me lancer dans le second. Je ne dirais pas que ce livre m'a transporté mais il s'est laissé lire avec un certain plaisir. Si sa lecture vous tente essayez de vous procurer "Camille mon envolée" pour mieux faire le parallèle dans celui-ci.

 

Les quatre saisons de l'été par Delacourt  Roman d'amour

Résumé :
Été 99, dont certains prétendent qu’il est le dernier avant la fin du monde.
Sur les longues plages du Touquet, les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.
Ils ont 15, 35, 55 et 75 ans. Ils sont toutes nos histoires d’amour.

Ceux qui en parlent :

Il y a le Touquet et sa plage; le 14 juillet, le dernier du siècle, son feu d'artifice et son bal; Francis Cabrel et son Hors saison... et l'amour.
Tout en délicatesse, Grégoire Delacourt nous emmène au Touquet et nous fait vivre des histoires d'amour, fussent-elles éternelles, romantiques, regrettables ou vaines. Dans ces quatre récits qui s'entremêlent délicatement, l'auteur pose un regard tendre et doux. Il décrit avec précision et finesse les relations hommes/femmes. Les fleurs ont une place importante, elles donnent le titre de chaque nouvelle et permettent d'exprimer des sentiments que l'on ose avouer. Porté par une écriture riche et très poétique, ce roman clame haut et fort les couleurs de l'Amour...
Les quatre saisons de l'été... Intemporel...

Quant à moi :

Chaque histoire est unique et une fois de plus l'auteur réussi un roman plein de douceur et de sensibilité.

Précédemment de cet auteur j'ai adoré "la liste de mes envies" et vous l'avais d'ailleurs chaudement conseillé
Ce nouveau romain a été pour moi  un vrai moment bonheur et je l'ai d'ailleurs dit autour de moi afin que mes proches ai envie de le lire.
Quatre histoires simples et belles tout simplement.

Kinderzimmer par Goby  Roman sur la seconde guerre mondiale

Résumé :
En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plusieurs dizaines de milliers de détenues. Mila a vingt-deux ans quand elle arrive à l’entrée du camp. Autour d’elle, quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de ces femmes va devoir trouver l’énergie de survivre, au très profond d’elle-même, puiser chaque jour la force d’imaginer demain.
Et Mila est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, ni de quelle façon.

Ceux qui en parlent :

Âmes sensibles s'abstenir. Kinderzimmer est un roman éprouvant, extrêmement dérangeant, qui vous prend à la gorge de la première à la dernière page. On suffoque, on tremble, on a la nausée. Une écriture sans concessions, tour à tour dépouillée et glaciale – à l'image du camp – puis poétique et bouleversante, sert ce texte virtuose. À coups de phrases urgentes, de mots crus, d'alternance de rythmes et de langues, elle nous entraîne dans un univers dont la noirceur est sans égale et nous immerge au coeur même de l'horreur. Mais elle nous donne à voir aussi la formidable énergie de vie qui vibrait dans les camps et la minuscule lueur, là-bas, tout au fond, qui continue de briller et qu'il ne faut surtout pas laisser mourir. Entre ombre et lumière, désespoir total et foi inébranlable en la vie. Un grand livre. Très fort.

Quant à moi :

Je n'en dirais rien de plus, tout est dit. Un livre fort, à ne pas mettre entre toutes les mains mais si vous le pouvez, découvrez ce roman qui est presque un documentaire..

 

Si on lisait à la mi-juillet

Petits problèmes aujourd'hui pour insérer mon image...

Donc, ce livre est un roman historique traitant de la seconde guerre mondiale.

Résumé :
~~France, 1939.
Dans le village de Carriveau dans la Loire, Vianne Mauriac fait ses adieux à son mari qui part au front et se retrouve seule avec sa fille. Elle ne peut imaginer que les nazis vont envahir le pays. Pourtant, lorsqu'un capitaine allemand réquisitionne sa maison, elle est forcée d'accueillir un officier sous son toit. Et fait le choix de protéger sa fille avant la liberté de son pays...
Sa sœur Isabelle, 18 ans, a passé son enfance dans des pensionnats depuis la mort de leur mère, et son père décide de l'envoyer vivre avec Vianne. Mais son tempérament rebelle met en danger leurs vies à toutes. Isabelle décide donc de partir vivre à Paris, le jour de l'entrée des Allemands dans la ville. Impétueuse et pleine d'idéaux, elle s'engage très vite dans la Résistance sous le nom de code " Le Rossignol " et fait régulièrement passer des aviateurs anglais en Espagne.
Deux sœurs, deux destins et deux façons de survivre à la guerre et à l'envahisseur. Un grand roman sur l'amour, la liberté, les idéaux et sur le rôle des femmes pendant la guerre.
Ceux qui en parlent :
J'ai trouvé ce roman historique parfait pour un début de vacances, idéal pour paresser au chaud sous la couette. Malgré son épaisseur de plus de 500 pages, il se lit très facilement. Trop facilement, peut-être ? Il faut dire que les différents éléments historiques repris ici sont plutôt "bateau" et archi connus. Tout y passe : l'occupation allemande qui se durcit au fil du temps, les tickets de rationnement et l'attente interminable pour obtenir un malheureux jarret de porc, la répression contre les Juifs, la rafle du Vel d'Hiv, les bombardements anglais, les camps de concentration, les réseaux de résistance de plus en plus organisés et caetera..et caetaera...
Cet aperçu de la seconde guerre mondiale est intéressant, soit, même si on le connaît déjà par coeur mais l'auteure s'est trop souvent contentée de les évoquer sans entrer dans les détails. de plus, ce qui m'a le plus dérangée, c'est que tous ces éléments sont vécus par les deux héroïnes de l'histoire. Pour le coup, le mot"héroïne" prend tout son sens traditionnel ici. L'auteure américaine en a fait deux super women qui traversent la seconde guerre mondiale en accomplissant tout un tas d'actes héroïques ! C'est très romanesque mais peu crédible...
Quant à moi :
Je suis comme la plupart de commentaires que j'ai lu sur ce roman. Bien écrit, facile à lire mais trop d'incohérences. De plus comme je sortais du livre cité précédemment qui traitait du camp de Ravensbrück cette histoire m'a paru très simple dans son ensemble. Ceci étant je comprends très bien que ce soit un très bon livre pour la plupart d'entre nous. On y aborde la guerre, avec ses tragédies mais aussi avec ces actes de générosité pure. Le destin des deux héroïnes fait que ça nous parle au coeur, que ça nous touche et nous émeut. Je regrette juste que l'auteure ai dilué l'Histoire. Mais il le fallait sans doute pour faire de son roman un livre accessible au plus grand nombre. Si vous souhaitez vous replonger dans cette époque tourmentée sans en sortir traumatisée ce livre sera le bienvenu j'en suis certaine.
 

Nous voici à la fin de cet article et j'espère que vous trouverez matière à vous divertir en choisissant l'un ou l'autre de ces ouvrages.

Je vous souhaite un très bon WE

Vous retrouve dans 2 semaines

Et vous embrasse toutes très amicalement

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:07

Bonjour à vous qui me rejoignez dans cet article.

Je souhaite une très bonne fête des pères à tous ceux qui gravitent autour de vous, papa, papy, grand-papy !!!

Voici ce que je peux vous proposer

Journal d'un vampire en pyjama par Malzieu Autobiographie

Résumé :
Journal intime tenu durant l'année où Mathias. Malzieu a lutté contre la maladie du sang qui a altéré sa moelle osseuse et la mort personnifiée, Dame Oclès.
Ceux qui en parlent :
« Le véritable enfer. Pas celui avec du feu et des types à cornes qui écoutent du heavy métal, non, celui où tu ne sais plus si ta vie va continuer ».
On en redemande, Mr Malzieu, pas que vous soyez à nouveau malade bien sûr, mais que vous preniez votre plume pour continuer à « faire le con poétiquement » car « c' est un métier formidable ».
Quant à moi :
Un livre, un récit, une autobiographie, un moment d'humour, de peur, de tendresse, une belle plume, un livre que je ne peux que recommander tant il est plein d'espoir et de volonté de vivre. Un livre qui fait du bien là où ça fait mal et, pour résumer, une ode à la vie pour repousser la mort !
 

On regrettera plus tard par Ledig  Roman d'amour

Résumé :
Cela fait bientôt sept ans qu'Eric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu'à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d'un destin que l'on croyait tout tracé ?

Ceux qui en parlent :

J'avais hâte de découvrir le quatrième roman d'Agnès Ledig que j'avais découvert avec Juste avant le bonheur ! Ce roman est plein de tendresse, il nous incite à tourner la page sur le passé pour vivre notre vie et l'apprécier pleinement. Les personnages de Valentine, de Suzanne, de Gustave et d'Anna-Nina, sont touchants. Ce livre se lit vite, on a envie de savoir comment l'intrigue va évoluer et du coup, la fin paraît un peu surprenante. (J'avoue que j'aurais aimé une "happy end" véritable...) Sur le coup, je ne voyais pas comment l'intrigue secondaire, qui se passe pendant la guerre, allait s'orchestrer avec le coeur du roman, il faut bien quelques chapitres pour comprendre, mais j'ai aussi apprécié cette partie plus dramatique. Par ailleurs, l'amitié entre Valentine et Gaël est très jolie, elle fait envie ! Pour finir, j'ai retrouvé ici le style d'Agnès Ledig avec ses jolies tournures, ses petites perles d'écriture.

Quant à moi :

Un roman d'amour qui va plaire à toutes celles qui aiment ... les romans d'amour !

Autant j'ai aimé "juste avant le bonheur et Marie d'en Haut" autant j'ai trouvé cette histoire trop simple, trop facile, trop pleine de bons sentiments.

L'histoire est assez originale, deux intrigues en une, c'est bien. Mais trop de bons sentiments tuent les sentiments, enfin, à mon sens. C'est un joli livre, oui, mais pas un chef d'oeuvre.

 

 

Agatha Raisin enquête : Remède de cheval par Chesney  Roman policier

Résumé :
Après la pluie, le beau temps ! Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats.
Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes. Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident.
Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l'affaire de La Quiche fatale, il s'agit bien d'un meurtre. A l'étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l'avis de son entreprenante voisine. Et nos deux détectives-amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu'ils ne l'imaginaient...
Ceux qui en parlent :
Deuxième tome de cette série et plus ça va , plus je m'attache à Agatha ...
Le vétérinaire "is dead ".
"Of course", Agatha va enquêter !
"Yes , but for the first time , not "en "solitaire" . Elle sera aidée par son voisin , le séduisant James Lacey , militaire à la retraite . Elle craque pour lui mais, " it's not" réciproque , et il s'en suit des répliques et des quiproquos savoureux ..
Le véto était un homme à femmes, à moins qu'il ait été un arnaqueur .
Si vous voulez vous relaxer dans un petit village anglais , Agatha pourrait bien être votre guide pour une lecture légère et sympa . Ici, pas de suspens de dingue mais une ambiance toute cosy entre Pubs , jardins anglais , vieilles pierres, chats et quelques petits meurtres entre voisins ...
Quant à moi :
Si vous souhaitez lire un policier style Miss Marple c'est ce livre et ses frères que vous devez lire.
Une petite histoire policière mais dans le style facile, pas prise de tête ni complication.
Ce n'est pas de la grande littérature mais c'est bien sympa.
 

Jules par Van Cauwelaert  Roman d'amour

Résumé :
Zibal est un petit génie. Ses inventions auraient d'ailleurs pu lui rapporter des millions mais tout le monde n est pas doué pour le bonheur et Zibal, malgré ses diplômes, se retrouve à 42 ans vendeur de macarons à l'aéroport d Orly.
Un jour, devant son stand, apparaît Alice, une jeune et belle aveugle qui s'apprête avec son labrador Jules à prendre l'avion pour Nice où elle doit subir une opération pour recouvrer la vue. L'intervention est un succès mais, pour Jules, affecté à un autre aveugle, c'est une catastrophe. Jules fugue, retrouve Zibal et, en moins de vingt-quatre heures, devient son pire cauchemar : il lui fait perdre son emploi, son logement, ses repères. Compagnons de misère, ils n'ont plus qu une seule obsession : retrouver Alice.

Ceux qui en parlent :

J'aime beaucoup Didier van Cauwelaert. Il a un registre assez large d'histoires à nous raconter. Il choisit dans ce roman de nous démontrer que chacun d'entre nous a sa place dans l'univers, même si elle est mouvante. le sens de la vie est parfois flou mais il est parfois utile d'écouter son instinct et son coeur. Jules n'est pas qu'un chien... et vous tomberez obligatoirement sous son charme ;-)

Quant à moi :

Un livre qui parle d'un chien d'aveugle ça ne pouvait que m'attirer, entre bêtes on se comprend ! Alors que dire de ce livre d'amour car c'est le cas ici. Un amour entre un homme et une femme mais surtout l'amour d'un chien pour sa maitresse. Un livre très bien écrit, pas de prise de tête, que de bons sentiments et c'est ce qui m'a fait du bien en ces veilles de fêtes car, oui, je vous fais ce petit mot alors que nous sommes le 19 décembre et que je viens tout juste de terminer cette lecture ! Et comme je vous le propose en ces veilles de vacances, qui sait, vous l'emmènerez peut-être avec vous lors de vos congés.

Il est temps pour moi de céder la place et de repartir vers d'autres livres vu que j'ai une pile à lire assez considérable.

J'espère que ces lectures vous donnerons envie de vous plonger dans l'un ou l'autre de ces romans, j'attends de savoir ce que vous en pensez.

je vous embrasse et vous donne rendez-vous dans deux semaines

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 09:00

Bonjour à vous qui me rejoignez pour cette rubrique lecture.

Voici ce que je vous propose cette quinzaine

Soyez imprudents les enfants par Ovaldé  Roman

Résumé :
Alors qu'elle a 13 ans, Atanasia Bartolome a comme une révélation devant une toile du peintre Roberto Diaz Uribe. Elle découvre qu'il est un cousin de son père et souhaite savoir ce que cherche à lui dire ce peintre, qui a disparu un jour comme tous les ancêtres Bartolome. La jeune fille décide de partir elle aussi explorer le vaste monde.

Ceux qui en parlent :

Des personnages mystérieux et intrigants. La quête de Diaz Uribe est ce qui va forger Atanasia, faire d'elle l'adulte qu'elle sera.
Au niveau de la construction, les chapitres ne mélangent pas les périodes, tout est clair. Au départ, il est un peu troublant qu'on nous parle d'Atanasia aussi bien à la troisième personne qu'à la première. Mais on s'y fait, et cela a trait à un aspect plus personnel qui va nous être conté. J'ai beaucoup aimé le rythme des premiers chapitres, débutant par "Atanasia a entre zéro et treize ans", "Atanasia Bartolome a quatorze ans", "Atanasia avait eu quinze as la veille"... Brefs, on navigue rapidement dans l'enfance et l'adolescence d'Atanasia.
Jusqu'à la fin, et peut-être même surtout à la fin, on lit sans ennui, on passe d'un chapitre à l'autre, dans la grande aventure Bartolome.

 Quant à moi :

Un roman que j'ai bien apprécié car raconté souvent à la première personne ce qui rend le récit dynamique. Au tout début je n'avais pas saisi qui était ce peintre, objet de ces incessantes recherches de l'héroïne et c'est au fil du récit on découvre la trame de cette histoire. Intéressant, on ne s'y ennuie pas un instant.

 

 

  Roman

Résumé :
Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

Ceux qui en parlent :

Un roman rude, fort, lumineux et tendre , un style à la hauteur des personnages, dépouillé, simple , à la troisième personne souvent ,qui donne de la vie et de l'épaisseur aux personnages.
L'écrivain les transcende comme elle sait si bien le faire grâce à sa plume d'une sensibilité infinie.
L'écriture franche, directe, vivante, vibrante dans sa sobriété déjoue le pathos, ne tombe jamais dans le misérabilisme ou le naturalisme , elle se concentre sur la seule volonté de l'héroïne.
Un ouvrage extrêmement bien documenté , pétri d'humanité qui combine merveilleusement portrait de femme, soif de liberté et émancipation des corps !
Oeuvre sociale riche, précieuse et populaire, du Grand Art !
Quel roman! Un vrai coup de coeur que je n'oublierai pas comme "Kinderzimmer".

Quant à moi :

Voilà un roman que je ne peux QUE VOUS RECOMMANDER !

Oui, carrément, même si je ne veux pas faire de forcing, ce livre est à découvrir absolument. Que ce soit pour l'histoire tirée d'un fait réel, que pour l'écriture ainsi que pour tous les rappels qui nous y sont fait (sécurité sociale, guerre d'Algérie, antibiotique, tuberculose etc...) ce livre est une petite mine d'or.

Pour tout vous dire, la tuberculose, je l'ai connu de très, très près puisque mon frère ainé a été infecté par un voisin de pallier chez qui nous allions régulièrement. Il est un véritable rescapé car ses poumons étaient "pris" à plus de 90 %. Il a été sauvé de la mort à quelques heures près car notre médecin de famille n'a pas du tout compris que mon frère était atteint alors que c'était LA maladie de cette période avec la polio. C'est un pédiatre qui a bien voulu, sur l'instance de maman, se déplacer à domicile et dès qu'il a vu mon frère à tout de suite compris de quoi il retournait.

Une fois mon frère isolé il a fallu trouver d'où venait la contamination et toutes les personnes que nous avions côtoyées, que ce soit à l'usine de papa, les 2 écoles que nous fréquentions, toute la famille, les amis, les commerçants, tout le monde à du se soumettre à un dépistage. Les seules personnes qui ne voulaient pas le faire avaient un frère tuberculeux. Il en a fallu du temps avant que l'on sache d'où ça venait. Ensuite il a fallu que nous déménagions et je vous parle d'une époque ou l'on ne trouvait pas d'appartement sans argent. On commençait seulement à construire des HLM dans notre ville. Maman a fait le forcing en nous emmenant, mon petit frère et moi, à l'office des HLM, jour après jour, sans que nous n'en bougions, jusqu'à ce que l'on nous accorde un logement.

A cette époque de nos vies les mutuelles n'existaient pas et je me rappelle, aussi petite que j'étais, que toute la paie de mon père passait à payer les médicaments, le médecin en attendant les remboursements partiels de la sécurité sociale. Là, c'était vraiment la misère.

Une fois la maladie diagnostiqué mon frère est parti dans la minute à l'hôpital de Troyes, enfin, l'Hôtel Dieu¨(dont j'ai déjà mis de superbes photos sur mon blog) Il a été mis à l'isolement et maman nous emmenait le voir par la fenêtre qui donnait sur la rue. Mon frère est parti 9 mois de notre famille ente l'hôpital et le sanatorium. Maman allait le voir au Plateau d'Assy, je m'en rappelle encore... Il était dans un chalet qui a été emmené, il y a quelques petites années, par une avalanche.

J'en parle avec émotion car ça a été une période très pénible de nos vies. L'année suivante on m'expédiait en préventorium pour trois mois, avec mon grand frère justement. De ce jour là je n'ai eu de cesse que de prendre des kg à gogo et de passer mes journées à pleurer pour revoir maman. Je m'y vois encore.

Alors bien sur ce livre ne parle pas de notre histoire mais par bien des cotés je m'y suis retrouvée.

Cependant, même en faisant abstraction de notre histoire familiale, je vous recommande ce livre pour tout ce qu'il peut vous apporter comme éclairage sur cette époque.

 

L'écrivain de la famille par Delacourt  Roman

Résumé :
A sept ans, Edouard écrit son premier poème, quatre rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l'écrivain de la famille. Mais le destin que les autres vous choisissent n'est jamais tout à fait le bon...
Avec grâce et délicatesse, Grégoire Delacourt nous conte une histoire simple, familiale, drôle et bouleversante.
Ceux qui en parlent :
L'écriture déborde d'ironie triste et de résignation dolente. Mais pas de pathétique dans ces lignes, le héros avance toujours, même s'il se débat. Son père lui avait donné un conseil pour faire fructifier son don : « Laisse les choses s'écrire » (p. 15) Finalement, c'est encore ce qui marche le mieux pour écrire le plus beau des romans. L'écrivain de la famille se lit avec émotion et tendresse. Ah, que l'on aimerait serrer tous ses personnages contre nous, leur dire qu'il suffit d'un mot ! Mon mot de la fin est pour l'auteur : merci.
Quant à moi :
Je vous avais déjà parlé de ce livre : la liste de mes envies, du même auteur, que j'avais adoré et qui m'avait été offert par Guylaine.
Aujourd'hui je suis toujours aussi heureuse d'avoir découvert ce roman sorti en 2011. Malgré le mal être de cet homme on sent l'espérance au bout du chemin et c'est ce qui fait de ce livre une lecture touchante, émouvante.
Je tiens cependant à signaler qu'il y a quelques très courtes scènes d'un érotisme féroce qui peuvent peut-être déranger les plus pudiques.
 

Le Grand Jeu par Minard  Roman que la montagne

Résumé :
Une femme décide de s'isoler dans un refuge accroché à la paroi d'un massif montagneux. Elle s'impose la solitude, ainsi qu'un entraînement physique et spirituel intense. Elle cherche, dans cette mise à l'épreuve, à savoir comment vivre. Mais sa rencontre inattendue avec une ermite bouleverse ses plans.
Ceux qui en parlent :
1er avis
Le style, précis et direct, sans fioritures ni effets de style, colle bien je trouve au caractère austère d'une telle expérience de survie en milieu hostile. En revanche, beaucoup de questions et fort peu de réponses déconcertent à la longue et j'aurais apprécié par moments que l'auteur aille un peu plus loin dans sa quête existentielle.
Je sors donc de ce roman à la fois emballée et légèrement frustrée, mais globalement conquise par l'écriture et le propos de Céline Minard que je découvre avec La Grande Expérience...pardon le Grand Jeu.
2ème avis
Le grand jeu"... ou plutôt devrais-je dire "le grand JE"; tout un programme... La 4ème de couverture nous parle d'une auteure "considérée comme l'une des voix les plus singulières de la littérature française actuelle". Là-dessus, je n'irai pas dire le contraire. Niveau singularité, on est amplement servis! Mais je m'attendais clairement à autre chose... et j'ai été déçue. le résumé est tourné de telle manière qu'il en devient presque mensonger. On s'attend à une sorte de voyage initiatique qui tournerait presque au thriller! Enfin, moi, c'est comme ça que j'avais compris l'entrée en scène de "la mystérieuse ermite". Au lieu de quoi on se retrouve avec un livre extrêmement froid (on ne connaît même pas le nom de la narratrice!), bourré d'analyses cliniques et de descriptions futiles vues qu'on ne sait même pas où se situe l'action (dans les "montagnes", mais encore?) Si le but était de donner au récit une dimension universelle, pour moi c'est un plantage en beauté!
Je l'ai lu jusqu'au bout par curiosité, mais sans aucune passion ni même le moindre intérêt. 180p des préoccupations métaphysiques d'une femme anonyme sur laquelle on ne saura au final pas grand chose, si ce n'est qu'elle est un véritable couteau-suisse humain et qu'elle ne se prend pas pour la moitié d'une abrutie...
Quant à moi :
J'avais découvert cette auteure avec  : Faillir être flingué qui m'avait super emballé contrairement à mes camarades du club de lecture.
Là, franchement, j'ai pris la peine de le lire son nouveau roman mais j'en sors déçue et je rejoins assez bien la seconde critique. Ce livre m'a plutôt donné l'impression d'être un manuel de survie en montagne, une recherche effrénée à ne pas vouloir fréquenter l'Autre mais quand il se présente on le recherche en fin de compte, la sensation que cette femme là sait tout faire de ses 10 doigts, qu'elle est presque un être suprême. Ca m'a vite saoulé mais je voulais aller au bout car nous en avions débattu au club de lecture et je voulais me faire ma propre opinion.

Hé oui, c'est déjà fini mais vous avez là de quoi faire de jolies découvertes et je souhaite une bonne lecture à toutes celles qui ont l'envie, le temps, les yeux, pour s'adonner à cette autre passion. Je ne sais pas si l'on peut dire que "lire c'est aussi voyager" mais c'est très souvent ce que je ressens à la lecture d'un bon roman.

Je vous souhaite un très bon WE

Et vous retrouve dans deux semaines si l'envie vous en dit.

 

 

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