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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 09:07

Bonjour à vous qui me rejoignez dans cet article.

Je souhaite une très bonne fête des pères à tous ceux qui gravitent autour de vous, papa, papy, grand-papy !!!

Voici ce que je peux vous proposer

Journal d'un vampire en pyjama par Malzieu Autobiographie

Résumé :
Journal intime tenu durant l'année où Mathias. Malzieu a lutté contre la maladie du sang qui a altéré sa moelle osseuse et la mort personnifiée, Dame Oclès.
Ceux qui en parlent :
« Le véritable enfer. Pas celui avec du feu et des types à cornes qui écoutent du heavy métal, non, celui où tu ne sais plus si ta vie va continuer ».
On en redemande, Mr Malzieu, pas que vous soyez à nouveau malade bien sûr, mais que vous preniez votre plume pour continuer à « faire le con poétiquement » car « c' est un métier formidable ».
Quant à moi :
Un livre, un récit, une autobiographie, un moment d'humour, de peur, de tendresse, une belle plume, un livre que je ne peux que recommander tant il est plein d'espoir et de volonté de vivre. Un livre qui fait du bien là où ça fait mal et, pour résumer, une ode à la vie pour repousser la mort !
 

On regrettera plus tard par Ledig  Roman d'amour

Résumé :
Cela fait bientôt sept ans qu'Eric et sa petite Anna Nina sillonnent les routes de France. Solitude choisie. Jusqu'à ce soir de juin, où le vent et la pluie les obligent à frapper à la porte de Valentine. Un orage peut-il à lui seul détourner d'un destin que l'on croyait tout tracé ?

Ceux qui en parlent :

J'avais hâte de découvrir le quatrième roman d'Agnès Ledig que j'avais découvert avec Juste avant le bonheur ! Ce roman est plein de tendresse, il nous incite à tourner la page sur le passé pour vivre notre vie et l'apprécier pleinement. Les personnages de Valentine, de Suzanne, de Gustave et d'Anna-Nina, sont touchants. Ce livre se lit vite, on a envie de savoir comment l'intrigue va évoluer et du coup, la fin paraît un peu surprenante. (J'avoue que j'aurais aimé une "happy end" véritable...) Sur le coup, je ne voyais pas comment l'intrigue secondaire, qui se passe pendant la guerre, allait s'orchestrer avec le coeur du roman, il faut bien quelques chapitres pour comprendre, mais j'ai aussi apprécié cette partie plus dramatique. Par ailleurs, l'amitié entre Valentine et Gaël est très jolie, elle fait envie ! Pour finir, j'ai retrouvé ici le style d'Agnès Ledig avec ses jolies tournures, ses petites perles d'écriture.

Quant à moi :

Un roman d'amour qui va plaire à toutes celles qui aiment ... les romans d'amour !

Autant j'ai aimé "juste avant le bonheur et Marie d'en Haut" autant j'ai trouvé cette histoire trop simple, trop facile, trop pleine de bons sentiments.

L'histoire est assez originale, deux intrigues en une, c'est bien. Mais trop de bons sentiments tuent les sentiments, enfin, à mon sens. C'est un joli livre, oui, mais pas un chef d'oeuvre.

 

 

Agatha Raisin enquête : Remède de cheval par Chesney  Roman policier

Résumé :
Après la pluie, le beau temps ! Agatha Raisin est désormais bien installée dans son cottage de Carsely en compagnie de ses deux chats.
Cerise sur le pudding, le nouveau vétérinaire du village ne semble pas insensible à ses charmes. Quand le beau véto succombe à une injection de tranquillisant destinée à un cheval rétif, la police locale conclut à un malencontreux accident.
Mais pour Agatha, dont le flair a permis de résoudre l'affaire de La Quiche fatale, il s'agit bien d'un meurtre. A l'étonnement de tous, le séduisant colonel James Lacey partage pour une fois l'avis de son entreprenante voisine. Et nos deux détectives-amateurs se lancent dans une enquête bien plus périlleuse qu'ils ne l'imaginaient...
Ceux qui en parlent :
Deuxième tome de cette série et plus ça va , plus je m'attache à Agatha ...
Le vétérinaire "is dead ".
"Of course", Agatha va enquêter !
"Yes , but for the first time , not "en "solitaire" . Elle sera aidée par son voisin , le séduisant James Lacey , militaire à la retraite . Elle craque pour lui mais, " it's not" réciproque , et il s'en suit des répliques et des quiproquos savoureux ..
Le véto était un homme à femmes, à moins qu'il ait été un arnaqueur .
Si vous voulez vous relaxer dans un petit village anglais , Agatha pourrait bien être votre guide pour une lecture légère et sympa . Ici, pas de suspens de dingue mais une ambiance toute cosy entre Pubs , jardins anglais , vieilles pierres, chats et quelques petits meurtres entre voisins ...
Quant à moi :
Si vous souhaitez lire un policier style Miss Marple c'est ce livre et ses frères que vous devez lire.
Une petite histoire policière mais dans le style facile, pas prise de tête ni complication.
Ce n'est pas de la grande littérature mais c'est bien sympa.
 

Jules par Van Cauwelaert  Roman d'amour

Résumé :
Zibal est un petit génie. Ses inventions auraient d'ailleurs pu lui rapporter des millions mais tout le monde n est pas doué pour le bonheur et Zibal, malgré ses diplômes, se retrouve à 42 ans vendeur de macarons à l'aéroport d Orly.
Un jour, devant son stand, apparaît Alice, une jeune et belle aveugle qui s'apprête avec son labrador Jules à prendre l'avion pour Nice où elle doit subir une opération pour recouvrer la vue. L'intervention est un succès mais, pour Jules, affecté à un autre aveugle, c'est une catastrophe. Jules fugue, retrouve Zibal et, en moins de vingt-quatre heures, devient son pire cauchemar : il lui fait perdre son emploi, son logement, ses repères. Compagnons de misère, ils n'ont plus qu une seule obsession : retrouver Alice.

Ceux qui en parlent :

J'aime beaucoup Didier van Cauwelaert. Il a un registre assez large d'histoires à nous raconter. Il choisit dans ce roman de nous démontrer que chacun d'entre nous a sa place dans l'univers, même si elle est mouvante. le sens de la vie est parfois flou mais il est parfois utile d'écouter son instinct et son coeur. Jules n'est pas qu'un chien... et vous tomberez obligatoirement sous son charme ;-)

Quant à moi :

Un livre qui parle d'un chien d'aveugle ça ne pouvait que m'attirer, entre bêtes on se comprend ! Alors que dire de ce livre d'amour car c'est le cas ici. Un amour entre un homme et une femme mais surtout l'amour d'un chien pour sa maitresse. Un livre très bien écrit, pas de prise de tête, que de bons sentiments et c'est ce qui m'a fait du bien en ces veilles de fêtes car, oui, je vous fais ce petit mot alors que nous sommes le 19 décembre et que je viens tout juste de terminer cette lecture ! Et comme je vous le propose en ces veilles de vacances, qui sait, vous l'emmènerez peut-être avec vous lors de vos congés.

Il est temps pour moi de céder la place et de repartir vers d'autres livres vu que j'ai une pile à lire assez considérable.

J'espère que ces lectures vous donnerons envie de vous plonger dans l'un ou l'autre de ces romans, j'attends de savoir ce que vous en pensez.

je vous embrasse et vous donne rendez-vous dans deux semaines

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 09:00

Bonjour à vous qui me rejoignez pour cette rubrique lecture.

Voici ce que je vous propose cette quinzaine

Soyez imprudents les enfants par Ovaldé  Roman

Résumé :
Alors qu'elle a 13 ans, Atanasia Bartolome a comme une révélation devant une toile du peintre Roberto Diaz Uribe. Elle découvre qu'il est un cousin de son père et souhaite savoir ce que cherche à lui dire ce peintre, qui a disparu un jour comme tous les ancêtres Bartolome. La jeune fille décide de partir elle aussi explorer le vaste monde.

Ceux qui en parlent :

Des personnages mystérieux et intrigants. La quête de Diaz Uribe est ce qui va forger Atanasia, faire d'elle l'adulte qu'elle sera.
Au niveau de la construction, les chapitres ne mélangent pas les périodes, tout est clair. Au départ, il est un peu troublant qu'on nous parle d'Atanasia aussi bien à la troisième personne qu'à la première. Mais on s'y fait, et cela a trait à un aspect plus personnel qui va nous être conté. J'ai beaucoup aimé le rythme des premiers chapitres, débutant par "Atanasia a entre zéro et treize ans", "Atanasia Bartolome a quatorze ans", "Atanasia avait eu quinze as la veille"... Brefs, on navigue rapidement dans l'enfance et l'adolescence d'Atanasia.
Jusqu'à la fin, et peut-être même surtout à la fin, on lit sans ennui, on passe d'un chapitre à l'autre, dans la grande aventure Bartolome.

 Quant à moi :

Un roman que j'ai bien apprécié car raconté souvent à la première personne ce qui rend le récit dynamique. Au tout début je n'avais pas saisi qui était ce peintre, objet de ces incessantes recherches de l'héroïne et c'est au fil du récit on découvre la trame de cette histoire. Intéressant, on ne s'y ennuie pas un instant.

 

 

  Roman

Résumé :
Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

Ceux qui en parlent :

Un roman rude, fort, lumineux et tendre , un style à la hauteur des personnages, dépouillé, simple , à la troisième personne souvent ,qui donne de la vie et de l'épaisseur aux personnages.
L'écrivain les transcende comme elle sait si bien le faire grâce à sa plume d'une sensibilité infinie.
L'écriture franche, directe, vivante, vibrante dans sa sobriété déjoue le pathos, ne tombe jamais dans le misérabilisme ou le naturalisme , elle se concentre sur la seule volonté de l'héroïne.
Un ouvrage extrêmement bien documenté , pétri d'humanité qui combine merveilleusement portrait de femme, soif de liberté et émancipation des corps !
Oeuvre sociale riche, précieuse et populaire, du Grand Art !
Quel roman! Un vrai coup de coeur que je n'oublierai pas comme "Kinderzimmer".

Quant à moi :

Voilà un roman que je ne peux QUE VOUS RECOMMANDER !

Oui, carrément, même si je ne veux pas faire de forcing, ce livre est à découvrir absolument. Que ce soit pour l'histoire tirée d'un fait réel, que pour l'écriture ainsi que pour tous les rappels qui nous y sont fait (sécurité sociale, guerre d'Algérie, antibiotique, tuberculose etc...) ce livre est une petite mine d'or.

Pour tout vous dire, la tuberculose, je l'ai connu de très, très près puisque mon frère ainé a été infecté par un voisin de pallier chez qui nous allions régulièrement. Il est un véritable rescapé car ses poumons étaient "pris" à plus de 90 %. Il a été sauvé de la mort à quelques heures près car notre médecin de famille n'a pas du tout compris que mon frère était atteint alors que c'était LA maladie de cette période avec la polio. C'est un pédiatre qui a bien voulu, sur l'instance de maman, se déplacer à domicile et dès qu'il a vu mon frère à tout de suite compris de quoi il retournait.

Une fois mon frère isolé il a fallu trouver d'où venait la contamination et toutes les personnes que nous avions côtoyées, que ce soit à l'usine de papa, les 2 écoles que nous fréquentions, toute la famille, les amis, les commerçants, tout le monde à du se soumettre à un dépistage. Les seules personnes qui ne voulaient pas le faire avaient un frère tuberculeux. Il en a fallu du temps avant que l'on sache d'où ça venait. Ensuite il a fallu que nous déménagions et je vous parle d'une époque ou l'on ne trouvait pas d'appartement sans argent. On commençait seulement à construire des HLM dans notre ville. Maman a fait le forcing en nous emmenant, mon petit frère et moi, à l'office des HLM, jour après jour, sans que nous n'en bougions, jusqu'à ce que l'on nous accorde un logement.

A cette époque de nos vies les mutuelles n'existaient pas et je me rappelle, aussi petite que j'étais, que toute la paie de mon père passait à payer les médicaments, le médecin en attendant les remboursements partiels de la sécurité sociale. Là, c'était vraiment la misère.

Une fois la maladie diagnostiqué mon frère est parti dans la minute à l'hôpital de Troyes, enfin, l'Hôtel Dieu¨(dont j'ai déjà mis de superbes photos sur mon blog) Il a été mis à l'isolement et maman nous emmenait le voir par la fenêtre qui donnait sur la rue. Mon frère est parti 9 mois de notre famille ente l'hôpital et le sanatorium. Maman allait le voir au Plateau d'Assy, je m'en rappelle encore... Il était dans un chalet qui a été emmené, il y a quelques petites années, par une avalanche.

J'en parle avec émotion car ça a été une période très pénible de nos vies. L'année suivante on m'expédiait en préventorium pour trois mois, avec mon grand frère justement. De ce jour là je n'ai eu de cesse que de prendre des kg à gogo et de passer mes journées à pleurer pour revoir maman. Je m'y vois encore.

Alors bien sur ce livre ne parle pas de notre histoire mais par bien des cotés je m'y suis retrouvée.

Cependant, même en faisant abstraction de notre histoire familiale, je vous recommande ce livre pour tout ce qu'il peut vous apporter comme éclairage sur cette époque.

 

L'écrivain de la famille par Delacourt  Roman

Résumé :
A sept ans, Edouard écrit son premier poème, quatre rimes pauvres qui vont le porter aux nues et faire de lui l'écrivain de la famille. Mais le destin que les autres vous choisissent n'est jamais tout à fait le bon...
Avec grâce et délicatesse, Grégoire Delacourt nous conte une histoire simple, familiale, drôle et bouleversante.
Ceux qui en parlent :
L'écriture déborde d'ironie triste et de résignation dolente. Mais pas de pathétique dans ces lignes, le héros avance toujours, même s'il se débat. Son père lui avait donné un conseil pour faire fructifier son don : « Laisse les choses s'écrire » (p. 15) Finalement, c'est encore ce qui marche le mieux pour écrire le plus beau des romans. L'écrivain de la famille se lit avec émotion et tendresse. Ah, que l'on aimerait serrer tous ses personnages contre nous, leur dire qu'il suffit d'un mot ! Mon mot de la fin est pour l'auteur : merci.
Quant à moi :
Je vous avais déjà parlé de ce livre : la liste de mes envies, du même auteur, que j'avais adoré et qui m'avait été offert par Guylaine.
Aujourd'hui je suis toujours aussi heureuse d'avoir découvert ce roman sorti en 2011. Malgré le mal être de cet homme on sent l'espérance au bout du chemin et c'est ce qui fait de ce livre une lecture touchante, émouvante.
Je tiens cependant à signaler qu'il y a quelques très courtes scènes d'un érotisme féroce qui peuvent peut-être déranger les plus pudiques.
 

Le Grand Jeu par Minard  Roman que la montagne

Résumé :
Une femme décide de s'isoler dans un refuge accroché à la paroi d'un massif montagneux. Elle s'impose la solitude, ainsi qu'un entraînement physique et spirituel intense. Elle cherche, dans cette mise à l'épreuve, à savoir comment vivre. Mais sa rencontre inattendue avec une ermite bouleverse ses plans.
Ceux qui en parlent :
1er avis
Le style, précis et direct, sans fioritures ni effets de style, colle bien je trouve au caractère austère d'une telle expérience de survie en milieu hostile. En revanche, beaucoup de questions et fort peu de réponses déconcertent à la longue et j'aurais apprécié par moments que l'auteur aille un peu plus loin dans sa quête existentielle.
Je sors donc de ce roman à la fois emballée et légèrement frustrée, mais globalement conquise par l'écriture et le propos de Céline Minard que je découvre avec La Grande Expérience...pardon le Grand Jeu.
2ème avis
Le grand jeu"... ou plutôt devrais-je dire "le grand JE"; tout un programme... La 4ème de couverture nous parle d'une auteure "considérée comme l'une des voix les plus singulières de la littérature française actuelle". Là-dessus, je n'irai pas dire le contraire. Niveau singularité, on est amplement servis! Mais je m'attendais clairement à autre chose... et j'ai été déçue. le résumé est tourné de telle manière qu'il en devient presque mensonger. On s'attend à une sorte de voyage initiatique qui tournerait presque au thriller! Enfin, moi, c'est comme ça que j'avais compris l'entrée en scène de "la mystérieuse ermite". Au lieu de quoi on se retrouve avec un livre extrêmement froid (on ne connaît même pas le nom de la narratrice!), bourré d'analyses cliniques et de descriptions futiles vues qu'on ne sait même pas où se situe l'action (dans les "montagnes", mais encore?) Si le but était de donner au récit une dimension universelle, pour moi c'est un plantage en beauté!
Je l'ai lu jusqu'au bout par curiosité, mais sans aucune passion ni même le moindre intérêt. 180p des préoccupations métaphysiques d'une femme anonyme sur laquelle on ne saura au final pas grand chose, si ce n'est qu'elle est un véritable couteau-suisse humain et qu'elle ne se prend pas pour la moitié d'une abrutie...
Quant à moi :
J'avais découvert cette auteure avec  : Faillir être flingué qui m'avait super emballé contrairement à mes camarades du club de lecture.
Là, franchement, j'ai pris la peine de le lire son nouveau roman mais j'en sors déçue et je rejoins assez bien la seconde critique. Ce livre m'a plutôt donné l'impression d'être un manuel de survie en montagne, une recherche effrénée à ne pas vouloir fréquenter l'Autre mais quand il se présente on le recherche en fin de compte, la sensation que cette femme là sait tout faire de ses 10 doigts, qu'elle est presque un être suprême. Ca m'a vite saoulé mais je voulais aller au bout car nous en avions débattu au club de lecture et je voulais me faire ma propre opinion.

Hé oui, c'est déjà fini mais vous avez là de quoi faire de jolies découvertes et je souhaite une bonne lecture à toutes celles qui ont l'envie, le temps, les yeux, pour s'adonner à cette autre passion. Je ne sais pas si l'on peut dire que "lire c'est aussi voyager" mais c'est très souvent ce que je ressens à la lecture d'un bon roman.

Je vous souhaite un très bon WE

Et vous retrouve dans deux semaines si l'envie vous en dit.

 

 

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 09:15

Bonjour à vous qui venez puiser dans cette rubrique des idées de lecture.

Voici ce que  je vous propose pour cette quinzaine, quatre livres très différents les uns des autres.

La campagne de France par Lalumière  Roman

Résumé

Deux militants ardents de la "Drôle de guerre" culturelle, apôtres souffrant du culturalisme, itinérants, bref, patrons de Cultibus. Ou comment, forts d’un bus d’occasion marchant au colza, imbiber de culture une escouade de douze Luzériens activement retraités (le retraité actif étant au voyagiste culturel ce que le baigneur est à la méduse : une manne!) Mais là les deux fantassins de l’escale lettrée (de Mauriac à Dany Boon, avec crochet par Oradour et pause en Limousin giralducien) se doivent de composer avec un panel redoutable : germanophobie ancien-combattante, surdité, pédantisme automobile, virevolte amoureuse, lubie de dernière heure qui impose un détour par une usine de bonbons et une descente au Musée de la pomme tapée, piquet de grève laitier, etc. Et il faudra bien la "Mustaphette" de Josy la Frite et son accorte tablée pour redoper le moral en berne de la troupe débandée. Les voyagistes culturels seraient-ils, à l’image des pères de famille, les ultimes aventuriers du monde moderne?

La réponse avec cette symphonie tragique pour douze retraités, un bus et quelques illusions perdues.

Ceux qui en parlent :

Quand voyage rime avec fiasco, le lecteur jubile devant les travers des participants. Jean-Claude LALUMIERE n'épargne ni les gentils organisateurs obnubilés par la culture, ni les retraités préoccupés de remplir leurs estomacs à heure fixe. Chacun en prend pour son grade, mais sans méchanceté gratuite. de péripéties rocambolesques en moments plus graves, on passe un bon moment avec cette bande loufoque et réjouissante.
Une lecture qui donne le sourire.

Quant à moi :

Un livre sympa qui nous raconte une histoire aussi burlesque d'improbable. Des petits moments ou l'on s'y croirait mais, en ce qui me concerne, ce livre ne restera pas longtemps dans ma mémoire.

 

La cense aux alouettes par Armand Roman du terroir

Résumé :
Mélanie a toujours vécu à la "cense", comme on appelle les fermes dans le Nord. Sa "cense", elle y est attachée charnellement, même si maintenant elle se languit de la quitter pour aller vivre dans le village voisin avec Jean-Pierre Mesnier, le beau jeune homme qu'elle doit épouser à la fin de l'été 1914.
Mais le 1er août, la France entre en guerre. La machine à broyer les couples amoureux est en marche. Jean-Pierre rejoint son bataillon. Elle ne le revoit qu'un an plus tard, libéré pour une courte permission. Alors, pour conjurer le sort, pour oublier la guerre, leur séparation, ils décident de s'unir avant d'être mariés. Pour quelques jours, le bonheur est là dans toute sa force et toute sa précarité, mais comment imaginer que, quelques mois plus tard, Jean-Pierre tombera au front et que Mélanie se retrouvera seule avec leur enfant…
Ceux qui en parlent :
Très belle histoire!!! Un peu triste malgré tout mais qui donne envie de lire
le livre jusqu'au bout.
Vraiment je le recommande car il est vraiment très touchant!
Quant à moi :
Si vous connaissez les livres de Marie-Paul Armand vous saurez tout de suite que cette histoire se situe dans le nord de la France, que vous allez y rencontrer des personnages attachants, que l'écriture sera aisée et que vous y trouverez votre bonheur. Cependant, pour ma part, je pense qu'il  faudrait découvrir cette auteure par petite touche, pas plus d'un livre tous les 2 ans car on y retrouve toujours le même style de protagoniste même si les époques peuvent aller de la révolution à nos jours.
 

La succession par Dubois   Roman

Résumé :
Paul Katrakilis vit à Miami depuis quelques années. Il a beau y avoir connu le bonheur, rien n’y fait : il est complètement inadapté au monde. Même le jaï-alaï, cette variante de la pelote basque dont la beauté le transporte et qu’il pratique en professionnel, ne parvient plus à chasser le poids qui pèse sur ses épaules. L’appel du consulat de France lui annonçant la mort de son père le pousse à affronter le souvenir d’une famille qu’il a tenté en vain de laisser derrière lui.
Car les Katrakilis n’ont rien d’une famille banale : le grand père, Spyridon, médecin de Staline, a fui autrefois l’URSS avec dans ses bagages une lamelle du cerveau du dictateur; le père, Adrian, médecin lui aussi, était un homme insensible, sans vocation ; l’oncle Jules et la mère, Anna, ont vécu comme mari et femme dans la grande maison commune. En outre, cette famille semble, d’une manière ou d’une autre, vouée passionnément à sa propre extinction.
Paul doit maintenant se confronter à l’histoire tragique de son ascendance, se résoudre à vider la demeure. Jusqu’au moment où il tombe sur deux carnets noirs tenus par son père. Ils lui apprendront quel sens donner à son héritage.

Ceux qui en parlent :

Avec aisance, l'auteur utilise le cocasse pour parler de désespoir, et sait manier les digressions, sans jamais perdre son lecteur. On passe de l'autopsie de Staline aux grandes grèves de la ligue américaine de pelote, avec un détour par l'histoire des succulents pastrami de Wolfie's et la rencontre avec une amoureuse norvégienne. Il nourrit son propos de personnages joyeusement décalés, maniant avec désinvolture un sens aigu de la formule et du dérisoire. Pour autant le propos reste grave et intime sur les thèmes de la filiation et de la recherche du bonheur.
Un excellent roman entre sourires et mélancolie.

Quant à moi :

Contrairement aux avis trouvés sur le net je n'ai décelé aucune situation cocasse dans ce roman.

Sous forme de récit il nous est ici dévoilé la vie d'un homme poursuivi, persécuté même, par les gênes suicidaires de ses ainés. C'est très bien écrit, intéressant mais il ne faut pas s'attendre à un livre plein de rebondissements. Il s'agit d'une narration mais ce n'est jamais lassant. J'ai beau réfléchir, je ne me rappelle pas d'avoir eu l'occasion de rire, ou alors je n'étais pas en bonne disposition. Cependant j'ai été touchée par la rencontre de cet homme avec son chien, par son histoire d'amour avec cette femme patronne d'un restaurant familial et par son amitié avec un joueur de Pelote

Il est ici fortement question d'un sport dont on n'entend pas parler  (la pelote basque et ses dérivés) et c'est une réelle découverte que ce monde un peu à part. J'ai eu, dans ma jeunesse, la chance d'assister au cours de vacances familiales, à ces matchs et j'en ai gardé un souvenir plein d'enthousiasme sans me douter qu'il était pratiqué avec autant d'engouement en Floride..

Je ne suis pas certaine de vous donner l'envie de lire ce roman qui vaut tout de même la peine de par son écriture et son histoire originale.

Repose-toi sur moi par Joncour   Roman d'amour

Résumé :
Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s'y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l'affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître.
Ceux qui en parlent :
ien qu'il reprenne des thématiques déjà évoquées dans ses autres textes (ville/campagne, solitude, crise existentielle), Serge Joncour a une capacité à se renouveler qui me laisse admirative. Il nous offre ici une belle histoire qui prend des allures de thriller. Ce roman m'a fait penser à Maupassant, Zola (un titre en particulier), Zweig, et Boileau-Narcejac, mais aussi à Delphine de Vigan pour la sensibilité 'féminine' de certains propos et certaines descriptions (cf. la soupe).
L'intrigue est peut-être un peu trop diluée, mais l'intérêt grandit à mesure que la tension monte. Le dénouement m'a agréablement surprise, grâce à la façon dont les choses sont exprimées, par les gestes et les mots... Comme 'son' Ludovic, Serge Joncour fait preuve d'une grande subtilité sous ses airs d'ours maladroit - et ça aussi, j'admire et j'aime, au point de me jeter sur chacune de ses nouvelles parutions.
Quant à moi :
Il y a certain romans de cet auteur que je n'ai pas apprécié et ce n'est pas le cas pour celui-ci. Et pourtant c'est une histoire d'amour, comme quoi... lol ! Mais une histoire d'amour pas comme les autres, tout sauf conventionnelle. La trame n'a rien d'exceptionnelle mais c'est bien écrit et les personnages sont très attachants.
Juste un petit conseil si vous vous lancez dans cette lecture : A savoir que Serge Joncour fait des phrases qui peuvent s'étaler sur 5 voire 6 ou 7 lignes. Au début c'est un peu perturbant car on ne sait pas ou respirer et puis, petit à petit, on fini par y mettre notre propre ponctuation et tout se passe bien.
Donc pour celles qui aiment les histoires d'amour, avec un peu d'érotisme quelquefois, ce livre est pour vous !
 
 

Et nous voici à la fin de cet article. J'espère que vous aurez envie de découvrir certaines de ces lectures.

Nous nous retrouvons dans 2 semaines pour d'autres découvertes.

Je vous souhaite un très bon WE

et vous fais de gros bisous amicaux

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 09:00

Bonjour à vous qui passez par ici.

Pour bon nombre d'entre nous ce WE se trouve prolongé par le 1er mai et j'espère que vous profiterez bien de ce jour supplémentaire de repos.

C'est parti pour 4 nouveaux livres dont je vais vous parler un petit peu.

L'Écrivain National par Joncour  Roman

Résumé :
Le jour où il arrive en résidence d’écriture dans une petite ville du centre de la France, Serge découvre dans la gazette locale qu’un certain Commodore, vieux maraîcher à la retraite que tous disent richissime, a disparu sans laisser de traces. On soupçonne deux jeunes "néoruraux", Aurélik et Dora, de l’avoir tué. Mais dans ce fait divers, ce qui fascine le plus l’écrivain, c’est une photo: celle de Dora dans le journal. Dès lors, sous le regard de plus en plus suspicieux des habitants de la ville, cet "écrivain national", comme l’appelle malicieusement monsieur le Maire, va enquêter à sa manière, celle d’un auteur qui recueille les confidences et échafaude des romans, dans l’espoir de se rapprocher de la magnétique Dora.
Ceux qui en parlent :
Serge Joncour dissèque, non sans humour, cynisme ou dérision, le métier d'écrivain et le rapport avec son lectorat. Oscillant entre réalité et fiction, entremêlant roman à suspense, autobiographie, romance et chronique social, l'auteur nous offre un scénario maîtrisé de bout en bout et passionnant. L'on aime se promener dans les bois avec Serge. Saisi d'une nouvelle liberté, l'on aime désobéir. L'on aime voir cet écrivain face à son lectorat. D'une plume légère et fine, Serge Joncour décrit avec précision, malice, tendresse et tact ce monde rural, ces paysages sauvages, cette population parfois brute et ces rapports humains parfois si compliqués. Un roman particulièrement original, juste, malin et vivant.
Quant à moi :
Un livre intéressant, pas de grand drame, pas de grand bonheur mais une histoire sympa qui se lit facilement et qui nous permet de vivre, l'instant de ces pages, au milieu d'une petite ville de la Nièvre je pense.

 

Toutes les vagues de l'océan par del Arbol  Roman policier

Résumé :
Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa soeur, de qui il est sans nouvelle depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d’avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu’ un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l’histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences.
Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l’enfer de Nazino l’incarnation du mal absolu, avec l’implacable Igor, et de l’amour fou avec l’incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite “île aux cannibales” marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c’est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l’abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l’âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l’enquête qui s’ouvre aujourd’hui à Barcelone rebat les cartes du passé.
Ceux qui parlent :
Ils vous annoncent un polar, mais ne vous y fiez pas ! C'est bien plus que cela. Laissez tomber la 4ième de couv. Vous en saurez un peu plus, mais bon, rien qui pourra vous préparer à cette bombe littéraire, ce scud venu tout droit de l'ancienne terre soviétique qui va vous envoyez illico presto aux portes de l'enfer, cerné(e) par les marécages de Nazino.
Nazino, cette « île des cannibales » où furent déportées 6 000 personnes, sans nourriture, sans abri, sans rien excepté ce qu'ils avaient sur le dos et dans leurs poches. Ces « éléments socialement nuisibles » sensés coloniser les terres arides pour la gloire de la patrie socialiste vont finir par s'entredévorer, abandonnés à leur sort.
Voilà qui plante le décor, mais ne vous donne que le tempo, tant le rythme du récit est dense et soutenu.
Quant à moi :
houuuuuh quel roman, mais quel roman ! Alors oui, c'est clair que c'est un livre que je mets dans mes lectures les plus fortes mais pas les plus faciles.
- Pas facile, l'histoire,
- Pas facile 596 pages d'une écriture dense, sans temps mort,
- Pas facile de lire tout ce qui a pu se passer dans l'enfer de Zazino
Vous trouverez ce que vous devez savoir sur ce qui s'y est passé en faisant un copié-collé de l'adresse suivante : https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_Nazino
- Pas facile de suivre cette histoire si bien ficelée et dont on découvre les tenants et aboutissants au fur et à mesure de l'avancement de la lecture, pas dans les 3 dernières pages comme dans trop de romans,
- Pas facile, on a du mal à faire surface mais c'est un très bon livre, assurément et si vous vous sentez en état de vous lancer je ne peux que vous le conseiller.
 

Après

Le souffle du jasmin

et le cri des pierres

voici le dernier volume de la trilogie "Inch'Allah" de Gilbert Sinoué.

Les cinq quartiers de la lune - Inch' Allah Tome 3 par Sinoué  Roman Historique

Résumé :
11 septembre 2001. Au lendemain des attentats du World Trade Center, le monde entier, tétanisé, retient son souffle. Mars 2003. C’est la guerre d’Irak.
Une nouvelle ère s’ouvre sur un Moyen-Orient déjà blessé. L’heure de la mise à mort a sonné.
Avram, Joumana, Menahem, Majda, Gamil, Samia, Jabril, Soliman, Rasha, Zyad, Ron, Thierry. Hommes, femmes, chrétiens, juifs, musulmans, autant de destins qui, du jour au lendemain, vont se retrouver fracassés. C’est à travers le regard de ces êtres de chair et de sang que nous assistons au démembrement d’un monde. Celui des Mille et une Nuits. Mais cette fois, ce sont les extrémismes qui déplacent les pions et deux visions de l’humanité qui s’affrontent : l’archaïsme islamiste et le mirage occidental. Y aura-t-il un vainqueur et un vaincu ? Ou ne restera-t-il que des cendres ?

Ceux qui en parlent :

Ouvrage très intéressant. Lu d'une traite de bout en bout. En dehors du côté romanesque, le livre aborde d'une façon chronologique, et donc historique, les événements malheureusement encore trop proches dans nos mémoires, et ceux qui continuent de jalonner les médias actuellement avec le terrorisme, les attentats, les religions, l'exode de masses humaines...

Quant à moi :

Mon avis reste inchangé, ce dernier livre est à la hauteur des précédents : fort, bien écrit, bien documenté, dérangeant. Mais pas un livre facile car tellement d'actualité. Et le pire c'est que malgré tout ce que l'on sait (enfin, les grands de ce monde), malgré les guerres, les horreurs, rien ne change...

Macadam par Didierlaurent  Nouvelles

Résumé :
Pour tromper l'ennui lors des confessions, un prêtre s'adonne à un penchant secret. Une jeune femme trouve l'amour aux caisses d'un péage. Pendant la guerre, un bouleau blanc sauve un soldat. Un vieux graphologue se met en quête de l'écriture la plus noire. Une fois l'an, une dame pipi déverrouille la cabine numéro huit ?
Ceux qui en parlent :
Difficile d'écrire sur un recueil de nouvelles... On ne peut pas vraiment résumer les histoires, ça serait trop long. On ne peut pas vraiment parler du lien qui les uni toutes entre elles, ça serait ôter du mystère. On ne peut pas vraiment dire si on a aimé ou pas l'ensemble, ça serait mettre trop d'homogénéité.
Mais je peux vous dire par contre sans aucune hésitation que ces onze nouvelles sont émouvantes, tendres, drôles et qu'elles m'ont toutes laissé une petite trace au coeur, une larme à l'oeil et un noeud à la gorge... Courez vite vite vite vous procurer ces quelques pages magnifiquement écrites par Jean-Paul Didierlaurent... C'est un cadeau qu'il nous fait !
Quant à moi :
Voilà un auteur qui nous fait du bien et ça, je crois vous l'avoir déjà dit...
Comme il est dit ci-dessus on ne peut pas décrire des nouvelles car il y a de tout et pour tous les gouts. Par contre je peux vous dire qu'elles m'ont toutes surprise, emballée par leur originalité. Si lire des nouvelles ne vous semble pas trop simpliste, partez à la découverte de ces récits qui méritent d'être lu au moins deux fois. La première pour la surprise, la seconde pour en apprécier la saveur.
 
 

 

Nous voici arrivé à la fin de cet article et je vous quitte en vous souhaitant

de bonnes lectures,

ainsi qu'un bon WE.

Nous nous retrouvons dans 2 semaines pour d'autres aventures.

Je vous embrasse toutes très amicalement

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 09:00

Bonjour à vous toutes qui me retrouver afin de partager cette rubrique.

Tout d'abord je souhaite à toutes et tous un bon WE de Pâques. Que vous soyez croyants ou pas c'est toujours un bon moment à partager avec les tout petits qui se régalent à chercher les friandises déposées par nos soins dans les endroits les plus improbables.

Voici les livres que je vous propose aujourd'hui.

 

 

La Fille du train par Hawkins Thriller

Résumé :
Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte.
Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu...

Ceux qui en parlent :

Ce livre est une obsession, dans tous les sens du terme, je préfère vous prévenir par avance...la meilleure chose que je puisse vous dire pour commencer c'est de le lire, car ce sera la seule façon de comprendre à quel point ce roman est jubilatoire.
Il est construit comme un assemblage de différents journaux intimes, l'histoire nous est donc racontée par plusieurs personnes comme un puzzle dans le but d'un tableau final.
Il relate tout d'abord l'histoire de gens simples, comme vous et moi avec une vie ordinaire, des bonheurs et des malheurs ordinaires.
Sachez juste que dans La fille du train, il n'y a pas de héro, non! aucun personnage quasi parfait, ici, tous ont des secrets plus ou moins glauques.
Impossible d'imaginer la fin, j'ai constamment été dans l'incertitude face aux événements qui déroulent dans cette petite banlieue de Londres.
Paula Hawkins parvient à donner une réalité à ses personnages grâce à leurs défauts, leurs manies, leurs passés houleux ou heureux.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille, loin de là.
Un excellent Thriller, tout en psychologie, dans lequel Steven Spielberg a su reconnaître le talent de l'auteur, puisqu'il en a acheté les droits cinématographique.

Quant à moi :

Rien de plus à ajouter, j'ai beaucoup aimé ce livre qui, partant de personnages ordinaires, fait un livre pas comme les autres.

 

Quinze ans après par Jardin  Roman d'amour

Résumé :
À vingt-cinq ans, Fanfan et Alexandre s'étaient passionnément désirés. Fou de romantisme, il avait fait à sa belle une cour sans fin, lui refusant même l'acompte d'un baiser. Leur songe rose et plein d'effroi avait tourné court...

Et voilà que quinze ans après, une machination orchestrée par un éditeur et un producteur avides remet en présence le couple qui inspira le roman Fanfan, incarné au cinéma par Sophie Marceau et Vincent Pérez.
Ceux qui en parlent :
D'après les dires de l'auteur lors des émissions littéraires de la rentrée, je pensais trouver un roman qui ferait l'apologie du quotidien, d'une forme d'amour constitué d'habitudes et de compromis, puisque Alexandre Jardin parlait d'amour en charentaises ( il en décorera même un mur de l'appartement !) .En fait, rien de cela, Alexandre continue à vouloir éblouir Fanfan, à imaginer l'impossible, à jouer comme un grand gosse…il a donc une fois de plus écrit le même roman en donnant à Fanfan le rôle d'Alexandre et à Alexandre celui de Fanfan. Quinze ans après, ils sont toujours beaux, ils n'ont pas de rides ou alors elles les rendent encore plus irrésistibles, le corps de Fanfan n'a pas été déformé par les maternités, ils n'ont ni douleurs dorsales, ni douleurs musculaires …
Je suis toujours sensible aux trouvailles drôles, au rire d'Alexandre Jardin et à son engagement pour le plaisir de la lecture pour tous, mais je trouve qu'il n'a pas réussi à traiter le sujet de l'amour et du temps qui passe ! Pas grave, je l'aime toujours …et achèterai Fanfan, acte III
 
Quant à moi :
Alors moi je pense que je ne vais pas insister avec cet auteur que, décidément, je n'arrive pas à suivre. Cette histoire ne présente aucune vraisemblance avec la vie et dès que l'on aborde Fanfan et son amie, Cruella en puissance, on a tout compris au livre...
 

Meurtres pour rédemption par Giebel  Roman policier

Résumé :
Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière.
Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au cœur des ténèbres.
Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté.
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption.
Ceux qui en parlent :

Un roman puissant sur la souffrance infinie, le désespoir, le milieu carcéral, ses règles tacites entre détenus, entre gardiens, mais aussi entre matons et prisonniers - règles souvent sauvages, impitoyables, inacceptables, sur lesquelles les autorités ferment les yeux, ce qui arrange (presque) tout le monde, sauf les victimes des sévices...

Ouvrage très dur, impossible pour moi d'aller au-delà de 200 pages par jour, et pas avant le coucher ! J'ai même failli abandonner à la moitié, écoeurée, lassée de tant de violence et de douleur, gros coup de mou et de blues même.

Dommage que le récit prenne cette tournure aux deux tiers et s'enfonce plus encore dans le sordide, le non-plausible quant à la résistance hors-norme des protagonistes. Heureusement, la jeune femme est terriblement attachante, les dialogues percutants et souvent jubilatoires grâce au sens de la repartie de la demoiselle... Et la plume de l'auteur est impeccable.

Quant à moi :

Un livre dur de chez dur et qui serait, à mes yeux, un très bon livre si l'auteure n'avait pas voulu rajouter, encore et encore des sévices et une endurance impossible pour un être humain à supporter. Ceci étant dit ça reste un très bon roman noir. A bien comprendre que l'on n'en ressort pas l'esprit serein.

 

Les Demeurées par Benameur  Roman d'amour maternel

Résumé :
Les demeurées, ce sont une idiote du village et sa fille, fruit d'un contact éphémère avec un ivrogne de passage. Entre ces deux êtres d'infortune, nulle parole. Leur amour est silencieux, bâti sur leur seule présence l'une à l'autre. Leur vie recluse, solitaire, doit cependant prendre fin lorsque la petite Luce prend le chemin de l'école. Là, le monde l'attend et mademoiselle Solange, l'institutrice, est décidée à rompre l'ignorance, à faire jaillir les mots. La Varienne et sa fille vivent cette intrusion de l'extérieur comme une menace. Ensemble, elles renforceront ce lien primal, instinctif qui les unit: un amour quasi mystique, indéfectible, originel.

Ceux qui en parlent :

Un récit ramassé dont la profondeur n'a d'égal que l'humanité qui s'en dégage. C'est réellement une histoire poignante et bouleversante que nous raconte Jeanne Benameur. Toute l'intensité de ce roman se retrouve dans les non-dits et le silence qui entoure les deux femmes.
L'auteur pose un regard sur les limites de l'enseignement et la passion dévorante de certains professeurs pour leur métier, leur soif de faire partager leur savoir.
Un roman empli d'émotion, de sensibilité, d'amour et d'humanité.

Quant à moi :

Un très beau livre sur la différence. Accepter que nous ne sommes pas tous semblables, que l'on ne peut pas tout arranger en fonction de nos propres règles. Et accepter qu'une enfant préfère rester auprès de sa mère même si elle se rend compte qu'elles ne seront jamais comme tout le monde mais ensemble, unies par un même amour.

 

Nous voici au terme de cet article et j'espère que vous y puiserez l'envie de lire, que ce soit l'un de ces romans ou un autre.

N'hésitez pas à laisser vos suggestions, ça me permettra d'élargir mes découvertes.

Je vous souhaite un excellent WE et vous retrouve dans 2 semaines pour d'autres lectures

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 09:05

Bonjour à vous qui aimez partager cette rubrique avec moi.

Quatre nouveaux romans à vous proposer aujourd'hui et j'espère que vous y trouverez votre bonheur.

Et, une fois n'est pas coutume, je ne vous propose que des livres légers, légers !!!

Je vais commencer avec le dernier roman de Yasmina Khadra. Le dernier sorti en aout 2016 mais vous le savez maintenant, j'ai quelques mois d'avance dans mes lectures et par rapport à ces articles...

Dieu n'habite pas La Havane par Khadra   Roman d'amour

Résumé :

À l’heure où le régime castriste semble avoir vécu, Juan del Monte Jonava, à cinquante ans passés, chante toujours dans les cabarets de La Havane. Sa voix magnifique qui électrisait les foules lui a valu le surnom de « Dom Fuego », mais le temps s’est écoulé et sa gloire s’est ternie. À l’instar de nombreux Cubains habitués aux restrictions, Juan vit chez sa sœur et sa nombreuse famille. En quête d’un nouveau contrat, il traîne son mal être dans les rues de la ville, quand il tombe sur Mayensi, une jeune fille rousse et sauvage qui a fui son village. Touché par la grâce et le désarroi de la jeune fille, Dom Fuego décide de l’emmener chez sa sœur. Malgré la différence d’âge, il éprouve pour elle une attirance de plus en plus forte et, à son contact, la vitalité et la passion qu’il croyait à jamais disparues renaissent en lui. Hélas, cette beauté farouche semble nourrir une étrange méfiance à l’égard des hommes. Et si dom Fuego réussit à la séduire, il sait que ce moment de bonheur parfait qu’elle lui offre ne pourra être qu’une parenthèse miraculeuse.

Ceux qui en parlent :

1er avis

Dans un style simple et agréable à lire, Yasmina Khadra nous entraine dans les Caraïbes. On entend la musique d'Ibrahim Ferrer, on est bercé par le rythme des vagues de la plage. Dans cette carte postale, l'histoire est un peu trop simplette pour captiver. Notre héros, Juan del Monte dit Don Fuego, n'est qu'un vieux beau qui se croit encore irrésistible et qui demeure narcissique jusqu'à la fin du roman. Après « La dernière nuit du raïs » je m'attendais de l'auteur un roman plus profond. "Dieu n'habite pas La Havane" est un roman qui se laisse lire mais qui ne restera pas dans ma mémoire.

2ème avis

Je ne vais pas comparer ce nouveau roman aux autres, car ici nous sommes dans un autre contexte (j'avoue quand même avoir été plus emportée par "la dernière nuit de Raïs). Yasmina Khadra est doté d'une plume d'une grande fluidité. C'est un écrivain prolifique mais qui ne néglige pas la qualité de ses écrits, et nous propose à chaque fois un roman dense, puissant, inspiré et à l'écriture poétique. Mohamed Moulessehoul de son vrai nom nous fait vivre des aventures tragiques mais passionnantes, ici nous sommes en pleine immersion à Cuba, on y respire, on y entend cette musique si enflammée...même si l'écriture est plus légère que ses précédents romans, l'histoire qui se déroule ici doit se prêter à la fluidité avec laquelle le cubain aborde son quotidien. 

Quant à moi :

Alors pour moi ce sera un mixte de ces deux avis.

J'ai découvert un Yasmina Khadra très loin de tous ces précedents romans et ça peut déstabiliser il faut bien l'avouer. Du coup l'histoire, très simple de ce Don Fuego, ressemble plus à une bluette qu'à autre chose mais la plume de cet écrivain, si poétique, si attachante, fait que ça reste un roman très agréable à lire dont on ne ressort pas l'âme tourmentée mais plutôt un peu désenchantée de n'avoir pas rencontré dans ce dernier opus, une histoire forte qui nous laisse à réfléchir, à peser le bien, le mal mais qui, par contre, nous laisse l'âme légère car, au final, c'est une belle histoire d'amour.

Alors oui, j'ai eu tout de même beaucoup de plaisir à découvrir ce dernier roman même si...

Le reste de leur vie par Didierlaurent  Roman

Résumé :

"Comment, au fil de hasards qui n'en sont pas, Ambroise, le thanatopracteur amoureux des vivants et sa grand-mère Beth vont rencontrer la jolie Manelle et le vieux Samuel, et s'embarquer pour un joyeux road trip en corbillard, à la recherche d'un improbable dénouement?Un conte moderne régénérant, ode à la vie et à l'amour des autres.

Ceux qui en parlent :

En compagnie de Beth et de Samuel, nous allons nous retrouver embarquer dans un voyage étonnant, pour une destination qui ne l'est pas moins.
Un bouquin original même s'il est un peu cousu de fil blanc. C'est un roman à l'optimisme débordant et qui fait la part belle à des métiers indispensables, malheureusement non reconnus. Surtout en ces temps de fortes agitations planétaires, un brin de respect et d'amour fait du bien.

Encore un roman qui fait du bien, qui se déguste comme un apéro léger, sous un parasol, avec les glaçons qui vont bien, en compagnie de personnages plutôt sympathiques.

Quant à moi :

Vous recherchez un livre pour vous faire du bien c'est celui là qu'il faut choisir !

Mais attention il s'agit d'un roman pas d'une histoire vraie même si on aimerait bien que...

Les personnages sont attachants, plein de bonnes intentions, bien brossés, tout ce qu'il faut pour nous mettre du baume au coeur.

Contrairement à certains avis relevés sur le net je ne trouve pas ce livre aussi bien que le 1er roman de cet auteur "le train du 6h27" dont l'histoire était vraiment très, très originale.

Mais ça reste tout de même un très bon livre pour se divertir et n'avoir pas la grosse tête une fois la dernière page tournée.

La clef sous la porte par Gautier  Roman

Résumé :

José, retraité solitaire et endurci, vit devant la télé. Ferdinand, dont la vie sonne aussi mal au bureau que dans son univers familial, subit une femme volage et une fille ado, véritable tête à claques qui le déteste. Auguste, la cinquantaine, est pris en tenaille entre une mère tyrannique et un père plutôt faible. Et Agnès, la quarantaine, toujours amoureuse d'hommes mariés, doit se rendre au chevet de sa mère qui agonise. Ses trois frères, des fardeaux qu'elle redoute, la supplient de venir à l'hôpital...

Ceux qui en parlent :

Il y a quatre personnages, avancés en âge, écrasés par le poids des conventions, dépassés par "l'évolution" de la société. Ils aimeraient se rebeller mais ils n'osent pas.
J'ai beaucoup aimé ces personnages dans lesquels j'ai pu reconnaître certaines de mes pensées. Pascale Gautier les dépeint avec tendresse et justesse. Son regard sur notre monde lucide et désabusé n'est pas dénué d'intérêt.
Là où l'histoire pèche, c'est que ces portraits, aussi talentueux soient-ils, prennent le pas sur l'histoire. le lâcher prise des protagonistes intervient tardivement et n'a rien de transcendant. La montagne accouche d'une souris.
En refermant le livre, je me suis dit "Tout ça pour ça ?"

Quant à moi :

Moi qui me suis éclatée avec "les vieilles", premier roman de cet auteur je m'attendais à un second livre aussi percutant, aussi marrant, plein d'espoir et de situations cocasses.

Pascale Gautier n'a sans doute pas voulu réitérer le même style et ça donne, en définitive, un livre qui se lit, vite et qui ne laisse aucun souvenir car les personnages, même s'ils sont tout à fait plausibles, ne nous livrent rien de suffisamment fort pour que l'on s'y attache.

 

Comment Papa est devenu danseuse étoile par Clemente Ruiz Roman

Résumé :

Depuis qu’il est au chômage, Lucien Minchielli, 47 ans, est affalé sur le canapé du salon. Sophie, sa femme, n’en peut plus. Un jour, subitement, il reprend le sport et s’inscrit au cours de danse de sa fille Sarah, qui en est mortifiée. Paul, le petit dernier, se réfugie chez sa grand-mère, une ancienne danseuse étoile du Bolchoï que son mari a abandonnée à l’annonce de sa grossesse.
Si la danse est une histoire de famille chez les Minchielli, Lucien s’était jusque-là bien gardé de s’y intéresser. Comment la famille va-t-elle survivre à ce nouvel épisode qui bouscule tout leur équilibre ? Lucien va-t-il finir par s’expliquer
sur cette soudaine et incompréhensible lubie ?

Ceux qui en parlent :

C'est un roman frais et touchant, riche en émotions et en rebondissements, facile à lire et qui ne se lâche qu'au dernier mot de la dernière ligne. L'intrigue est simple, mais elle se déplie en profondeur, c'est ce qui en fait le charme.

Ce roman où le père de famille endosse un rôle à contre-emploi n'est pas sans rappeler les délicieux films « Tootsie », et « Mrs Doubtfire », adapté du roman « Quand papa était femme de ménage » d'Anne Fine, même s'il était question dans le premier de trouver un emploi de comédien, et pour le second, de se faire embaucher par son ex-femme pour voir ses enfants.
Savoureuse particularité de ce roman : le narrateur est Paul, le fils de Lucien. Sa voix confère au texte un langage dynamique, moderne, et drôle, bien que Paul soit un garçon sérieux et peut-être plus mûr que certains membres de sa famille, et elle rend le livre accessible aux adolescents aussi bien qu'aux adultes.

Quant à moi :

Voilà un livre raffraichissant, une histoire qui peut effectivement s'apparenter à Mrs Doubtfire, tout aussi jouissif. Bien sur on ne s'attend pas à ce que cette histoire nous arrive, quoi que..., mais c'est plein de tendresse et si bien raconté par la voix de ce tout jeune homme de 13 ans.

Je vous le recommande si vous avez envie de passer un bon moment sans vous prendre la tête.

 

 

Et nous voici à la fin de cet article. J'espère que vous y aurez trouvé l'envie de lire

Et n'hésitez pas laisser vos avis, vos coups de coeur afin que cette rubrique ne soit pas la mienne mais la notre.

Je vous embrasse et vous souhaite un très bon vendredi

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 10:15

Bonjour à vous qui prenez plaisir à découvrir ma petite sélection de livres, ici, chaque quinzaine.

Les voici , une fois encore, très différents les uns des autres et je crois pouvoir dire que vous devriez toutes y trouver matière à lire.

Je rappelle que dans les médiathèque on a la possibilité de demander des livres "grande vision" pour celles qui ont du mal à y voir bien clair.

Nous sommes bien d'accord, lire est un plaisir mais on ne peut pas toujours s'y adonner lorsque la vue n'est pas bonne.

Alors, avant de renoncer, faisons l'essai de ces livres écrits très gros.

Pour ma part il m'arrive régulièrement d'en avoir à ma disposition. Non pas que je sois dans la difficulté de lecture mais tout simplement parce que c'est dans ce format que ma médiathèque me les passe.

C'est un peu dérangeant quand on a une bonne vue mais je sais, parce que la cousine de zhom ne peut lire que ce format, combien ça permet de s'évader malgré certaines difficultés visuelles.

Vous n'aurez pas ma haine par Leiris Témoignage-deuil-attentat

Résumé

Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.
À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment,
malgré tout, la vie doit continuer.
C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant.

Ceux qui en parlent :

"Toute leur vie un petit garçon et son papa vous feront l'affront d'être libres et heureux ensemble
Comment être originale pour critiquer un livre qui me bouleverse ?
Comment parler de paix et repousser la haine ?
Mais aussi, comment ne rien dire ?
Aucun de mes mots ne le peut, seules mes larmes l'auraient pu en le lisant.
Il faut le lire pour ne pas oublier !
Les mots profond de ce papa, ne sont jamais des mots de vengeance, ni de rejet de Dieu ou de religion.
Ce livre poignant et bouleversant ce livre qui raconte l'après .... ce livre qu'il fallait écrire parce que écrire libère, parce que écrire nomme, parce que écrire protège ...il faut le lire pour ne pas oublier...jamais !
Chacun des mots simples et émouvants de ce livre, est enluminé discrètement de toutes les images essentielles de leur vie, mais c'est l'espoir et la "lumière" qui triomphent !
Ce livre Vous n'aurez pas ma haine, qui dit aussi que Antoine Leiris et son fils, et tant d'autres qui ont vécu le même enfer, doivent pourtant pouvoir continuer à vivre à remonter de cet abîme, et à marcher...debout.

Quant à moi :

Un récit bouleversant bien sur. Un homme terrassé par la douleur qui se doit de continuer à vivre, et à vivre heureux, pour permettre à son fils de bien grandir malgré l'horreur de ces horribles attentats.

Ce récit n'est pas là pour pardonenr l'impardonnable, il n'est pas là pour nous donner une leçon, enfin, je ne le crois pas. D'ailleurs à un moment donné de son récit Antoine nous dit qu'il craint de ne pas être à la hauteur de ses paroles.

Je vous livre un passage illustrant justement cette pensée :

Et tout à coup, jai peur. Peur de ne pas être à la hauteur de ce que l'on attend de moi. Aurais-je encore le droit de ne pas être courageux ? Le droit d'être en colère ? Le droit d'être débordé, le droit d'être fatigué. Le droit de boire trop et de fumer encore...etc

Car oui, ces 5 mots ont fait le tour de la planète et c'est une lourde responsabilité que d'être aussi fort que ce que l'on attend de lui.

Et pourtant, et pourtant, il reste un homme brisé qui devra surmonter, comme trop d'entre nous, l'impensable, l'impardonnable.

Prendre Lily par Neuser  Policier

Résumé :

Après le meurtre de Lily Hewitt, retrouvée dans sa baignoire avec les seins tranchés et deux mèches de cheveux de couleurs différentes entre les doigts, l'équipe du policier Gordon enquête sur Damiano Solivo, un immigré italien voisin de la victime. Persuadé de la culpabilité de cet homme, dont l'alibi semble artificiel, Gordon collecte les indices de son implication sans rien pouvoir prouver.

Ceux qui en parlent :

Ce bouquin est différent.
Balayées, vos belles certitudes concernant les polars. Dépoussiérées, vos merveilleuses habitudes de lecture. Soufflée, cette monotonie qui parfois vous prend à force de lire tant de récits qui se ressemblent.
Prendre Lily est un polar, certes. Quoi que… Permettez moi d'en douter une seconde (ah, cette manie de toujours vouloir tout coller dans des boites).
Marie Neuser nous propose, en fait, un roman hybride. A la fois polar, chronique d'une époque, dissection d'une enquête, reportage romancé ou encore récit psychologique, son roman (d)étonne et sort de l'ordinaire.
C'est le premier volet d'un diptyque consacré à un fait divers qui a passionné les foules de 1993 à 2011 et fait s'arracher les cheveux des enquêteurs italiens et anglais. Tant qu'à faire, autant que ce soit une française qui s'y colle.
Le roman a beau se baser sur une histoire vraie, on est loin d'une banale retranscription des faits. A la fois récit analytique que psychologique, l'auteure nous plonge tout entier dans une enquête qui n'en finit pas. A travers les yeux, l'esprit et les failles de l'un des policiers anglais, elle nous permet de suivre l'enquête pas à pas.

Quant à moi :

Les critiques sont plus que bonnes pour ce roman.

Toutefois j'y ai trouvé des longueurs qui, par moments,  m'ont un peu lassée je dois bien l'avouer.

Il faut dire que l'enquête aura duré, rien que pour le meurtre de Lily, 10 années et c'est bien normal que ça s'étire un peu.

Mais ce livre est bien construit et l'on a toujours envie d'en savoir un peu plus et d'arriver au bout.

Un fait m'a paru étrange en découvrant ce roman. Marie Neuser a commencé par le meutre de Lily alors qu'en fait c'est Gloria qui a disparue la première.

Pourquoi cette façon de faire ?

Mais si, c'est bien sur...

Il faut aller au bout pour mieux comprendre la situation et j'attends que ma médiathèque me livre "Prendre Gloria" pour venir à bout de cette enquête complexe.

Affaire à suivre donc !

 

Stoner par John E. Williams Roman

Résumé :

Fils de paysan, William Stoner débarque à l'université du Missouri en 1910 pour y étudier l'agronomie. Délaissant ses cours de traitement des sols, il découvre les auteurs, la poésie et décide de se vouer à la littérature, quitte à décevoir les siens. Devenu professeur alors que la Première Guerre mondiale éclate, cet homme solitaire et droit traversera le siècle et les tumultes de sa vie personnelle avec la confiance de celui qui a depuis longtemps trouvé son refuge : les livres.

Ceux qui en parlent :

c'est aussi la plume gracieuse et parfois naïve de John Williams qui magnifie ce destin fragile. On se laisse absorber par un texte coloré d'une tonalité profonde et grave qui saisit parfaitement les vicissitudes de la vie et les afflictions masquées. L'auteur se cache derrière une narration à l'empathie lointaine qui parvient à faire émerger de cette vie pleine de tristesse pudique quelques instants de bonheur et de tendresse lesquels apparaissent comme autant de séquences lumineuses et précieuses.

Le livre raconte un homme qui a vécu comme un étranger à sa propre vie, qui s'est parfois très (trop ?) rapidement abandonné à une impuissance silencieuse, une résignation discrète. Certains peuvent être tentés de considérer ce personnage comme lâche et faible. Et pourtant on s'émeut de la volonté de Stoner de s'accrocher à des valeurs humaines qui apparaissaient déjà au début du XXe dépassées.

Quant à moi :

Ce livree m'a été offert par mon amie Béa il y a de cela déjà 5 ans...

Je l'ai relu avec autant de plaisir que lors de sa découverte.

Ce roman n'est pas un roman d'amour à proprement parlé mais c'est tout comme car le personnage principal y vit un amour pour la littérature et pour deux femmes qui auront compté dans sa vie. Une vie qui n'a rien de gaie il faut bien l'admettre, cet homme la subit plutôt qu'il ne la vit. Cependant il n'y a pas de misérabilisme dans tout ça, juste une vie qui se déroule sous nos yeux et pour laquelle j'ai éprouvé bien de l'empathie.

 

La liste de mes envies par Delacourt Roman

Résumé :

Jeune fille, Jocelyne rêvait de mode et de prince charmant. Mais la vie est passée par là, et à 47 ans, la mercière d'Arras doit se contenter d'un mari indifférent et d'un blog sur la dentelle. Quand un heureux concours de circonstances lui offre le gros lot du loto, Jocelyne réalise qu'elle a de quoi réaliser tous ses désirs. Grisée par cette perspective, elle décide de prendre son temps avant d'en parler à ses proches et en attendant, fait la liste de tout ce qu'elle pourrait s'offrir, achats utiles ou folies inconsidérées ... Elle se méfie de cet argent tombé du ciel, n'aurait-elle finalement pas plus à perdre qu'à gagner?

Ceux qui en parlent :

1er avis :

Vu le nombre d'avis positifs sur le deuxième roman de Grégoire Delacourt autant le dire tout d'entrée c'est pour moi, une vraie déception.

Delacourt empile clichés, bons sentiments, situations convenues, personnages stéréotypés. On frise la niaiserie à de nombreuses reprises. Et que dire de la seconde moitié du roman aussi improbable que de gagner au Loto. Il ne suffit pas de se mettre dans la peau d'une femme, encore faut'il la rendre crédible. Delacourt se rate dans les grandes largeurs et on est tristounet autant pour lui que pour nous.

2ème avis :

J'ai adoré à la fois le fond et la forme de ce roman dont le style ne peut pas être comparé à celui d'un autre écrivain.
Grégoire Delacourt est un publicitaire et son goût pour les mots ciselés et les expressions percutantes rendent la lecture fort agréable même si les thèmes abordées (notamment les rapports amour- beauté, amour-argent) peuvent paraitre de prime abord banals.
Mais l'essentiel n'est il pas fait de banalités ?
Pour moi ce livre a été une découverte importante dans mon itinéraire de lectrice et je ne peux que conseiller sa lecture.

Quant à moi :

Un livre qui m'a été offert par mon amie Guylaine il y a quelques années.

Voici un livre qui ne sera pas une découverte à franchement parlé car un film en a été tiré et il est déjà passé à la télé dernièrement.

Si je vous mets deux avis c'est que les critiques sont soit carrément bonnes, soit carrément mauvaises et ce sera à vous de juger.

Cependant, est-ce mon coté fleur bleue qui m'a fait aimer ce livre, est-ce parce qu'il m'a été offert avec beaucoup d'amitié ou bien est-ce tout simplement un bon livre ?

Un peu de tout ça je pense mais, franchement je me suis régalée à sa lecture, bien plus qu'en voyant le film trop édulcoré.

Je suis tout de suite entrée dans récit, les personnages m'ont parlée, je les ai trouvé attachant, même le mari qui n'est pas un modèle de vertu m'a ému, c'est dire.

Je suis en train de vous influencer mais j'aimerais que vous le lisiez et me disiez ce que vous en pensez. Bien sur, c'est un roman et il est fort peu probable que ça arrive dans la vraie vie alors il faut lire ce récit sans trop se prendre la tête, juste lâcher prise.

 

Se sera tout pour aujourd'hui et nous nous retrouvons dans une quinzaine pour d'autres livres.

Je vous souhaite un très bon dimanche

Et vous embrasse toutes très amicalement

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 12:28

Bonjour à vous toutes.

Nous nous retrouvons pour partager ces livres mais aussi pour que vous puissiez nous donner vos coups de cœur.

Je souhaite que ce lieu soit un lieu d'échange. Je sais que je me répète, mais c'est très important que chacune puisse s'y exprimer et ce même si un des livres proposés ne vous a pas plu du tout, mais pas du tout, du tout lol !

Voici ce que je vous propose :

Profanes par Benameur Roman-Poésie-Haïku

Résumé :

Ils sont quatre, ils ne se connaissent pas mais ils vont rythmer la vie du docteur Octave Lassalle qui les a soigneusement choisis comme on compose une équipe -- comme avant autour de la table d'opération, mais cette fois-ci, c est sa propre peau qu'il sauve, sa propre sortie qu'il prépare.

Ensemble, cette improbable communauté progressivement tissée de liens aussi puissants qu'inattendus, franchira un seuil, celui des blessures secrètes.

Un hymne à la vie et un plaidoyer pour la seule foi qui vaille : celle de l'homme en l'homme.

Ceux qui en parlent :

Tout ce beau livre est tissé de frémissements doux, de gestes délicats qui, dans une insaisissable alchimie, enveloppent, guérissent permettant à l'élan vital de reprendre force pour oser risquer de nouveau avec «Dans leurs regards la gravité de ceux qui ont appris que l'amour ne protège de rien. Qu'il sert juste à prendre tous les risques. Et qu'on est toujours aussi vulnérable.»
Une belle réussite que ce livre plein d'émotion qui nous dit d'avoir foi en l'homme, de ne pas s'enfermer en soi ou dans des dogmes.
Je termine par cette belle citation dont je pense qu'elle traduit bien ce que tente et réussit Jeanne Benameur dans chacun de ses livres et en particulier dans celui-là,
«Ma façon d'aimer c'est travailler à perfectionner cet outil que je suis, qui capte tout et tente de partager avec les autres l'émotion du monde qui est la mienne.»

Quant à moi :

Une histoire improbable sans doute pour la majorité d'entre nous mais combien intéressante pour qui pourrait la mener à son terme !

Un très beau livre, plein d'émotions, de tendresse, de compréhension et d'espoir.

 

 Fidèle au poste par Antoine  Thriller

Résumé :

Mai 2013, Saint-Malo.
Chloé et Gabriel forment un couple uni. Mais tout bascule lorsque Chloé disparaît brutalement. Gabriel tente alors de continuer à vivre, et il fait la rencontre d'Emma, une photographe venue s'installer dans la ville.
Mais Chloé s'est-elle véritablement volatilisée ?
Emma est-elle vraiment celle qu'elle semble être ?
Et si la réalité n'était pas telle que le jeune veuf la voit ?
Un roman à trois voix qui ne vous emmène jamais là où vous l'attendez...

Ceux qui en parlent :

Une intrigue qui commence, somme toute, de façon assez classique : un drame qui sépare un jeune couple très amoureux, son immense chagrin à lui après sa mort à elle, le groupe de paroles "Traverser le Deuil" où il rencontre une jeune et jolie photographe... rien de bien original !
Mais, très vite, on sent qu'il se passe quelque chose d'étrange dans tout ça !
Est-ce parce-que le roman est écrit à trois voix, y compris celle de Chloé, morte dès les premières pages ? est-ce parce-qu'on pressent que tout n'est pas aussi simple que ça ?
A partir de ce moment, on va de découvertes en découvertes plus surprenantes les unes que les autres jusqu'à la toute dernière page qui dépasse encore ce qu'on avait pu imaginer !

Quant à moi :

Un livre que j'ai lu avec grand plaisir car, même si les critiques ne sont pas toutes du même avis que moi, je partage très bien celle notée ci-dessus. Une idée originale pour une intrigue pas comme les autres.

 

 

Les oubliés du dimanche par Perrin Roman sur l'amour et la vieillesse

Résumé :

Justine, vingt et un ans, aime les personnes âgées comme d’autres les contes. Hélène, presque cinq fois son âge, a toujours rêvé d’apprendre à lire. Ces deux femmes se parlent, s’écoutent, se révèlent l’une à l’autre jusqu’au jour où un mystérieux « corbeau » sème le trouble dans la maison de retraite qui abrite leurs confidences et dévoile un terrible secret. Parce qu’on ne sait jamais rien de ceux que l’on connaît.

Ceux qui en parlent :

Voici un très joli ouvrage, sensible,profond et poétique à l'écriture soignée, drôle et bouleversant, pétri d'émotions qu'on ne lâche pas, que l'on pourrait offrir à ses parents ou grands- parents..... sur l'amour, la mémoire, la transmission, la douleur et les non - dits, la famille et les liens qui s'y tissent ou non...jamais larmoyant...... C'est une lecture magnifique, positive,optimiste, sur les amours passées, présentes , inavouées, éblouissantes....car on ne sait jamais rien de ceux que l'on connaît." il faut toujours mettre de la vérité dans ses rêves ou le contraire".
Ce récit d'une grande beauté, passionnant de bout en bout empreint d'humanité ne nous fera pas oublier de sitôt l'histoire d'Hélène et de Justine.....

Quant à moi :

D'accord avec ce qui est noté ci-dessus, voici une très belle histoire, racontée avec simplicité et émotions. Un très bon moment de lecture pour moi.

 

L'art d'écouter les battements de coeur par Sendker Roman d'amour filiale

Résumé :

Un matin, le lendemain du jour où Julia obtient son diplôme de droit, Tin Win, son père, un brillant avocat de Wall Street, quitte son domicile et disparaît mystérieusement. Quelques semaines plus tard, son passeport est retrouvé dans les environs de l’aéroport de Bangkok. Quatre ans ont passé. Julia est devenue avocate. En rangeant le grenier de leur maison, Judith, sa mère, découvre des lettres d’amour que Tin a écrites – mais jamais envoyées – à Mi Mi, une jeune Birmane de Kalaw, son village natal. Julia, qui ne s’est jamais résignée à l’absence de son père, décide alors de se rendre sur place pour percer le mystère qui entoure son passé.
Elle pénètre dans un univers dont elle ne soupçonnait pas la richesse. Grâce à U Ba, un vieux Birman, elle apprendra que Tin possédait un don, celui de déchiffrer l’âme des gens en écoutant les battements de leur cœur.

Ceux qui en parlent :

Un récit emprunt d'humanité et de lyrisme, voilà ce à quoi Sendker vous convie. La table est belle, le repas fastueux.
Emotion à tous les étages, l'histoire déroule posément, se dévoile pudiquement tel un décor de théâtre au lever de rideau une fois délicatement frappé les trois coups.
Une Birmanie séculaire en toile de fond, un être déficient au destin exceptionnel dans le premier rôle, la pièce est belle, lumineuse, authentique et gorgée d'un optimisme farouche forçant l'admiration.
A tel point qu'au salut final des protagonistes, de battre mon cœur s'est arrêté.

Quant à moi :

Ce récit pourrait s'apparenter à une fable des mille et une nuits et pourtant il n'en n'est rien. C'est beau, touchant, empli de tendresse et raconté de telle sorte que l'on se croirait dans un conte pour enfant même s'il n'en n'est rien. une belle histoire d'amour d'une fille sur les traces de son père.

 

Tous ces ouvrages sont très différents et je pense que vous y trouverez, chacune, de quoi puiser selon vos gouts.

Je vous retrouve très bientôt pour d'autres propositions

Et vous embrasse bien amicalement

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 10:00

Bonjour à vous qui partagez avec moi cette rubrique

Voici ce que j'ai à vous proposer pour cette quinzaine.

Il me faut vous avouer un petit secret... qui restera entre nous, bien évidemment lol !

Mes articles sur mes lectures sont programmés longtemps à l'avance car étant donné le nombre de livres que je dévore il me faudrait vous inonder de propositions à longueur de temps.

Nous sommes donc le 30 aout 2016 alors que je fais cet article, à quelques jours de partir pour les Alpes de Htes Provence, à Pra Loup.

Le garage vient de m'appeler, ma voiture sera réparée moyennant la somme de 400 € et j'ai donc donné mon accord pour que ce soit fait.

Mais, chutttt, on fait comme si on était à la mi-février 2017 !

La dernière fugitive par Chevalier Roman historique

Résumé :

Quand Honor Bright se décide à franchir l'Atlantique pour accompagner, au cœur de l'Ohio, sa sœur promise à un Anglais fraîchement émigré, elle pense pouvoir recréer auprès d'une nouvelle communauté le calme de son existence de jeune quaker : broderie, prière, silence. Mais l'Amérique de 1850 est aussi périlleuse qu'enchanteresse ; rien dans cette terre ne résonne pour elle d'un écho familier. Sa sœur emportée par la fièvre jaune à peine le pied posé sur le sol américain, Honor se retrouve seule sur les routes accidentées du Nouveau Monde. Très vite, elle fait la connaissance de personnages hauts en couleur. Parmi eux, Donovan, «chasseur d'esclaves», homme brutal et sans scrupules qui, pourtant, ébranle les plus profonds de ses sentiments. Mais Honor se méfie des voies divergentes. En épousant un jeune fermier quaker, elle croit avoir fait un choix raisonnable. Jusqu'au jour où elle découvre l'existence d'un «chemin de fer clandestin», réseau de routes secrètes tracées par les esclaves pour rejoindre les terres libres du Canada.

Ceux qui en parlent :

un fond historique, une héroïne discrète et naïve qui s'ouvre en faisant son apprentissage de la rude vie américaine, une histoire d'amour impossible, un peu d'action, des seconds rôles bien travaillés. Oui, Tracy Chevalier aurait pu nuancer son propos mais honnêtement, ce roman fonctionne parfaitement. J'ai pris plaisir à suivre Honor Bright tout en en apprenant plus sur les Quakers dont je ne connaissais que le nom mais aussi sur ce fameux et funeste Underground railroad, sans oublier une belle description d'une Amérique encore sauvage en 1850. Pour résumer, une écriture très fluide (difficile de faire plus) au service d'un beau roman historique qui mine de rien pointe du doigt une certaine hypocrisie autour de la question de l'esclavage et de son abolition. Alors si vous faites l'impasse sur l'art du patchwork particulièrement mis en avant (et qui alourdit certains passages j'en conviens) et que vous acceptez le rythme tranquille du récit, vous passerez un agréable moment de lecture.

Quant à moi :

Un récit qui se laisse lire, agréable malgré certaines longueurs en ce qui concerne la confection des patchwork et des quilts réclamés à cors et à cri lpar la belle famille orsque jeune fille se marie. Ce n'est pas ce que je préfère comme roman mais je suis persuadée que ce livre peut vous enchanter et vous vous faisant découvrir le mode de vie des Quakers dans les années 1850. Assez d'accord sur le fait que ça ferait un joli film romanesque.

 

Meursault, contre-enquête par Daoud  Roman sur l'Algérie

Résumé :

Un homme, tel un spectre, soliloque dans un bar. Il est le frère de l’Arabe tué par Meursault dans L’Étranger, le fameux roman d’Albert Camus. Il entend relater sa propre version des faits, raconter l’envers du décor, rendre son nom à son frère et donner chair à cette figure niée de la littérature: l’« Arabe ».
Iconoclaste, le narrateur est peu sympathique, beau parleur et vaguement affabulateur. Il s’empêtre dans son récit, délire, ressasse rageusement ses souvenirs, maudit sa mère, peste contre l’Algérie – il n’épargne personne. Mais, en vérité, sa seule obsession est que l’Arabe soit reconnu, enfin.
Kamel Daoud entraîne ici le lecteur dans une mise en abîme virtuose. Il brouille les pistes, crée des effets de miroir, convoque prophètes et récits des origines, confond délibérément Meursault et Camus. Suprême audace : par endroits, il détourne subtilement des passages de L’Étranger, comme si la falsification du texte originel était la réparation ultime.

Ceux qui en parlent :

Parfois aussi en littérature la vengeance est un plat qui se mange froid.
Le roman “Meursault, contre-enquête” de l’écrivain algérien Kamel Daoud, loin d’être un réchauffé de “L’étranger”, est un concentré savoureux.
Le plus connu des romans d’Albert Camus, le premier de la tétralogie “Le cycle de l’absurde”, méritait bien une suite. L’extravagance du meurtre, commis en 1942 sur une plage algéroise inondée de soleil, est ancrée dans les mémoires.
Le narrateur, Haroun, est aujourd’hui un vieil homme qui souvent ressasse devant son verre un passé vécu à son corps défendant. Jamais il n’a pu se défaire ni du fantôme de son frère qu’il a très peu connu ni de la tyrannie castratrice d’une M’ma toujours en vie.
Haroun n’avait que sept ans le jour où Meursault tua de cinq balles son frère Moussa, l’Arabe de “L’étranger”. L’acte de vengeance qu’il commettra vingt ans plus tard, aux premiers jours de l’indépendance en 1962, il le considère à posteriori comme une évidence, comme une catharsis nécessaire non pas tant pour lui-même mais pour sa M’ma…
Kamel Daoud, déjà connu pour son franc parler journalistique au Quotidien d’Oran, évoque le mal-être de la société algérienne constamment à la recherche de son identité. La perméabilité de ses contemporains à l’islamisation rigoriste des esprits, l’inquiète au plus haut point.

Quant à moi :

Mon inculture a fait que j'ai eu beaucoup de difficulté avec ce livre...

Du coup j'ai demandé : l'Etranger d'Albert Camus à ma médiathèque et je pense que je le relirais ensuite.

 

Le Petit Sauvage par Jardin  Roman d'amour mais pas que

Résumé :

Un jour, Alexandre Eiffel s'aperçoit avec effroi qu'il est devenu une grande personne, un empaillé de trente-huit ans. Esclave de son agenda, il ne copule plus guère et se prélasse sans honte dans la peau d'un mari domestiqué, indigne du petit garçon rebelle et vivant qu'il fut, celui à qui son papa disait : - Le Petit Sauvage, tu es un fou ! Alexandre décide de réveiller l'enfant en lui. Il quitte l'épouse qui lui servait de bouillotte, rachète la maison où vécut le Petit Sauvage, part retrouver la Société Secrète des Crusoé et surtout Fanny, son bateau bleu et ses lèvres inoubliables. Mais les ans ont passé et le retour aux amours enfantines ne pourra se faire que grâce à Manon, la contrôleuse des volcans, qui fait si bien l'amour dans les branches des arbres. Adulte qui joue à l'enfant, enfant qui joue à l'adulte, Alexandre est la création la plus originale de l'auteur du Zèbre.

Ceux qui en parlent :

Et si on écoutait un peu plus l'enfant qui est en nous !!! J'ai aimé cette lecture simple et franche. J'ai beaucoup aimé l'une des idées de ce livre qui consiste à arrêter de mentir, de dire réellement ce que l'on pense sans ce soucier des conséquences. Savoir dire avec sincérité à une personne que vous l'aimez malgré le fait que vous êtes déjà engagé dans une relation. Oser dire c'est fini à celle que vous aimez et ne pas avoir peur de la faire souffrir.
Encore une fois une très belle histoire d'amour.

Quant à moi :

Je n'avais jamais rien lu de cet auteur et de le voir régulièrement dans les émissions littéraires m'a donné l'envie de le découvrir.

C'est une lecture assez déroutante au tout début, enfin, en ce qui me concerne. Je ne voyais pas vraiment ou j'allais et il m'a fallu lâcher prise pour mieux comprendre le message ici délivré. Un retour sur notre enfance, comment en tirer les meilleurs souvenirs, comment oser ce qui est bien souvent impossible : dépasser ses propres contraintes et réaliser un rêve d'enfance. Très joli récit.

 

En vieillissant les hommes pleurent par Seigle Roman sur fond des années 60

Résumé :

9 juillet 1961.
Dès le lever du jour, il fait déjà une chaleur à crever. Albert est ouvrier chez Michelin. Suzanne coud ses robes elle-même. Gilles, leur cadet, se passionne pour un roman de Balzac. Ce jour-là, la télévision fait son entrée dans la famille Chassaing. Tous attendent de voir Henri, le fils aîné, dans le reportage sur la guerre d'Algérie diffusé le soir même. Pour Albert, c'est le monde qui bascule.
Saura-t-il y trouver sa place? Réflexion sur la modernité et le passage à la société de consommation, En vieillissant les hommes pleurent jette un regard saisissant sur les années 1960, théâtre intime et silencieux d'un des plus grands bouleversements du siècle dernier.

Ceux qui en parlent :

Je viens de refermer le livre de Jean-Luc Seigle, et je suis sonné par ce que je viens de lire. Que dire d'original sur un roman qui possède une telle force, qui vous chavire avec une telle émotion, estomaqué par sa puissance narratrice.
Monsieur Seigle vous venez de signer un livre qui longtemps m'habitera. Souvent des romans sont couronnés pour de mauvaises raisons, celui-ci lauréat du Prix RTL-Lire mérite ce prix pour les dix années à venir.
Oui, je vieillis et j'ai pleuré en lisant votre roman.

Quant à moi :

Voilà un livre différent, un roman et pourtant pas vraiment un roman, une tranche d'une vie "ordinaire" qui ne l'est pas vraiment. Une histoire forte et une belle preuve d'amour mais pas comme on l'entend dans les romans d'amours ordinaires. J'espère que comme moi vous aurez envie de le découvrir.

 

Me voici à la fin de cet article et, une fois n'est pas coutume, je vous propose une photo mystère.

Comme vous n'êtes pas nombreuses à être intéressées par cette rubrique se sera peut-être une non habituée qui recevra ma petite carte dentelle.

On se retrouve dans 2 semaines,

En espérant que certains de ces livres vous fassent de l'oeil,

Je vous embrasse toutes très amicalement

 

Si on lisait à la mi-février ?

Et c'est notre amie Lamanuelle qui a trouvé la bonne réponse. En plus de toutes les cartes d'anniversaire qu'elle reçoit actuellement elle recevra aussi ma petite carte en récompense à ce jeu !

Bon dimanche à vous toutes, chez nous, soleil et froid, je reste au chaud et profite du soleil à travers les vitres alors que zhom s'apprête à partir faire des photos d'oiseaux.

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 10:04

Bonjour à vous toutes.

Le temps file et je lis presque toujours autant et très souvent au détriment du scrap ou de la dentelle de papier.

Une explication pour résumer cette boulimie :

Mes douleurs récurrentes qui font que très souvent je suis contrainte de m'allonger afin de les soulager sans prendre un surplus de médicaments.

Cela fait maintenant 2 grandes années que je ne peux plus prendre d'anti inflammatoire et mon corps en profite largement pour me rappeler que je n'ai pas souvent été indulgente avec lui.

Il faut payer l'addition et pour calmer sa mauvaise humeur je me pose sur mon lit avec un livre.

Et les pages défilent, les livres se succèdent ce qui me permet d'alimenter cette rubrique deux fois par mois.

Voici certains livres que j'ai lu avec plus ou moins de bonheur.

Les Profondeurs du mal par Fyfield Roman policier

Résumé :

Face aux catastrophes, les gens ne réagissent pas de la même manière. Lorsqu’une collision entre deux trains de banlieue près de Londres provoque de nombreuses victimes, le destin n’est pas seul à décider de qui va mourir : un passager profite de la confusion pour étrangler sa compagne et une femme, le belle et blonde Amy, voit dans l’accident l’occasion de tirer un trait sur le passé… Mais pourquoi Amy veut-elle se faire passer pour morte ?

Ceux qui en parlent :

1edr avis :

'ai enfin terminé le livre. Ce livre est nul, on a l'impression que l'auteur ne sait vraiment pas casser la tête pour écrire l'histoire, les personnages ne sont pas du tout attachant.
Enfin bref, un livre a ne pas lire.

2ème avis :

Le début traîne un peu, mais j'ai trouvé que ce livre était un très bon roman policier. Il joue sur certaines ficelles assez connues, mais la romancière sait les utiliser.
Elle joue par exemple sur les apparences. Combien de fois avons-nous lu un livre (surtout un policier) qui voulait nous faire croire certaines choses pour mieux nous déstabiliser ensuite en les démentant? Seulement, certains auteurs font cela avec de gros sabots. Ici, c'est plus subtile. Ce n'est pas tel personnage qui raconte un mensonge, c'est un personnage qui croit certaines choses d'après ce qu'il a vu. Il voit une chose qu'il interprète mal, et il est de bonne foi.

Quant à moi :

Un policier qui pourrait être agréable si l'auteur n'avait pas écrit toutes ces pages inutiles...!

Perso, je ne dis pas qu'il est nul mais qu'il faut lire en diagonal la moitié du bouquin... Donc ça donne un livre assez peu attractif en définitive.

 

Les insurrections singulières par Benameur Roman

Résumé :

L’histoire d’un ouvrier, entre France et Brésil.
Parcours de lutte et de rébellion, voyage au centre de l'héritage familial, aventure politique intime et histoire d'une rédemption amoureuse, Les Insurrections singulières emboite les pas d'abord incertains d'un fils d'ouvrier en délicatesse avec lui-même. Entre la France qu'on dit profonde et la terre nouvelle du Brésil, sur les traces d'un pionnier oublié de la sidérurgie du XIXe siècle, Jeanne Benameur signe le roman d’une mise au monde.

Ceux qui en parlent :

1er avis

Voilà je termine le roman de Jeanne Benabeur avec agacement et déception. Agacé car je n'ai jamais réussit à être ému ni par le narrateur, ni par son histoire. Déçu parce que j'espérais bien autre chose de ce livre qui a reçu de beaux éloges. Les premières pages m'ont fait penser à Olivier Adam, un type en perdition sociale et sentimentale qui tente de retrouver une estime, une sérénité envolées depuis belle lurette. Mais le roman prend une autre tournure, un voyage improbable au Brésil avec le vieux voisin de papa et maman. J'oubliais, un carnet que papa tenait pendant son travail à lusine (non, je n‘ai pas fait de faute, c'est comme ça dans le livre, na!). Et devinez qui ramène à la vie notre petit bonhomme, l'amour voyons dans les bras d'une belle autochtone.

2ème avis

Ce livre m'a touchée dans ce qu'il nous rappelle. Vivre nos désirs !
Pour ma part il m'incite à essayer de faire mes insurrections singulières...
C'est loin d'être toujours une évidence de vouloir faire ce qui nous plaît, ce n'est pas toujours facile mais c'est une liberté qu'il est bon de savoir s'offrir. Vivre ses rêves voilà un bel objectif vers lequel tendre.
L'écriture de Jeanne Benameur est précise, concise, elle ne s'encombre pas de mots. Elle va à l'essentiel.
Ce livre parle aussi de la place des livres dans nos vies et de celle de l'écriture. Les petits carnets du père d'Antoine m'ont émue. Ils sont le déclencheur d'écriture et de la prise de conscience d'Antoine de s'emparer de sa vie.
Un livre qui nous donne à réfléchir sur nous même.

Quant à moi :

Je m'attendais à un livre assez engagé, une réflexion sur le monde du travail bien plus fouillée. Je suis restée sur ma faim avec ce roman et n'en ferais pas d'éloges car trop shématisé à mon sens.

 

De nos frères blessés par Andras Roman-témoignage     Goncourt du Premier Roman 2016

Résumé :

Alger, 1956. Jeune ouvrier communiste anticolonialiste rallié au FLN, Fernand Iveton a déposé dans son usine une bombe qui n'a jamais explosée. Pour cet acte symbolique sans victime, il est exécuté le 11 février 1957, et restera dans l'Histoire comme le seul Européen guillotiné de la guerre d'Algérie. Ce roman brûlant d'admiration, tendu par la nécessité de la justice et cinglant comme une sentence, lui rend hommage.

Ceux qui en parlent :

1er avis

Beaucoup de maîtrise pour un premier roman, un texte fort servi par une écriture directe, sans concession ni misérabilisme mais qui sait pourtant avec justesse raconter la vie de Fernand, ce qu'il ressent, ce à quoi il croit.

Sachant avec pudeur mais sans omission nous faire sentir les horreurs de cette guerre sale: tortures, attentats, exécutions sommaires, compromis malsains ou actes de bravoure, usant d'un style aux phrases courtes qui se heurtent ou filent doucement au rythme de l'émotion, Joseph Andras se révèle un écrivain de talent et j'attendrai avec impatience de voir le résultat de cette écriture au service d'un ouvrage de pure fiction.

2ème avis

Livre au style poignant et percutant. Par de courtes phrases, au ton direct, l'auteur nous conte l'attentat raté, l'arrestation, les tortures et l'ersatz de procès qu'a eu le seul Français condamné à mort pendant la guerre d'Algérie. le tout entremêlé de flash-back sur la rencontre amoureuse de celle qui allait devenir sa femme.
C'est fort bien écrit, avec quelques longueurs dans les discours sur la fin et, pourtant, j'en ressors plus mitigée que je ne l'avais imaginé en commençant ma lecture. Car l'auteur fait tout pour nous rendre cet Iveton sympathique en diable, on se demanderait presque pourquoi il a été arrêté.
Certes, la mise à mort et la farce de procès qui lui ont été réservées sont une ignominie de même que cette justice menée par le bout du nez par l'opinion publique. Sur ce dernier point, il en faut pourtant parfois du courage pour se départir de condamnations déjà toutes tracées par la presse et radio trottoir. Quel serait le verdict et l'empathie du lecteur s'il s'agissait d'un attentat commis aujourd'hui, sans victime non plus, occasionnant uniquement des dégâts matériels ? N'aurait-on pas également tendance à assimiler l'auteur des faits aux terroristes qui eux ont fait ou voulu faire des victimes humaines ? Même si la peine de mort n'existe plus aujourd'hui, heureusement, n'aurait-on pas une attitude proche de l'opinion publique d'alors ? L'auteur du livre serait-il encore à ce point admiratif et laudatif ?

Quant à moi :

Un fait réel nous est ici rapporté ça c'est indéniable. Alors bien sur, en fonction de l'ampathie que l'on ressent, ou non, pour cet homme, nos avis peuvent diverger du tout au tout. Raison pour laquelle je vous ai mis ces deux avis qui sont le reflet de ce que je pense à la fin de cette lecture. C'est une triste page de notre histoire si l'on considère que cet homme a été exécuté alors qu'il n'a commis aucun crime, même pas de dégâts matériel. A coté de ça, il est vrai qu'à travers ce que notre pays traverse actuellement on a envie de dire qu'il faut être sévère avec ce genre de comportement. Mais ce qui s'est passé au moment de la guerre d'Algérie n'est pas ce que nous vivions aujourd'hui. Et ça nous oblige à un autre regard et à ressentir l'injustice de ce chatiment. Ce sera à vous de vous faire votre opinion et à venir en parler ici, ce serait fort intéressant pour nous toutes.

 

Prendre Gloria par Neuser  Thriller

Résumé :

Dans la commune italienne de P., on sauve les apparences. Et surtout le dimanche. Le 12 septembre 1993 a dérogé à la règle.
Ce jour-là, Gloria Prats quitte son amie Elena pour honorer un rendez-vous . Elle franchit le perron de l'église de la Miséricorde. Un rendez-vous furtif, pas plus de quelques minutes.
Le 12 septembre 1993, les minutes deviennent des heures. Gloria ne ressort pas.
Une fugue à coup sûr. On un coup de ce petit Albanais trop discret pour être honnête. Tout, mais pas le principal suspect, protagoniste numéro 2 du rendez-vous : Damiano Solivo, collectionneur de mèches de cheveux et camarade de jeux à base de lames et d'urine.

Comment construit-on un monstre, comment le pouvoir oblitère-t-il la vérité dans une ville de province pétrie de règles ancestrales ? Prendre Gloria est un roman noir et une puissante critique sociale, genèse du diptyque tiré d'un fait divers qui tourmenta l'Italie et l'Angleterre de 1993 à 2011.

ceux qui en parlent :

On l'aura compris, l'intérêt de ce roman ne réside pas dans la résolution de l'énigme, dont on nous donne les clés dès le début, mais bien dans la description de l'environnement de l'enquête.
Du côté policier, il y a quelque chose des romans d'Andréa Camilleri. Mais autour des évènements de l'enquête il y un nombre impressionnant de thèmes abordés :
 L'emprise d'un système mafieux sur les milieux dirigeants, même au niveau local.
 Un sujet sur les prêtres pédophiles.
 le silence des autorités cléricales.
 le pouvoir, la peur, les faux-témoignages.
 Une description intelligente du phénomène des migrants ainsi que des réactions des habitants que l'inaction des autorités conduisent à la peur et au rejet.
 Etc.
Tout cela est raconté dans un style très fluide, avec des chapitres très courts et une structure chronologique déstructurée qui oblige le lecteur à se concentrer sur les personnages et les dates.
Les analyses des sentiments, pour ne pas dire la psychologie des personnages sont particulièrement bien rendues.
Bref, vous entrez dans ce roman et n'en ressortirez que quand on vous aura expliqué comment les choses ont évolué, quelles décisions seront prises.
C'est une très belle découverte que celle de cet auteur et cela donne envie de lire le premier roman de la série proposée par Marie Neuser : « Prendre Lily » qui reprend le même anti-héros central , sur des faits postérieurs et présentant cette fois le volet Anglais de l'enquête.

Quant à moi :

Je vous ai préalablement parlé de "Prendre Lily"

Et me revoici avec la suite qui en fait est la première partie de cette longue enquête. J'avais touvé certains passages trop longs dans Prendre Lily et je craignais qu'il en soit de même dans le second. Non, celui-ci est traité différemment. On connait déjà la résolution de l'affaire et pourtant ça ne retire rien au suspens de ce second roman. Je suis tout a fait d'accord avec l'avais ci-dessus, Si vous aimez les thriller n'hésitez pas à entrer dans ce fait divers navrant.

Se sera tout pour le post d'aujourd'hui et je vous retrouve dans deux semaines pour d'autres découvertes.

J'espère que ces propositions vous donnerons envie vous lire,  que ce soit ces livres-ci ou d'autres.

N'oubliez pas de nous faire part de vos coups de coeur !

Je vous embrasse bien amicalement

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Published by danie - dans Si on lisait
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